Affaire de l’islamologue suisse, des expertises médicales controversées

Affaire de l’islamologue suisse, des expertises médicales controversées

Posted by on Mar 30, 2018 in Médias & TV

Affaire de l’islamologue suisse, des expertises médicales controversées

 

En moins d’un mois, l’islamologue suisse Tariq Ramadan aura subi deux expertises médicales, suite à un premier diagnostic expéditif. Parmi les 57 jours passés en détention provisoire, l’homme a été hospitalisé pendant plus de la moitié de cette période.
Le consul suisse à Paris, a rendu le lundi 26 mars, visite au théologien genevois à l’Établissement public de santé national de Fresnes, là où ce dernier a été récemment transféré. Selon des sources, le diplomate était sorti ‘‘ choqué ’’ par l’état de santé de son concitoyen. La communauté de soutien s’inquiète par rapport à la détérioration rapide de l’état physique du professeur.

Des conditions ‘‘ Indignes ’’


Le mercredi 28 mars, l’épouse de l’intellectuel, s’est rendu à Fresnes. Depuis le début de sa mise sous écrou, c’est la quatrième fois qu’elle visite son mari. Elle dénonce par ailleurs les conditions indignes de détention, ‘‘ le jour de son incarcération, le 2 février, il était rentré debout. À cette dernière visite, il s’est présenté au parloir en fauteuil roulant ’’, indique-t-elle.
Visiblement, les problèmes de santé de l’intellectuel, ne se sont pas manifestés au début de son incarcération à la prison de Fleury-Mérogis, mais bien avant.
Selon un rapport médical réalisé en janvier 2016, le neurologue Dirk Deleu, confirme qu’après un an et demi de suivi médicalisé et de traitement, le quinquagénaire a commencé à souffrir de plus en plus de troubles de la sensibilité, qui relèvent des paresthésies des membres inférieurs.
Le médecin rajoute qu’en octobre 2014, son patient s’est plaint pour la première fois d’engourdissement et fourmillements au niveau des pieds, avec un développement progressif s’élevant aux genoux.
Avant son incarcération, le professeur faisait état de deux pathologies, une sclérose en plaques et une autre neuropathie périphérique, affirme ses proches.

Un nouvel examen médical attendu pour le 15 avril


L’état de santé de l’intellectuel suisse Tariq Ramadan, s’est gravement détérioré depuis 2016 selon le docteur D.Deleu qui l’a examiné. Remplissant les caractères diagnostiques de la SEP, le médecin lui avait prescrit il y a déjà deux ans et demi un intense traitement médical à cause d’une lésion médullaire.
Au tout début de l’incarcération, un autre rapport médical effectué par le médecin-chef, Farid Mehareb, de la prison Fleury-Mérogis en Essonne. Étant un élément de défense, ce rapport a été écarté par la partie adverse et n’a pas été pris au sérieux, selon maître Emmanuel Marsigny, qui a récemment rejoint l’équipe d’avocats chargée de la défense de l’islamologue

Une autre expertise médicale, a révélé cependant, que l’état de santé du présumé était compatible avec son maintien en détention. Une expertise très remise en question par ses proches, jugeant que l’examen a été réalisé sommairement sans que le médecin ne dispose du dossier complet de son patient comportant plusieurs données erronées. Puis à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, on révèle que le type de sclérose en plaques diagnostiqué dans les autres examens, n’est pas le même.
La contradiction de tous ces avis médicaux, ne fait qu’étonner et préoccuper encore davantage l’entourage du théologien, notamment sa femme qui exprime sa grande inquiétude.

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