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Peuples arabes, Peuples du monde, Debout maintenant !

Les 22 jours (2008-2009) de déchaînement aveugle et hystérique de l’armée sioniste criminelle contre les populations civiles de Gaza estampilleront à jamais l’Etat terroriste d’Israël de l’infamie de ses crimes de guerre et crimes contre l’Humanité.

Les dirigeants  politiques et militaires d’Israël, responsables de cette tragédie qui se déroula sous les yeux du monde entier, devraient relever de la mise en accusation pénale internationale et poursuivis devant un Tribunal Pénal légitime du peuple palestinien.

Le « choc de Gaza » aura permis une chose, celui de démontrer que l’Etat sioniste israélien ne reculera que si le monde politique occidental le met en accusation directe, mais la question est : le fera-t-il ? Le fera-t-il même si pour nos mémoires et nos esprits, ce choc est aujourd’hui ressenti comme une profonde blessure à notre dignité d’êtres humains, scandalisés et horrifiés par cette ignoble tragédie.

Si, à chaud, on analyse la position de Hosni Moubarak, prise ces derniers mois et ces derniers jours, on observe une double dislocation :

La première dislocation, c’est celle de plus en plus palpables, qui s’est formée entre les peuples arabes et leurs dirigeants. Elle est déjà largement entamé, car ces dirigeants sont perçus depuis longtemps déjà, comme illégitimes, incompétents et corrompus. Et la dernière traitrise, celle de l’Etat égyptien, qui a consistée à être un collaborateur zélé de l’Etat sioniste, va renforcer un processus qui fait qu’ils sont de plus en plus rejetés par leur propre peuple et maintenant regardés comme des complices actifs des crimes de génocide et des crimes de guerre, perpétrés contre les populations de Gaza.

Et après être restés passifs pendant les 22 jours de massacres perpétrés par les armées criminelles d’Israël, au moyens des armes les plus sophistiquées de destruction massive et même interdites, des armes livrées, en particulier par les Etats-Unis et l’Europe, voilà qu’un an plus tard, ils cautionnent la politique raciste et d’apartheid, menée par Israël contre les palestiniens.

La seconde dislocation, c’est celle entre ces mêmes peuples arabe et un Occident formé par les Etats-Unis et l’Europe occidentale, qui sont perçus comme commanditaires et complices, de la politique coloniale israélienne en Palestine. Une colonisation qui semble sans limite et qui, depuis 61 ans, est l’obstacle récurrent qui entrave le développement social des pays de la région.

La politique coloniale israélienne entraîne l’armement massif des pays du Proche-Orient qui s’alimentent en matériels de guerre dans les nations occidentales. Cette course implicite à l’armement, ampute le budget social des Etats, ce qui renforcent les positions des religieux et des intégristes. C’est une course sans fin, qui prend  l’allure d’un bras de fer armé entre l’Occident producteur et vendeur qui a vassalisé des Etats arabes, et les peuples de plus en plus paupérisés. Et cette fracture, même historique, s’est accentuée avec le démantèlement de l’Irak et de l’Afghanistan, l’acharnement occidental, contre les projets nucléaires de L’Iran, et l’offensive sur Gaza, la ville ghetto martyre.

La destruction militaire de Gaza est ressentie au sein des arabes, comme une épuration politique destinée à demander la mise en accusation formelle des responsables politiques et militaires de la résistance palestinienne.

Et la complicité passive dans le massacre des milliers de palestiniens de Gaza, dont la plus de la moitié ont été des femmes et des enfants, de certains dirigeants arabes qui ont montrés leur soumission en faisant interdire et réprimer de nombreuses manifestations populaires spontanées de soutien aux populations martyres de Gaza, ne restera pas sans conséquence.

Ceux qui se sont placés politiquement dans le camp de la collaboration et de la soumission, ne pourront plus longtemps user de la répression contre de leurs propres peuples, même si elle est ordonnée par des régimes inféodés à des volontés et à des intérêts qui ne sont pas ceux de nos peuples ?

Les gouvernements arabes sont pourtant pourvus de moyens de pression sur l’ennemi sioniste et ses commanditaires et complices d’Occident, c’est à dire l’arme du pétrole et du gaz.

Or, ces moyens de pression sont devenus soudainement silencieux, comme d’ailleurs le silence des magistrats internationaux du TPI, c'est-à-dire qu’un consensus a été signé, entres sionistes, occidentaux, la bourgeoisie et monarchies arabes.

Depuis 3 ans, les palestiniens de Gaza résistent à la mort lente que tente d’exercer le blocus israélo-égyptien. Aujourd’hui, l’Egypte construit une muraille souterraine de 30 m de profondeur en prolongement du mur de la honte, pour activer la mort lente des gazaouis, avec comme objectif le soulèvement du peuple de Gaza contre la Hamas.

Le confort égoïste, lâche, méprisable de toutes ces monarchies et bourgeoisies arabes et musulmanes, producteurs de pétrole et de gaz, et la peur de ce qui s’est passé en Irak, sont les éléments les plus objectifs pour ne pas fermer les robinets de pétrole et de gaz en direction des Etats-Unis et de l’Europe, donc de l’Etat sioniste d’Israël.

On pourrait comprendre qu’Israël refuse depuis des années de livrer Gaza en gaz et en pétrole, mais comment comprendre que le gaz égyptiens et le pétrole saoudien n’arrive pas à Gaza via l’Egypte ?

Gaza est asphyxiée, terrorisée, affamée, encerclée, mais les dirigeants arabes continuer à livrer sans conditions, le gaz et le pétrole nécessaires  aux principales industries de l’armement et des industries connexes occidentales, qui sèment la mort et la destruction, et tant de malheurs et de misère parmi les palestiniens.

Dans le même temps, les Etats marchands et fabricants d’armes, et complices de l’Etat sioniste, exigent des pays acheteurs arabes, de souscrire à des conditions rigoureuses  pour l’acquisition et l’utilisation de leurs équipements militaires, ou civils sensibles.

Les pays producteurs ont toutes les cartes en main pour exiger des pays Occidentaux, de souscrire à leur tour, à des conditions qui garantiraient la simple mise en application, immédiate et contraignante pour Israël, de toutes les résolutions votées aux Nations Unies sur cette question de la Palestine.

Tout démontre que l’indépendance nationale, pourtant indispensable face à l’Occident impérialiste, des pays moyens et proches orientaux, est une chimère, et qu’en fait cette région stratégique est un appendice infectée par le capitalisme et son stade suprême impérialiste et dominant.

Il y a quelques années, un intellectuel algérien avait décrié la situation d’« Nouveau Code de l’Indigénat ».

Et c’est une réalité concrète quand 200 millions d’habitants des pays arabes, dont 2,5 millions de palestiniens, sont perpétuellement considérés comme de vulgaires sujets sans droit ni liberté fondamentale, par une poignée de dirigeants tyrans, aux ordres d’un Occident qui abrutit les masses sur les vertus de la « démocratie » et les « valeurs » droit de l’hommiste de l’Occident, tout en soutenant  ouvertement ou en sous-mains, les potentats, les oligarchies et les monarchies qui dirigent les peuples d’une main de fer actionnée par l’impérial-sionisme.

Un impérial-sionisme qui est passé maître dans l’art du transfert massif de ses responsabilités historiques lors de la dernière Guerre Mondiale, en culpabilisant des peuples qui n’ont plus osé pendant des années à s’opposer à la doctrine sioniste par peur d’être qualifiés d’antisémites..  

Les impérialistes ont réussi à escamoter leurs propres crimes passés contre les peuples, les persécutions de l’Inquisition, les  Pogroms, et implicitement leur rôle politique dans la Shoah et les camps de concentration nazis. Ainsi, les impérialistes ont fait de l’Etat sioniste d’Israël, un bras armé dans la région, pour réaliser ses plans de contrôle géostratégique sur les immenses ressources énergétiques.

Les dirigeants des pays arabes et notamment des pays producteurs de pétrole devraient aujourd’hui comprendre qu’ils ont une occasion historique de se réconcilier avec leurs peuples. En menaçant d’une suspension immédiate de toutes les livraisons de pétrole et de gaz aux puissances occidentales, et ce afin de faire cesser le génocide lent et d’apartheid actuellement en cours à Gaza.

Il suffirait de prendre cette décision courageuse et qu’un seul parmi eux le fasse, pour stopper net les colonisateurs sionistes et l’apartheid contre le peuple de Gaza, pour redonner au Peuple de Palestine sa légitime dignité nationale.

Le sang de la résistance palestinienne, la solidarité internationaliste et la volonté des peuples arabes, feront plier l’Occident et ses mercenaires sionistes pour imposer l’arrêt des colonisations, le retour aux frontières de 1967, et un Etat palestinien libre et indépendant.

Dans le cas contraire, l’Etat d’Israël disparaîtra !

 

 

 

Écrit le 02/01/2010 à 09:57:29



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