le Comité Libérez-les ! tiendra un stand à cette belle initiative
FRONT SOLIDAIRE
Association culturelle et de mémoire internationaliste, créée en 2011 par les 5 Unions Locales CGT d’Auchel-Béthune-Bruay-Isbergues-Lillers.
ORGANISE* à BRUAY-LA-BUISSIÈRE
2 JOURS DE FÊTE DES TRAVAILLEURS !
DANS LE CADRE DE LA COMMÉMORATION DES 140 ANS DE LA COMMUNE DE PARIS DE MARS A JUIN 1871 ET DU 70ème ANNIVERSAIRE DE LA GRÈVE DES MINEURS DE MAI Á JUIN 1941, CONTRE LE PATRONAT DES MINES ET LES NAZIS.
Vendredi 29 avril
de 18h30 à 23h00.
18h30 : Dépôt de gerbe au Monument de la Résistance et hommage aux mineurs antifascistes, victimes de la répression, de la torture et de la déportation par l’occupant nazi.
19h15 : Accueil par les mineurs en tenue de fond au cinéma Les Etoiles, rue du Périgord.
20h00 : projection du film de Louis Daquin « Le point du jour », en présence de Louisette Faréniaux, universitaire du cinéma, suivi du pot de l’amitié.
Samedi 30 avril
de 10h00 à 23h00.
Salle des Sports du Lycée des Travaux Publics, Rue d’Aire.
10h00 : Message d’accueil de Pierre Lebrun (Président de l’association Front Solidaire) et de Jacques Taillieu (secrétaire général de l’UL CGT du Bruaysis) et inauguration de l’exposition sur la Commune de Paris.
10h30 : causerie de Jacques Tourtaux autour de son ouvrage « Guerre d’Algérie. Souvenirs d’un appelé anticolonialiste »
11h15 : conférence de Saïd Bouamama, sociologue : « La Commune de Paris : mère des Révolutions »
12h30 : intervention de Pierre Outteryck, historien sur la Grève des mineurs de 1941
12h45 : 1er passage de la Chorale populaire de Paris (durant l’apéritif).
13h30 : causerie de Jacques Kmieciak, journaliste, autour des Rapatriements des Polonais du Nord à la libération
14h15 : conférence de Georges Gastaud, philosophe « Patriotisme et internationalisme à la lumière des évènements de la Commune de 1871 et de la Grève des Mineurs de 1941 »
16h00 : 2ème passage de la Chorale populaire de Paris.
16h30 : scène musicale ouverte avec Gaby.
17h00 : causerie autour de l’actualité de livre de Robert Linhart « Lénine, les paysans, Taylor » animée par Jean-Paul Cruse (journaliste, fondateur de la section CGT du journal Libération) et Jacques Lacaze (Secrétaire général de l’UL CGT Liévin)
17h45 : 3ème passage de la Chorale populaire de Paris.
18h15 : causerie de Roger Sylvain (CGT Métallurgie) autour de son livre : « Mai 68 à Renault-Billancourt ».
20h00-23h00 : diner-concert avec la compagnie « Les voisins d’en face » (réservation des repas)
Renseignements et réservations :
Jean-Louis BOULET : 03-91-80-49-21
Jacques TAILLIEU : 06-88-82-87-55
Toute la journée :
Stands – animations – expositions – restauration…
entrée gratuite
BONNE AMBIANCE ASSURÉE !
* Avec le soutien de la CSD CGT 62
Ce 15 mars 2011 marque le cinquième anniversaire de l’assaut de la prison de Jéricho et l'enlèvement du secrétaire générale du FPLP, Ahmad Sa'adat et de ses camarades, par les commandos militaires israéliens.
Pour cet anniversaire, la campagne internationale pour la libération d’Ahmad Sa’adat souligne que la force et la détermination du peuple palestinien à libérer tous les prisonniers liés à l'occupation, sont demeurées fermes et intactes. Elle nous demande de soutenir et de participer aux marches dans les 15 manifestations appelées pour l'unité des palestinienne et contre les accords d'Oslo.
Malgré les abus et l'isolement dont ils souffrent, les prisonniers palestiniens et le peuple palestinien continueront à résister à l'occupation, au racisme et au règlement, afin d'obtenir leurs droits à la liberté, l'autodétermination et le retour.
Depuis son enlèvement, Ahmad Sa'adat a fait l'objet de mauvais traitements à répétition, on lui interdit toujours les visites familiales et on lui refuse toujours les soins médicaux dont il a besoin. Il a été mis en isolement depuis le 19 mars 2009, et cet isolement est depuis maintenant près de 2 ans
Malgré les tortures, morales et physiques, pratiquées dans les prisons de l'occupant, qui sont à l'encontre de toutes les normes internationales relatives aux droits de l'homme, Ahmad Sa'adat a continué à être ferme et indéfectible au peuple palestinien et ses droits. C’est ainsi que les gardiens ont isolé Sa'adat physiquement, mais ils n'ont pas réussi à le faire taire en isolant ses mots ou son esprit - le peuple palestinien et les peuples du monde sont avec lui.
L'anniversaire de son enlèvement et de sa condamnation viennent en appui des protestations du 15 mars 2011 qui demanderont la fin des divisions internes palestiniennes et la dénonciation des accords d'Oslo et tous ses dérivés nocifs.
Cet enlèvement d'une prison de l'autorité palestinienne a été fait pour répondre aux accords d'Oslo et de sa « coopération à la sécurité, et la condamnation qui s’en est suivie est le résultat de la fracture volontaire du front intérieur palestinien liée aux accords d’Oslo.
Ainsi, à l'occasion de cet anniversaire, la mouvement de la campagne pour la libération de Ahmad Sa’adat appelle à dénoncer cette condamnation et cet isolement, qui seront appuyées par les manifestations le 15 mars.
La Femme du camarade Ahmad Sa’adat, Abla, a dit le 11 mars « Je demande à tous les Palestiniens, à l'intérieur et à l'extérieur de la Palestine, de participer aux manifestations « et elle a exprimé ses "sincères salutations pour tous les efforts faits par les jeunes Palestiniens. Elle a confirmé que « tous les détenus dans les prisons de l'occupant seront avec eux pour les soutenir dans leur mouvement et dans leurs exigences. »
Le mouvement pour la libération d’Ahmad Sa’adat invite tous les sympathisants du monde entier à rejoindre et à soutenir les efforts des Palestiniens ce 15 mars, avec des manifestations dans tous les secteurs, y compris dans les actions appelées par les communautés palestiniennes locales et à soutenir la lutte pour la libération des prisonniers palestiniens, qui sera l'une des exigences centrales des protestations du 15 mars.
Ce cinquième anniversaire de l'enlèvement doit marquer la fin, une fois pour toutes, de la politique dangereuse et profondément dommageable de la coordination de la sécurité, qui est une politique irresponsable de répression politique et de violations des droits de l'homme, qui menace la cause palestinienne.
Rappelons que la politique de coordination de sécurité, entre l’autorité palestinienne et l'occupant israélien, est la cause de la condamnation d’Ahmad, mais aussi des toutes les arrestations, les poursuites, les torture, et des craintes pour les Palestiniens en Cisjordanie.
La campagne palestinienne en solidarité avec Ahmad Sa'adat indique que la politique de la coordination de sécurité est une «trahison nationale contre le peuple et la résistance palestinienne ».
La politique de la coordination de sécurité est une menace pour la cause palestinienne et l'ensemble du peuple palestinien et elle est un affront aux milliers de prisonniers palestiniens incarcérés dans les prisons de l'occupant, c’est une menace qui va à l’encontre de la révolution palestinienne et cela pour encore des décennies.
A L'occasion de cet anniversaire, nous réitérons notre appel à toutes les organisations de solidarité avec la Palestine, de soutien aux prisonniers, de défense des droits et des droits de l'homme pour qu’elles viennent se joindre à la campagne.
Nous appelons toutes les autorités internationales, comme l'Organisation des Nations Unies et le Comité International de la Croix-Rouge, à prendre leurs responsabilités pour lutter contre la souffrance et les abus que subissent les prisonniers politiques palestiniens, dont notamment l'incarcération abusive des enfants et le refus de prodiguer des soins médicaux aux détenus malades.
Cinq ans après cet enlèvement de la prison de Jéricho, Ahmad Sa’dat est aux côtés de ses camarades prisonniers palestiniens et du peuple palestinien qui demeure résolument dans une confrontation contre l’occupant et l’oppression.
L'occasion, avec cet anniversaire, nous est donnée, de saluer Ahmad Sa'adat et les 11 000 prisonniers politiques palestiniens et de s'engager à poursuivre notre juste combat jusqu'à la libération de tous les prisonniers politiques palestiniens et toute la Palestine.
traduit de l'anglais par le Comité "Libérez-les!"
Ce 1er mars 2011 marque le 5ème anniversaire de la mort de la camarade d’Action Directe, Joëlle AUBRON, elle avait 46 ans, elle en aurait aujourd’hui 51 et nous sommes tous tristes.
Joëlle, merveilleuse de courage et d’abnégation, aura lutté jusqu’au bout contre le cancer avec le soutien de ses extraordinaires parents, et accompagnée des véritables camarades qui ont œuvrés pendant des années pour sa libération ainsi que celle de ses camarades de combat, malgré toutes les difficultés à rendre visible cette lutte.
De Fleury à Bapaume, Joëlle aura subi 19 années de privation et de brimades avec comme conséquence la maladie incurable. Et pourtant il aura fallu se battre des années contre la Justice aux ordres, les Ministres embourgeoisés, les haineux qui voulaient la détruire.
Il aura fallu des heures de luttes déterminées afin qu’elle sorte de cet enfer pour au minimum ralentir les effets de ce cancer fatal et encore profiter de la vie quelques mois, et dehors entourée des siens… et nous y sommes arrivés !
Derrière cela, elle aura conservé intactes ses convictions de classe et elle est restée sincère jusqu’au bout pour la victoire du prolétariat et des opprimés, elle n’a jamais trahi et sa lutte aura été plus importante que sa propre vie.
Alors quoi qu’on dise, que l’on soit d’accord ou hostile à cet engagement ultime dans la lutte armée et frontale contre le capitalisme, et dans la clandestinité avec ce que cela engage en sacrifices, Joëlle mérite le respect et sa mémoire doit être honorée au même titre que les grandes révolutionnaires ou les grandes résistantes.
La prison politique d’exception non reconnue et ses instruments de déshumanisation, ont considérablement affaibli physiquement nos camarades, mais ils n’ont pas réussi à les faire plier d’un millimètre quand il a s’agit de les broyer idéologiquement.
Alors camarades nous le redisons, respect !
A Madeleine et Jean-Noël, aux camarades Jean-Marc 1, Nathalie, Georges, à toutes celles et ceux qui pendant 20 ans et plus, les ont soutenus en contre-sens du bien-pensant, le Comité « Libérez-les ! », L’Inter, le Secours Rouge de Belgique, la Commission pour un Secours Rouge International (Bruxelles-Zürich), le Comité Solidarité Basque de Lille, l’Alliance Rouge et Noire, apportent toute leur sympathie et leur souvenir à la mémoire de la Commandante Joëlle.
Madeleine et Jean-Noël, pouvez-vous, s’il vous plait, déposer pour nous, une fleur dans ce coin de verdure qui sert de sépulture à jamais à votre fille chérie, à notre chère camarade.
Un jour l’histoire consacrera Joëlle comme une combattante de la liberté et comme une des véritables résistantes contre l’oppression capitaliste des masses populaires, au même titre que Louise Michel, Rosa Luxembourg, Clara Zetkin, Danièle Casanova et tant d’autres camarades révolutionnaires et résistantes.
Gloire à sa mémoire ! La lutte continue avec elle dans nos mémoires !
Le Comité « Libérez-les ! » de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques (59-62)
L’Inter.
Le Secours Rouge de Belgique.
La Commission pour un Secours Rouge International (Bruxelles-Zürich).
Le Comité Solidarité Basque de Lille
L’alliance Rouge et Noire
1] à lire « Infinitif présent » de Jean-Marc Rouillan aux éditions La Différence, qui est un très bel hommage à Joëlle.
A quelques jours de la prise de décision d’accorder ou pas un régime de semi-liberté conditionnelle à Jean-Marc Rouillan qui a entamé le 21 février sa 25éme année de détention, la pression est montée de plusieurs crans.
Le vendredi 25 février, des commissariats de la banlieue parisienne ont reçu (source AFP) des tracts émanant d’un « groupe » qui annonce la « réactivation » d’Action Directe et qui menace les policiers d’ « extermination »…
Friands de ce genre de scoop sans fondement, que nous considérons comme une manipulation de l’extrême-droite pilotée par la haute bourgeoisie, plusieurs média ont alimenté le moulin de la rumeur et de l’intoxication… Tarnac ou l’interview à l’Express, qui ont mis et remis en prison sur simple présomption, n’ont pas suffi, il faut encore que la manipulation sans preuve concrète soit considérée comme un fait objectif exploitable médiatiquement.
Dans tous les articles publiés depuis 48 heures dans un grand nombre de journaux nationaux ou régionaux, les faits jugés il y a plus de 20 ans, sont une fois de plus remis sur le devant de la scène… comme si les bien-pensants écrivains de brèves de comptoir, regrettaient l’abolition de la peine de mort ou la prison à perpétuité sans remise de peine… A ceci s’ajoute les déclarations à postériori d’un officier vétéran de la police d’élite concernant AD, publiées dans le journal Le Point du 24 février… ou la relaxe médiatisée du juge B sur ses écrits concernant l’avenue Trudaine en 83.
Les déclarations des grands patrons de l’industrie concernant l’avenir incertain des sites de productions en France (Total-Renault…) ajoutées à la vente d’armes de guerre et de matériels de répression policière dans les pays qui se sont soulevés, nous ramènent aux années 80… pourtant l’histoire ne se répète jamais deux fois de la même manière… mais le parallèle est quand même factuel.
Est-ce là un signe de la peur d’une frange du patronat oppresseur et de l’élite politique à ses ordres, quand la colère monte dans les masses populaires qu’elles ont précarisées par des licenciements massifs et des lois rétrogrades ?
Est-ce là un signe d’inquiétude à la vision des peuples des pays opprimés par des dictatures à la solde des intérêts capitalistes qui les ont armés, qui se soulèvent les uns après les autres pour faire tomber des présidents « colosses aux pieds d’argile » ?
Un présidentiable qui s’exprimait le 26 février sur la chaine Canal + affirmait que de tels événements n’arriveraient pas ici en France : « la démocratie et l’action politique » aidant à contrôler les colères, et de surenchérir sur le rôle de l’Islam radical, un bouc-émissaire bien pratique dans cet occident bien catholique.
Tout cela est trop « huilé » pour paraître honnête et crédible !
Le Comité « Libérez-les ! » avait volontairement peu écrit sur le jugement de février qui accordait un régime de semi-liberté à Jean-Marc, nous nous attendions à un appel du Parquet.
Pour notre comité, il était prudent de ne pas remettre de l’huile sur le feu, mais la nature des événements et les nouvelles attaques nous obligent à prendre nos responsabilités de comité de soutien aux prisonniers politiques.
Pour le Comité « Libérez-les ! » il s’agit d’une nouvelle médiatisation destinée à décrédibiliser la possibilité de sortie en régime de semi-liberté conditionnelle, de notre camarade Jean-Marc Rouillan.
Le Comité « Libérez-les ! » tient à réaffirmer à Jean-Marc toute sa solidarité et à réitérer son entier et complet soutien pour sa libération semi-conditionnelle, premier pas vers une libération complète et définitive…
24 ans c’est beaucoup d’années de souffrance et de privation, alors Libérez Jean-Marc Rouillan.
Le Comité « Libérez-les ! » le 26-02-2011
Le peuple basque est à un tournant de son histoire, il se trouve aux portes d’un changement politique
Suite aux propositions de la gauche indépendantiste qui impulse une stratégie renouvelée fondée sur des moyens pacifiques et politiques, qui a pour atout majeur le regroupement des forces de gauche et reconnaissant la souveraineté du peuple basque.
En ce sens, et comme apport à ces avancées, l’organisation ETA a déclaré un cessez-le-feu permanent, général et vérifiable par la communauté internationale.
Par contre, les gouvernements espagnol et français ont répondu à ces propositions de l’indépendantisme basque par des arrestations frappant le mouvement de jeunesse, par des arrestations d’avocats et de militants de défense des droits humains, par un alourdissement des peines et une dégradation des conditions de vie des prisonniers et prisonnières politiques basques, par la criminalisation de la solidarité envers les personnes atteintes par la répression. Deux chiffres évocateurs : d’octobre 2009 à décembre 2010, il y a eu 262 arrestations et 51 personnes détenues ont porté plainte pour torture... N’oublions pas les arrestations des militants de l’organisation internationaliste Askapena et l’incarcération de cinq de ses militants.
Néanmoins, les désirs de liberté, de démocratie et de paix d’un peuple organisé et rebelle depuis tant d’années ne peuvent pas être déclarés illégaux, ne peuvent pas être emprisonnés.
Nous demandons votre solidarité et votre mobilisation autour de la défense du droit à l’autodétermination du peuple basque, de la légalisation de la gauche indépendantiste basque et de la dénonciation de la violation des droits civils et politiques.
C’est dans ce contexte et suite à la criminalisation de l’internationalisme basque que maintenant, plus que jamais, nous lançons un appel à la solidarité et votre présence aux actes politiques que nous organisons dans notre région.
Les 18 et 19 Février des représentants d’Exterat, familles et ami(e)s des prisonniers basques et Askapena, organisation internationaliste de la solidarité basque, seront présents à Lille et Houdain pour répondre à vos questions.
Comptons sur votre présence solidaire. –
CSB Lille et Libérez-les ! le 6 Février 2011
Vendredi 18 février :
Réunion-débat à 19h00, à la MRES,
rue Gosselet à Lille, organisée par le CSB Lille et LL
Samedi 19 février :
Rassemblement devant la prison de Bapaume à 11h00
Réunion-débat à 14h00 à la MJVA,
Place de la Marne à Houdain, organisée par Libérez-les ! et CSB Lille
Le peuple basque est à un tournant de son histoire, il se trouve aux portes d’un changement politique
Suite aux propositions de la gauche indépendantiste qui impulse une stratégie renouvelée fondée sur des moyens pacifiques et politiques, qui a pour atout majeur le regroupement des forces de gauche et reconnaissant la souveraineté du peuple basque.
En ce sens, et comme apport à ces avancées, l’organisation ETA a déclaré un cessez-le-feu permanent, général et vérifiable par la communauté internationale.
Par contre, les gouvernements espagnol et français ont répondu à ces propositions de l’indépendantisme basque par des arrestations frappant le mouvement de jeunesse, par des arrestations d’avocats et de militants de défense des droits humains, par un alourdissement des peines et une dégradation des conditions de vie des prisonniers et prisonnières politiques basques, par la criminalisation de la solidarité envers les personnes atteintes par la répression. Deux chiffres évocateurs : d’octobre 2009 à décembre 2010, il y a eu 262 arrestations et 51 personnes détenues ont porté plainte pour torture... N’oublions pas les arrestations des militants de l’organisation internationaliste Askapena et l’incarcération de cinq de ses militants.
Néanmoins, les désirs de liberté, de démocratie et de paix d’un peuple organisé et rebelle depuis tant d’années ne peuvent pas être déclarés illégaux, ne peuvent pas être emprisonnés.
Nous demandons votre solidarité et votre mobilisation autour de la défense du droit à l’autodétermination du peuple basque, de la légalisation de la gauche indépendantiste basque et de la dénonciation de la violation des droits civils et politiques.
C’est dans ce contexte et suite à la criminalisation de l’internationalisme basque que maintenant, plus que jamais, nous lançons un appel à la solidarité et votre présence aux actes politiques que nous organisons dans notre région.
Les 18 et 19 Février des représentants d’Exterat, familles et ami(e)s des prisonniers basques et Askapena, organisation internationaliste de la solidarité basque, seront présents à Lille et Houdain pour répondre à vos questions.
Comptons sur votre présence solidaire. –
CSB Lille et Libérez-les ! le 6 Février 2011
Vendredi 18 février :
Réunion-débat à 19h00, à la MRES, rue Gosselet à Lille, organisé par le CSB Lille
Samedi 19 février :
Rassemblement devant la prison de Bapaume à 11h00
Réunion-débat à 14h00 à la MJVA, Place de la Marne à Houdain, organisé par Libérez-les !
Solidarité avec les peuples arabes en lutte !
Pour la Paix et la Liberté !
Contre la compromission de l’Etat Français
de l\'Union Européenne et des USA avec les dictateurs et les voleurs !
Nous sommes tous des égyptiens, des tunisiens,
des algériens, des jordaniens, des marocains… !
Mais aussi des afghans et des irakiens !
Après les tunisiens, le peuple héroïque égyptien manifeste massivement pour abattre le régime despotique d\'Hosni Moubarak, dont la police a tiré sur les foules mobilisées contre la dictature.
Les Égyptiens, comme les Tunisiens, ne veulent plus des dictatures policières et tortionnaires corrompues qui ont accumulées des fortunes indécentes en réduisant leurs peuples à la misère. Des fortunes bâties par la corruption distillée par les multinationales occidentales. Des fortunes accumulées grâce à la complicité silencieuse mais active des gouvernements impérialistes et néo-colonialistes de la zone européens et nord-américain…
Qui ne se sent pas concerné directement par ces révoltes qui ont pour causes les inégalités sociales, le chômage et la misère ?
Qui ne se sent pas concerné par ces répressions meurtrières et policières que ces populations, lasses des brimades, affrontent avec courage et détermination ?
Le gouvernement, l’Etat français, les parlementaires doivent impérativement mettre un terme aux ventes d’armes, aux liens et compromissions honteuses avec ces dictatures.
Quelles soient vendues dans les dictatures égyptienne, tunisienne, jordanienne, saoudienne, qatari…. les armes de guerre et de répression françaises tuent et blessent des civils en lutte pour leur liberté et contre la misère terrible qui les accable.
Ne plus vendre d’armes aux tyrans, c’est renforcer les liens qui nous unissent avec les peuples de la zone méditerranéenne et proche orientale, car ces peuples, à contrario de leurs dirigeants, soutiennent la résistance palestinienne qui lutte contre la colonisation israélienne.
Le projet euro-sioniste d\'Union pour la Méditerranée, qui a associé Sarkozy, Ben Ali et Moubarak, n\'est qu\'une machine à broyer les peuples et à organiser l\'oppression et l\'exploitation au profit des prédateurs du système capitaliste. C’est aussi un parjure de la bourgeoisie et de l’aristocratie arabe pour maintenir l’encerclement criminel de Gaza et la colonisation des terres du peuple palestinien.
Le véritable projet progressiste serait une Union des Peuples méditerranéens fondée sur les libertés publiques, les droits humains, la démocratie et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes avec une juste répartition des richesses produites.
Les guerres de colonisation de l’Afghanistan, de l’Irak, les menaces sur l’Iran, la diabolisation de la religion musulmane, les bateaux de guerre dans les ports des pays arabes, les diktats des pays occidentaux par le FMI et la BM… démontrent la mainmise des super puissances sur les peuples et sur leurs ressources et richesses !
Soyons solidaires de ces peuples !
Dégradation de la situation de Léonard Peltier, incarcéré depuis 33 ans dans les prisons étasuniennes
Il y a 33 ans, Léonard Peltier, militant de la cause amérindienne a écopé de deux peines consécutives de prison à perpétuité.
Deux policiers avaient été tués au cours d’une fusillade alors qu’ils s’étaient introduits illégalement la réserve de Pine Ridge (Sud Dakota) pour surveiller le campement du Mouvement Indien Américain, dont Peltier était un membre actif.
Jamais une preuve formelle de sa culpabilité n’a pu être établie. En outre, il a été prouvé qu’il avait été reconnu coupable sur base de fausses preuves et de témoignages recueillis sous la contrainte. Il est donc un des martyrs de la sale guerre secrète menée par le FBI dans le cadre du COINTELPRO contre le Mouvement Indien Américain.
Léonard Peltier est aujourd’hui incarcéré à la prison de Lewisburg en Pennsylvanie, et il est gravement malade d’un cancer de la prostate.
Après des mois de pressions exercées par ses avocats, il a quand même subi des examens sanguins en juin 2010, dont il n’a reçu les résultats qu’en novembre dernier. Ceux-ci ont révélé qu’une biopsie était indispensable. Trois mois plus tard, elle n’a toujours pas été réalisée. Léonard Peltier exige d’être transféré à l’hôpital afin d’y subir une évaluation médicale et d’y recevoir un traitement adapté.
Le Comité vous propose de signer la pétition ci-dessous en envoyant votre Nom et Prénom, Ville et mail au courriel ; liberez.les@gmail.com, elle sera adressée à l’Ambassade des USA au 2 avenue Gabriel 75382 Paris Cedex 08, le 1er février prochain.
A Monsieur l’Ambassadeur des Etats-Unis en France, 2 avenue Gabriel 75382 Paris Cedex 08
Monsieur,
La situation médicale du militant amérindien incarcéré depuis 1977, Léonard PELTIER, est très préoccupante.
En effet, les examens subits en juin 2010 dont il a eu connaissance en novembre 2010, indique qu’il souffre d’un cancer de la prostate.
A ce jour, alors qu’une biopsie est indispensable pour évaluer le stade de la maladie et prodiguer un traitement adapté, les autorités carcérales de la prison de Lewisburg en Pennsylvanie font fi des demandes répétées par les avocats pour transférer Léonard PELTIER dans un hôpital afin d’y subir des examens et tenter de soigner la maladie.
Par nos signatures, nous rejoignons la requête du Comité Libérez-les ! de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques (59-62) qui vous demande d’user de votre aura de Représentant des USA en France pour demander au Président Barak OBAMA d’user de son pouvoir auprès des autorités carcérales de la prison de Lewisburg, afin que Léonard PELTIER puisse accéder aux soins appropriés.
Salutations.
Nous sommes le 18 décembre. Dans 13 jours ce sera le « nouvel an » !
Tandis que nous fêterons en France l’année nouvelle 2011, un jeune français, totalement délaissé et ignoré par les autorités françaises, sera au fond de sa prison israélienne.
Notre solidarité n’a de cesse de se manifester toujours activement pour obtenir sa libération. Car il n’a rien fait de répréhensible. Cela est formellement établi. Et cela avait été reconnu devant sa mère par le Conseiller diplomatique du Président de la République. Pour autant rien ne bouge pour autant. Ah s’il s’appelait autrement que Salah…
Le 31 décembre prochain, cela fera 2115 jours que Salah sera en prison pour délit d’opinion politique. Il avait 20 ans quand il a été arrêté par l’armée israélienne. Il en a aujourd’hui plus de 25. Très jeune c’est pourtant le plus vieux prisonnier politique français en prison.
Nous ne pouvons pas lui envoyer quelques cadeaux pour ce nouvel an afin qu’il soit moins pénible pour lui.
Envoyons-lui une carte postale ! Par milliers ! Sans enveloppe.
Son « adresse » :
Salah Hamouri
Doar nah Guilboa
10900 – Beit shean
Israël
SOLIDARITÉ AVEC AURORE MARTIN
FRANÇAISE, MILITANTE DE LA CAUSE BASQUE, MENACÉE D’EXTRADITION VERS L’ESPAGNE !
Elle est française...et basque, elle a 31 ans, elle réside et travaille en pays basque « français » depuis toujours, elle a fait le choix d’être militante du parti indépendantiste basque de gauche BATASUNA, un parti interdit en Espagne depuis 2003, pas en france ; « le cas Aurore » serait il un pas pour le faire ? Et pourtant le 8 novembre 2010 les gendarmes l’informent qu’elle doit se présenter le lendemain au tribunal de Pau...L’Audience Nationale de Madrid, le tribunal spécial et d’exception, chargé des faits de terrorisme a transmis à la France une demande : qu’Aurore leur soit livrée, vite, pour « participation à une organisation terroriste ».
Oui, certainement ; encore une dangereuse terroriste, pensez vous, une basque, donc obligatoirement terroriste, comme tous ces hommes et femmes, ceux de ETA, Pays Basque et Liberté, qui se sont engagés, depuis des décennies, afin que leur soit reconnu le droit de décider de leur avenir, le droit d’être un peuple libre et souverain, comme tant d’autres. « Terroristes » pour certains, « résistants » pour d’autres. Ainsi va le monde et l’histoire des peuples pour la reconnaissance de leurs droits. Tandis que l’Espagne « démocratique » la France « démocratique » le monde libre ( ?) « et démocratique », tous, pratiquent la négation, le refus, les mensonges répétés, repris par les médias « démocratiques », eux aussi... ? Depuis toutes ces années, les dirigeants de l’Espagne, qu’ils soient ouvertement fascistes comme sous la dictature de Franco ou sous le régime d’une démocratie parlementaire, de droite ou de gauche, Zapatero actuellement, ces dirigeants du nationalisme espagnol répondent par la force absolue, refusent toute solution négociée, seuls comptent la répression, les prisons à remplir de militants basques, les tortures à maintenir et depuis quelques années la mise hors la loi de toute expression indépendantiste.
Certes, il y a ETA et les actions de résistance armée, et des morts, oui, plus de 800 d’un côté...et plus de 400 de l’autre, de la souffrance, un affrontement réel, sans fin ? Aurore Martin se revendique basque et affirme que militer à batasuna, une organisation légale en France, c’est juste et nécessaire, c’est son droit, donc elle le fait, et se montre publiquement. En tant que porte-parole de ce parti, elle a donc participé à des conférences de presse, en Pays Basque, des deux côtés de la frontière, pas du tout clandestines, elle a publié un article dans un journal basque indépendantiste, GARA, pas du tout interdit, du moins pas encore ; elle a été un moment salariée d’un parti basque qui n’était pas interdit par l’Espagne, depuis c’est fait...Pour ces actes politiques et publics, et rien d’autre, le tribunal de Pau a décidé de l’emprisonner pendant une semaine puis de la remettre en liberté sous contrôle judiciaire en attendant de décider de son sort et de répondre à la demande de «nos amis juges espagnols...et démocratiques ».
Ils ont dit OUI, le 23 novembre, la cour d’appel de Pau valide le mandat d’arrêt européen contre Aurore, elle pourrait donc être livrée à l’Espagne et ainsi, être condamnée à 12 ans de prison, OUI 12 ANS, telles sont les peines appliquées en Espagne pour les faits qui lui sont reprochés...vous savez: les conférences de presse et tout le reste... D’ailleurs, en Espagne, ils sont des centaines à subir des condamnations pour des faits identiques, à être emprisonnés, à qui on retire toute expression politique et civique, sans compter les mises hors la loi de nombreuses organisations, les fermetures de journaux, de radios, les emprisonnements d’avocats etc... L’Etat d’exception qui sévit en espagne proclame : être indépendantiste basque et l’affirmer publiquement, c’est être terroriste... c’est être, de fait, membre de l’oganisation indépendantiste armée ETA, ou complice obligatoirement de cette organisation, c’est une option politique qui est criminalisée, pas des faits.
Pour ceux qui, comme nous, depuis longtemps, informent sur cette réalité basque...et s’affirment solidaires, nous ne sommes pas du tout surpris de cette décision d’un tribunal français, de l’Etat français, à l’encontre d’une militante basque. Aurore est de nationalité française, les faits qui lui sont reprochés par l’Espagne ne sont pas condamnables par le droit français, du moins pour l’instant. Alors pourquoi cet acharnement sinon la volonté d’affirmer une totale collaboration avec l’Espagne dans sa volonté de rendre invisible cette « question basque ». « collaboration » terme terriblement français depuis les années 40... Bien plus qu’une complicité répressive, c’est aussi, de plus en plus, une implication directe dans ce conflit qui dicte les actes répressifs de l’Etat français à l’encontre des dissidents basques. Il y a aussi des basques sur le sol francais qui revendiquent des droits.
L’Etat français maintient plus de 170 prisonnier(es) politiques basques dans ses prisons « démocratiques », les tribunaux spéciaux parisiens, correctionnels et d’assises, condamnent à des centaines d’années de prison d’autres militants basques, par « délégation judiciaire » à la place des tribunaux d’exceptions espagnols. Des militants qui sont souvent de nouveau condamnés après leur expulsion vers l’Espagne, double peine. Souvent aussi ces militants extradés et expulsés sont remis directement entre les mains des policiers tortionnaires, oui la torture, c’est encore une réalité terrible, reconnue et dénoncée par de nombreux organismes de défense des droits humains. Aurore sera-t-elle expulsée vers l’Espagne ? Tout est possible. Toutefois, cela ne pourra pas se faire, cette fois ci, dans le silence complice...La mobilisation et le refus de cette expulsion sont, en pays basque, « français » très importants, c’est une protestation visible et élargie à l’ensemble des organisations politiques présentes, de gauche, écologiques, « d’extrème gauche » et syndicats français, organismes des droits humains, LDH, fédération internationale des droits de l’homme, mais aussi élus, maires, députés...Ainsi les samedis 27 novembre et 4 décembre, ils ont été des milliers à manifester dans les rues de Bayonne leur soutien à Aurore.
Avant la fin de ce mois de Décembre, la cour de cassation doit rendre sa décision à l’appel déposé par les avocats d’Aurore. Si elle confirme la décision de la cour d’appel de Pau, Aurore Martin pourrait être livrée à l’Espagne dans un délai de 10 jours suivant cette décision. Ces derniers mois et semaines ont été rendues publiques des déclarations venant de la gauche indépendantiste dont Aurore est militante, déclarations pour trouver un chemin nouveau de résolution de ce conflit historique et ancien. Il est question de plus utiliser « aucune violence » ...Quelle sera la réponse des deux Etats impliqués ? oui deux, France et Espagne. Maintenir un acharnement répressif et prendre en otage Aurore...Poursuivre les rafles, les condamnations, les mauvais traitements contres des militants qui ne font qu’exprimer publiquement une option politique? Ne nous trompons pas, laisser faire contre Aurore, comme cela a déjà été fait contre de nombreux militants basques, c’est accepter et se soumettre demain à d’autres actes répressifs contre le plus grand nombre, d’autres militants et dissidents, d’autres causes.
A CHACUN DE PRENDRE SES RESPONSABILITES !
Nous vous appelons, organisations et militants, à vous joindre à
UNE PROTESTATION DEMOCRATIQUE ET VISIBLE
AURORE MARTIN
ne doit pas livrée à l’Espagne !
RASSEMBLEMENT LE SAMEDI 11 DECEMBRE à 15H GRAND PLACE LILLE
Comité Solidarité Basque de Lille - le 4 décembre 2010 – csblille@aol.com
Dans le cadre de la Campagne internationale pour la libération de Georges Abdallah,
appel au rassemblement devant la prison de Lannemezan le 4 décembre 2010
TOUS À LANNEMEZAN SAMEDI 4 DÉCEMBRE 2010
POUR EXIGER LA LIBÉRATION DE GEORGES ABDALLAH
LE PLUS ANCIEN PRISONNIER POLITIQUE EN FRANCE
Georges Abdallah, militant communiste arabe, arrêté à Lyon en 1984, a été condamné à la réclusion à perpétuité pour des actions menées par les Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL).
Il est entré le 24 octobre 2010 dans sa 27e année de détention.
Georges Abdallah doit être libéré !
C’est un résistant qui a combattu l’invasion sioniste de son pays, le Liban, en 1982.
Georges Abdallah doit être libéré !
Sa condamnation est le résultat d’une machination policière et judiciaire.
Georges Abdallah doit être libéré !
Il a terminé sa peine de sûreté depuis onze ans. Son maintien en captivité est un choix politique de l’État français lequel, allié des États-Unis et des sionistes, défend ses intérêts impérialistes au Proche-Orient.
Georges Abdallah doit être libéré !
Comme l’ont exigé Marwan Barghouti, dirigeant du Fatah, et Ahmad Sa’adat, secrétaire général du Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP), tous deux emprisonnés par l’État d’Israël.
Défendre le juste combat du peuple palestinien pour sa libération de l’occupation sioniste, c’est aussi être solidaire de Georges Abdallah.
Georges Abdallah doit être libéré !
Comme l’ont demandé le 29 avril dernier à Beyrouth 200 personnalités politiques, culturelles et religieuses libanaises, à l’initiative d’une campagne internationale pour sa libération.
Georges Abdallah doit être libéré !
Comme le réclament, depuis des années, de nombreux participants à diverses initiatives en France et en Europe.
Georges Abdallah doit être libéré !
Ce combattant inflexible n’a jamais renié son engagement révolutionnaire contre toutes les formes d’oppression.
Libérez Georges Abdallah !
Tous à Lannemezan, samedi 4 décembre 2010
(rendez-vous à 14 heures devant la gare)
Campagne internationale pour la libération de Georges Abdallah
Contact : liberonsgeorges@no-log.org
Plus d’infos : liberonsgeorges.over-blog.com
Pour lui écrire : Georges Abdallah, 2117/A, CP de Lannemezan, 204 rue des Saligues, BP 70166, 65307 Lannemezan
PETITION EN SOLIDARITE AVEC MUMIA ABU JAMAL,
MILITANT DE LA CAUSE AFRO-AMERICAINE POUR L’EGALITE DES DROITS SANS REFERENCE A LA COULEUR DE PEAU.
à l’attention du Président Barack Obama
Monsieur le Président,
Nous, signataires de cette pétition, vous demandons de vous prononcer contre l’exécution de Mumia Abu-Jamal qui pourrait intervenir rapidement si le procès du 9 novembre 2010 à Philadelphie ressemblait à celui de 1982.
Cette ultime forme de châtiment est inacceptable et représente une insulte à la dignité humaine (réf. Assemblée générale des Nations Unies, Moratoire sur la peine de mort, Résolution 62/149 du 18 décembre 2007, réaffirmée par la Résolution 63/168 du 18 décembre 2008).
Monsieur Abu-Jamal, militant antiraciste pour l’égalité des droits, journaliste émérite et auteur afro-américain, est connu dans le monde entier, mais il est dans le couloir de la mort depuis presque trente ans, aujourd’hui en Pennsylvanie
Même si le sort de ce condamné ne relève pas directement de votre compétence présidentielle, nous en appelons à votre humanité pour que, usant de votre statut de président des USA et de leader de la scène mondiale, vous impulsiez pour que le nouveau procès du 9 novembre, soit équitable et juste.
Mumia Abu-Jamal est aujourd’hui devenu le symbole international, la «Voix des Sans-Voix», dans cette lutte contre la peine capitale et la réclusion à perpétuité, notamment pour les prisonniers politiques, car nous considérons que M Abu Jamal est un prisonnier politique à part entière, victime de la politique raciste, xénophobe et ultra nationaliste de certains états des Etats-Unis, du sud notamment.
Le procès de M. Abu-Jamal, qui s’était tenu en 1982 à Philadelphie dans un climat de corruption policière était entaché de racisme, de mensonges et d’apartheid. De nombreuses associations et juristes du monde entier, ont établi « que maints aspects de ce dossier mettent en évidence la violation des droits constitutionnels élémentaires de l’accusé, seuls garants d’un jugement équitable selon le droit.
L’ouverture de ce nouveau procès pour Mumia Abu-Jamal devra donc dans l’intérêt même de la justice, être capable d’établir toute la vérité en examinant toutes les preuves contradictoires et tous les témoignages, et ils semblent être nombreux selon les plus grands experts en droit international.
Ce procès devra être conforme aux normes de justice pour exclure toute sentence de mort à l’encontre de Mumia Abu Jamal.
Recevez, Monsieur le Président, l’assurance de notre plus haute considération.
Nom / Prénom Signature :
Cette pétition sera faxée à l’Ambassade des USA à Paris
Ce samedi 6 novembre, un rassemblement a été organisé en fin de manifestation syndicale, place de la République à Lille en soutien à Mumia Abu Jamal incarcéré depuis 1981 et dans les couloirs de la mort depuis 1983.
Avec banderole, distribution de tracts et pétitions à l’attention de Barak Obama (les 122 signatures recueillies en 1h30 ont été faxées à l’ambassade des USA à Paris), ce rassemblement organisé dans le cadre d’une journée internationale de solidarité avec Mumia Abu Jamal, était pour la région, à l’initiative du Comité « Libérez-les ! » de soutien aux prisonniers politiques, de la Coordination Communiste Nord-Pas-de-Calais et du MRAP Nord
Mumia Abu Jamal est un journaliste militant de la cause afro-américaine, sa vie tient désormais à la décision de la Cour de Justice de Philadelphie qui rouvrira son procès le 9 novembre prochain, suite à la décision de la Cour Suprême des Etats de janvier 2010.
Mumia Abu Jamal risque une nouvelle fois d’être confronté à un procès truqué et orienté, malgré toutes les preuves qui ont été réunies pour le disculper de ce que la « Justice » l’accuse depuis 1981, l’assassinat d’un policier lors d’une rixe.
De nombreux juristes internationaux ont démontré la mascarade des précédents procès et le racisme qui les entourait. Pourtant, si la Cour de Justice donnait une nouvelle fois raison à la version tronquée contre Mumia Abu Jamal, elle pourrait confirmer sa condamnation à mort, et celle-ci pourrait rapidement avoir lieu dans une prison de Pennsylvanie.
Le Comité « Libérez-les ! » de soutien aux prisonniers politiques (59-62), la Coordination Communiste Nord-Pas-de-Calais et le MRAP 59 apportent un entier soutien et une complète solidarité avec Mumia, sa famille et ses avocats. Ils souhaitent aussi que le cas Abu-Jamal, surnommé aux Etats Unis « la voix des sans-voix » ne reste pas sans écho dans les média français, alors qu’il est en situation très dangereuse pour sa vie.
Aujourd’hui Mumia Abu Jamal devrait être honoré par un Prix Nobel de la Paix pour avoir osé défendre avec des mots et des articles, la cause des afro-américains enclin au racisme et à la ségrégation ordinaire pratiquée notamment dans les états du sud des USA.
Mumia Abu Jamal est aujourd’hui l’un des plus anciens et le plus célèbre prisonnier politique du monde, il vient de dépasser de 2 ans les 27 années d’emprisonnement de Nelson Mandela. Ce dernier, comme des milliers de militants de par le monde, a aussi demandé à Barak Obama d’intervenir pour que ce procès soit équitable et que toutes les preuves amenées soient examinées… ce n’est que comme cela qu’il sera libéré, car toutes les preuves fabriquées entre 1981 et 1983 par un camp ouvertement raciste, ne tiennent plus aujourd’hui.
Freedom for Mumia
Le Comité « Libérez-les ! » de soutien aux prisonniers politiques (59-62),
La Coordination Communiste Nord-Pas-de-Calais,
Le MRAP 59
Déclaration de Mumia Abu-Jamal (2001)
Moi, Mumia Abu Jamal, je déclare :
Je suis le requérant dans cette action. Si j’étais appelé en tant que témoin, je pourrais témoigner par ce formulaire de mes connaissances personnelles.
Je n’ai pas tué l’officier de police Daniel Faulkner. Je n’avais rien à voir avec le meurtre de l’officier Faulkner. Je suis innocent.
Durant mon procès, on m’a refusé le droit de me défendre moi-même. Je n’avais aucune confiance en mon avocat commis d’office, qui ne m’a même jamais demandé ce qui s’était passé la nuit durant laquelle on m’a tiré dessus et où l’officier de police a été tué. De plus, j’ai été exclu d’au moins la moitié de mon procès.
A partir du moment où l’on m’a refusé tous mes droits durant mon procès, je n’ai pas témoigné. Je ne souhaitais pas être utilisé pour faire croire à un procès équitable.
Je n’ai pas témoigné lors de la post-condamnation de 1995 sur conseil de mon avocat, Leonard Weinglass, qui m’a explicitement dit de ne pas le faire.
Aujourd’hui, pour la première fois, on m’a donné l’opportunité de dire ce qu’il m’est arrivé aux petites heures du 9 décembre 1981. Voici ce qui s’est passé :
En tant que taximan, je choisissais régulièrement la 13ème et Locust Street parce que c’était une zone populaire de clubs, avec beaucoup de circulation piétonne. Dans la nuit du 9 décembre 1981, je travaille à partir d’United Cab. Je crois que je revenais d’avoir été faire une course à West Philly.
J’étais en train de remplir mon journal de bord lorsque j’ai entendu des cris. J’ai jeté un oeil dans mon rétroviseur et j’ai vu la lumière du gyrophare d’une voiture de patrouille de police. Ce n’était pas inhabituel. J’ai continué à remplir ma feuille de route lorsque j’ai entendu ce qui ressemblait à des coups de feu. J’ai à nouveau regardé dans mon rétroviseur et j’ai vu des gens courir de haut en bas de Locust Street.
En regardant plus attentivement, j’ai reconnu mon frère, debout dans la rue, titubant, troublé.
J’ai immédiatement quitté mon taxi et j’ai couru vers son appel. Comme je traversais la rue, j’ai vu un officier en uniforme, tourné vers moi, une arme à la main. J’ai vu un flash et suis tombé à genou. J’ai fermé les yeux et me suis assis, pour reprendre mon souffle.
La chose suivante dont je me souviens, c’est de me sentir frappé et être sorti de ma stupeur.
Quand j’ai réouvert les yeux, il y avait des policiers tout autour de moi. Ils gueulaient, juraient, m’attrapaient et me tiraient. Je me suis senti faiblir et j’avais du mal à parler. Regardant à travers cette foule de policiers, je vois mon frère, du sang coulant le long de son cou, un policier le maintenant couché sur le trottoir.
On m’a remis sur mes pieds et percuté contre un téléphone où je suis tombé, puis on m’a jeté dans un combi. Je pense que j’ai dormi jusqu’à ce que j’entende la porte s’ouvrir. Un officier blanc, vêtu d’une chemise blanche, est entré en jurant et m’a frappé au visage. Je ne me souviens pas de ce qu’il a dit sauf de beaucoup de ’nègre’, de ’black mother fucker’ et autres.
Je suppose qu’il est parti et que je me suis rendormi. Je ne me souviens pas du combi qui roule pendant un moment. Je me suis réveillé pour entendre le conducteur parler de son prisonnier dans sa radio. J’apprends par le grésillement anonyme de la radio que je suis en route pour le bâtiment de l’administration de la police, à quelques blocs. Puis, des sons tels que ’I.D.D.’ et ’M.I.’ sortent de la radio, disant au conducteur d’aller à l’hôpital Jefferson.
A mon arrivée, je suis jeté par terre et battu.
Je suis à nouveau battu devant les portes de l’hôpital. A cause du sang dans mes poumons, il m’était difficile de parler, impossible de gueuler.
Je n’ai jamais rien avoué parce que je n’avais rien à avouer. Je n’ai jamais dit que j’avais tué le policier. Je n’ai pas tué le policier. Je n’ai jamais dit que je souhaitais qu’il meurt. Je ne dirais jamais une chose pareille.
Je déclare sous peine de parjure des lois des Etats-Unis que mes déclarations sont vraies et correctes, rédigées par moi-même le 3 mai 2001 à Waynesburg, Pennsylvanie.
Georges Ibrahim Abdallah est un militant communiste arabe qui, au sein de son organisation, les Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL), a lutté avec acharnement contre les criminels impérialistes et leurs alliés sionistes.
Il a grandi au Liban à une époque où les luttes de libération des peuples s’intensifiaient au Moyen-Orient en relation avec la lutte du peuple palestinien.
Combattant révolutionnaire pro-palestinien, il s’engage dès la fin des années soixante dans la résistance palestinienne et libanaise contre la colonisation et l’occupation sionistes.
Arrêté à Lyon le 24 octobre 1984, il est condamné à la réclusion à perpétuité pour complicité dans l’exécution d’un responsable des services secrets israéliens et d’un attaché militaire états-unien.
En 2009, Georges Abdallah s’est vu confirmer en appel le rejet d’une septième demande de libération conditionnelle. Et début 2010, la justice continue à s’acharner en le poursuivant pour refus de prélèvement d’ADN.
Georges Ibrahim Abdallah, fidèle à ses engagements, n’a jamais rien renié de son combat solidaire avec les peuples en lutte contre l’impérialisme et le sionisme, et pour la libération totale de la Palestine.
Et c’est pour cela que la justice française, aux ordres d’un gouvernement soucieux de préserver les intérêts impérialistes français au Moyen-Orient, le maintient en prison depuis 26 ans.
Sa peine de sûreté étant accomplie, il est libérable depuis 1999 !
Une campagne internationale
Une campagne internationale pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah a été lancée le 29 avril 2010 à Beyrouth par une conférence rassemblant plus de 200 personnalités représentant des forces politiques libanaises proches de la résistance et en présence de militants et de personnalités françaises.
Ont été lus à cette occasion des messages de soutien de Marwan Barghouti, dirigeant du Fatah, et de Ahmad Sa’adat, secrétaire général du FPLP, tous deux emprisonnés par l’État d’Israël.
Une déclaration a été proclamée à l’issue de cette conférence, dans laquelle les participants ont dénoncé le caractère arbitraire du maintien en détention de Georges Abdallah, soulignant une décision essentiellement politique de l’État français. Ils ont également dénoncé la négligence intentionnelle des gouvernements libanais successifs qui, sous la pression de la France, ont refusé de s’intéresser au sort de Georges Abdallah. Ils ont appelé toutes les organisations politiques, syndicales et associatives à prendre part à cette campagne.Un rassemblement s’est tenu le lendemain devant l’ambassade de France à Beyrouth.
Dans le cadre de cette campagne, le 2 juillet 2010, des rassemblements ont eu lieu devant le ministère de la Justice à Paris et à Beyrouth.
Prochaines initiatives :
10, 11 et 12 septembre 2010 : point de rencontre au Village du Monde, Fête de l’Humanité, La Courneuve.
24 septembre 2010 : réunion-débat : « Les 40 ans de Septembre Noir », librairie « Envie de Lire », 16 rue Gabriel Péri, 94200 Ivry sur Seine.
Samedi 23 octobre 2010 : rassemblement devant la prison de Lannemezan (Pyrénées atlantiques) pour manifester notre solidarité avec Georges Abdallah qui entrera le 24 octobre 2010 dans sa 27e année de détention.
Georges Ibrahim Abdallah doit être libéré sans conditions. Cette campagne doit s’élargir à toutes les organisations, les syndicats et les associations politiques et culturelles pour lesquels la mobilisation solidaire est une arme indispensable dans les luttes des peuples palestinien et libanais
Premiers signataires :
AFPS Nord-Pas-de-Calais, AGEN (Association générale des étudiants de Nanterre), Association des Amis du Manifeste (17), Commission pour un Secours Rouge International (Bruxelles-Zurich), CLGIA (Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah), CMMIAL (Collectif des militants du Maroc de l'immigration d'action et de lutte), Comitat Chiapas (Aude), Coup Pour Coup (31), Enfants de Palestine, EuroPalestine (Toulouse), Fédération syndicale étudiante (FSE), ISM-France (International Solidarity Movement), Libérez-les, Libertat (Gauche révolutionnaire d'Occitania), MSRPP (Mouvement de soutien à la résistance du peuple palestinien), NPA (Nouveau parti anticapitaliste), OCML-VP (Voie prolétarienne), PCmF (Parti communiste maoïste de France), PIR (Parti des indigènes de la République), RDLAL (Rassemblement des démocrates libanais et amis du Liban), Respaix Conscience musulmane, Secours Rouge/APAPC (Belgique)...
Comité « Libérez-les ! » de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques (59-62)
liberez.les@gmail.com - http://liberez-les.info/
CONTRE LA XENOPHOBIE, LE RACISME,
LA DERIVE SECURITAIRE et LE FASCISME…
Rassemblement - Manifestation
A Hénin-Beaumont devant la Mairie
LE SAMEDI 4 SEPTEMBRE A 16H30
Les discours et les annonces provocatrices et fascistes se multiplient depuis plusieurs années dans notre pays.
Mais depuis quelques semaines, ce n’est plus un quarteron de fascistes qui s’expriment, mais le plus haut niveau de l’Etat : les discours xénophobes, qui étaient jusqu’à présent le fer de lance du Front National, se multiplient à l’UMP... et à l’Elysée… !
S’agit-il d’un épiphénomène pour cacher les « affaires de corruption qui hantent la politique », d’un écran de fumée « pour masquer les régressions sociales » ou du « ça passe ou ça casse pour 2012 » ?
Sarkozy est censé être garant de la Constitution et de son article 1er qui « assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion ». Pourtant lui et ses ministres désignent du doigt des communautés et des groupes sociaux entiers. Ils stigmatisent les Roms et les sans-papiers, les étrangers et les Français qui ne seraient pas « de souche ».
Le pouvoir en place se radicalise et il met délibérément en cause les principes de l’égalité républicaine, alors qu’une crise sociale et économique d’une extrême gravité élargit le fossé entre les classes… Le « petit » est l’ennemi, et la Résistance est combattue avec des méthodes dignes des années les plus sombres de notre histoire ! Les prisons se remplissent !
Depuis quelques années, les plus hautes autorités de l’Etat, chien de garde de la grande bourgeoisie et du patronat, élaborent des plans pour diviser la classe ouvrière. Ainsi, elles sont passées de l’exploitation des préjugés contre les sans-papiers à ceux contre les Gens du voyage.
Désormais le pouvoir en place reprend sans complexe les thèses racistes et fascistes du Front National qui devient un partenaire politique ordinaire… Les charters ont remplacé les trains mais au bout du voyage, la situation de désespoir est la même, et la mort est souvent présente !
Oser proclamer sans tabou qu’il y aurait un lien entre immigration, religion et délinquance, et remettre en cause la nationalité française d’une couche sociale issue de l’immigration, est inédit depuis 1948 quand des mineurs issus de l’immigration polonaise avaient été déchus de la nationalité française, pour fait de grève, par Jules Moch, ministre « socialiste » de l’Intérieur, qui en profita aussi pour épurer les Compagnies républicaines de Sécurité de ses éléments les plus progressistes ! L’Etat français adopte ainsi la stratégie de la tension !
Le nouveau pas fascisant qui a été franchi cet été s’inscrit dans une logique propre à la terreur bourgeoise : celle de la désintégration sociale.
Il ne s’agit plus de la légitimité démocratique d’assurer la sûreté dans le pays, mais d’une volonté de désigner comme a priori dangereux des millions de travailleurs en raison de leur origine ou de leur situation sociale. Il s’agit donc de protéger la classe bourgeoise de la colère montante des masses exploitées, bafouées, mal logées, mal nourries, mal soignées…
Quelle que soit la légitimité conférée par son élection, aucun responsable politique n’a reçu le mandat de violer et bafouer les principes les plus élémentaires sur lesquels la République s’est construite.
Au nom du respect de l’ordre public, des prétextes nauséabonds sont utilisés pour créer des distinctions, alimenter la xénophobie entre les habitants de ce pays et désigner des boucs émissaires.
Un appel a été lancé, par de nombreuses organisations, à l’ensemble des masses conscientes du danger de cette politique du chaos, pour manifester leur opposition aux stratégies de haine et de discrimination, et aux logiques de « guerre aux pauvres » mises en place dans la Sarkoland…

Le Comité «Libérez-les ! » de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques (59-62) vous accueillera sur son stand lors de la Fête de la Jeunesse qui aura lieu à Lillers (près de Béthune-62) les 27-28-29 août prochain.
-Pour les prisonniers politiques : Georges Ibrahim Abdallah (26 ans), pour Jean-Marc Rouillan (23,5 ans), pour Salah Hamouri (5 ans), pour les 5 cubains incarcérés aux Etats-Unis (12 ans), et pour tous les prisonniers politiques, basques, corses, palestiniens …
-Pour les réfugiés politiques basques, italiens, afghans, kurdes, marocains, népalais…
-Pour la solidarité avec les peuples aux droits bafoués dans le monde et les communautés opprimées ici en France, notamment avec les Palestiniens et les Roms…
-Pour la régularisation de tous les sans papiers et le droit des Peuples à disposer d’eux-mêmes…
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Xénophobie française
Depuis que la France est un pays d'immigration, une tradition xénophobe s'est mise en place, tradition qui perdure jusqu'à aujourd'hui, tradition à laquelle le pouvoir ne dédaigne pas d'avoir recours lorsque besoin est, l'exemple canonique étant celui du gouvernement de Vichy arrivé au pouvoir avec la débâcle française devant l'armée allemande en 1940, gouvernement qui propose de mettre en place ce qu'il appelle la Révolution Nationale.
On se rassure alors en renvoyant soit à l'extrême droite considérée comme la dépositaire de cette tradition xénophobe, soit en renvoyant à une parenthèse malheureuse liée à l'invasion puis à l'occupation allemande, les chefs de la Révolution Nationale n'étant, suivant l'expression consacrée, que des collaborateurs au service de l'occupant. A défaut de représenter la réalité, cette façon de renvoyer la xénophobie française à l'extrême droite ou à la collaboration avec le nazisme permet d'opposer une France républicaine ouverte et un France frileuse qui aurait peur de tout contact avec l'étranger; Jaurès d'un côté, Maurras de l'autre.
Mais la République française ne se réduit pas à Jaurès et la xénophobie française n'est pas l'apanage de Maurras et de ses disciples. Si l'on se borne à l'histoire récente, il faut constater combien les mesures contre les sans-papiers à travers les lois Pasqua, Debré, Chevènement (un homme de gauche dans un gouvernement de gauche) et Sarkozy ont contribué à la mise en place d'une xénophobie d'Etat qui n'est pas sans rappeler certains aspects des gouvernements de la Révolution Nationale que l'on pourrait résumer en parlant de "chasse aux métèques".
Depuis les années quatre-vingt-dix du siècle dernier, cette politique s'est amplifiée et la chasse aux métèques est devenue l'une des tâches principales de la police française. Une telle politique ne pouvait que renforcer la tradition xénophobe, y compris le renforcement d'icelle dans les services de l'Etat, autant l'administration que la police. Les espoirs qu'avait fait naître, à tort ou à raison, la "marche pour l'égalité" de 1983 se sont évanouis pour laisser la place à une société de plus en plus discriminante envers les populations d'origine étrangère, fussent-elles françaises. C'est ainsi que l'on a vu fleurir les expressions d'immigrés de la deuxième, voire de la troisième génération, comme s'il fallait rappeler à des citoyens français le caractère insolite de leur appartenance à la nation française.
La xénophobie remonte aujourd'hui au passé des individus. La Révolution Nationale de 1940 nous avait appris qu'on pouvait dénaturaliser des Français, l'idée revient aujourd'hui par la parole d'un président de la République qui s'imagine ainsi lutter contre la délinquance et imposer la sécurité.
On retrouve ici un autre poncif de la xénophobie française, l'amalgame "étranger = délinquant" et pour les adeptes de la xénophobie française, la naturalisation ne supprime pas la qualité d'étranger ; les naturalisés, voire leurs enfants ou leurs petits-enfants, restent des étrangers et par conséquent des délinquants potentiels. On comprend alors qu'un président soucieux de la sécurité des "vrais" Français propose de retirer la nationalité à ceux des délinquants qui n'ont pas assez de francité ancestrale.
On comprend aussi que ses ministres et ses divers sbires en rajoutent pour montrer leur attachement à la xénophobie. Renvoyer la xénophobie à la seule extrême-droite est une erreur.
Si l'extrême-droite tient des discours extrêmes comme c'est son rôle, elle n'est pas au gouvernement et elle n'est en rien responsable des lois contre l'immigration mises au point par les ministres cités ci-dessus (Pasqua, Debré, Chevènement, Sarkozy) et votées par des parlementaires soumis. Il est vrai qu'il ne faut pas comparer la politique des ministres cités et la politique de la Révolution Nationale sous peine de poursuites judiciaires. Ainsi s'ajoute à une politique xénophobe une atteinte à la liberté d'expression.
Mais à cela s'ajoute un mensonge : celui de faire accroire au bon peuple que la Révolution Nationale s'est vu imposée sa politique par l'occupant, une façon d'exorciser les dérives xénophobes de la politique française. S'il n'y a pas Auschwitz, c'est acceptable. Une affirmation à la fois grotesque et scandaleuse. Et puis, pour revenir au présent, n'est-ce pas le gouvernement actuel qui a inventé un ministère de l'identité nationale et de l'immigration, faisant de l'identité nationale une affaire d'Etat et de l'immigration une affaire d'identité nationale. C'est dans ce cadre qu'un ministre de l'identité nationale et de l'immigration a cru devoir lancer un débat sur l'identité nationale, renforçant l'idée que cette identité nationale doit faire l'objet d'une définition officielle. On ne peut mieux mettre en avant la volonté xénophobe qui agite le gouvernement actuel.
Les déclarations du président de la République et celles de son ministre de l'intérieur qui se croit obligé d'en rajouter s'inscrivent dans cette politique.
Une telle volonté politique de la part du président de la République et de ses sbires, ministres, députés et autres, appelle une réaction pour, sinon mettre fin à la tradition xénophobe française, du moins l'empêcher de nuire.
D'autant que l'on sait que la mise au pas des étrangers, y compris les Français dont on dit qu'ils ne méritent pas la qualité de Français, permet d'autres mises au pas, celle de tous ceux qui sont considérés comme indésirables par l'autorité politique.
C'est cela que nous rappelle ce poème d'un pasteur allemand, Martin Neimoller, opposant au nazisme.
Lorsqu'ils sont venus chercher les communistes Je me suis tu, je n'étais pas communiste.
Lorsqu'ils sont venus chercher les syndicalistes Je me suis tu, je n'étais pas syndicaliste.
Lorsqu'ils sont venus chercher les juifs Je me suis tu, je n'étais pas juif. Puis ils sont venus me chercher Et il ne restait plus personne pour protester.
rudolf bkouche
5 août 2010
C’était à Cuba le 26 juillet 1953, quand un groupe de 150 jeunes révolutionnaires, emmené par Fidel Castro, ont mené une opération contre la caserne de la Moncada située à Santiago de Cuba.
Cette attaque devait donner le signal d’un soulèvement général contre le dictateur Batista, qui avait pris le pouvoir par la force et avec l’aide des USA, le 10 mars 1952 mais ce fût un échec. Une partie des guérilleros furent tués, exécutés sur place ou moururent sous la torture.
Fidel et le groupe de survivants furent jugés et condamnés. Libérés puis exilés au Mexique, ils débarqueront en 1956 à Cuba accompagnés par Ernesto Guevara, après une traversée sur le bateau la Granma, pour prendre le maquis et mener une guerre de guérilla dans les montagnes de la Sierra Maestra.
Leur groupe s’appelait le « Mouvement du 26 juillet » qui conduira la révolution jusqu’à la victoire en 1960 à la Havane, et la fuite du dictateur et de la mafia étasunienne.
57 ans plus tard, les 150 guérilleros sont toujours fêtés comme des héros de la grande révolution socialiste de CUBA, une ile libérée du joug capitaliste et de l’Empire, même si les 50 années d’embargo étasuniens sont toujours aussi pesantes.
Un passager de la flottille : « Ils se sont montrés très violents »
Par Hugues Serraf
Mouloud Bouzidi, un Lillois membre d'une ONG « proche du Hamas » selon les services américains, était à bord de l'un des navires arraisonnés par Tsahal. Pour lui comme pour Mohamed Salem, responsable du CBSP dans le Nord, la flottille était bien une opération humanitaire « et en aucun cas une provocation politique ».
Lille, vendredi 4 juin, 16h30. Les cadres en costume qui rentrent de Paris pour le week-end n'ont sans doute pas l'habitude d'un comité d'accueil de ce genre : à leur droite, sur le quai n°7, une poignée de policiers débonnaires mais vigilants ; à leur gauche, des fillettes chargées de fleurs, des jeunes femmes coiffées d'un foulard, des ados portant keffieh et, surtout, tout ce que la capitale nordiste compte de sympathisants de la cause palestinienne.
On se croirait dans l'un des ces mélos américains, lorsque l'enfant du pays fait son grand retour une médaille sur la poitrine et qu'une foule en liesse vient le remercier d'avoir remporté une victoire au nom de l'équipe municipale. Le héros du jour : Mouloud Bouzidi, un presque trentenaire fraîchement expulsé d'Israël, un T-shirt sale sur le dos et une casquette de baseball vissée sur la tête (« C'est tout ce qu'ils m'ont laissé. Même mes papiers d'identité sont encore là-bas »).
« Nous étions là pour aider les gens de Gaza, un point c'est tout »
Mouloud est membre du comité de bienfaisance et de secours aux Palestiniens (CBSP), une organisation dont le projet est assez obscur pour qu'elle se soit retrouvée inscrite sur la liste américaine des « entités terroristes ». Mais pour ce militant humanitaire convaincu, il s'agit d'une accusation ridicule :
« Nous étions là pour aider les gens de Gaza, un point c'est tout. Moi-même, j'étais sur un navire grec, le Sfendoni, pas un cargo mais un bateau rempli de passagers, tous des médicaux ou des militants d'ONG. Certainement pas des gens agressifs ».
Lorsqu'il raconte la manière dont les soldats israéliens ont pris le contrôle du bateau, Mouloud Bouzidi ne cache d'ailleurs pas son indignation :
« Il était 4 heures du matin et tout le monde dormait. Il y avait eu des avertissements de leur part, bien sûr, mais nous étions dans les eaux internationales et personne ne pensaient qu'ils agiraient si tôt.
Ils se sont tout de suite montrés très menaçants, très violents. Ils ont fait usage de la force alors que ce n'était pas nécessaire et se sont servis de leurs grenades lacrymogènes. Il est vrai que nous leur avons nous-mêmes opposé une résistance pacifique, car nous voulions éviter qu'ils parviennent jusqu'au poste de pilotage où se trouvait le capitaine. Mais des gens ont été battus, tout le monde gens pleurait, c'était horrible… »
« Les interrogatoires se sont poursuivis pendant des heures »
Mouloud Bouzidi l'admet, il n'a pas été frappé lui-même, « juste repoussé violemment » avant d'être interrogé, toujours « avec brutalité » :
« Les questions étaient étranges, comme s'ils voulaient établir que nous cherchions à immigrer clandestinement à Gaza ou en Israël, ce qui était tout de même assez bizarre. Pour un Français digne et libre, vivre dans ce pays-là, ce serait un drôle de projet… Mais les interrogatoires se sont poursuivis pendant des heures et c'était très stressant.
On nous changeait régulièrement de cellule, on nous envoyait des types différents, parfois des militaires, parfois des civils… Lorsqu'ils frappaient, ils frappaient tout le monde sans se poser de questions : Français, Américains, Allemands… »
Se dirigeant vers l'entrée du métro, via lequel il doit se rendre à la conférence de presse bricolée dans l'urgence pour les médias locaux, Mouloud Bouzidi lâche encore :
« Mais j'étais pourtant parti dans un but clairement humanitaire et je suis écœuré par ce qui est arrivé. Je compte d'ailleurs porter plainte car il ne faut pas laisser passer ça… »
Mohamed Salem, le médecin palestinien installé à Lille qui s'est occupé d'organiser le comité d'accueil et la rencontre avec les journalistes, est du même avis : « Cette agression est très grave, car elle n'était pas dirigée contre des terroristes mais bien contre des gens de bonne volonté tentant de porter secours à des populations en difficulté ». Car le responsable lillois du CBSP le proclame sur tous les tons, son organisation « n'a rien à voir » avec le portrait qu'en font « les sionistes et les Américains ».
« Il y avait beaucoup de Turcs, mais entre autres nationalités »
« Nous travaillons depuis vingt ans pour les gens de Gaza et nous avons simplement saisi l'occasion de ce convoi pour acheminer une centaine de maisons en préfabriqué, achetées avec le million de dollars réuni dans le cadre de souscriptions », explique le militant qui affirme ne pas accorder d'importance particulière à la forte dimension turque de la flottille, pourtant significative d'un changement d'attitude d'Ankara à l'égard d'Israël :
« Les Turcs sont très mobilisés pour la Palestine, ça n'a rien de remarquable. Il y avait beaucoup de Turcs, c'est vrai, mais entre autres nationalités… »
Mohamed Salem refuse par ailleurs toute « interprétation politique » de l'action de son association et récuse formellement l'accusation « de proximité avec des organisations terroristes », Hamas en tête :
« C'est un faux procès qui permet de nous disqualifier. Nous ne sommes pas proches du Hamas, mais proches de tous les Palestiniens, Fatah compris. »
Une position quelque peu surprenante, compte tenu de la sanglante hostilité dont fait preuve le mouvement qui contrôle Gaza depuis les élections législatives de 2006à l'égard de l'Autorité conduite par Mahmoud Abbas.
En tout état de cause, ce responsable lillois du CBSP refuse de se prononcer sur ces questions, et encore moins sur sa vision d'une solution durable au problème israélo-palestinien :
« Nous sommes des humanitaires, pas des politiques. Nous sommes évidemment partisans d'un Etat palestinien, mais nous nous contentons de faire notre boulot associatif. »
Seule entorse à cette volonté de ne pas s'égarer sur le terrain politique : la critique d'une Egypte qui, en participant au blocus de Gaza par crainte du Hamas et de son impact sur sa propre situation intérieure, « fait le jeu des Américains et des Israéliens ».
Des sanctions pour Israël
L’agression meurtrière par l’armée israélienne, préméditée et sauvage, dans les eaux internationales contre la « flottille de la liberté » a causé 19 morts et plusieurs dizaines de blessés. Des centaines de bénévoles, élus, militants internationaux ont été arrêtés, et emprisonnés.
C’est un acte de piraterie sanguinaire, commis au mépris de tous les règlements internationaux. Les bateaux, affrétés par des organisations non gouvernementales, s’étaient donnés pour mission de rompre le blocus de Gaza imposé par Israël depuis quatre ans. Il s’agissait d’apporter exclusivement des médicaments et des produits de première nécessité que l’Etat israélien interdit à un million et demi d’habitants plongés dans la misère.
Cette agression prolonge le massacre de décembre 2008/ janvier 2009, relevant selon le juge Goldstone de « crimes de guerre, voire de crimes contre l’humanité ». Nous ne pouvons accepter que ce crime reste une fois de plus impuni. Les protestations non suivies d’effet sont intolérables : elles laissent à Israël un permis de tuer illimité.
Nous exigeons :
- La libération immédiate de toutes les personnes kidnappées par Israël sur la « flottille de la liberté ». La cargaison humanitaire doit être livrée à Gaza.
- Que la France intervienne, auprès d’Israël pour la levée immédiate et sans conditions du blocus de Gaza, et pour que le Rachel-Corrie puisse rejoindre Gaza
- La traduction des criminels de guerre israéliens devant le tribunal pénal international. L’impunité pour Israël, çà suffit.
Dès maintenant le gel de l’accord Union/européenne/Israël doit être appliqué. C’est un élément d’un dispositif de sanctions, auxquelles Israël ne doit pas échapper. Ce n’est pas de gémissements dont a besoin le peuple palestinien, mais de justice. Elle passe par l’application de ses droits nationaux. Aussi les associations, syndicats, formations politiques signataires engagent un processus de boycott/désinvestissement/sanctions contre Israël.
Elles appellent à une :
Manifestation à Lille
le dimanche 6 juin
Rendez-vous à 11 h métro Wazemmes
AFPS Nord-Pas de Calais, UJFP, IJAN, Communauté palestinienne du Nord, Ligue islamique du Nord, Rassemblement des Mosquées du Nord, IDM, CSP 59, Collectif Afrique, LDH, MRAP, Génération Palestine, Enfants de Palestine, Comité Libérez Les, Comité Solidarité Basque, Voie Démocratique, Les Gens d’Hellemmes, Mémoire vive, UD CGT Nord, FSU 59/62, Coordination communiste, PCF, UJCF , les Verts, NPA, URCF, CAPJPO- EuroPalestine-Lille, AMFP 59, ASTR,
L’agression meurtrière par l’armée israélienne, préméditée et sauvage, dans les eaux internationales contre la « flottille de la liberté » a causé 19 morts et plusieurs dizaines de blessés. Des centaines de bénévoles, élus, militants internationaux ont été arrêtés, et emprisonnés. C’est un acte de piraterie sanguinaire, commis au mépris de tous les règlements internationaux.
Les bateaux, affrétés par des organisations non gouvernementales, s’étaient donnés pour mission de rompre le blocus de Gaza imposé par Israël depuis quatre ans. Il s’agissait d’apporter exclusivement des médicaments et des produits de première nécessité que l’Etat israélien interdit à un million et demi d’habitants plongés dans la misère.
Cette agression prolonge le massacre de décembre 2008/ janvier 2009, relevant selon le juge Goldstone de « crimes de guerre, voire de crimes contre l’humanité ». Nous ne pouvons accepter que ce crime reste une fois de plus impuni. Les protestations non suivies d’effet sont intolérables : elles laissent à Israël un permis de tuer illimité.
Nous exigeons :
L’impunité pour Israël, çà suffit. Dès maintenant le gel de l’accord Union/européenne/Israël doit être appliqué. C’est un élément d’un dispositif de sanctions, auxquelles Israël ne doit pas échapper.
Ce n’est pas de gémissements dont a besoin le peuple palestinien, mais de justice. Elle passe par l’application de ses droits nationaux.
Aussi les associations, syndicats, formations politiques signataires engagent un processus de boycott/désinvestissement/sanctions contre Israël. Elles appellent à une :
AFPS Nord-Pas de Calais, UJFP, IJAN, Communauté palestinienne du Nord, Ligue islamique du Nord, Rassemblement des Mosquées du Nord, IDM, CSP 59, Collectif Afrique, Enfants de Palestine, Comité Libérez-les, Comité Solidarité basque, les gens d’Hellemmes, Voie démocratique, Mémoire vive, Génération Palestine, Coordination communiste, PCF,...
Le monde entier s’offusque du massacre perpétré contre les militants de la Flottille de la Liberté, par les commandos marine sionistes.
10 héros sont tombés sous les balles des soldats de Tsahal pour avoir tenté d’apporter une aide humanitaire à 1 500 000 de palestiniens pris au piège et mis sous embargo par les faucons de Jérusalem et du Caire (inféodés aux USA), et de leurs aillés occidentaux et arabes.
Les pays occidentaux, l’Egypte, le Qatar, les Emirats…annoncent être scandalisés par l’attitude criminelle israélienne, alors que depuis des années (même et surtout la Turquie) ils soutiennent ardemment l’état sioniste, raciste et colonisateur qui a bombardé Gaza avec des armes interdites par les conventions internationales.
Oui Israël, comme l’Afrique du Sud du temps de l’apartheid, est un état dirigé par des corrompus et des racistes de la pire espèce : la seule réponse mondiale qui doit être apportée est le boycott immédiat de tous les produits israéliens…
Oui, le monde entier doit mettre en place un embargo sur les relations diplomatiques, politiques, économiques, culturelles et sportives… avec ce pays indigne.
C’est de cette façon que l’apartheid de Botha a été mis à terre : par l’isolement ! (seul Israël avait poursuivi ses relations avec les afrikaners)
Le sionisme est une arme de destruction massive qui agit sans foi, sans loi, sans pitié contre les populations civiles et contre les militants qui aident ces populations : pour Israël même la solidarité et l’humanisme sont bannis au nom de la sécurité des israéliens…
Bertrand Delanoë et ses amis de la bourgeoisie parisienne, peuvent aujourd’hui déplorer et pleurer les victimes innocentes, alors qu’il y a quelques semaines il inaugurait la place du nationaliste sioniste Ben Gourion de la Haganah.
Les larmes de crocodile ne feront pas revivre les héros de mai, résistants martyrs tombés au nom de la Liberté, au nom de la Solidarité avec un Peuple opprimé et chassé de ses terres historiques par la décision imbécile et belliqueuse des états onusiens, une ONU qu’Israël toise et ignore depuis 62 ans.
Aujourd’hui le monde doit comprendre que la situation est grave, qu’Israël est un état assassin, un état criminel, un état fasciste, un état mercenaire créé pour tuer, un état dont les forces spéciales militaires et de renseignements massacrent des innocents à l’intérieur de ses frontières volées et hors de ses frontières… sur terre, par air, et maintenant sur mer.
Le Hamas et le FPLP, le Hezbollah… appellent à une intifada sans frontière, l’OLP et le Fatah vont-ils les rejoindre ?
Parce que trop c’est trop, et les morts du 31 mai, ajoutés aux dizaines de milliers déjà massacrés depuis 62 ans au nom des intérêts sionistes et colonisateurs, ont fait déborder un vase déjà plein de colère d’un Peuple martyrisé et déporté.
« Libérez-les ! » leurs apporte et apportera un soutien complet à la résistance palestinienne et à tous les résistants et soutien à la cause de la Palestine libérée…
Seule cette résistance armée des résistances palestiniennes fera plier Israël,
seule la solidarité internationaliste fera plier les états complices des sionistes…
Gagner cela, c’est gagner la Paix et c’est annihiler les menaces de guerre.
Le Comité « Libérez-les ! » de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques (59-62), appelle à participer à tous les rassemblements et toutes les manifestations en soutien à la Palestine et à manifester contre les impérialismes colonisateurs alliés aux sionistes.
Prochaine manifestation
Une délégation du Front Populaire pour la Libération de la Palestine a rencontré l'ambassadeur cubain au Liban, Manuel María Serrano Acosta, à Beyrouth le 16 mai 2010.
Mené par le Camarade Marwan Abdel, membre du bureau politique et le camarade Samir Lubani (Abu Jaber), membre du Comité central, la délégation a été reçue par l'ambassadeur cubain et d'autres responsables de d'ambassade.
Le débat s’est porté sur la situation politique à Cuba et dans la région, ainsi que sur les relations politiques entre le Cuba et le PFLP. L'Ambassadeur Serrano a fait un bon accueil à la visite de la délégation, soulignant l'importance de communication entre le Cuba et le FPLP.
Autres points abordés, l’embargo mené par les États-Unis et le rôle du parti communiste cubain et du gouvernement cubain pour renforcer la résistance cubaine.
L’Ambassadeur a exprimé sa conviction que la révolution cubaine triomphera, et concernant les relations entre Cubains et Palestiniens, il a exprimé sa confiance dans la capacité des palestiniens à surmonter la situation actuelle et à continuer dans leur lutte pour faire reconnaître leurs droits légitimes et historiques.
Pour sa part, le camarade Marwan Abdel a félicité la résistance légendaire du Cuba malgré les risques et les défis du blocus impérialiste, il a confirmé l'appui des palestiniens et la solidarité avec Cuba en retour à la position cubaine dans la solidarité avec la Palestine et les palestiniens.
Ce 15 mai nous commémorons le 63ème anniversaire du jour de la Nakba qui est survenu au peuple palestinien. En ces jours du mois de mai, la mémoire de ce peuple s’ouvre sur la blessure saignante représentée par le jour de la Nakba, qui est, surtout pour les réfugiés, le souvenir de la maison , du champ, du figuier, de l’amandier, des cours d’eau, du four à pain, des pâturages, de la saison de la cueillette, tout ce qui touche à la terre dont ils ont été expulsés sous les coups des massacres et de l’agression sioniste.
Il signifie aussi la marche de l’exil, le refuge, les tentes, les tôles et les rangs où ils s’alignaient, les ailes cassées, pour recevoir les aides internationales.
Au même moment, la mémoire s’ouvre sur les actes héroïques de ce peuple, ses martyrs, ses prisonniers, sa résistance, ses sacrifices, sa fierté, sa détermination à rester attaché à ses justes droits, y compris le droit au retour des réfugiés à leur terres et leurs propriétés.
En cette date douloureuse, il y a 63 ans, les épisodes du complot auquel devait faire face le peuple palestinien ont atteint un tournant décisif qui a laissé ses traces sur l’ensemble de la vie du peuple palestinien, sur son infrastructure économique, sociale et politique.
Au regard de la profondeur de son impact, il a communément été admis de décrire ce qui s’est passé par la Grande Nakba. Sinon, comment qualifier l’un des massacres les plus ignobles que l’histoire humaine contemporaine a connu et dont les épisodes douloureux se poursuivent jusqu’à nos jours, depuis que les bandes sionistes ont réussi, soutenues directement par l’impérialisme mondial, Grande-Bretagne en tête (qui exerçait à l’époque le mandat sur la Palestine) à accomplir leur projet visant à déraciner le peuple palestinien de sa terre, à l’expulser pour y installer les Juifs venant de toutes parts à sa place, dans toutes les villes et les villages dont les propriétaires ont été expulsés, selon la théorie sioniste connue "une terre sans peuple pour un peuple sans terre".
Cette théorie raciste et malheureuse contredit le plus évident des droits de l’homme, les principes du droit international, et dont tous les documents et cartes, toujours prisonniers des cartons des archives britanniques et turques, auxquels la Palestine a été soumise pendant une période très longue, affirment cela.
Ces documents affirment, sans aucune contestation possible, que la Palestine n’a jamais été, comme ils le prétendent, un désert mais elle était peuplée par une population qui l’a cultivée tout au long de siècles. Les Palestiniens, ses habitants, n’ont été expulsés que par de terribles massacres, des meurtres, des destructions, commis par les bandes sionistes, telles que la Haganah, l’Irgoun et le Stern, ce qui a eu pour conséquence la destruction de 532 villages et villes, l’exécution de 52 massacres à l’encontre de ses habitants pacifiques, dont les maisons et les champs ont été incendiés, les habitants aussi, alors qu’ils étaient vivants, comme cela s’est passé pour les habitants de Tira Haïfa.
Les bandes sionistes ne se sont pas privées de commettre les crimes les plus monstrueux, en éventrant les femmes enceintes, en tuant les femmes, les vieillards et les enfants, en violant toutes les sacralités, rejetant tous les traités et les coutumes internationales.
Suite à ces monstrueux massacres, les sionistes ont expulsé plus de 850.000 Palestiniens qui sont devenus des réfugiés, et dont le nombre atteint aujourd’hui plus de 5 millions, répartis sur toute la terre, la plupart vivant dans des camps.
Ce crime dont le peuple palestinien est toujours la victime a laissé des traces, non seulement sur cette période, mais jusqu’à l’heure actuelle.
Les réfugiés vivent toujours dans des conditions économiques et sociales difficiles, après avoir été dispersés loin de leurs propriétés et de leurs maisons, dont ils ont été expulsés il y a plus d’un demi-siècle. Malgré cela et d’autres choses encore, leur détermination n’est pas retombée, leur attachement au droit du retour ne s’est pas ébranlé, et à cause des luttes et des sacrifices de notre peuple, la cause des réfugiés et le droit de leur retour gardent encore leur flamme vivante alimentée par sa justice, et brûlant tous ceux qui cherchent à s’en rapprocher de façon malsaine.
De longues années ont montré que tous les complots visant la cause des réfugiés ont échoué, cette question étant devenue le pivot essentiel de la paix et de la stabilité dans la région. Il est devenu clair pour tous que tout règlement qui ne prend pas en compte la résolution de la question des réfugiés de façon juste, selon la résolution 194, échouera.
Le fait de l’affirmer n’est pas un luxe politique ni un désir d’extrémisme, comme certains se plaisent à le dire, mais comme le crime est toujours visible, le criminel connu ainsi que les victimes, et que toute solution juste doit être équitable envers les victimes et doit châtier le criminel, un minimum au moins.
Dans un rapport du 28 juin 1948 un émissaire international affirmait qu’il ne peut y avoir de solution juste et globale au conflit si le droit des réfugiés arabes au retour à leurs maisons dont ils ont été chassés n’était pas respecté, et il a poursuivi, disant : "C’est de l’effronterie et du mépris de tous les principes de justice humaine que de priver ces réfugiés innocents, qui sont victimes d’un conflit, de leur droit au retour à leurs maisons, alors que les Juifs continuent à émigrer de toutes les parties du monde vers la Palestine".
Cet émissaire, c’est M. Bernadotte qui a payé de sa vie une telle position, moins de quelques mois plus tard, lorsque les sionistes l’ont assassiné à al-Quds.
A partir de cette recommandation écrite par le sang du médiateur international Bernadotte, l’assemblée générale des Nations-Unies a essayé de trouver une solution juste à la question des réfugiés, en émettant le 12 décembre 1948 une résolution portant le numéro 194 dont le onzième paragraphe stipule : " qu’il y a lieu de permettre aux réfugiés qui le désirent, de rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et de vivre en paix avec leurs voisins, et que des indemnités doivent être payées à titre de compensation pour les biens de ceux qui décident de ne pas rentrer dans leurs foyers et pour tout bien perdu ou endommagé lorsque, en vertu des principes du droit international ou en équité, cette perte ou ce dommage doit être réparé par les Gouvernements ou autorités responsables" et "Donne pour instructions à la Commission de conciliation de faciliter le rapatriement, la réinstallation et le relèvement économique et social des réfugiés, ainsi que le paiement des indemnités, et de se tenir en liaison étroite avec le Directeur de l’Aide des Nations unies aux réfugiés de Palestine, et, par l’intermédiaire de celui-ci, avec les organes et institutions appropriés de l’Organisation des Nations unies" ;quant au troisième paragraphe, il stipule la création d’une commission de conciliation qui aura la responsabilité de faciliter le retour des réfugiés à leurs terres, ce qu’a refusé le gouvernement israélien qui continue à le refuser jusqu’à présent.
Face au refus et à cet entêtement israéliens, l’assemblée générale continue à affirmer sa position en votant annuellement la décision citée, en tant que solution juste de la question des réfugiés et la plus conforme aux principes des droits de l’homme, du droit international et le plus proche de la réalisation de la légalité internationale.
De plus, les décisions internationales favorables au droit de retour des réfugiés se sont suivies, l’assemblée générale vote la décision 394 le 14 décembre 1950, favorable au droit au retour, qui est soutenu par l’accord de Genève sur les droits des réfugiés en 1951, et il est réaffirmé dans la résolution 1191 émis le 13 décembre 1957, la résolution 535 de l’année 1965 ainsi que les résolutions 3628 et 2672 de l’année 1970,
mais aussi la résolution 3236 qui stipule dans son paragraphe 2 que le droit de retour des Palestiniens à leurs terres dont ils ont été expulsés et déracinés est inaliénable le considérant indispensable pour l’établissement de la paix et la sécurité dans la région.
De façon très rapide, la juste solution de la question des réfugiés est le retour des réfugiés palestiniens à leurs terres, il s’agit d’un droit garanti et déclaré par toutes les résolutions, les traités, les accords internationaux et notamment la décision 194 qui est considérée comme une des résolutions légales internationales le plus favorables à la légalité de la réclamation du droit au retour.
Pour cela, il est nécessaire de s’attacher fermement à cette résolution et à s’éloigner de toutes les explications qui peuvent l’affaiblir ou détruire son fondement, qui représente la légalité, la légitimité et la possibilité d’appliquer le droit au retour.
Cela est important en ce moment où de temps à autre apparaissent de multiples attitudes ou initiatives essayant de trouver une solution à la question des réfugiés en passant par-dessus cette résolution ou en la contournant en la vidant de son contenu, dans le meilleur des cas.
Certains vont encore plus loin en affirmant l’impossibilité de réaliser ce droit, en allant même jusqu’à le proposer en troc au bazar des initiatives, dont le plafond s’abaisse continuellement, sans compte ni contrôle, suscitant crainte et inquiétude, et même les doutes du fait de l’insistance israélienne à refuser absolument le droit au retour, en accord avec la position américaine exprimée par le président américain George Bush, qui a donné des garanties au premier ministre israélien Sharon lors de la visite de ce dernier à la Maison Blanche, en 2004 et il l’avait de nouveau ré-affirmé quelque mois avant la fin de se Présidence.
A partir de là, une grande précaution doit être exigée sur le plan palestinien pour ne pas tomber dans le piège visant le droit au retour et le remplacement du droit des réfugiés à retourner sur leurs terres par le retour partiel à l’Etat indépendant, dont la formation sur l’ensemble des terres occupées en 1967 reste cependant douteuse si elle est en accord avec Israël et les Etats-Unis, étant donné l’attitude israélienne, les tergiversations et les ajournements successifs, le refus d’appliquer les ententes de Sharm el-sheikh, avec un soutien américain clair au maintien des grands blocs de colonies, et le non-retour aux frontières de 1967 confirmant le choix auquel s’accroche le gouvernement israélien.
Il s’agit du choix de poursuivre l’agression et de nier les justes droits de notre peuple .
Que personne ne se leurre à propos des informations diffusées par l’occupation au sujet du retrait prochain de la bande de Gaza, car ce soi-disant retrait, si jamais il se réalise, le sera selon la vision israélienne, transformant la bande de Gaza en une grande prison, où ses habitants vont plonger, économiquement et socialement, au moment où Israël va poursuivre son siège.
Au même moment, il continuera à avaler ce qui reste des territoires palestiniens en Cisjordanie, car il poursuit l’agrandissement des colonies, la construction du mur de l’apartheid et les mesures d’isolement de la ville d’al-Quds et des territoires de Gaza, ainsi que les campagnes d’arrestation et le refus de libérer les prisonniers qui sont 11 000 à ce jour.
Tout ceci se déroule avec l’accord américain et européen, dans le cadre d’un silence de plomb de la part du comité quadripartite, de la communauté internationale et une dérobade honteuse des pays arabes.
Le souvenir de la Nakba et les traces plus ou moins douloureuses qu’elle a laissées, ont été une leçon pour ce peuple. Elles exigent une affirmation claire que le peuple palestinien, qui a refusé tous les plans de liquidation de la question des réfugiés, qui a insisté à s’attacher à ses droits légitimes, qui a offert des milliers de martyrs, de blessés et de prisonniers, pour les défendre, qui a vécu réfugié dans les conditions les plus difficiles, ce peuple restera attaché à ses droits, restera fermement attaché à son droit au retour comme il a été défini dans la résolution 194, qui confirme avec précision que le retour se fera à partir du choix personnel de chaque réfugié, ce qui signifie que le droit au retour est un droit personnel pour chaque réfugié, et personne ne peut le concéder ou le négocier.
63 ans après la Nakba, il est nécessaire de renouveler cet attachement au droit au retour, de rassembler les énergies populaires palestiniennes et ses soutiens de par le monde, pour mener des campagnes populaires les plus larges possibles, avec des manifestations et des congrès populaires pour l’exprimer.
Le comité "Libérez-les!" de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques, s'engagera partout où cela lui sera possible.
Il faut en même temps, activer tous les comités et institutions populaires agissant dans le domaine des réfugiés, prendre l’initiative de former des comités de défense du droit au retour dans toutes les villes, en suscitant les actions officielles pour activer la question des réfugiés et du droit au retour.
Le refus israélien n’affaiblit pas la force de la légitimité ni de la légalité du Peuple Palestinien, au contraire, il affaiblit la place et la crédibilité internationale d’Israël, en augmentant son isolement.
Quand le 8 mai 1945, quand des drapeaux algériens apparaissent dans les manifestations de Sétif, Guelma et Kherrata à l’annonce de la chute du nazisme en Europe, l’armée coloniale française commandée par le général Duval, et les milices civiles à la solde des grands propriétaires terriens, des industriels impérialistes et des commerçants issus des descendants du corps expéditionnaires de 1830 … tirent sur la foule…sans sommation !
Entre 18 000 et 35 000 morts selon les sources (pro-française ou pro-algérienne)… mais un chiffre est au moins sur : se sont des dizaines de milliers de morts qui ont été enterrés après avoir été exécutés par ceux qui venaient de participer à vaincre les armées fascistes hitlériennes et mussoliniennes… mais dont les généraux n’avaient pas réussi à empêcher l’avancée jusqu’à Berlin de l’Armée Rouge.
Ce jour est le 65ème anniversaire des massacres de Sétif, Guelma et Kherrata, l’anniversaire d’un des massacres les plus sanglants perpétrés par les troupes colonialistes françaises contre un peuple autochtone.
Il y a 65 ans, les places de France libérées du nazisme, étaient transformées en bal populaires pendant que les quartiers populaires de Sétif, Guelma et Kherrata, avides d’indépendance et de liberté, étaient transformés en morgue géante…
Le 8 mai 1945, de l’autre côté de la méditerranée, le drapeau bleu-blanc-rouge s’était transformé quelques heures en drapeau flanqué de la croix gammée…
Comme quoi brandir le drapeau national tricolore a parfois des saveurs amères, surtout pour le peuple des quartiers populaires, issu de l’immigration et de la colonisation !
Aujourd’hui les nazillons français, continuent à propager ses saloperies racistes et négationnistes, en écrivant que le mouvement national de libération de l’Algérie d’idéologie socialiste, était à l’origine de ce massacre, et en lien avec les nazis… pour préparer le soulèvement de la Toussaint, le 1er novembre 1954…
Ceux qui pavanent toujours en arborant les insignes nazis, qui montrent du doigt les mosquées, comme les nazis montraient les synagogues, qui fustigent la jeunesse issue de l’immigration comme les sources des dégradations sociales de nos vies, comme les nazis montraient les juifs allemands en 1933… contribuent à la négation du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et à la nécessité de mettre l’économie au service des peuples et pas l’inverse.
8 mai 1945, les nazis capitulent après avoir commis plus de 50 millions d’assassinats…et asservis des nations entières pendant 6 ans…
8 mai 1945, les dizaines de milliers d’algériens de Sétif, Guelma et Kherrata, subissent la folie meurtrière des colonialistes…
8 mai 2010, toujours des guerres en Irak, en Afghanistan, en Palestine, toujours du racisme et de la xénophobie, et toujours des menaces contre le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes… avec toujours en fond sonore les bruits de bottes…
Et toujours des morts et des martyrs, des exilés et colonisés, des torturés et des prisonniers… et toujours en lien avec le capitalisme et l’impérialisme.
Le comité « Libérez-les ! » sera toujours du côté des opprimés et des victimes du capitalisme, du colonialisme, du sionisme, du fascisme et de l’impérialisme.
Honneur aux martyrs de Sétif, Guelma et Kherrata.
Honneur au Peuple d’Algérie.
Jusqu'à la victoire !
Appel à la raison
Citoyens de pays européens, juifs, nous sommes impliqués dans la vie politique et sociale de nos pays respectifs. Quels que soient nos itinéraires personnels, le lien à l’État d’Israël fait partie de notre identité. L’avenir et la sécurité de cet État auquel nous sommes indéfectiblement attachés nous préoccupent.
Or, nous voyons que l’existence d’Israël est à nouveau en danger. Loin de sous-estimer la menace de ses ennemis extérieurs, nous savons que ce danger se trouve aussi dans l’occupation et la poursuite ininterrompue des implantations en Cisjordanie et dans les quartiers arabes de Jérusalem Est, qui sont une erreur politique et une faute morale. Et qui alimentent, en outre, un processus de délégitimation inacceptable d’Israël en tant qu’État.
C’est pourquoi nous avons décidé de nous mobiliser autour des principes suivants :
C’est dans cet esprit que nous appelons tous ceux qui se reconnaissent dans ces principes à signer et à faire signer cet appel.
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Un appel à la raison bien déraisonnable
Rudolf Bkouche ujfp (Union Juive Française pour la Paix) ijan (International Jewish AntiZionist Network)
Un appel doit être publié sous le titre JCall qui se veut un appel à la raison sur la question Israël-Palestine. Cet appel lancé par des Juifs d'Europe veut être l'analogue du JStreet des Etats-Unis. Mais si JStreet se présente comme un autre lobby juif (il faut entendre le terme lobby au sens anglo-saxon, un groupe de pression) pour contrer le pro-israélisme d'AIPAC, JCall apparaît essentiellement comme un appel à sauver Israël d'une politique israélienne qui le conduit, selon les auteurs du texte, au naufrage. Mais JCall oublie que la politique israélienne du gouvernement actuel à l'encontre des Palestiniens s'inscrit dans la continuité et que cette politique, avant que d'être la politique de tel ou tel parti est inspirée par une idéologie, le sionisme,
C'est le sionisme qui est en cause et les geignardises de "partisans de la paix" n'y peuvent rien. Se contenter de condamner la politique israélienne actuelle n'est qu'un leurre. Que les auteurs de ce texte soient sincères ou non importe peu. Plutôt que de reprendre point par point les quatre principes de l'appel, nous nous proposons démontrer en quoi ce texte n'ouvre aucune perspective, se contentant de ressasser le discours du sionisme de gauche. Le point essentiel de l'appel est le renvoi à l'Etat juif et démocratique, leit-motiv du discours sioniste de gauche. Quand bien même la solution : "deux peuples, deux Etats" serait encore possible, on ne peut que rappeler que 20% de la population de l'Etat d'Israël dans ses frontières de 1949 définies par ce que l'on appelle la ligne verte est palestinienne et n'a aucune raison de devenir juive si on donne à ce terme la définition nationale de la doctrine sioniste.
Dans ces conditions, demander que l'Etat d'Israël soit un Etat juif et démocratique revient à refuser la citoyenneté à une partie de sa population conduisant à une politique de discrimination, sauf à réaliser l'expulsion de la partie non juive de la population, ce que certains appelle pudiquement le transfert. En soutenant le principe d'un Etat juif et démocratique l'appel se situe dans un sionisme intransigeant oubliant que l'Etat d'Israël s'est construit au détriment des habitants de la terre sur laquelle il s'est constitué. Il est vrai que l'appel répond à ce qu'il considère comme un danger, la démographie. Des lorsqu'il a décidé de construire l'Etat juif en Palestine, le sionisme a rencontré le problème démographique.
Il s'est alors donné pour objectif de renverser la démographie de la Palestine en renforçant l'immigration juive, politique facilitée par le refus des Etats européens de recevoir les Juifs qui fuyaient les persécutions nazies. Après la décision de partage par l'ONU et la guerre de 1948, l'Etat d'Israël se retrouvait avec 78% du territoire palestinien, situation qu'il acceptait en attendant mieux. Le mieux est arrivé en 1967 avec l'achèvement de la conquête de la Palestine. Mais le gouvernement israélien de l'époque ne pouvait annexer les territoires conquis, ce qui lui aurait apporté un surplus de population indésirable.
Si, pour des raisons d'ordre symbolique l'Etat d'Israël annexait Jérusalem promis à devenir la "capitale éternelle" de l'Etat d'Israël, les gouvernements israéliens, à commencer par les gouvernements de gauche au pouvoir en 1967, ont pratiqué une politique d'annexion rampante sous la forme d'implantations, appelés communément en français "colonies". Ces annexions de fait rendent impossible la mise en place d'un Etat palestinien viable. Au mieux un tel Etat ne serait qu'une dépendance de l'Etat d'Israël. Tout cela l'appel ne le dit pas en laissant entendre que la solution réside dans le principe "deux peuples, deux Etats". Rappelons que cette solution a été proposée par Yasser Arafat en 1988 et renouvelé en 1993 avant la signature des Accords d'Oslo, proposition que l'Etat d'Israël n'a jamais voulu entendre. Et pourtant la proposition d'Arafat acceptait que l'Etat d'Israël occupe 78% de la Palestine, l'Etat de Palestine se contentant des 22% restant ; "la paix contre les territoires" pourrait-on dire.
Alors que signifie aujourd'hui cet appel au principe "deux peuples, deux Etats". Pour le comprendre il faut revenir à une fiction entretenue par les sionistes de gauche. On dénonce la guerre de 1967 et les implantations dans les territoires occupées mais on oublie 1948. Ainsi on se dispense de parler du sionisme et de la conquête de la Palestine. On peut alors attaquer les gouvernements de droite en oubliant que les gouvernements de gauche ont pratiqué la même politique et dénoncer les "méchants colons" qui dénaturent le sionisme et mettent l'Etat d'Israël en danger. Effectivement il y a, pour les sionistes de gauche, un double danger, le danger démographique dont nous avons parlé ci-dessus, la dégradation de la belle image d'Israël, ce petit pays entouré d'ennemis qui a su reconstituer l'antique nation d'Israël et faire fleurir le désert.
Aujourd'hui l'Etat d'Israël apparaît comme un pays guerrier, celui de l'agression contre Gaza, agression qui comprend à la fois les bombardements contre les civils de l'hiver 2008-2009 et le blocus qui empêche la population de Gaza de vivre normalement, celui aussi de l'occupation de la Cisjordanie dont on prend conscience de la brutalité, celui enfin de la discrimination à l'encontre de la population non juive de l'Etat d'Israël. C'est cela qui fait la trame de JCall : sauver Israël. Cet appel à la raison qui se veut un appel pour la paix n'est en fait qu'un appel à venir au secours d'Israël. Les Palestiniens ne comptent pas, sauf pour dire qu'ils représentent un danger démographique pour Israël. Il faut donc organiser un divorce à l'amiable pour permette à Israël de trouver la paix en tant qu'Etat juif et démocratique.
Il suffit de lire les commentaires de certains signataires pour comprendre combien ils sont contradictoires entre eux mais aussi contradictoires à l'appel. Apparaissant comme un appel à la paix, JCall a été entendu comme tel par nombre de signataires ; on comprend alors qu'ils l'aient signé même s'ils émettent des réserves sur les termes de cet appel. Cela s'appelle, de la part des auteurs du texte, de la manipulation. On se présente à peu de frais comme des partisans de la paix, et en ce qui concerne la France comme une autre voix juive qui s'oppose à un CRIF qui apparaît de plus en plus comme la voix du gouvernement israélien.
En cela JCall relève de la malhonnêteté intellectuelle.
BEYROUTH – Alors qu’elle s’apprêtait à prononcer son discours sur « les défis juridiques du 21e siècle », la ministre française de la Justice Michèle Alliot-Marie a été réprimandée par un groupe de supporters du détenu libanais en France Georges Ibrahim Abdallah.
« Vous ne pouvez pas parler de justice tant que Georges Ibrahim Abdallah est toujours en prison », a crié un des supporteurs alors présent dans la salle. « Libérez Georges Ibrahim Abdallah ! Libérez Georges Ibrahim Abdallah ! », ont réclamé les supporteurs avant d’être évacués de la salle par les agents de sécurité.
Conviée par l’Ordre des Avocats au Liban, la ministre française a discouru sur « les défis juridiques du 21e siècle », à la Maison de l’Avocat à Beyrouth, en présence de la bâtonnière du Barreau de Beyrouth Me. Amal Haddad, le ministre de la Justice Ibrahim Najjar, d’un public de juristes, diplomates, hommes politiques, avocats et magistrats.
iloubnan.info - Le 24 avril 2010
http://www.iloubnan.info/politique/actualite/id/45111
Repris sur http://liberonsgeorges.over-blog.com le 24/4/2010/
Nord 16 et 17 avril 2010 Pas-de-Calais
Journées internationales
de soutien aux prisonniers politiques.
Le vendredi 16 avril à 18h30,
Espace Marx, rue Salengro à Lille Hellemmes.
Le samedi 17 avril à 14h30,
à l’Auberge de l’Abbaye, à Mont-saint-Eloi.
En 1975, le Font populaire de Libération de la Palestine (FPLP) faisait du 17 avril la Journée internationale des Prisonniers politiques.
Un appel relayé plus tard par les militants indépendantistes basques puis par de nombreux mouvements internationaux, qui désormais, partout dans le monde, célèbrent cette journée en soutien aux prisonniers incarcérés en raison de leur combat contre l’impérialisme, le colonialisme, le sionisme, le fascisme… Contre le capitalisme !
A l’initiative du comité « Libérez-les ! » de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques (59 – 62) qui, chaque année, commémore cette journée, les organisations signataires de cet appel, souhaitent donner tout l’éclat qu’elle mérite à cette 35ème Journée mondiale de mobilisation et de solidarité internationaliste.
A Lille (Nord) et Mont-saint-Eloi (près d’Arras -Pas-de-Calais), deux rencontres sur le thème des conditions concrètes d’incarcération réservées aux prisonniers politiques seront ainsi proposées… Des intervenants extérieurs ont été invités.
La crise du capitalisme, la résistance aux impérialismes qui prétendent exercer une hégémonique domination sur les peuples, et surtout la montée des radicalités, entraînent un renforcement des mesures de répression à l’égard des militants anticapitalistes, anti-impérialistes, anticolonialistes et antisionistes…Toute résistance déterminée est désormais qualifiée de terrorisme !
Ces prisonniers politiques, de guerre et d’opinion font l’objet de mesures d’incarcération massives, longues comme Georges Ibrahim Abdallah et parfois préventives comme « ceux de Tarnac ».
En Palestine occupée plus de 11 000, hommes, femmes, enfants sont emprisonnés, parfois de longues années sans condamnation, ils subissent des mauvais traitements et des tortures. Ce sont les victimes et des otages des sionistes criminels qui poursuivent leur guerre contre le peuple de Palestine avec le soutien détestable des puissances impérialistes, dont les Etats-Unis, l’Europe et le gouvernement français actuel.
Au Pays basque près de 800 prisonniers politiques, et des mesures « d’illégalisation » des organisations populaires, anti répressives et de la jeunesse… Les condamnations sont lourdes en Espagne comme en France, quand des militants ne sont carrément pas exécutés comme au temps de la guerre sale menée par les GAL dans les années 80/90... En France 29 morts. ! Ainsi en 2009, Jon Anza, militant basque est mort sur le sol français... A t-il été victime d’une exécution de la part d’éléments des forces spéciales espagnoles ? Beaucoup le pensent !
En Italie, aux 97 prisonniers politiques, militants des années de plomb, se sont ajoutés les « arrêtés du 12 février 2007 », des militants anti-impérialistes, condamnés « préventivement », sans que ne fut commis aucun acte justifiant des peines énormes allant jusqu’à 18 ans pour certains !
Aux Etats-Unis depuis 12 ans, 5 patriotes cubains sont enfermés pour avoir infiltré la mafia terroriste cubaine de Miami qui envisageait des sabotages sur l’Ile de Cuba. Ils ont été injustement condamnés à des peines allant de 15 ans à 2 fois perpétuité. Malgré la reconnaissance par la Cour Suprême US que les procès ont été tronqués, et la solidarité de 12 Prix Nobel, ils restent emprisonnés sur décision prise par le réactionnaire GW Bush.
Le 1er avril 2010, la Cour d’appel a enfin accordé un régime de semi-liberté conditionnelle à Georges Cipriani, l’un des deux derniers militants du groupe Action Directe encore incarcérés. Il reste maintenant à lutter pour la libération de Jean-Marc Rouillan, réincarcéré suite à la sombre histoire d’un article de presse jugé subversif.
Pour les militants emprisonnés, depuis 30 ans pour certains, les conditions de détention s’aggravent. Pression morale, tracasseries administratives, privation du droit de visite familiale ou simplement d’expression, refus des mises en liberté conditionnelle... et même tortures, sont le lot quotidien… Mais rares sont les médias qui osent en parler ! Et pourtant des mouvements de résistance s’expriment à l’intérieur des prisons, là aussi le silence des médias est total.
La bourgeoisie leur fait payer au prix fort leur absence de reniement, leur indéfectible fidélité à un engagement au service d’une société débarrassée des miasmes de l’exploitation de l’homme par l’homme… Elle affuble ces hommes et ces femmes, épris de liberté et de fraternité ou qui rêvent d’indépendance pour leur pays, du titre de « terroristes ». Accusation prétexte à fouler au pied les droits les plus élémentaires de la personne humain et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
A l’heure où les sociétés capitalistes s’interrogent sur les moyens d’assurer leur pérennité, la néo-fascisation des Etats est à l’ordre du jour. Les mesures d’exception et les lois liberticides deviennent la norme et s’introduisent dans le champ social.
Aujourd’hui force est de constater que, manifestants antifascistes, sans papiers, droitdelhommistes, travailleurs grévistes et syndicalistes défenseurs de l’outil de travail, sont aussi assimilés à des délinquants et même à des terroristes !
C’est sur ces expériences vécues sur trois continents :
- Europe (militants d’AD, Basques, Corses, Italiens, Kurdes, Turcs, Allemands)
- Etats-Unis (militants cubains, afro-américains, amérindiens)
- Moyen-Orient (militants palestinien, libanais)
Que seront évoquées les situations et le sort réservé :
- à Jean-Marc Rouillan, prisonnier d’Action Directe incarcéré depuis 1987.
- aux arrêtés Italiens du « 12 février 2007 ».
- aux prisonniers Basques, Corses, Kurdes et Turcs.
- à Ahmad Sadaat, dirigeant du FPLP et aux 11000 prisonniers palestiniens.
- à Salah Hamouri, Franco-palestinien enfermé en Israël depuis 2005.
- à Georges Ibrahim Abdallah, communiste libanais détenu en France depuis 1984.
- Aux cinq patriotes Cubains incarcérés aux Etats-Unis depuis 1998 pour avoir infiltré des réseaux terroristes de la mafia cubaine de Miami…à Mumia Abu Jamal et Léonard Pelletier.
Nous, signataires, exigeons qu’on reconnaisse le statut de prisonniers politiques à tous ces militants et militantes. Nous, signataires, appelons tous les militants, les citoyens engagés, les défenseurs de la liberté et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, les anticolonialistes, les anti-impérialistes, les antifascistes, les antisionistes, à participer activement à ces 2 journées de solidarité internationaliste.
Signataires : Comité « Libérez-les ! », Comité Solidarité Basque de Lille, AFPS 59-62, Comité régional (59-62) de soutien à Salah Hamouri, PCF Arras, Comité France-Cuba Lille Métropole, Cercle Henri Barbusse de culture ouvrière et populaire, Coordination Communiste 59/62, L’inter, Capjo Europalestine, Union des Juifs de France pour la Paix
Soutenus par : Comité Solidarité Liberté (B), Rote Hilfe (D) Comité pour la libération de Georges Abdallah (F), Amigi –Parenti (I), NLPF (F), No Border (GB), IFC (IRL),
+ d’infos sur les sites des signataires
Expos-tables de lecture-musique-rafraichissements
Nord 16 et 17 avril 2010 Pas-de-Calais
Journées internationales
de soutien aux prisonniers politiques.
Le vendredi 16 avril à 18h30,
Espace Marx, rue Salengro à Lille Hellemmes.
Le samedi 17 avril à 14h30,
à l’Auberge de l’Abbaye, à Mont-saint-Eloi.
En 1975, le Font populaire de Libération de la Palestine (FPLP) faisait du 17 avril la Journée internationale des Prisonniers politiques.
Un appel relayé plus tard par les militants indépendantistes basques puis par de nombreux mouvements internationaux, qui désormais, partout dans le monde, célèbrent cette journée en soutien aux prisonniers incarcérés en raison de leur combat contre l’impérialisme, le colonialisme, le sionisme, le fascisme… Contre le capitalisme !
A l’initiative du comité « Libérez-les ! » de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques (59 – 62) qui, chaque année, commémore cette journée, les organisations signataires de cet appel, souhaitent donner tout l’éclat qu’elle mérite à cette 35ème Journée mondiale de mobilisation et de solidarité internationaliste.
A Lille (Nord) et Mont-saint-Eloi (près d’Arras -Pas-de-Calais), deux rencontres sur le thème des conditions concrètes d’incarcération réservées aux prisonniers politiques seront ainsi proposées… Des intervenants extérieurs ont été invités.
La crise du capitalisme, la résistance aux impérialismes qui prétendent exercer une hégémonique domination sur les peuples, et surtout la montée des radicalités, entraînent un renforcement des mesures de répression à l’égard des militants anticapitalistes, anti-impérialistes, anticolonialistes et antisionistes…Toute résistance déterminée est désormais qualifiée de terrorisme !
Ces prisonniers politiques, de guerre et d’opinion font l’objet de mesures d’incarcération massives, longues comme Georges Ibrahim Abdallah et parfois préventives comme « ceux de Tarnac ».
En Palestine occupée plus de 11 000, hommes, femmes, enfants sont emprisonnés, parfois de longues années sans condamnation, ils subissent des mauvais traitements et des tortures. Ce sont les victimes et des otages des sionistes criminels qui poursuivent leur guerre contre le peuple de Palestine avec le soutien détestable des puissances impérialistes, dont les Etats-Unis, l’Europe et le gouvernement français actuel.
Au Pays basque près de 800 prisonniers politiques, et des mesures « d’illégalisation » des organisations populaires, anti répressives et de la jeunesse… Les condamnations sont lourdes en Espagne comme en France, quand des militants ne sont carrément pas exécutés comme au temps de la guerre sale menée par les GAL dans les années 80/90... En France 29 morts. ! Ainsi en 2009, Jon Anza, militant basque est mort sur le sol français... A t-il été victime d’une exécution de la part d’éléments des forces spéciales espagnoles ? Beaucoup le pensent !
En Italie, aux 97 prisonniers politiques, militants des années de plomb, se sont ajoutés les « arrêtés du 12 février 2007 », des militants anti-impérialistes, condamnés « préventivement », sans que ne fut commis aucun acte justifiant des peines énormes allant jusqu’à 18 ans pour certains !
Aux Etats-Unis depuis 12 ans, 5 patriotes cubains sont enfermés pour avoir infiltré la mafia terroriste cubaine de Miami qui envisageait des sabotages sur l’Ile de Cuba. Ils ont été injustement condamnés à des peines allant de 15 ans à 2 fois perpétuité. Malgré la reconnaissance par la Cour Suprême US que les procès ont été tronqués, et la solidarité de 12 Prix Nobel, ils restent emprisonnés sur décision prise par le réactionnaire GW Bush.
Le 1er avril 2010, la Cour d’appel a enfin accordé un régime de semi-liberté conditionnelle à Georges Cipriani, l’un des deux derniers militants du groupe Action Directe encore incarcérés. Il reste maintenant à lutter pour la libération de Jean-Marc Rouillan, réincarcéré suite à la sombre histoire d’un article de presse jugé subversif.
Pour les militants emprisonnés, depuis 30 ans pour certains, les conditions de détention s’aggravent. Pression morale, tracasseries administratives, privation du droit de visite familiale ou simplement d’expression, refus des mises en liberté conditionnelle... et même tortures, sont le lot quotidien… Mais rares sont les médias qui osent en parler ! Et pourtant des mouvements de résistance s’expriment à l’intérieur des prisons, là aussi le silence des médias est total.
La bourgeoisie leur fait payer au prix fort leur absence de reniement, leur indéfectible fidélité à un engagement au service d’une société débarrassée des miasmes de l’exploitation de l’homme par l’homme… Elle affuble ces hommes et ces femmes, épris de liberté et de fraternité ou qui rêvent d’indépendance pour leur pays, du titre de « terroristes ». Accusation prétexte à fouler au pied les droits les plus élémentaires de la personne humain et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
A l’heure où les sociétés capitalistes s’interrogent sur les moyens d’assurer leur pérennité, la néo-fascisation des Etats est à l’ordre du jour. Les mesures d’exception et les lois liberticides deviennent la norme et s’introduisent dans le champ social.
Aujourd’hui force est de constater que, manifestants antifascistes, sans papiers, droitdelhommistes, travailleurs grévistes et syndicalistes défenseurs de l’outil de travail, sont aussi assimilés à des délinquants et même à des terroristes !
C’est sur ces expériences vécues sur trois continents :
- Europe (militants d’AD, Basques, Corses, Italiens, Kurdes, Turcs, Allemands)
- Etats-Unis (militants cubains, afro-américains, amérindiens)
- Moyen-Orient (militants palestinien, libanais)
Que seront évoquées les situations et le sort réservé :
- à Jean-Marc Rouillan, prisonnier d’Action Directe incarcéré depuis 1987.
- aux arrêtés Italiens du « 12 février 2007 ».
- aux prisonniers Basques, Corses, Kurdes et Turcs.
- à Ahmad Sadaat, dirigeant du FPLP et aux 11000 prisonniers palestiniens.
- à Salah Hamouri, Franco-palestinien enfermé en Israël depuis 2005.
- à Georges Ibrahim Abdallah, communiste libanais détenu en France depuis 1984.
- Aux cinq patriotes Cubains incarcérés aux Etats-Unis depuis 1998 pour avoir infiltré des réseaux terroristes de la mafia cubaine de Miami…à Mumia Abu Jamal et Léonard Pelletier.
Nous, signataires, exigeons qu’on reconnaisse le statut de prisonniers politiques à tous ces militants et militantes. Nous, signataires, appelons tous les militants, les citoyens engagés, les défenseurs de la liberté et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, les anticolonialistes, les anti-impérialistes, les antifascistes, les antisionistes, à participer activement à ces 2 journées de solidarité internationaliste.
Signataires : Comité « Libérez-les ! », Comité Solidarité Basque de Lille, AFPS 59-62, Comité régional (59-62) de soutien à Salah Hamouri, PCF Arras, Comité France-Cuba Lille Métropole, Cercle Henri Barbusse de culture ouvrière et populaire, Coordination Communiste 59/62, L’inter, Capjo Europalestine, Union des Juifs Progressistes de France,
Soutenus par : Comité Solidarité Liberté (B), Rote Hilfe (D) Comité pour la libération de Georges Abdallah (F), Amigi –Parenti (I), NLPF (F), No Border (GB), IFC (IRL),
+ d’infos sur les sites des signataires
Expos-tables de lecture-musique-rafraichissements
Nord 16 et 17 avril 2010 Pas-de-Calais
Journées internationales
de soutien aux prisonniers politiques.
Le vendredi 16 avril à 18h30,
Espace Marx, rue Salengro à Lille Hellemmes.
Le samedi 17 avril à 14h30,
à l’Auberge de l’Abbaye, à Mont-saint-Eloi.
En 1975, le Font populaire de Libération de la Palestine (FPLP) faisait du 17 avril la Journée internationale des Prisonniers politiques.
Un appel relayé plus tard par les militants indépendantistes basques puis par de nombreux mouvements internationaux, qui désormais, partout dans le monde, célèbrent cette journée en soutien aux prisonniers incarcérés en raison de leur combat contre l’impérialisme, le colonialisme, le sionisme, le fascisme… Contre le capitalisme !
A l’initiative du comité « Libérez-les ! » de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques (59 – 62) qui, chaque année, commémore cette journée, les organisations signataires de cet appel, souhaitent donner tout l’éclat qu’elle mérite à cette 35ème Journée mondiale de mobilisation et de solidarité internationaliste.
A Lille (Nord) et Mont-saint-Eloi (près d’Arras -Pas-de-Calais), deux rencontres sur le thème des conditions concrètes d’incarcération réservées aux prisonniers politiques seront ainsi proposées… Des intervenants extérieurs ont été invités.
La crise du capitalisme, la résistance aux impérialismes qui prétendent exercer une hégémonique domination sur les peuples, et surtout la montée des radicalités, entraînent un renforcement des mesures de répression à l’égard des militants anticapitalistes, anti-impérialistes, anticolonialistes et antisionistes…Toute résistance déterminée est désormais qualifiée de terrorisme !
Ces prisonniers politiques, de guerre et d’opinion font l’objet de mesures d’incarcération massives, longues comme Georges Ibrahim Abdallah et parfois préventives comme « ceux de Tarnac ».
En Palestine occupée plus de 11 000, hommes, femmes, enfants sont emprisonnés, parfois de longues années sans condamnation, ils subissent des mauvais traitements et des tortures. Ce sont les victimes et des otages des sionistes criminels qui poursuivent leur guerre contre le peuple de Palestine avec le soutien détestable des puissances impérialistes, dont les Etats-Unis, l’Europe et le gouvernement français actuel.
Au Pays basque près de 800 prisonniers politiques, et des mesures « d’illégalisation » des organisations populaires, anti répressives et de la jeunesse… Les condamnations sont lourdes en Espagne comme en France, quand des militants ne sont carrément pas exécutés comme au temps de la guerre sale menée par les GAL dans les années 80/90... En France 29 morts. ! Ainsi en 2009, Jon Anza, militant basque est mort sur le sol français... A t-il été victime d’une exécution de la part d’éléments des forces spéciales espagnoles ? Beaucoup le pensent !
En Italie, aux 97 prisonniers politiques, militants des années de plomb, se sont ajoutés les « arrêtés du 12 février 2007 », des militants anti-impérialistes, condamnés « préventivement », sans que ne fut commis aucun acte justifiant des peines énormes allant jusqu’à 18 ans pour certains !
Le 1er avril 2009, la Cour d’appel a enfin accordé un régime de semi-liberté conditionnelle à Georges Cipriani, l’un des deux derniers militants du groupe Action Directe encore incarcérés. Il reste maintenant à lutter pour la libération de Jean-Marc Rouillan, réincarcéré suite à la sombre histoire d’un article de presse jugé subversif.
Pour les militants emprisonnés, depuis 30 ans pour certains, les conditions de détention s’aggravent. Pression morale, tracasseries administratives, privation du droit de visite familiale ou simplement d’expression, refus des mises en liberté conditionnelle... et même tortures, sont le lot quotidien… Mais rares sont les médias qui osent en parler ! Et pourtant des mouvements de résistance s’expriment à l’intérieur des prisons, là aussi le silence des médias est total.
La bourgeoisie leur fait payer au prix fort leur absence de reniement, leur indéfectible fidélité à un engagement au service d’une société débarrassée des miasmes de l’exploitation de l’homme par l’homme… Elle affuble ces hommes et ces femmes, épris de liberté et de fraternité ou qui rêvent d’indépendance pour leur pays, du titre de « terroristes ». Accusation prétexte à fouler au pied les droits les plus élémentaires de la personne humain et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
A l’heure où les sociétés capitalistes s’interrogent sur les moyens d’assurer leur pérennité, la néo-fascisation des Etats est à l’ordre du jour. Les mesures d’exception et les lois liberticides deviennent la norme et s’introduisent dans le champ social.
Aujourd’hui force est de constater que, manifestants antifascistes, sans papiers, droitdelhommistes, travailleurs grévistes et syndicalistes défenseurs de l’outil de travail, sont aussi assimilés à des délinquants et même à des terroristes !
C’est sur ces expériences vécues sur trois continents :
- Europe (militants d’AD, Basques, Corses, Italiens, Kurdes, Turcs, Allemands)
- Etats-Unis (militants cubains, afro-américains, indiens)
- Moyen-Orient (militants palestinien, libanais)
Que seront évoquées les situations et le sort réservé :
- à Jean-Marc Rouillan incarcéré depuis 1987.
- aux arrêtés Italiens du « 12 février 2007 ».
- aux prisonniers Basques, Corses, Kurdes et Turcs.
- à Ahmad Sadaat, dirigeant du FPLP et aux 11000 prisonniers palestiniens.
- à Salah Hamouri, Franco-palestinien enfermé en Israël depuis 2005.
- à Georges Ibrahim Abdallah, communiste libanais détenu en France depuis 27 ans.
- Aux cinq patriotes Cubains incarcérés aux Etats-Unis depuis 1998 pour avoir infiltré des réseaux terroristes de la mafia cubaine de Miami…à Mumia Abu Jamal et Léonard Pelletier.
Nous, signataires, exigeons qu’on reconnaisse le statut de prisonniers politiques à tous ces militants et militantes.
Nous, signataires, appelons tous les militants, les citoyens engagés, les défenseurs de la liberté et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, les anticolonialistes, les anti-impérialistes, les antifascistes, les antisionistes, à participer activement à ces 2 journées de solidarité internationaliste.
Expos-tables de lecture-musique-rafraichissements
SAMEDI 17 AVRIL A 14H30 A L'AUBERGE DE L'ABBAYE
A MONT St ELOI (8kms d'Arras)
Le 17 avril 1975, la journée de solidarité internationale avec les prisonniers politiques, a été instaurée à l’initiative du FPLP.
Le 17 avril 2010, dans le cadre du 35ème anniversaire de cet appel, plusieurs collectifs, comités, mouvements... organisent collectivement une après-midi de débats et de solidarité internationaliste avec les prisonniers politiques, anticapitalistes, anti-impérialistes, anticolonialistes et antisionistes... en 3 thèmes et 3 continents :
- La situation des derniers militants politiques d’Action directe encore emprisonnés qui viennent d’entrer dans leur 24ème année: celles des prisonniers basques incarcérés des deux côtés: celles des italiens \" les arrêtés du 12 février\".
- La situation des 11 000 prisonniers politiques palestiniens dont Ahmad Saadat secrétaire général du FPLP,et celle des militants pro-palestiniens: Salah Hammouri prisonnier politique depuis 5 ans en Israël : Georges Ibrahim Abdallah, prisonnier politique depuis 26 ans en France et libérable depuis 1999.
- La situation des 5 prisonniers, patriotes cubains, emprisonnés depuis 12 ans aux Etats Unis, et de Mumia Abu Jamal.
SOYONS NOMBREUX, LA SOLIDARITE EST NOTRE ARME !
MOBILISATION NATIONALE CONTRE AGREXCO :
TOUS À MONTPELLIER ET À SÈTE LE 6 MARS ! (depart de lille le vendredi 05 mars)
SAMEDI 6 MARS sera une grande journée de mobilisation internationale contre AGREXCO/Carmel, entreprise israélienne qui importe des fruits, légumes et fleurs de l’occupation, de la colonisation et des crimes de guerre. En France, elle se traduira par une convergence de milliers de personnes venues non seulement du Languedoc-Roussillon, mais de toutes les régions de France pour dire non à l’implantation d’Agrexco dans le port de Sète. Inscrivez-vous dès maintenant ! La campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) contre l’occupant israélien ne cesse de se développer dans le monde entier. Et la journée du 6 mars marquera une nouvelle étape dans le refus de collaboration avec l’occupation et les crimes de guerre israéliens.
C’est pourquoi nous devons être très nombreux, toutes affaires cessantes, à aller demander aux élus qui siègent au Conseil Régional du Languedoc-Roussillon, ainsi qu’à tous les candidats aux élections régionales qui réclament nos voix le 14 et le 21 mars de ne pas collaborer avec le terrorisme d’Etat israélien. Georges Frêche, sioniste et raciste (ce qui va en général de pair) veut favoriser l’implantation d’Agrexco dans le port de Sète, avec l’argent du contribuable, sans aucune consultation de la population, et au détriment des agriculteurs de la région. C’est sans doute ce qu’il appelle la démocratie, mais, nous n’en n’avons pas la même conception.
Et nous allons le faire savoir ! La coalition anti-Agrexco lance un appel à venir massivement, le samedi 6 mars, dire non à cet encouragement aux constantes violations du droit international par Israël, qui se traduisent par le nettoyage ethnique de la population palestinienne, spoliée de ses terres, emmurée, emprisonnée, affamée et bombardée. Un rassemblement est prévu le samedi matin 6 mars à Montpellier, devant le Conseil régional. Il sera suivi d’une marche jusqu’au port de Sète. Des départs s’organisent à partir de toutes les villes de France, en cars, en co-voiturage et en train. Pour participer à cette mobilisation pour le droit et la justice, afin de faire connaître nos attentes à ceux qui déclarent nous représenter, comme à ceux qui ont l’ambition de se faire élire pour porter nos aspirations: (des centaines de personnes se sont déjà inscrites, départ de plusieurs ville de France)...
A partir de Lille, un car est possible, Le départ se fera entre 18h et 18h30 le 05 Mars, Le coût du voyage est de 60 euros (aller-retour et petit-déjeuner compris) pour les adultes, et de 30 euros pour les jeunes de 12 à 18 ans. Pour les réservations de Lille Merci de contacter : claudedancette@orange.fr DEROULEMENT DE LA JOURNEE : 8h – à 8 H 45 :
Rassemblement devant le Conseil Régional à Montpellier, prise de paroles des têtes de listes Régionales pour exprimer le refus d’Agrexco, puis en route pour Sète (à pied, en cars ou en voitures, selon les capacités "sportives" de chacun) 12h -12h30 : Pause-déjeuner sur la route 16h15 : marche en direction du port et rassemblement sur le port jusqu’à 18 H 30. Ceux qui comptent arriver en train à Montpellier le samedi matin, et souhaiteraient rejoindre la Marche, peuvent contacter Nabil au 06 35 16 75 89 pour lui indiquer leur heure d’arrivée. Inscrivez-vous (en famille) si ce n’est pas encore fait, et faites passer l’info !
D’avance merci. PALESTINE VIVRA ! FARID CAPJPO-EuroPalestine capjpo-lille@live.fr - http://europalestine.com
Samedi matin à Toulouse, Marcelle, la maman de Jean-Marc Rouillan, Marcelle, 87 ans : « C'est devenu trop long maintenant, explique l'octogénaire. J'aurai aimé voir mon fils libre avant de mourir. Le temps presse. Je ne vois pas ce qu'on peut dire de plus. La prison de Muret, je peux y aller facilement mais la Pitié Salpêtrière… ».
Le collectif de soutien rappelle que Jean-Marc Rouillan, 57 ans et incarcéré depuis vingt-trois ans, ce dimanche. Selon lui, à titre d'exemple. Les autres membres d'Action Directe sont soit décédé, telle Joëlle Aubron en 2006 après avoir obtenu une réduction de peine pour raisons médicales, ou en liberté conditionnelle comme Nathalie Ménigon, handicapée moteur après deux AVC.
Restent Jean-Marc Rouillan et Georges Cipriani toujours prisonniers pour avoir notamment refusé de renier leur passé.
Soutien aux camarades enfermés depuis 23 ans, exigeons leur libération !
Rassemblement devant la prison de Fresnes le samedi 20 février à 13h30 !
départ collectif et en co-voiturage d'Arras (et peut être de Lille), rendez vous à la gare à 10h00.
Pour des raisons d'orga, impératif de prévenir de votre présence avant le jeudi 18 février. sur le mail liberez.les@gmail.com ou au 06-19-15-74-98
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Action-directe.net ; CNT santé social et collectivités territoriales ; Collectif Bboykonsian/La k-bine ; Collectif de soutien aux prisonniers d’Action directe – Montpellier ; Collectif des amis et camarades des prisonniers d’Action directe, Frankfort … Paris ; Comité Libérez-les ! de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques (59-62) ; Commission pour un Secours Rouge International (Bruxelles-Zürich) ; Libérez Les Prisonniers – Bordeaux (LLP 33) ; Secours Rouge (Belgique); Solidarité et Liberté (Belgique)
Arrêtés avec Joëlle Aubron et Nathalie Ménigon en tant que militants d’Action directe, Georges Cipriani et Jean Marc Rouillan sont en prison depuis février 1987 ! Action directe était une organisation qui a fait le choix de la lutte armée en Europe de l’Ouest dans les années 1980. A partir de mai 1979 cette organisation a réalisé des actions contre des institutions de décisions politiques de l´État. En 85/86 AD menait, entre autre, les opérations contre le responsable pour l’État français de la vente d’armes, et contre le P-DG de Renault, responsable de restructurations industrielles et de licenciements de masse. Les quatre d´AD ont été condamnés à perpétuité avec une peine de sûreté de 18 ans. L’État visait leur anéantissement physique et psychique. Ils furent soumis à un traitement spécial : torture par l’isolement, interdiction ou restriction des contacts et de la communication à l’intérieur de la prison et vers l’extérieur. Après 17 ans de prison, les médecins ont diagnostiqué à Joëlle Aubron une tumeur cancéreuse avancée. La mobilisation permit sa libération en suspension de peine en juin 2004. Joëlle est décédée le 1er mars 2006.
Après la période des 18 ans de peine de sûreté, la mobilisation pour la libération de Georges Cipriani, Nathalie Ménigon et Jean-Marc Rouillan se renforça. Il y eut des campagnes de presse, des actions publiques, des meeting, des concerts, des rassemblements et d'autres actions de solidarité pour remettre la question des prisonniers d'Action directe à l’ordre du jour.
Après plus de vingt ans de prison, Nathalie Ménigon et Jean-Marc Rouillan obtinrent une semi-liberté. Les restrictions associées à cet aménagement de peine comprenaient une interdiction de se prononcer publiquement sur les faits pour lesquels ils avaient été condamnés, et par conséquent sur leur histoire et sur le contexte politique de l´époque. Jean-Marc donna une interview qui lui valut la révocation totalement arbitraire de sa semi-liberté.
La dernière demande de libération de Georges Cipriani lui fut refusée en appel aux motifs, entre autres, qu'il continue à se prononcer politiquement et qu’il signe toujours ses déclarations en tant que prisonnier d'Action directe. Il lui fut également reproché de ne pas exprimer de regrets. Il est ainsi le seul militant d’Action directe emprisonné qui n'ait bénéficié d’aucun jour de liberté après plus de 22 ans de détention.
Quelques mois après l’annulation de sa semi-liberté, l’état de santé de Jean-Marc Rouillan s’est dégradé. L’administration pénitentiaire a attendu la dernière limite avant de l’hospitaliser d’urgence. Le syndrome de Chester-Erdheim, maladie grave et évolutive, fut diagnostiqué. Cette maladie devrait être traitée, selon les spécialistes, avant la manifestation d’une nouvelle crise. Mais un tel traitement est incompatible avec la détention. Jean-Marc est retourné en prison, sans soins. Les procureurs lui ont dit de prendre ses distances avec l´histoire d´AD et d´exprimer des regrets s´il voulait sortir pour être soigné. L´État veut le laisser mourir en prison.
Nous demandons la libération immédiate de Georges Cipriani et de Jean-Marc Rouillan !
Gaza, 1 an après:
Grande Manifestation Samedi 6 Février 2010 à 14h
Départ Place de la République
en direction de l'ambassade d'Israël
Gaza, 1 an après:
Briser 3 ans de siège israélien, juger les criminels de guerre, sanctionner Israël
Le 27 décembre marquait le premier anniversaire du début de l'agression israélienne contre les Palestiniens de la Bande de Gaza. Les bombardements massifs, les destructions et les massacres (plus de 1400 victimes palestiniennes dont une majorité de civils), sont venus s'ajouter aux effets désastreux du siège total, suscitant l'indignation des opinions publiques internationales. En France, le 10 janvier dernier, nous étions 300 000, unis dans la diversité, à l'appel du Collectif National, dans 100 villes de France.
Les Nations-Unies ont depuis explicitement endossé le rapport du juge Goldstone. Celui-ci demande une levée immédiate du bouclage de Gaza et affirme notamment que l'armée israélienne a sans doute commis des crimes de guerre, voire des crimes contre l'humanité.
Un an après, l'objet de nos mobilisations reste d'actualité. Le blocus est toujours aussi dur, si ce n'est plus puisqu'il interdit en plus toute reconstruction des habitations et édifices détruits. Le gouvernement d'extrême-droite israélien refuse tout compromis. Il faut briser le siège, juger les criminels de guerre, sanctionner Israël. Face à l'impasse des négociations entre Israéliens et Palestiniens, c'est à nous, citoyens, organisations de la société civile, syndicats et partis politiques d'amener nos dirigeants à imposer le respect du droit international.
Gaza, 1 an après: Grande Manifestation
Samedi 6 Février 2010 à 14h
signataires :
Agir contre le Colonialisme Aujourd’hui Alliance For Freedom And Dignity –France (AFD-France), Association des travailleurs maghrébins de France ( ATMF), Association des Tunisiens en France (ATF), Association France Palestine Solidarité (AFPS), Association nationale des élus communistes et républicains (ANECR), Association pour les jumelages entre les camps de réfugies palestiniens et les villes françaises (A.J.P.F.), Association républicaine des anciens Combattants, Campagne Civile de Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP), CICUP, CPPI Saint-Denis (Collectif Paix Palestine Israël), Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Paix, Droit-Solidarité, Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux Rives (FTCR), Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE), Fédération Syndicale Unitaire (FSU), Génération Palestine (GP), GUPS - Union Générale des Etudiants de Palestine, La Courneuve-Palestine, Le Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Paix (PAOR), Les Alternatifs, Les femmes en Noir, Les Verts, Ligue des Droits de l’Homme (LDH), Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP), Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Organisation de Femmes Egalité, Parti Communiste Français (PCF), PCOF, Solidarité Palestine 18°, Union des Travailleurs Immigres Tunisiens (UTIT), Union Juive Française Pour la Paix (UJFP), Union syndicale Solidaires, Comité « Libérez-les ! » de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques (59-62)
Chers amis soutiens du peuple de Palestine,
Nous sommes aujourd’hui réunis sur cette place un an jour pour jour après le début de l’offensive sioniste sur Gaza. Le Comité Libérez-les ! a pris ses responsabilités pour organiser ce rassemblement, et avec l’aide des jeunes et des moins jeunes des quartiers populaires.
Gaza a subit pendant 22 jours et 22 nuits, un déluge de feu et de sang, par terre, par mer et par air.
L’armée sioniste n’a pas hésité à transgresser toutes les lois internationales en utilisa des bombes au phosphore blanc, qui marquent à vie ceux qui sont brulés et des bombes à uranium appauvri qui tuent par la mort lente et empoisonnent pour des centaines d’années.
En 22 jours les armées sionistes auront tués 1387 habitants de Gaza dont 413 enfants et 109 jeunes filles, mères et grands-mères. Il y a eu 5320 blessés dont plus de 500 sont encore aujourd’hui dans un état critique.
Oui, Israël a commis des crimes contre l’humanité, des crimes qui actuellement, ne sont pas jugés, des crimes de guerre qui ne sont pas dénoncés, ni par les gouvernements des puissances occidentales, ni par les monarchies arabes, ni par les serviteurs des sionistes au moyen orient.
Pourtant le rapport du Juge Goldstone, missionné par l’ONU, est accablant et il démontre qu’il y a eu crimes contre l’humanité et crimes de guerre.
Malgré cela, l’Europe et les Etats-Unis, au nom de la lutte contre le terrorisme, continuent à soutenir Israël, donc à soutenir le blocus de Gaza…. Et rappelez vous de ces français de la honte qui en janvier 2009, devant les caméras de télévision, avaient soutenu les crimes sionistes, allant jusqu’à demander l’extermination complète de la ville de Gaza par une bombe atomique.
Mais qui sont les terroristes ?
Ceux qui envoient des fusées artisanales sans précision ou ceux qui emploient les armes de guerre les plus sophistiquées ou qui voudraient lancer une arme atomique contre un peuple enfermé dans un territoire cerné de toute part par des murs, des bateaux et des canons de chars ?
Nous sommes ici en souvenir des martyrs de Gaza, en souvenir des femmes, des enfants et des hommes qui ont péris parce qu’ils sont palestiniens et gazaouis, parce qu’ils sont musulmans et propriétaires de la terre de Palestine… cet affrontement est hautement politiques !
Oui, Israël a commis des crimes racistes contre le peuple palestinien, 1, en lui volant sa terre, 2 en l’enfermant, 3 en le tuant, et 4 en le privant de moyens de survire.
4 raisons d’être ici aujourd’hui pour soutenir les acteurs de la résistance palestinienne et l’ensemble du peuple palestinien.
Dans quelques jours, le 29 décembre, 1350 personnes soutiens internationaux de la Palestine, venues de 42 nations différentes, prépareront avec des milliers de palestiniens et soutiens arabes, une marche vers le point de passage d’Erez situé à la frontière en Gaza et l’Egypte.
Ils seront le 1er janvier 2010, des dizaines de milliers qui pacifiquement vont tenter de rompre le silence, de rompre l’apartheid, de libérer le ghetto de Gaza…
Oui ils seront des milliers qui tenteront de montrer au monde, les sévices subis, les cicatrices de cette infâme barbarie de l’opération « plomb durci, de révéler la misère qui sévit derrière le mur de la honte construit pour cacher la réalité.
A cette heure, nous ne savons pas encore quelle sera la réaction des milices et militaires sionistes, ni encore celle de l’Egypte qui entend empêcher que se déroule cette marche internationale pour briser le blocus de la ville ghetto de Gaza…
On peut se demander aujourd’hui quel rôle joue Moubarak et dans quel camp il se trouve ? A-t-il décidé d’étouffer Gaza au nom d’un processus de paix qui asservit tout un peuple et qui fait négation de son histoire ?
Cette marche sur Gaza, la freedom palestin march, préparée depuis le mois 8 de cette année, restera à jamais dans l’histoire, et même si nous ne sommes pas sur place, notre soutien ici renforce la détermination des marcheurs de Free Palestine.
Aujourd’hui, un mur de 8 m de haut, côté sioniste, demain des barrières en tôle, de 30 m en profondeur sur une distance de 10 kms, côté égyptien… des murailles visibles et invisibles qui empêcheront le passage clandestins du minimum vital interdit par le blocus israélo-égyptien depuis 3 ans.
Car depuis un an, malgré la destruction quasi complète de la ville de gaza, les milliers de blessés et les centaines de milliers de sans abris, seulement quelques camions ont pu pénétrer avec quelques tonnes de nourritures, de matériel médical et de matériaux de construction ou de dépannage.
Gaza n’a pu tenir que grâce au courage de ses enfants, des gamins qui ont creusés et construits des tunnels de plusieurs centaines de mètres à 20 m de profondeur, pour acheminer la nourriture et les besoins vitaux à une population qui, sans eux aurait été affamée.
Israël, 1er bénéficiaire mondial des aides économiques venues des USA,
L’Egypte, 2ème bénéficiaire mondial des aides économiques venues des USA
Et au milieu 1 800 000 de palestiniens qui restent debout et déterminés malgré cet encerclement.
1 800 000 pour résister quand de l’autre côté en Cisjordanie, certains politiciens corrompus osent encore parler de processus de paix alors que leurs concitoyens sont considérés comme des sous hommes, expropriés, parqués dans des cités ghetto sans eau ni électricité, miséreux sans travail, malades sans accès aux soins et à l’éducation...
Mais qui veut la guerre, qui veut la Paix ?
Qui opprime, qui résiste ?
Qui colonise et qui a été volé de ses terres historiques ?
Qui fait entrer des milliers de ressortissants venus des 4 coins de la planète et qui empêche la diaspora palestinienne chassée par la Nakba en 1948, de rentrer ?
Qui tient enfermé les 11 000 prisonniers politiques palestiniens (ils étaient 7300 en 2004) dans des geôles à la limite de camps concentrationnaires nazis ?
Comment pourrions accepter que des êtres humains, combattants de la liberté, prisonniers politiques, soient enfermés pendant des années et sans soins, dans des cellules d’isolement de 2,00 M par 1,20 M par 1,70 M dans des prisons construites en plein désert du Néguev ? Sans mettre de côté les tortures physiques et mentales !
Comment accepter que les responsables politiques, qui ne se sont ni dévoyés ni corrompus, tels que Marwan Barghouti ou Amhad Saadat, mais aussi les 48 députés du parlement palestinien élus lors des dernières élections, élections reconnues comme démocratique par les observateurs internationaux mandatés par l’ONU, soient enfermés depuis des années, gardés par des anglais et des américains, avant d’être livrés à Israël ?.
Et bien sur sans oublier le franco palestinien Salah Hammoudi, incarcéré depuis 2005 sans jugement, et le libanais du FDLP Georges Ibrahim Abdallah, libérable depuis 1999 mais qui reste enfermé depuis 1984 dans les prisons françaises,.
Chers Amis, Il y a bientôt 20 ans, Nelson Mandella était libéré après 27 années de prison pour avoir lutter contre l’apartheid et le racisme ordinaire.
Il a été soutenu pendant ces 27 années par tous les démocrates et les cultes du monde, qui ont exigés, sa libération, la fin de l’apartheid, l’égalité et la démocratie. Et son organisation, l’ANC a lutté avec les armes, et résisté pendant cette longue période face à la furie des polices et milices blanches.
Les racistes afrikaners ont subit l’embargo et la pression des peuples du monde entier mais pas et jamais d’Israël (qui se ressemble s’assemble dit le dicton).
Etranglés économiquement, ignorés diplomatiquement, écartés sportivement, ils ont du se résigner à comprendre que la terre qu’ils avaient volées aux peuples zoulous, tsonga, swazi…, que la pratique de l’apartheid et de la violence raciste…, les conduisaient dans un mur sans retour !
L’histoire nous donnera donc raison, et même si aujourd’hui on va encore nous regarder comme des gens venus d’une autre planète, ou comme des terroristes et des antisémites que nous ne sommes pas ! Chers Amis, Soyons fiers d’être ici ce 27 décembre !
Solidarité avec la résistance palestinienne, solidarité avec Gaza et le peuple de Palestine opprimé !
Palestine Vivra, Palestine Vaincra !
La lutte continue jusqu’à la victoire contre le blocus, l’occupant et la barbarie !
Honneur aux martyrs de Gaza, de Sabra et de Chatila, aux milliers de combattants tombés pour la liberté et la souveraineté de la PALESTINE !
Marchons pour Gaza ! Marchons contre le blocus et l’apartheid.
Marchons pour une Palestine souveraine, une et indivisible !
Marchons pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes !
Marchons en soutien aux 1350 courageux marcheurs de Freedom Palestine March !
Marchons pour exiger la libération sans condition des 11 000 prisonniers palestiniens, de Salah Hammoudi et de Georges Ibrahim Abdallah.
Le camarade Muhana, secrétaire du FPLP , a lancé un appel urgent à l'unité nationale, disant que c'est une nécessité pour la victoire, et que tous les prisonniers politiques en Cisjordanie et à Gaza doivent être libérés et l'unité rétablie sur la base de la cause nationale palestinienne et de l'intérêt national palestinien, répondant aux sacrifices des milliers de martyrs, blessés et prisonniers : garantissant un état indépendant avec Jérusalem comme sa capitale, l'autodétermination et le retour de la diaspora.
Le Camarade Muhanna a salué le peuple palestinien de la Palestine occupée de 48, de la Cisjordanie, de toute la Bande de Gaza, dans les camps et dans tout le monde de la diaspora et en exil, exprimant la détermination totale du Front à lutter pour la réalisation de la victoire totale sur le régime d'occupation criminel fasciste.
Il a rappelé en la soulignant l'expérience historique du Front dans la confrontation avec le Sionisme, comme une extension de la lutte du Mouvement Nationaliste Arabe.
Ainsi le Front continuera à suivre tout au long la trajectoire de son histoire dans la lutte révolutionnaire pour arriver à la victoire et la défaite totale de l'ennemi sioniste criminel et de tout le camp qui est derrière lui et qui lui apporte sa puissance et son agressivité et affaiblit notre peuple et empêche son progrès, le camp impérialiste et ses armes et accessoires réactionnaires, sous la direction barbare de l' impérialisme U.S..
Le Camarade Muhanna a terminé son discours par un appel à l'unité nationale, invoquant les couleurs du drapeau palestinien et des bannières des factions palestiniennes : le vert pour le Hamas, le blanc pour le Fatah, le noir pour le Jihad islamique et le rouge pour le FPLP, appelant tout notre peuple à être uni sous la totalité du drapeau national de la Palestine.
Catherine Ashton a élevé mardi une critique virulente de l’ « occupation israélienne » dans son premier discours comme première haute représentante de l’Union Européenne pour les Affaires étrangères et la politique sécuritaire.
La femme d’Etat britannique, qui a aussi servi comme Commissaire pour le Commerce dans la Commission Européenne, a dit que d’après l’UE, « Jérusalem Est est un territoire occupé, comme la Cisjordanie ».
Mme Ashton a réclamé qu’Israël lève immédiatement son blocus de la bande de Gaza et a rappelé que l’UE s’oppose à l’existence de la barrière de séparation comme aux démolitions de maisons et aux expulsions de Palestiniens de leurs foyers à Jérusalem-est.
La femme d’Etat, dont le titre est baronne Ashton de Upholland, a aussi qualifié le gel partiel des constructions de colonies en Cisjordanie de « premier pas », par opposition aux ministres des Affaires étrangères des pays de l’Union qui en avaient « pris note positivement ».
Dans son discours aux députés européens à Strasbourg, Mme Ashton, qui n’a été nommée que récemment au nouveau poste, a dit qu’elle a parlé avec les Israéliens, les Palestiniens et le Secrétaire d’Etat US sur le rôle du quartet de médiateurs internationaux, et sur celui de son envoyé spécial dans la région, Tony Blair.
Mme Ashton a déclaré avoir dit à Blair personnellement que « Le Quarter [un groupe spécial mis en place par les USA, l’UE, l’ONU et la Russie] doit faire la preuve qu’il vaut l’argent dépensé et qu’il peut se revigorer ».
Après sa déclaration, plusieurs députés de l’aile Libérale du parlement ont appelé à des mesures punitives contre Israël, y compris la suspension de l’accord d’association avec l’EU. Le membre Irlandais de centre-gauche Proinsias De Rossa, qui a visité la Cisjordanie le semaine dernière, a qualifié le traitement des Palestiniens par Israël de forme d’ "apartheid”.
Cette fois-ci ça n’a été ni l’« infâme » président suédois poussant à une résolution européenne anti-israélienne, ni un « juge qui rêve éveillé » britannique lançant un mandat d’arrêt contre un ancien ministre des Affaires étrangères. La critique d’Israël est devenue le langage de choix du discours européen.
Quand le gouvernement israélien offre de nouveaux avantages aux colons et que les pourparlers avec les Palestiniens sont dans l’impasse, même le bras long des superpuissances est impuissant. Y compris l’ex-ambassadeur US en Israël Martin Indyk, un Juif dévot qui sert de conseiller au président US Barack Obama, ne cache pas sa peine devant la politique des colonies.
Indyk a récemment dit à Haaretz lors d’une interview que des déclarations par des personnalités comme le ministre sans portefeuille Benny Begin, d’après qui les constructions de colonies continueront malgré le moratoire, vont contre les intérêts d’Israël. Il a dit que ces commentaires, de même que la décision d’injecter des fonds dans les colonies isolées, renforcent l’impression que la déclaration d’un gel [de la colonisation] ne vaut même pas le papier sur laquelle elle est écrite. Il a averti que le Premier Ministre Benjamin Netanyahou paiera le prix politique des décisions, sans gagner les bénéfices escomptés pour Israël sur la scène internationale.
Selon des sources sûres venues de la Cimade, le ministère du racisme, de l’identité pétainiste et des expulsions, va affréter une nouvelle fois un avion à l’aéroport de Lille Lesquin le mardi 15 décembre, afin qu’une dizaine de réfugiés afghans puissent passer Noël dans leur pays occupé et en guerre.
Aujourd’hui, le Comité Libérez-les de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques (59-62) tient à réparer l’injustice qui a été faite à ce ministère, le préféré des Français Monsieur, en lui remettant le "prix Goebbels de la honte", car comment est-il possible que seul un président des États Unis, noir, a-t-il pu recevoir celui de la paix pour avoir renforcer la guerre en Afghanistan.
Ainsi, avec ce prix Goebbels, du nom d’un ministre, suicidé dans un bunker à Berlin le 1er mai 1945, qui avait déclaré : "C’est l’un des droits absolus de l’Etat de présider à la constitution et au façonnage de l’opinion publique", le ministère des "français d’abord et des avions charters", pourra fêter les 65 ans de sa mort, le 1er mai à Cauchy à la Tour, près de Bruay Labuissière, dans la maison de naissance de son pair, Philippe Pétain, une maisonnette qui vient d’être remeublée avec les meubles originaux du Maréchal, "héros des français d’abord, des nostalgiques des croix de feu et gammée, président de l’association de ceux qui ont déportés..."
L’identité nationale, c’est 1789, c’est la Commune de Paris, c’est 1936, c’est 1948, c’est la résistance au nazisme, c’est le soutien aux luttes d’indépendance des peuples colonisés...c’est la lutte pour la Paix et le droit des peuples a disposé d’eux mêmes !
L'identité nationale, c'est la révolution pour l'abolition des privilèges, des classes et des castes !
Honte aux expulseurs, solidarité avec les expulsés,
On est pas de Tarnac, mais soyons sur le Tarmac de Lille Lesquin
DERNIERE PERVERSITE DE MADRID :
La fouille à corps des familles de prisonniers politiques basques
Jusqu’où laissera-t-on aller les autorités espagnoles ? Jusqu’à quand leurs méthodes -dites de « défense de la démocratie » mais qui n’ont rien de démocratique- resteront-elles impunies ? Jusqu’à présent, les dénonciations et recommandations d’organismes comme l’ONU ou Amnesty International n’ont eu aucun effet. Et les silences, mensonges et autocensures des médias dominants ne font qu’aggraver les choses.
Depuis début novembre, un nouveau pas vient d’être franchi –un de plus- dans le traitement arbitraire infligé aux prisonniers(ères) politiques basques et à leurs familles. Ces familles voient maintenant les conditions de leur droit élémentaire de visite, remises en question, en péril, alors qu’elles étaient déjà difficiles et, parfois même, dangereuses.
Chaque semaine, plusieurs familles partent de Bayonne, d’Anglet ou d’autres villes et villages du Labourd et de Basse-Navarre, en Pyrénées-Atlantiques, pour effectuer un voyage souvent très long, pour réaliser des aller-retour de 2400 km en deux jours, afin de rendre une courte visite à leurs proches incarcérés dans de lointaines prisons espagnoles ou françaises, des prisons aussi éloignées que possible –déjà- pour réduire au minimum ces possibilités de visites.
Depuis plus d’un mois, une nouvelle menace, qui se concrétise et s’amplifie chaque week-end, est venue s’ajouter à tout l’arsenal répressif touchant les prisonniers(ères) politiques basques et leurs familles ; arsenal toujours plus sophistiqué, toujours plus pervers mais qui n’a rien résolu ces 35 dernières années, au contraire. Désormais, suivant une nouvelle directive de Madrid, appliquée de façon discriminatoire tout spécialement aux familles des prisonniers politiques basques, celles-ci peuvent être dorénavant traitées comme des délinquants en puissance, sans qu’aucun acte délictueux ne puisse leur être imputé à ce jour. LEUR DELIT : avoir un lien de parenté avec un ou une prisonnier(ère) politique basque et lui rendre visite.
Suivant cette nouvelle directive –non spécifiée par une loi- les familles peuvent subir une fouille à corps exhaustive, en étant palpées manuellement sur tout le corps et/ou totalement dénudées, de force si les fonctionnaires le veulent, avant de pouvoir réaliser une visite. Exemple : Un visiteur qui souhaitait voir sa compagne, Agurtzane Izarza, incarcérée à ALICANTE, et qui avait refusé d’être dénudé par les fonctionnaires s’est vu déshabiller de force par quatre gardes civils appelés par ceux-ci et sans aucun résultat : Il ne cachait rien de répréhensible comme l’avaient déjà détecté portique de sécurité et raquette manuelle électroniques, procédés autorisés par la loi, eux. Autre cas : le samedi 5 décembre à la prison de SORIA, les fonctionnaires ont refusé les béquilles en bois de la prison à un handicapé physique qui venait visiter Gaizka Gañan et, sans même essayer d’utiliser la raquette, l’ont obligé à enlever son pantalon alors qu’il ne pouvait le faire lui-même. Les mots «humiliation» et «atteinte à la dignité» sont-ils trop forts ?
Depuis l’application de cette nouvelle mesure, à ce jour environ 200 prisonniers(ères) politiques basques n’ont pu recevoir de visite. Des avocats ont mis en route les recours nécessaires mais les procédures sont toujours très longues et peuvent durer plusieurs années en Espagne. Les autorités espagnoles ont très largement le temps de sévir «à loisir», comme elles peuvent -aujourd’hui encore- torturer pendant les gardes-à-vue qui sont toujours sous le régime de l’incommunication (au secret) malgré toutes les recommandations de l’ O N U.
Toutes les mesures mises en œuvre depuis plusieurs décennies pour «en finir» avec les aspirations majoritaires du Peuple basque n’ont fait qu’aggraver, prolonger ce conflit, inutilement et inhumainement. Le traitement fait aux prisonniers(ères) politiques basques et à leurs familles est un condensé des méthodes arbitraires utilisées plus largement et qui ne font qu’intensifier de façon cruelle et irresponsable toutes les souffrances. Et tout ceci dans quel but ? Pour quel résultat ? Les familles GRAMONT, TOYOS et PAROT pour ETXERAT Iparralde
(contact : 06 65 74 69 25 - urtsoaparot@yahoo.fr)
Le Comité "Libérez-les!" relaie l'appel des camarades des "5.org" qui organiseront le vendredi 4 décembre leur rassemblement mensuel en solidarité avec les 5 patriotes cubains incarcérés dans les geôles étasuniennes depuis plus de 11 ans.
Ce 14ème rassemblement aura lieu devant le Théâtre d'ARRAS (en centre ville) de 18 à 19 heures en présence de Monsieur l'Ambassadeur de la République de CUBA et du 1er Conseiller politique.
Chaque mois, depuis septembre 2008, des dizaines de militants exigent la libération des 5 héros, injustement incarcérés suite à des parodies de jugement dénoncées par de nombreuses personnalités du monde entier dont plusieurs Prix Nobel de la Paix.
Malgré les nombreuses manifestations mondiales, les prises de positions politiques, les pétitions, les pages achetées dans les plus grands journaux étasuniens... Les gouvernements étasuniens et européens restent sourds et aveugles à la demande de re-jugement des 5 patriotes cubains par des tribunaux intègres et sans fourvoiement avec la mafia cubaine de Miami.
Le 4 décembre 2009 à Arras, de 18 à 19 heures, soyons des centaines à exiger la libération des 5 patriotes cubains, et à montrer la solidarité internationale avec le Peuple Cubain qui partout sur l’Ile affiche ses 5 héros.
Des protestations ont récemment accueilli les dirigeants et représentants de l’Etat occupant partout où ils se sont rendus- en octobre 2009 aux États Unis, l’ancien premier ministre de l’occupation et criminel de guerre Ehud Olmert a été chassé de ville en ville, hué à chacune de ses arrivées et dénoncé pour ses crimes de guerre. Le vice-ministre des affaires étrangères Daniel Ayalon a été contesté et son discours à la London School of Economics le 26 octobre 2009 a été interrompu. Le Front Populaire pour la Libération de la Palestine salue tous ces manifestants et appelle tous les Palestiniens, toutes les communautés arabes et tous les activistes internationaux pour la justice à faire taire ces criminels de guerre, racistes et oppresseurs partout où ils vont !
Accueil d’Olmert à Chicago
Les dirigeants et les représentants de l’Etat d’occupation voyagent en tant qu’invités privilégiés. Le tristement célèbre Olmert, qui a présidé au meurtre de plus de 1400 Palestiniens à Gaza en décembre 2008-janvier 2009 et 1200 Libanais en juillet 2006, crimes qui ne sont que les moindres de sa carrière d’oppression raciste et meurtrière par le biais du mécanisme de l’Etat sioniste illégitime, colonialiste, a demandé plus de 50 000 dollars pour une prise de parole publique lors de sa récente tournée aux États-Unis.
Néanmoins, la réalisation la plus notable de la tournée d’Olmert a été la profondeur de l’indignation, de la colère et de l’activité qu’il a déclenchées dans chaque ville où il est entré, où des organisations progressistes, des groupes de solidarité et des communautés palestiniennes et arabes ont uni leurs forces pour perturber ses discours, procéder à des "arrestations de citoyens", s’engager dans des manifestations, des die-ins et des rassemblements de masse, et exposer ses crimes devant son public et devant le monde. [1].
Des centaines de milliers ont pu voir des vidéos en ligne témoignant de la puissance des manifestants pour faire taire Olmert à Chicago et à San Francisco. La lutte pour exposer ces criminels de guerre, toutefois, n’est pas terminée avec Olmert. Des juristes au Royaume-Uni et partout en Europe envisagent d’utiliser les lois de la juridiction universelle pour poursuivre les criminels de guerre et de les inculper pour leurs crimes et les visites du Maire de Jérusalem nommé par l’occupation, Nir Barkat, et de l’actuel criminel en chef de l’occupation, Benjamin Netanyahu, sont Planifiées, qu’il faut accueillir avec une manifestation de protestation Évidente dans les prochaines semaines aux États-Unis.
Chaque leader, chaque représentant de l’Etat occupant doit être réduit au silence partout où ils parlent et accueillis avec les plus forts cris de rejet. Les empêcher de parler - qu’il soit bien clair que le peuple du monde est au côté du peuple de Palestine et n’accepte pas ces criminels, racistes et occupants, qu’on ne leur permettra pas de parler comme d’habitude, quand le seul endroit où ils devraient parler est devant un tribunal international, à leur procès pour leurs crimes contre l’humanité ! Les dirigeants et les commandants militaires des Etats occupants doivent se trouver face à des poursuites judiciaires et à la peur d’être arrêtés partout où ils vont. Nous recommandons aux avocats du peuple d’utiliser la juridiction universelle et les autres lois des droits de l’homme pour tenter de traduire en justice les criminels de guerre et nous faisons appel aux avocats du peuple et aux organismes juridiques du monde pour continuer à étendre de semblables procès et pétitions exigeant des poursuites criminelles pour arrestation.
Ces criminels et ces commandants se promènent en liberté avec le sang de milliers de Palestiniens et d’Arabes sur leurs mains, détenant des dizaines de milliers de Palestiniens en otage dans les prisons inhumaines de l’occupation. Ils doivent faire face à l’arrestation, aux poursuites judiciaires et aux procès criminels partout où ils tentent d’aller et être repoussés à chaque frontière. Que l’expression internationale de la complicité, du silence et du soutien pour les crimes de l’occupation venant de la prétendue "communauté internationale" soit contrée par le soutien populaire international à la lutte palestinienne pour l’autodétermination, le retour et la libération nationale qui peut rendre et qui rendra ces criminels tristement célèbres responsables de leur vol de la terre palestinienne, de la destruction de la vie des Palestiniens et de la tentative de génocide.
L’Etat d’occupation coloniale illégitime tout entier doit être soumis à un total isolement populaire international. Le gouvernement des États-Unis est le premier commanditaire de l’occupation, lié à celle-ci dans une alliance stratégique économique, militaire et politique de grande envergure. L’Union Européenne est au mieux complice et souvent activement engagée à fournir un soutien à l’Etat d’occupation et à ses crimes contre les Palestiniens et le peuple arabe, tout en criminalisant notre résistance. Les régimes arabes complices et réactionnaires restent silencieux tandis que les occupants détruisent les maisons palestiniennes, assiègent Gaza, construisent des colonies et des murs de l’apartheid, polluent notre eau et volent notre terre, sionisent Jérusalem, menacent la population palestinienne de la Palestine occupée de 48 d’une élimination ethnique massive, dénient le droit au retour de millions de réfugiés palestiniens, emprisonnent des milliers de notre peuple et continuent leur occupation militaire brutale. La soi-disant "communauté internationale" est dominée par la volonté de l’impérialisme US. Toutefois, les peuples du monde, les forces progressistes et les pays édifiant la résistance contre le monde unipolaire des États-Unis sont une force opposante qui ne peut pas être réduite au silence ni vaincue par la technologie militaire de l’impérialisme.
Au Liban, les tueurs de Olmert ont été forcés à la défaite par la puissance de la résistance. En Irak et en Afghanistan, l’armée de milliards de dollars de l’impérialisme U.S a été maintes et maintes fois piégée par la puissance de la résistance. Des centaines de milliers de personnes dans le monde sont descendues dans les rues pendant l’agression de Gaza, exigeant de mettre un terme aux crimes de l’occupant. A travers l’Amérique Latine, il y a un élan massif et populaire qui tient fermement sa position contre l’impérialisme et aux côtés du peuple palestinien, du Venezuela à la Bolivie, à Cuba et à l’Equateur.
Le Front Populaire pour la Libération de la Palestine appelle toutes les organisations populaires et toutes les forces progressistes au monde à faire tout leur possible pour isoler complètement à l’échelle internationale l’état occupant dans toutes les formes et dans tous les lieux. Israël doit être un Etat paria, complètement rejeté dans toute rencontre et arène internationales.
Chaque produit, entreprise, fonctionnaire, gouvernement, institution culturelle ou universitaire d’Israël complice du sionisme peut et doit être boycotté, évité, soumis à une sanction totale et totalement déconsidéré et isolé.
Plusieurs fédérations et syndicats internationaux de travailleurs - dont le British Trades Union Congress, le Congress of South African Trade Unions, le Irish Congress of Trade Unions, et le Canadian Union of Public Employees - ont pris des mesures pour isoler l’occupant. Nous leur recommandons d’appeler les syndicats et les militants du travail du monde entier à suivre leur exemple et à agir au nom de la solidarité internationale des travailleurs pour refuser de traiter les cargaisons sionistes, mettre fin à tous les partenariats avec la Histadrout sioniste et s’engager en pleine solidarité avec leurs frères et sœurs travailleurs palestiniens luttant sous le poids de l’occupation. Nous nous souvenons du peuple de Grèce qui stoppait l’expédition des armes U.S. vers l’Etat occupant au cours de l’agression contre notre peuple à Gaza et l’alliance des travailleurs et des forces de gauche et progressistes qui a permis que cet isolement devienne effectif, qui doit être répété partout !
Nous demandons à tous les étudiants palestiniens, arabes et de toutes nations et aux organisations d’étudiants de s’organiser, de rejeter et d’interdire tous les criminels de guerre dans leurs les collèges et universités, d’unifier le corps étudiant contre les crimes de guerre et de l’occupation et de se tenir du côté des étudiants en Palestine qui sont face à l’occupant.
Nous faisons appel aux travailleurs culturels et universitaires et à leurs organisations et institutions pour boycott et isoler les institutions culturelles et académiques de l’Etat occupant. Ces institutions font partie intégrante du tissu sioniste de l’Etat, parrainé par l’Etat d’occupation lui-même, et elles sont engagées dans une complicité active et silencieux complicité, le service et les relations publiques de l’Etat occupant criminel, raciste et illégitime. Il y a aucun accueil et aucun partenariat pour l’occupant et ses crimes. Nous recommandons à tous ceux qui pris en main ce boycott dans le monde en soutien avec les masses palestiniennes de les appeler tous instamment à redoubler d’efforts à cette fin !
Les criminels de guerre qui sont à la tête de l’Etat occupant illégitime, raciste, colonialiste sioniste appelé Israël doit continuer une opposition vocale, forte et ininterrompue partout où ils vont. Ils peuvent et doivent être interdits de parole et de voyage. Ils doivent savoir que partout où ils iront, ils seront tenus responsables de leurs actes et qu’ils n’échapperont pas à la justice du peuple du monde entier. Le Front Populaire pour la Libération de la Palestine salue tous ceux qui dans le monde entier sont du côté du peuple de Palestine.
Ensemble, nous clamons : Victoire pour la Résistance ! Liberté pour tous les prisonniers ! Retour pour tous les réfugiés ! Indépendance, autodétermination et libération de toute la Palestine !
Faisons taire ces criminels de guerre - ils parleront uniquement lorsqu’ils seront devant la justice pour leurs crimes !
[1] Les "die-ins" sont des formes de protestations où les participants simulent d’être morts
Il y a quelques semaines, l'avocat de Jean-Marc Rouillan, incarcéré depuis 1987, avait introduit une demande de transfert vers Paris, afin qu'il bénéficie de la thérapie adaptée à la maladie d’Erdheim-Chester, dont il est atteint depuis le mois d’avril et qui n’était pas soignée.
Pour toute réponse, la Justice et l’Etat vengeur vient de transférer Jean-Marc au centre de détention de Muret, près de Toulouse, et ce en toute catimini.
Après avoir passé 21 ans en prison, bénéficié de quelques mois de semi conditionnelle, puis quelques semaines dans une unité hospitalière sécurisée interrégionale de Marseille, il avait été de nouveau incarcéré à la prison des Baumettes où il ne recevait plus aucun soin, il vient donc d’ être maintenant transféré vers Muret.
Le lundi 26 octobre, il avait été confronté de nouveau à ses juges et aux experts médicaux, par visioconférence entre Marseille et Paris où a été examinée sa demande de suspension de peine pour raison médicale et un éventuel déplacement vers l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière.
Faute de Pitié, c’est Muret… Certes, la prison de Muret est mieux adaptée à son état de santé, mais c’est loin d’être le lieu capable de soigner au mieux voire de ralentir l’évolution de la maladie.
Il est clair que le prisonnier politique Jean-Marc ROUILLAN subit une vengeance sans pareil depuis des décennies, la vengeance d’un Etat, la vengeance d’une Justice à ses ordres, la vengeance d’une caste bourgeoise qui donne les ordres.
Jean-Marc, le prolo militant dans la lutte armée contre les faiseurs de guerres et de misère, Rouillan le combattant d’AD, malade de la prison depuis bientôt 23 ans… face à des bourreaux libres et bien portants qui continuent à vendre des armes, à perpétrer les guerres et la misère en toute impunité…l’actualité le démontre : Angola Gate et 8OO OOO chômeurs de plus en 11 mois…
La seule chance de Jean-Marc ROUILLAN, mais aussi de Georges CIPRIANI, de Georges Ibrahim ABDALLAH et de tous les prisonniers politiques anticapitalistes, anti-impérialistes, anticolonialistes et antisionistes, face à cette machine internationale à broyer les êtres humains, c’est notre solidarité la plus complète, une solidarité de classe et de masse, une solidarité ouvrière et prolétarienne, une solidarité internationaliste !
Outre toutes les convictions politiques, syndicales, philosophiques ou religieuses, chacun d’entres nous peut lui écrire afin de lui témoigner soutien, solidarité et espoir. Jean-Marc n’a jamais faibli, n’a jamais trahi, n’a jamais renié son engagement politique, et pourtant il est sous pression constante depuis 22 ans et 8 mois et dans les pires des conditions :
Jean-Marc Rouillan
Numéro d'écrou 9496 A109
Centre de détention de Muret
Route de Seysses
31600 Muret
Déclaration du Mouvement aux Etats-Unis pour la libération des Cinq envers la solidarité internationale
Nous faisons cette Déclaration au nom des organisations suivantes: le Comité national des Etats-Unis pour la libération des Cinq, le Comité international pour la libération des Cinq et les organisations de l’émigration cubaine regroupées à Miami au sein de l’Alliance martiste: la Brigade Antonio Maceo, l’Alliance martiste (en tant qu’organisation individuelle), l’Alliance des travailleurs de la communauté cubaine (ATC), l’Association José Marti et le Cercle bolivarien de Miami, en représentation de toutes les organisations et partis politiques qui aux Etats-Unis font partie du mouvement de solidarité avec les Cinq.
A travers cette Déclaration nous réaffirmons notre engagement inébranlable de maintenir et de renforcer nos efforts pour exiger la libération immédiate de nos cinq frères Gerardo Hernandez, Ramon Labañino, Antonio Guerrero, Fernando Gonzalez et René Gonzalez, innocents des chefs d’accusation que le gouvernement leur impute.
Aujourd’hui, 13 octobre 2009, a eu lieu dans cette ville de Miami, à la Cour fédérale du district Sud de la Floride, l’audience de réduction de peines d’un de nos cinq frères, Antonio Guerrero, une des trois qui ont été ordonnées en septembre 2008 par l’ensemble de la Cour d’appel du onzième circuit. La Cour fédérale de district n’a pas encore fixé de dates pour les deux autres audiences de réduction des peines: celles infligées à nos frères Ramon Labañino et Fernando Gonzalez.
En septembre 2008 l’ensemble de la Cour d’appel du onzième circuit a annulé les peines à perpétuité d’Antonio et de Ramon, accusés de complot pour commettre un délit d’espionnage, et elle a aussi annulé la peine de 19 ans de prison de Fernando pour d’autres délits, des peines qu’on leur a infligées en décembre 2001.
Indépendamment du procès judiciaire et des décisions qui en émanent, dans lequel nos cinq frères sont impliqués, notre engagement pour exiger la libération immédiate des Cinq demeure et demeurera inébranlable jusqu’à l’obtention de leur libération.
Le procès judiciaire engagé contre nos cinq frères n’a rien n’à voir avec la justice. Il s’agit, et il s’est toujours agi d’une affaire politique.
Depuis le triomphe de la Révolution cubaine en 1959, les gouvernements des Etats-Unis, ont maintenu contre le peuple de Cuba une politique d’agression permanente. Le recours à la violence contre le peuple cubain a constitué une part fondamentale de cette politique d’agression. Les gouvernements des Etats-Unis ont été durant ces décennies impliqués directement ou indirectement, à travers des organisations terroristes de l’extrême-droite cubano-américaine, dans d’innombrables actions terroristes contre le peuple cubain, qui ont causé la mort de plus de 3 478 Cubains, et handicapé à vie plus de 2 099 autres, mettant en danger la paix, la sécurité et le bien-être de ce peuple.
Dans un acte d’autodéfense de son peuple, le gouvernement cubain, comme le ferait n’importe quel autre gouvernement responsable, a confié à ces cinq Cubains la tâche d’infiltrer les organisations terroristes de l’extrême-droite cubano-américaine qui à Miami, pendant des décennies, ont impunément mené des campagnes de mort et de terreur contre le peuple cubain. Telle était la tâche des Cinq, la seule.
Au lieu d’arrêter les terroristes et de les traduire devant les tribunaux pour leurs crimes, le gouvernement des Etats-Unis, complice de ces funestes campagnes de mort et de terreur, a arrêté les Cinq, cela fait 11 ans depuis le mois de septembre dernier, et les a maintenu jusqu’ici arbitrairement en prison.
C’est pour ces raisons qu’aujourd’hui à Miami nous réaffirmons et nous faisons savoir à nos cinq frères, à leurs familles, à tous nos camarades du mouvement pour la libération des Cinq aux Etats-Unis et dans le monde, ainsi qu’au peuple cubain, notre décision inébranlable de continuer et d’accroître nos efforts pour obtenir leur libération immédiate.
A Miami, le 13 octobre 2009.
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La communauté guinéenne éprise de Paix, de Justice et de Liberté, appelle à une Marche à la mémoire des multiples victimes innocentes tombées sous les balles de la junte militaire barbare de Conakry le 28 Septembre 2009.
Cette Marche aura lieu à Lille le Samedi 10 Octobre 2009 de 14 heures 30 à 18 heures.
Elle partira de la Place République (Métro république, ligne 1) et se dirigera vers la Gare à travers la rue piétonne pour ensuite revenir à République.
Contacts : 06 20 03 15 74 barry / 06 50 21 10 42 Diakité / 06 16 71 55 92 Sadio
Selon des sources tout à fait fiables auxquelles Gara a eu accès, le donostiarra Jon Anza aurait été intercepté dans le train en direction de Toulouse, le 18 avril, par des agents d’un corps policier espagnol. L’enlèvement du militant d’ETA, gravement malade, aurait donné lieu à des interrogatoires illégaux au cours desquels il serait décédé. Ces sources affirment qu’ils ont décidé de se débarrasser de son corps sans vie, l’enterrant en territoire français.
Gara-2009-10-02
DONOSTIA-. De nouveaux renseignements concernant la disparition du militant d'ETA Jon Anza lorsqu’il se rendait à un rendez-vous avec des membres de l’organisation armée, le 18 avril dernier, débouchent sur un dénouement non équivoque : le décès de l’ancien prisonnier donostiarra. D’après des renseignements provenant de sources qui ont eu un contact direct avec des personnes au plus près de cette affaire et auxquels Gara a eu accès, ont confirmé qu’un corps policier espagnol est l’auteur de l’interception du donostiarra, il y a une demi année, ainsi que de son enlèvement.
Les renseignements peuvent se résumer ainsi : Jon Anza qui ce matin-là se dirigeait en train de Baiona à Toulouse pour une rencontre avec plusieurs membres d'ETA- selon ce qu’a révélé par la suite l’organisation armée-, et qui, en raison d’une grave maladie, était presque complètement aveugle, aurait été intercepté par des agents d’un corps policier espagnol durant ce trajet. Après l'avoir fait descendre du train, le militant donostiarra aurait été enlevé par les policiers et, tout de suite, soumis à des interrogatoires illégaux pendant lesquels il est décédé.
Ces sources assurent que le corps sans vie du militant donostiarra a été,par ailleurs, enseveli quelque part sur le territoire de l’Etat français. Ils ignorent cependant, si les membres du corps policier ont compté avec la connivence ou la collaboration des autorités ou policiers français, ou s’ils ont agi pour leur propre compte.
Interpellation de Rubalcaba
Face à ces nouveaux indices, il faut rappeler l’interpellation publique par le dirigent du PNV Joseba Egibar du ministre de l’Intérieur, fin août : « Il serait bon que Rubalcaba explique si la Police espagnole a arrêté Jon Anza en territoire français ».
Rubalcaba a répondu par le silence. En réalité, il n’a répondu qu’une seule fois sur l’endroit où se trouverait Anza. Dans une conférence de presse à Gasteiz, le ministre espagnol a répondu à Gara : « Il est évident que les FSE (Forces de Sécurité Espagnoles) n’ont rien à voir avec cette disparition. J’entends bien que cela fait partie d’un problème d’ETA, et c’est d'ailleurs ETA qui nous l’a appris. Il ya des hypothèses qui sont faciles à imaginer. Mais rien à voir avec les FSE ».
Ces informations prennent plus de force si on prend en compte les derniers cas d’enlèvements par des policiers ou para policiers de citoyens basques. Par exemple, celui du réfugié politique Juan Mari Mujika interpellé par plusieurs policiers le 11 décembre de l’année dernière à Donapaleu. Ils se sont adressés à lui en français mais après ils se sont identifiés comme étant des policiers espagnols. Il a été enlevé pendant deux heures dans une cabane abandonnée, il a été soumis à des interrogatoires illégaux, et ils ont lancé des menaces contre sa fille incarcérée à l’époque à Madrid.
Augmentation des enlèvements politiques
Au mois de mai on a connu l’affaire de l’ancien prisonnier de Bilbo Lander Fernandez, enlevé par des agents identifiés comme ertzainak. Après qu'ils lui aient formulé la même exigence de collaboration, Fernandez a dénoncé avoir été tabassé. À la suite de sa dénonciation publique, il a été arrêté et incarcéré sur ordre de la Audiencia Nacional espagnole.
Un autre cas effrayant est celui dénoncé par l’ancien prisonnier de Arbizu Alain Berastegi, abordé au mois de juillet sous la menace de mitraillette par douze encagoulés et enlevé dans une montagne à l’accès difficile pendant au moins sept heures, après que de faux clients lui aient demandé ses services comme maçon.
Récemment on a appris, cette fois ci à Iruñea, que Dani Saralegi de la plateforme Gora Iruñea a été retenu par la force et soumis à de fortes menaces.
Etxerat pourra montrer des photos de membres de l’ETA en détention
Le Tribunal basque autorise l'association des familles de membres de l'ETA en détention, Etxerat, à montrer leurs photos pour la manifestation prévue vendredi à Arrasate-Mondragon.
Une semaine après la manifestation de soutien à Etxerat, à Donosti, la justice basque est revenue sur la politique du gouvernement en matière de soutien aux membres de l'ETA.
Dans son jugement, le Tribunal Supérieur de Justice du Pays Basque estime que le Ministère de l'intérieur n'a pas "suffisamment" explicité la relation qui existe entre montrer, en silence, des photos de détenus de l'ETA et l'encouragement au terrorisme.
Le lien entre la manifestation silencieuse de photos de prisonniers et l'apologie du terrorisme, le mépris ou le dénigrement des victimes n'a pas été jugé comme suffisamment évidente.
Les manifestations du 25, 28 et 29 septembre autorisées
Aussi, le tribunal basque autorise l'association des familles de membres de l'ETA en détention, Etxerat, à montrer des photos des détenus dans le cadre de la manifestation prévue vendredi ainsi que lundi 28 et mardi 29 septembre à Arrasate-Mondragon, selon El Mundo.
Le tribunal valide ainsi le recours porté par Etxerat contre l'interdiction émise par le Ministère de l'intérieur.
C'est la première fois que la Justice contredit les choix du gouvernement basque depuis que celui-ci a entamé la campagne de retrait des affiches et des photos en soutien aux membres de l'ETA.
Exigeons la vérité sur la disparition de JON ANZA !
Le 19 septembre 2009, près d’un millier de citoyens basques résidants en pays basque encore sous administration espagnole, qui désiraient se rendre à St Jean de Luz, « pays basque français », ont été refoulés par les polices espagnoles et françaises, en tant que « persona no grata » sur le territoire « français », et ce au nom de la sécurité publique.
Ce millier de personnes entendaient rejoindre la manifestation pacifique organisée à St Jean de Luz pour exiger toute la vérité sur la disparition de Jon ANZA, ex prisonnier politique et militant indépendantiste basque, dont personne n’a plus aucune nouvelle depuis le 18 avril 2009.
La manifestation a toutefois eu lieux, car plus de 2000 personnes se sont présentées à l’appel de plusieurs organisations et de nombreux représentants du monde politique et culturel basque.
Une manifestation, une fois de plus ignorée par les médias français et espagnols, tout comme le sera le rassemblement devant la prison de Bapaume dans le Pas de Calais, du même samedi, en solidarité avec Aintzane ORKOLAGA militante basque de l’ETA, « libérable » le 27 septembre… mais qui sera expulsée vers l’Espagne suite à jugement lui interdisant l’accès définitif au territoire français.
Les militants désirant se rendre à St Jean de Luz qui se déplaçaient principalement en bus et en voitures, ont été arrêtés à la frontière. Ils ont été obligés de donner, et non de présenter, leur pièce d’identité, puis il a fallu qu’ils attendent des heures pour récupérer leurs papiers avant d’être refoulés avec autorité, ce qui a créé un bouchon de 7 kms. Les polices frontalières débordées ont été contraintes de demander les renforts de la Garde Civile et des CRS qui se sont déployés des deux côtés du poste frontière.
L’Espagne, la France, l’Europe, unis contre le Peuple Basque.
L’Europe dévoile sa réalité, sa complicité politique policière et répressive, contre le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, contre les dissidences politiques opposées au projet impérialiste européen.
La Cour européenne « des droits de l’homme » de Strasbourg a approuvé en juillet 2009, l’illégalisation du parti basque de gauche, Batasuna, mais aussi de toutes les plateformes ou candidatures qui s’étaient présentées aux élections locales et européennes ces dernières années.
Ainsi, en rejetant le recours présenté par Batasuna, cette Cour s’est rendue totalement complice des exactions menées sauvagement par l’Etat espagnol contre la légitime dissidence indépendantiste basque.
Et ce 19 septembre 2009, une fois de plus car ce n’est pas la première fois, les Etats français et espagnol ont appliqué des mesures d’exception contraires au droit international et européen.
En interdisant la libre circulation de citoyens européens, et en leur interdisant de s’exprimer pacifiquement, ils ont montré à l’opinion internationale le peu de respect du droit qui les anime dans la guerre sauvage qu’ils mènent depuis des décennies contre le peuple basque.
C'est-à-dire que la solidarité envers un disparu et envers la famille du disparu, est aujourd’hui considérée comme un délit, comme sont considérés comme des délits, le fait de manifester en faveur de la libération des 740 prisonniers basques et d’affirmer sa solidarité envers eux en brandissant leurs photos.
Allons-nous revenir à cette « Europa » raciste et guerrière, colonialiste et dictatoriale ? Sommes nous revenus au temps des SA de 1933 d’Hitler en Allemagne ou des Chemises Noires de Mussolini en Italie, au temps de la Milice Française de Laval en 1943… des milices politiques paramilitaires, qui détruisaient en toute impunité, tout signe d’appartenance à une communauté et qui terrorisaient tout opposant politique jusqu’à les faire disparaître ?
Pouvons nous accepter la stratégie de la tension mise en place par les autorités politiques, policières et militaires, espagnoles et françaises, dans les traces de Franco et de Pétain, pour détruire jusqu’à sa dernière pensée, la conscience et la dignité d’un Peuple ?
Il devient de plus en plus évident que la disparition de Jon Anza relève de la responsabilité des Etats français et espagnol qui n’agissent pas dans le sens d'en déterminer les causes.
Comme il est de plus en plus évident que c’est un retour en force de la « sale guerre » des années 70/ 80, quand le Bataillon Basque Espagnol, les GAL et autres mercenaires d’extrême droite avaient assassiné des dizaines de militants indépendantistes basques des deux côtés, et tout particulièrement dans les années 80 en « pays basque français »
Cette politique de terrorisme d’Etat fut appliquée sur ordre des autorités politiques centrales de Madrid, l’inculpation judiciaire dans cette sale guerre, de plusieurs ministres et de responsables policiers, le démontra par la suite.
Comment est-il impossible, qu’avec les moyens dont dispose le Ministère de l’Intérieur, dirigée il y a encore quelques mois par Michel Alliot-Marie (ancienne mairesse de St Jean de Luz) et aujourd’hui par Brice Hortefeux, que toute la vérité soit faite sur la disparition de Jon Anza ?
Et la question est aussi « que cache ce silence ? », un mutisme qui de fait devient un « silence complice », mais complice avec qui, le BBE, GAL ou un nouveau groupe de mercenaires policiers ou para policiers…, ou est Jon Anza ?
Mais aussi comment expliquer que la villa de MAM, loin du lieu de la manifestation, était, ce 19 septembre 2009, protégée par 200 Gardes Mobiles équipés et en tenue de combat ?
Sommes nous, dans cette partie de l’Europe, revenus au temps des dictatures militaires chilienne et Argentine des années 70-8O, quand des milliers d’opposants « furent porté disparus » après avoir été assassinés, quand des milliers de militants furent torturés et emprisonnés… ? 30 ans après, on juge encore des coupables et on cherche encore la vérité, une vérité cachée dans les coffres forts des archives de la CIA et de la NSA, comme jamais non plus, ne furent ouvertes les archives de la sinistre garde civil espagnol.
La « transition démocratique » espagnole, le passage de pouvoir des années noires du franquisme à la « démocratie » parlementaire espagnole se fit dans la poursuite de la négation des droits pour les basques à disposer et décider de leur avenir.
Quelle autre solution pour casser ce silence qui devient assourdissant, que de faire des manifestations pour exiger la vérité, toute la vérité sur la disparition de Jon Anza et des autres militants basques disparus ?
Outre les interdictions prononcées par les autorités espagnoles, il est aussi de constater le silence des média, qui ont, de fait, conclus un accord de principe pour rendre invisible la solidarité internationaliste qui s’exprime autour de ces disparitions inquiétantes de militants indépendantistes basques.
Personne ne peut considérer que le peuple basque est un peuple de 2ème catégorie dont il ne faut pas parler, car ceci entraîne une forme d’apartheid telle que les sud-africains l’ont connus avec le pouvoir colonialiste et raciste afrikaner, ami de Franco.
Tout le monde doit être aujourd’hui conscient que ce silence tue, que ce silence complice nous entraîne vers la pire des formes politiques, la dictature militaire. Car le dernier rapport d’Amnesty International apporte la preuve irréfutable que l’Etat Espagnol autorise sa police et ses milices paramilitaires, à pratiquer la torture physique et morale sur des militants indépendantistes basques.
Nous appelons l’ensemble des organisations politiques et mouvements progressistes, les associations des droits humains, à demander toute la transparence et à exiger toute la vérité sur la disparition de Jon ANZA.
Le 20 septembre 2009
Comité Solidarité Basque de Lille -
Comité « Libérez-les ! » de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques (Nord-Pas-de-Calais)
Solidarité avec AINTZANE ORKOLAGA ETXANIZ
Militante politique Basque de l’ETA, incarcérée à la prison de Bapaume
En grève de la faim depuis le jeudi 10 septembre
« Libérable » le 27 septembre… pour être expulsée en Espagne
Aintzane est une militante basque arrêtée le 12 décembre 2001, à Auch en France.
Elle fut condamnée par la « cour spéciale de Paris » à une peine de 5 années pour son appartenance à l’organisation basque ETA, elle fut de nouveau condamnée par le même tribunal à une peine de 4 ans parce qu’elle aurait reçu un document venant de l’ETA qui aurait été transmis par un avocat basque lors d’une visite de celui ci. Avocat et militants furent condamnés à de longues peines de prison.
C’est donc à une peine de 9 ans (5+4), sans confusion de peine, que dut faire Ainzane. Comme beaucoup de prisonniers politiques, elle n’eut pas droit à la totalité des remises de peine habituelles. Sa peine se fit dans des conditions particulièrement difficiles, elle fut isolée des autres prisonniers basques, 4 ans seule à Versailles et 2 ans seule à Bapaume… plus de nombreux transferts, 9 en tout !
Elle est incarcérée au centre de détention de Bapaume, Pas de Calais, depuis le 2 juillet 2007.
Pour son mari, sa famille, ses ami(es) ce sont des centaines de milliers de kilomètres parcourus pour lui rendre visite. Un coût financier et humain important.
Aintzane est « libérable » le 27 septembre, mais en raison d’une interdiction définitive de résider en France, et tout particulièrement à Hendaye où elle habitait avec son mari avant son arrestation, elle sera expulsée vers l’Espagne le 27 septembre.
Bien que les autorités espagnoles n’aient formulé aucune demandes de poursuites judiciaires à son encontre, la crainte qu’elle soit remise entre les mains des forces de sécurités espagnoles est réelle.
OUI AINTZANE EST EN DANGER, CAR EN ESPAGNE... LA TORTURE CONTINUE !
Dénoncée à de nombreuses reprises, par de nombreux organismes internationaux, la pratique de la torture à l’encontre des militants basques est une réalité : plus de 60 plaintes déposées en 2008.
POUR AINTZANE : INDERDICTION DE VIVRE DANS SON PAYS, EN PAYS BASQUE…
Aintzane est en grève de la faim depuis le jeudi 10 septembre, elle veut ainsi manifester et dénoncer la situation qui lui est faite, la double peine qu’elle doit de nouveau subir en ne pouvant résider, chez elle, à Hendaye, en pays basque encore sous « administration française »…
Elle veut aussi interpeller chacun sur les dangers de cette expulsion et affirmer sa solidarité avec tous ses compagnons qui subissent le même acharnement politique, policier et judiciaire.
LA RESISTANCE D’AINTZANE UN CHOIX PARTAGE !
Aintzane est une militante, qui n’a cessé de revendiquer son choix et son engagement, choix partagé par des milliers de militant(es) depuis des décennies.
De la période noire du franquisme à aujourd’hui, la résistance basque est vivante et ne pourra être éradiquée, et ce malgré l’acharnement répressif de L’Etat l’Espagnol et la collaboration répressive toujours plus importante de l’Etat Français…et aussi le silence scandaleux de nombreux « politiques ».
Oui, Aintzane a reçu notre soutien et se doit de recevoir votre solidarité, tout comme les 740 prisonniers politiques basques, dont 170 emprisonnés en France.
Oui, malgré les arrestations, la torture, les manifestations interdites et sauvagement réprimées, les interdictions de nombreuses organisations revendiquant le choix des basques à décider de leur avenir en tant que peuple, oui malgré tout cela la résistance basque existe, visible et déterminée.
MANIFESTONS NOTRE SOLIDARITE ENVERS AINTZANE
RASSEMBLEMENT DEVANT LA PRISON DE BAPAUME
LE SAMEDI 19 SEPTEMBRE A 13 H
Comité Solidarité Basque de Lille - csblille@aol.com –
L’alliance Rouge et Noir - Arougeetnoire@aol.com
Comité de Solidarité avec le Peuple Basque - Paris - http://cspb.unblog.fr/
Comité « Libérez Les » de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques - http://www.liberez-les.info/
(co voiturage à partir de Lille : RDV 11h45 – porte de Paris – face au Tabac)
Lettre envoyée par Aintzane aux autorités pénitentiaires pour expliquer le sens de sa grève de la faim au centre de détention de Bapaume, à ce jour 16 septembre, elle a perdue 4 kilos.
De ORKOLAGA Aintzane Bapaume le 09 09 09
Monsieur
Je vous informe du fait que le jeudi 10 09 09 je commence une GREVE DE LA FAIM jusqu’à ma date de libération, date à laquelle je serai renvoyée vers le territoire espagnol.
Par cette grève de la faim je veux dénoncer ma reconduite à la frontière espagnole malgré la pratique habituelle de la TORTURE en Espagne.
Je Veux aussi dénoncer votre responsabilité puisque, malgré votre connaissance de cette pratique, je suis reconduite de force.
Je veux dénoncer le fait que je ne peux pas vivre LIBRE au Pays Basque.
En même temps je veux dénoncer la disparition depuis le 18 avril de Jon ANZA, Militant Indépendantiste Basque. On rend les gouvernements français et espagnol responsables de sa disparition.
OÙ EST JON ?
QU’EST –CE QUE VOUS AVEZ FAIT DE JON ?
Aintzane Orkolaga
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Dans cette lettre Aintzane exprime aussi son inquiétude après la disparition de Jon ANZA.
Ancien prisonnier politique basque, Jon a disparu depuis le 18 avril après avoir pris un train à Bayonne en direction de Toulouse où il avait RDV avec d’autres militants basques.
Jon était harcelé depuis plusieurs mois par les forces de sécurité espagnoles.
La crainte de tous est que Jon soit victime d’une opération de mercenaires policiers ou para policiers…
Ces derniers temps, dans la situation d'exception organisée par les deux Etats, à la place des mercenaires du Bataillon Basque Espagnol ou du GAL, sont apparus des valets armés se présentant comme des policiers espagnols, comme cela s'est produit pour Juan Mari Mujika (en Basse-Navarre – Etat français), Alain Berastegi (en Navarre – Etat espagnol) et Lander Fernandez (en Biscaye – Etat espagnol).
Une manifestation se déroulera ce samedi 19 septembre à Saint Jean de Luz pour dénoncer la disparition inquiétante de Jon, une manifestation où seront présent des milliers de personnes…mais les médias français, une fois de plus, feront certainement le silence sur cet acte pourtant visible…à moins que quelques provocations policières donnent un écho particulier…basques = violence !
Samedi 12 septembre s’est déroulée une autre manifestation de solidarité avec les prisonniers basques à Donosti (Saint Sébastien), plus de 10 000 personnes à l’appel "Etxerat", association qui regroupe les familles de prisonniers politiques de l'ETA.
ce défilé a eu lieu dans le calme escortées deux heures durant par les fourgonnettes de la police basque, Ertzaintza, des milliers de personnes ont donc manifesté derrière une banderole où l'on pouvait lire : "Prisonniers basques, au Pays Basque".
Il était Interdits de lancer des slogans en faveur de l'ETA ou des formations politiques illégalisées, les manifestants avaient également comme obligation de ne pas exhiber de pancartes représentants des photos de prisonniers basques. Actes aujourd’hui poursuivis sous l’inculpation « d’apologie de terrorisme » !
La aussi aucune mention dans les médias français, et pourtant une manifestation de 10 000personnes en Pays Basque équivaut à une manifestation de + de 200 000 manifestants en France…
LA CENSURE EXTREME EST DE FAIRE SILENCE SUR UNE REALITE…LA RESISTANCE CONTINUE !
Demain tous les média de cette planète s’attarderont sur l’anniversaire du 11 septembre 2001, une date qui a marqué les USA, touchés dans son cœur même, volontairement ou pas, l’histoire nous le dira même si de plus en plus de personnes se posent cette question.
Pour nous, ce 11 septembre sera marqué par le souvenir du coup d'Etat militaire dirigé par le général Augusto Pinochet à la tête de chiens de guerre anticommunistes entraînés par la CIA et la NSA, et marquera les premiers assassinats politiques des combattants chiliens de la liberté dont Salvador Allende le 11 septembre 1973.
11 septembre 1973 / nom de code « OPERATION CONDOR »
Ce 11 septembre 2009, nous aurons une pensée pour nos camarades tombés en combattant, pour les torturés largués dans la mer par des hélicoptères, pour les milliers de prisonniers des stades et des prisons infectes, pour tous nos camarades qui sont entrés en résistance face à un ennemi puissant et féroce, pour ceux qui les ont cachés et protégés… Ce sera la date anniversaire, les 36 ans du renversement violent du gouvernement démocratiquement élu de l'Unité Populaire de Salvador Allende .
Les quelques archives ouvertes ont démontré que dés 1970, Richard Nixon, le bandit Nixon, le fasciste Nixon, avait ordonné à la CIA de faire « rougir » l'économie du Chili pour empêcher Allende d'arriver au pouvoir.
Les documents, y compris les procès-verbaux des réunions entre Henry Kissinger, Kissinger le faucon du capital, le vautour sioniste, le Béhémoth étasunien, avec les responsables de la CIA de l’antenne de Santiago, ainsi que des résumés des actions secrètes menées dès 1970, fournissent des preuves irréfutables que des opérations de déstabilisation dirigées par Washington ont été menées sur place contre le gouvernement d'Allende.
Des milliers de preuves des atrocités commises par la police secrète chilienne, la DINA, ou sur les assassinats, existent, elles ont été classées par la FBI. Mais des milliers d'autres venant de la CIA, NSC et NSA sont encore classées secrètes, surtout celles concernant les 5OOO disparus des 17 années de dictature militaire, et les liens entre subsides nazies, DINA et CIA .
36 années plus tard, il y a encore des enquêtes en cours au Chili, en Espagne et dans d’autres pays. Beaucoup de disparitions n’ont pas été résolues au Chili comme ailleurs, car des actes de terrorisme international ont été menés par la police secrète chilienne sous l’autorité de Pinochet, ce général sanguinaire dont la seule admiratrice vivante déclarée n’est autre que Margareth Thatcher.
Ce 11 septembre 2009, les membres de "Libérez-les" et beaucoup de camarades progressistes de par le monde, auront une pensée pour nos 28 000 camarades chiliens tombés en combattant, torturés et largués dans la mer depuis des hélicoptères, pour les milliers de prisonniers des stades et des prisons infectes, pour les 5000 disparus et leurs familles, pour tous nos camarades qui sont entrés en résistance face à un ennemi puissant et féroce, pour ceux qui les ont cachés et protégés… et pour les exilés du monde entier…
Intervention de Libérez-les! lors de la conférence débat du 5 septembre sur la Gauche Prolétarienne dans la région Nord, avec Jean-Paul CRUZE et HOCINE, anciens dirigeants de la GP.
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Le comité Libérez-les de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques intervient ici à la demande des camarades des « Amis de Joseph Tournel », avec qui nous faisons des bouts de chemin, pour garder en mémoire ce qui s’est passé dans la région et éviter le révisionnisme et le négationnisme, armes idéologiques employées couramment par les forces réactionnaires.
Les MAOS ont dans les années 70, joué un rôle politique dans la région, comme ils ont joué un rôle dans les forteresses ouvrières : rôles politiques justes, injustes, ce n’est pas à nous de juger les camarades, on peut confronter nos idées tout en conservant celle, que notre ennemi commun, c’est la réaction sous toutes ses formes passant par la démocratie et le parlementarisme jusqu’au fascisme le plus barbare. Donc….
A partir des années 1978, c'est-à-dire au moment même où les effets du plan de restructuration de la sidérurgie du sinistre Baron Davignon, à la solde des maîtres de forges et du capitalisme européen, il va se produire quelque chose qui ne s’était pas produite en 1968. C'est-à-dire que du milieu à la fin des années 70, une collaboration ouverte entre les syndicats et le patronat s’est instaurée, je dis ouverte car en 68, des tractations secrètes ont eu lieu entre la CGT, le PC et le pouvoir, pour éviter une insurrection et une guerre civile.
Malgré les immenses luttes des travailleurs des usines sidérurgiques de l’Est et du Nord de 78 et 79, et malgré l’hostilité des syndicats de base, deux dirigeants syndicaux (Sainjon et Chérèque) ont fait un pacte avec le diable. Ils ont ainsi sacrifié plus de 300 000 travailleurs de cette branche, comme avaient été livrée en pâture des centaines de milliers de mineurs quelques années précédentes, des mineurs qui ont pourtant travaillé pendant des siècles dans des conditions inhumaines, d’où le tribunal populaire.
Il est indéniable que mai 1968 a été un moment fort avec des victoires syndicales, les travailleurs ont vécu pendant six mois une période d’euphorie et puis boum : ils sont retombés à la réalité, et cela a été assez dur.
C’est ainsi que se produisit une ligne de clivage qui sépara assez fortement les militants politiques qui estimaient que le mouvement de 1968 n’a pas réussi à gagner complètement parce qu’il n’était pas assez organisé pendant que d’autres pensaient au contraire qu’il était trop organisé.
Et en fait, quand je dis que c’est un clivage à l’intérieur c’était y compris un clivage à l’intérieur de l’Autonomie. Et ça va se traduire par le fait que le critère sur lequel les gens vont discuter, qui va leur servir d’approuver cette décision-là, c’est les questions militaires, les questions de violence, le passage de l’autonomie politique à la lutte armée.
Les autonomes inorganisés, ou partisans du spontanéisme dirons-nous, les « fous », sont comme le mouvement de 1968 : c’est-à-dire ils pensent que le mouvement a ses échéances, qu’il s’organise de lui-même et sans appareil de lutte, ce n’est donc pas la peine de le forcer, il peut être souple ou radical, violent ou pas violent…
Donc ce sont des militants qui sont à la fois beaucoup plus violents spontanément, et le sont beaucoup moins quant à l’organisation pratique et politique des masses… jusqu’à parfois les trahir en passant dans l’autre camp !
De l’autre côté, il y a toute une partie du mouvement qui plonge carrément dans la dépression, la déprime, dans le sentiment d’impuissance des masses, sentiment injuste mais qui peut être compréhensible dans des moments où les collaborations de classes apparaissent au grand jour. C’est-à-dire des militants qui ont cultivés justement ou injustement l’impuissance des masses au point de perdre complètement la confiance dans un mouvement de masse.
Mais il y a un trait d’union entre autonomie et lutte militaire prolétarienne, un trait qui fait déprimer du point de vue du mouvement, c’est cette terrible collaboration entre organisations de masse politiques et syndicales avec le pouvoir et le patronat, une forme d’union sacrée pour sauver la démocratie et le parlementarisme bourgeois. Ainsi, on peut comprendre qu’à un moment, des militants exaspérés prennent la voie de la lutte armée contre le capital et ses valets. Et c’est à des moments phare de l’histoire ouvrière que les formes de luttes violentes prennent naissance, car nombre de militants, les plus radicaux disons, considèrent que justement ou injustement, il faut répondre à la violence du capital par la violence prolétarienne, pour une dent toute la gueule, qui suppose la création d’un déclic pour les masses.
Voilà pourquoi il est intéressant, comme aujourd’hui, de se pencher sur ces mouvements, ces groupes, qui du milieu des années 60 au milieu des années 80, firent peur au capital occidental, un capital qui allait mettre des moyens et des forces énormes pour endiguer ce mouvement révolutionnaire qualifié de gauchiste par les droitiers, mais qui recueillait une certaine et recueille encore une certaine sympathie chez les travailleurs notamment dans cette période de dépression et de retour à Germinal.
Des années 60 où on sortait des guerres d’indépendance comme en Algérie avec des trahisons, quand d’autres naissaient comme au Vietnam, où des révolutions que certains croyaient déjà perdues ou éphémères, étaient victorieuses et s’installaient dans la durée, je pense à Cuba, des années qui allaient générées une puissante vague progressiste de par le monde, et quoi qu’on en dise, quoi qu’on en pense, malgré des erreurs, les maoïstes ont joué un rôle majeur, notamment avec la GP.
Des années 70, où des multitudes de luttes politiques sont apparues à la suite de 1968, mais aussi des mouvements pour la paix contre la violente guerre au Vietnam, contre la construction des centrales nucléaires, et toujours les mouvements de décolonisation comme en Palestine, Fatha, FPLP ou en Irlande avec l’IRA… mais aussi la naissance des BR, des GARI, de la RAF, mouvements de lutte armée contre la paupérisation des masses, contre le franquisme, et contre la militarisation notamment le renforcement de la présence de l’Otan et des armées étasuniennes en Europe.
Le mitraillage de la façade du CNPF, le 1er 1979 par Action Directe, quelques heures avant la grande manifestation fût caché toute la journée par les média, par crainte que ce coup sommes toute banal, attire les masses ouvrières en proie avec les effets du plan Davignon, à affronter violement les forces de l’ordre. D’ailleurs quand le 2 mai, on apprend cette action, des voix se levèrent pour faire fleurir l’idée, mais elles ont rapidement été étouffées par les états majors politiques et syndicaux…
De là on aurait pu s’imaginer qu’une pléthore de groupes armés allaient naître comme en Italie, mais la divergence idéologique entre autonomes et mouvements armées, c’est-à-dire entre ceux qui pensaient qu’il y a un besoin d’une violence extraordinairement forte dans le mouvement se sont heurtés à ceux de la mouvance autonome qui étaient incapables et qui sont toujours aujourd’hui en incapacité d’assumer cette possibilité parce que cela suppose des niveaux organisationnels hallucinants…
Aujourd’hui cette mouvance autonome ou plutôt pseudo autonome est incarnée par des collectifs, des milliers de collectifs existent mais aucun n’est en capacité d’organiser politiquement les masses, parce qu’il n’y a aucune unité idéologique, c'est-à-dire que rien ne les relie directement ou indirectement aux masses, et que chacun y prône pour sa chapelle..
Alors qu’ils ont la flèche, ils cherchent encore leur cible…
Il y a ceux qui pensent, justement ou injustement, qu’il faut un bras armé au parti.
Ce bras armé est nécessairement clandestin, mais cela ne veut pas dire que personne ne sait et qu’il n’y a pas de contrôle politique. Le seul souci, et il est de taille vous en conviendrez, c’est qu’il n’y a plus de parti de masse et de classe, outre les petits mouvements d’ici et là, oasis dans un désert politique, il n’y a rien de communiste pour s’affronter réellement et frontalement à la bourgeoisie et au capital, et par pour les aménager ou les moraliser, l'antagonisme de classe supprime mécaniquement cette possibilité, mais pour les éliminer.
Et puis il y a ceux qui vont dire qu’avant le parti, il faut d’abord un groupe, lié à un contrôle populaire ou directement liés à des collectifs, solution de facilité pour ne rien faire et éluder toutes notions d’organisations donc d’affrontement idéologique mais aussi de mise en pratique des décisions dans l’intérêt des masses.
Et la période actuelle est assez compliqué pour cela, car le niveau de répression monte progressivement partout, nous l’avons dernièrement avec l’affaire de Tarnac, quand les « militaires » ont gagné la partie, simplement parce que les organisations qui ne sont pas strictement clandestins et organisées comme telles sont les plus exposés à la répression.
Et c’est coup double pour le pouvoir, car il est évidemment que cela a des conséquences qui sont très ennuyeuses : ce sont les policiers qui sont apparus comme les plus efficaces.
Les actions militaires menées par Action Directe dans les années 80 ont semé le trouble dans les milieux bourgeois, le pouvoir a eu beaucoup de mal à mettre l’organisation par terre, elle était clandestine et organisée au sens strict des termes. AD a été démantelée mais face aux moyens mis en place, la défaite militaire est minime même si depuis 22 ans des camarades restent enfermés par vengeance de l’Etat et de la bourgeoisie qui n’ont jamais admis qu’ils ont subi des défaites politiques.
D'ailleurs cet été 2009, l’Etat espagnol et son pouvoir ont été battus militairement et mis en difficulté politiquement par les membres de l’organisation indépendantiste basque ETA ; 7 bombes dont 4 dans des lieux sensibles hyper protégés, et 3 morts dont le responsable de la lutte contre ETA, lui-même hyper protégé.
Certes ce mouvement indépendantiste clandestin subit des revers, des arrestations et des centaines de ses militants croupissent dans les géôles espagnoles et françaises, mais cette organisation indépendantiste clandestine demeure organisée militairement et politiquement, même avec 50 années de luttes et de répressions violentes.
Nous ne reviendrons pas sur l’histoire italienne, mais l’armée clandestine communiste italienne, étaient liée aux masses, même si elle a été provisoirement vaincue militairement par l’alliance de toutes les forces politiques, de renseignements et policières occidentales, qui n’avaient jamais mis autant de moyens depuis la guerre blanche contre les armées bolchéviques… certains parlent du PIB de l’Italie…ou sur l’histoire de la RAF
Mais idéologiquement, il reste des traces de ces années de plomb et les braises sont loin d’être éteintes, d’où l’extrême répression dans ces pays berceau du fascisme, comme il reste des traces des révolutions progressistes qu’elles soient bolchéviques, maoïstes, castristes...
Car de Gênes à Strasbourg, on a vu des militants politiques organisés militairement, s’opposer violement au capitalisme et au militarisme… l’Amérique centrale et du sud nous montre des exemples, Venezuela, Bolivie, Equateur, Nicaragua, Honduras… et le sud est asiatique est porteur d’espoir avec le Népal…
La France, est toujours en retard, mais la période actuelle est génératrice d’un mouvement de fond capable de tout, du pire comme du meilleur. Les politiques au pouvoir l’ont compris en votant des lois liberticides ou les autres de l'opposition, en critiquant les actions, les syndicats l’ont compris en hachant les luttes et les journées de luttes, les esprits sont bouillonnants et la colère des masses est si grande qu’elle est minimisée… volontairement… et les actions moins conventionnelles sont sévèrement réprimées
Ainsi et pour terminer, il nous faut toujours apprendre pour comprendre, et toujours être en lien avec les masses, un pas devant mais toujours un pas.
Nous avons chacun des expériences personnelles ou collectives à faire connaître, à faire comprendre, cette conférence débat est en soi l’exemple de ce qu’il faut faire pour forger les consciences et gommer les contradictions idéologiques, car chaque débat intelligent renforce l’intelligence à court ou à moyen terme.
Des camarades ont choisi la voie de la lutte militaire, nous n’avons pas à les juger mais nous avons à les défendre, car ces camarades ont donné leur vie pour que ce monde change dans le sens du meilleur pour l’homme, pour que la peur change de côté, pour que les travailleurs ne subissent plus les assauts incessants du capital, du colonialisme, du sionisme, du racisme.
A cet instant nous pensons à Jean-Marc Rouillan, à Georges Cipriani, 22,5 ans, à Georges Abdallah qui avec 25 ans dedans est aujourd’hui le plus ancien détenu politique en France, à Yvan Colonna, à Mumia Abu Jamal dans son couloir de la mort, à Gonzalo dans sa cage, à Ocalan sur un caillou en pleine mer, à Gloria et aux 300 prisonniers politiques en Italie, à Léonard Peltier enfermé depuis 33 ans, il est aujourd’hui le plus ancien prisonnier politique du monde, à Amhad Saadat qui a survécu dans une cellule de 2,40 par 1,20 pendant 3 ans et aux 11OOO palestiniens enfermés dans les pires conditions, à Idoïa qui a pris 800 ans de prison et aux 74O prisonniers basques dont 170 en France, aux 18 irlandais encore enfermés, aux 5 cubains enfermés aux USA depuis 11 ans…. Et la liste est longue malheureusement…
tous ont un point commun, ils sont progressistes ! Sans oublier les victimes, Bobby, Nathalie, Salvador, Ulriché, Andréas, Mara, Pierre… entres des milliers d’autres !
Voilà pourquoi Libérez-les a été créé non pas en collectif mais en comité structuré avec des règles idéologiques et pratiques,a- sans dogmatisme mais avec des bases et des valeurs, parce que nos camarades avec un grand C, qui de par le monde, subissent la vengeance de la haine de classe, la torture et la mort blanche, le colonialisme, le sionisme, le fascisme… toutes ses méandres créations diaboliques du capital… Des Camarades qui méritent une solidarité perpétuelle, qui méritent que leurs voix ne soient jamais éteintes et que leur dignité de combattants-tes révolutionnaires soit respectée… qui méritent qu’on se batte pour eux pour leur libération…
Shova GAJUREL a été libérée le 31 août,
1ère étape vers la régularisation.
L’Etat français se doit de corriger l’erreur commise et doit maintenant lui fournir immédiatement un titre de séjour et sans condition !
Shova Gajurel, réfugiée politique népalaise résidant en France depuis 2006, car menacée de mort dans son pays, expulsée irrégulièrement par la France vers la Belgique, a été détenue du 16 juillet au 31 août dans des centres de rétention, à Lille/Lesquin puis à Bruges. La demande de la Belgique à la France de reprendre en main le cas Shova Gajurel fut ignorée, et cyniquement il fut dit à son avocate Belge que le fonctionnaire de la préfecture du Nord pouvant reprendre le dossier était encore en vacances.
Shova a donc été libérée le 31 août du centre de rétention de Bruges et elle a tout de suite été prise en charge et accueillie chez des camarades népalais installés sur le sol belge. Mais Shova a ordre de quitter le territoire belge avant le 4 septembre.
Les autorités françaises ont fait une grave erreur en expulsant Shova Gajurel vers le territoire belge, elles ont nié le droit et leurs propres lois, bafoué la Justice et impliqué les autorités belges malgré elles.
Alors nous le répétons, la France a signé les Accords de Genève, elle doit lui accorder l’asile.
Bernard KOUCHNER doit immédiatement intervenir car il est impliqué dans le devenir de Shova.
La France doit désormais régulariser Shova Gajurel pour qu’elle puisse vivre et garder sa dignité de femme, et ce, même si lors de l’étude de son dossier - pourtant un cas d’école- des fonctionnaires de l’OFRA, soit zélés soit sur ordre, ont bâclé et réexpédié le dossier « Gajurel » très rapidement avec la mention « Refus ».
Il est impossible, car ce serait faire un parjure, de continuer à faire du yoyo avec la vie d’une personne, militante politique en danger de mort dans son pays. Il serait grave que l’Etat républicain et ses autorités continuent à malmener Shova Gajurel, une femme de 38 ans venue du bout du monde où elle a tout quitté, où elle a tout abandonné, où elle a caché ses enfants dont elle n’a aucune nouvelle, comme de sa famille d’ailleurs, depuis plus de 30 mois… La situation chaotique au Népal interdit l’expulsion de Shova Gajurel vers le pire.
Depuis le 19 juillet, le Comité « Libérez-les ! », le CSP 59, le MRAP et la LDH, des soutiens politiques, des associations et des citoyens… ont continué le soutien et se sont mobilisés pour exiger la libération immédiate et sans condition de celle qui est devenue notre camarade et amie Shova Gajurel.
Depuis la 1ère semaine d’août, nos camarades de Belgique du Secours Rouge ont pris le relais, en allant la visiter au centre de rétention de Bruges pour la soutenir moralement, lui apportant aussi une aide financière et en nous faisant des comptes rendus réguliers sur sa situation.
1 mois et demi de solidarité internationaliste et de soutien venu du monde entier, l’Etat français ne peut l’ignorer, donc ÇA SUFFIT le harcèlement et la torture morale !
Ainsi, l’Etat français, le Préfet du Nord, les Ministres concernés, n’ont pas d’autres choix que de lui accorder un titre de séjour illimité ! Sans réponse immédiate et positive des autorités, le Comité « Libérez-les ! » et ses soutiens entameront avec leurs conseils, une procédure afin de faire condamner devant les juridictions compétentes, dont la Cour Européenne des Droits de l’Homme, l’Etat français et ses hauts fonctionnaires impliqués dans cette mise en danger volontaire d’autrui et déni des Droits, des Lois et des Accords internationaux.
Nous appelons toutes les associations, les mouvements, les partis, les citoyens à se joindre à nous afin que Shova GAJUREL soit enfin régularisée en tant que réfugiée politique…
Fait le 4 septembre 2009 -
« Libérez.les ! » Comité de soutien aux prisonniers politiques et réfugiés politiques.
http://www.liberez-les.info/
Soutenez cet appel, soutenez Shova Gajurel en nous adressons un mail, une lettre pétition est en cours
GEORGES CIPRIANI, JEAN-MARC ROUILLAN :
JUSQU'À QUAND ?
C’est la rentrée : scolaire, littéraire ou politique. Mais eux n’auront pas de rentrée, puisqu’ils ne sont pas sortis. Jour après jour, ils continuent à subir la violence d’une justice qui les séquestre depuis 22 ans derrière les hauts murs érigés par l’Etat pour défendre l’ordre de la classe dominante.
Georges Cipriani devrait déjà être sorti : le 30 avril dernier, un jugement lui avait accordé un régime de semi-liberté d’un an, première étape vers la liberté conditionnelle. Mais, sur appel du parquet, des juges ont infirmé cette décision le 20 août, découvrant après 22 mois de procédure que le dossier de Georges n’était soi-disant pas recevable, lui reprochant de ne pas renier son engagement politique et de persister à se définir comme prisonnier d'Action directe. Comme si ce n’était pas cette identité politique assumée qui lui avait valu de passer ces 22 années enfermé, mais qui lui avait aussi permis de résister à l’anéantissement carcéral.
Alors, Georges Cipriani victime d’un chantage au reniement, voire au repentir, concepts pourtant absents du droit français ? Pourquoi lui, alors que la même attitude n'avait interdit ni à Nathalie Ménigon (aujourd’hui en liberté conditionnelle) ni à Jean-Marc Rouillan d'obtenir de la justice leur placement en semi-liberté ?
Jean-Marc Rouillan, il est vrai, a depuis lors été réincarcéré, sous un prétexte fabriqué par l’interprétation fallacieuse de quelques mots prononcés lors d’une interview. Aujourd’hui, atteint d’une maladie rare et évolutive diagnostiquée au printemps dernier, il demeure sans soins en raison de son maintien en prison. Régis Schleicher est quant à lui en semi-liberté depuis le 26 août, après 25 ans de prison.
Pour protester contre la sentence infligée à Georges Cipriani, pour continuer à exiger la libération de Georges et de Jean-Marc, militants d’Action directe encore emprisonnés, comme chaque premier jeudi du mois depuis si longtemps, nous vous appelons à participer au :
RASSEMBLEMENT
Jeudi 3 septembre, de 18 h à 19 h,
en face de la direction de l’Administration pénitentiaire,
carrefour rue de la Verrerie - rue du Renard
(Paris 4e - métro L1-L11 Hôtel-de-Ville).
Collectif "Ne laissons pas faire !"
Ni la répression sauvage de l’Etat espagnol et ses collaborateurs en déroute en Pays Basque, ni les fascistes néo- franquistes, ne feront taire la résistance basque !
Trois bars d’Iruñ ont été tagués ce week-end. Des tags fascistes, comme seule l’extrême-droite espagnole sait le faire : “la Falange vous surveille” ou “si la loi ne le ferme pas, nous le ferons”.
C’est le résultat des actions d’intimidation menées par le Gouvernement de la CAB1 (Parti « socialiste »+parti populaire, néo franquiste..) et l’Etat espagnol, avec son gouvernement « socialiste ».
De Madrid viennent les ordres : « rendre invisible » la solidarité et le soutien avec les 740 prisonniers politiques basques, dont + de 170 sont emprisonnés en France.
Pour ceux qui décident de résister à ces mesures d’intimidation, la menace c’est l’inculpation « pour apologie de terrorisme » !
Mais les bars militants Ezpala, Zurgai et Ipar Gorri ne sont pas les seuls à avoir subi des dégradations portant signature de la Phalange néo-franquiste : des monuments commémorant les soldats républicains ont subi les mêmes dommages.
Face à ce week-end de la terreur digne « d’une nuit de Cristal » la majorité de la classe politique vient de dénoncer ces actes, mais comble de l’idiotie, les caniches de Madrid n’ont parlé que des dégâts occasionnés sur les monuments historiques.
Ainsi, cette dégradation fasciste des bars et des monuments à la gloire des républicains antifranquistes est aussi le résultat de la déclaration imbécile de la déléguée du Gouvernement espagnol, Elma Saiz, qui en juillet, avait appelé les citoyens conservateurs à la délation contre les lieux dans lesquels s’exprime la solidarité envers les familles ou les prisonniers basques.
Depuis le printemps 2009, le gouvernement autonome pro-espagnol avait lancé sa milice de la Ertzaintza2, dans la chasse aux photos, qui s’est accentuée lors des fêtes locales, qui sont chaque année ponctuées par des manifestations en solidarité avec les prisonniers basques.
Entre déclarations politiques imbéciles et décisions politiques imbéciles, la tension est montée d’un nouveau cran au Pays Basque.
Comme nous l’avons écrit dans notre communiqué du 31 juillet, l’Etat espagnol vient de subir des défaites militaires, et par ses décisions et son refus de négocier une paix durable au Pays Basque sur des bases où chacun écoute l’autre, il a la lourde responsabilité de la renaissance des pires heures du franquisme et d’une intensification de la lutte d’indépendance… c’est donc bien les choix du PSE3 et du PNV4 qui poussent à la lutte militaire pour l’indépendance du Pays Basque…
Exposer des photos des prisonniers est “une provocation” avait déclaré le PSE, donnant ainsi quitus à la « Falange » et bientôt peut être au « GAL5 » reconstitué, car il ne faut pas oublier que JON ANZA ORTUÑE, ancien prisonnier politique basque, a disparu depuis le mois d’avril dans d’étranges circonstances.
Malgré le climat de tension qui règne au Pays Basque, notamment après l’interdiction des manifestations pacifiques par la répression violente suivie des dégradations fascistes, Rodolfo Ares, conseiller spécial pour la sécurité du « gouvernement basque » vient de demander aux maires des communes de faire fermer les buvettes militantes (les txosna) qui selon ses propres propos serviraient “de soutien social pour l’ETA”.
Et fort de son appui du gouvernement, de la majorité et de l’opposition, du Roi et de Sarkozy, des instances européennes, il a sommé les basques mais aussi les gens de passage, à ne pas fréquenter les endroits qui affichent les photos de prisonniers. Le « toutou » a aussi prévenu que ses chiens de garde de la milice Ertzaintza feraient des rixes dans ces lieux et confisqueraient les photos exhibées dans les rassemblements hebdomadaires des familles des prisonniers.
Depuis quelques jours la réponse populaire des Basques est à l’insoumission aux appels des « toutou et chiens de garde» de Madrid, et des photos de prisonniers et des autocollants sont apposés en masse dans les quartiers populaires du Pays Basque. Et les manifestations de soutien aux prisonniers vont continuer, malgré la répression et les provocations.
Le Comité « Libérez-les ! » apporte tout son soutien et toute sa solidarité avec les prisonniers, avec leurs familles, avec les associations de soutien.
Le 25 août 2009
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QUAND LE SILENCE REND AVEUGLE !
Les samedi 7 et 15 août 2009, la Ertzaintza (corps spécial de police basque composée de basques et d’espagnols opposés à l’idée d’indépendance du Pays Basque) a réprimé violement des manifestations interdites organisées par Etxerat composé par les associations des familles de prisonniers, proches de la gauche abertzale (gauche indépendantiste basque). L’ertzaintza peut être comparée au Magav israélien, car se sont des personnels recrutés sur une base idéologique au service des intérêts d’une minorité bourgeoise liée à la religion.
Le 15 août, de nombreuses personnes, jeunes, femmes, âgées ont été violement agressées et frappées à la tête, un homme de 85 ans a été gravement blessé par une balle en caoutchouc, il y a eu des dizaines d’arrestations.
Pourtant, vous et nous, avez regardé ou écouté au minimum une fois les informations radio ou télévisées depuis deux jours, et pourtant ces actes barbares ont été placés sous silence… Pourquoi ?
Pourquoi les média (non présents sur place) insistent-ils depuis des mois sur la violente répression en Iran à l’issue des élections, ou sur la répression dans les provinces chinoises du Xinjiang et du Tibet, ou sur les atteintes aux droits de l’homme (et de la femme) en Russie et en Ukraine… ? Et pourquoi les média (présents sur place) ignorent-ils la répression violente contre des personnes de toutes générations et de tous sexes, qui manifestent pacifiquement au Pays Basque pour exiger que les prisonniers-es politiques basques soient rapatriés au Pays Basque (certains sont à plus de 1000 kms) ? De plus, la Ertzaintza s’en est aussi violement prise aux supporters du club de football de la Réal Sociedad qui sortaient du stade de Donostia (San Sebastian).
Certains se diront que de s’attaquer d’une telle manière aux média est suicidaire, que les journalistes sont indépendants des pouvoirs et des partis, que les rédactions traitent les priorités… mais qu’en est-il en vérité ?
La « petite culotte » de Madonna dans un concert raillé par les fascistes polonais est elle plus importante que la vie d’un homme de 85 ans atteint d’une balle tirée par un milicien aux ordres d’une idéologie qui a fait des centaines de milliers de morts pendant 40 ans, le franquisme. Cette répression au Pays Basque n’est pas un simple fait divers, pourtant elle n’est même pas traitée comme un fait divers puisqu’elle est complètement ignorée (et pourtant nous avons cherché l’info).
Depuis quelques années, la répression policière et sa violence, dans les divers pays qui composent l’Europe, deviennent des actes banalisés, à peine traités dans la rubrique des « chiens écrasés ». Ainsi, cette banalisation de faits graves qui s’abattent sur nos « démocraties occidentales moralisées et de libre expression », agit subjectivement sur les esprits et les consciences : car quoi de plus normal que d’intervenir contre une manifestation qui n’a pas été autorisée. Par contre, quel tapage médiatique quand il s’agit de pays hors d’Europe, là où « il n’y a ni démocratie ni droit d’expression, là où la presse est verrouillée par des pouvoirs religieux, nationalistes ou même des communistes »…
Que Chavez ou Correa ferment des radios, interdisent des journaux, qui pourtant nuisent à l’intérêt général d’un peuple et d’une nation souveraine est un scandale planétaire « le droit d’opposition », mais qu’un parti politique « Batasuna » soit interdit d’exister parce qu’il n’est pas en phase avec l’idéologie dominante est tout à fait normal « le Pays basque n’est il pas déjà autonome ? ».
Que l’ETA, une organisation clandestine nationale populaire, socialiste, laïque et indépendantiste soit mise dans la même catégorie qu’Al Qaïda, une organisation créée par les USA, fasciste et intégriste, est une chose normale, « ce sont des terroristes ». Que l’Ertzaintza réprime maintenant avec des balles une manifestation pacifique de milliers de personnes intimement liées à l’indépendance de leur Patrie colonisée, devient donc normal, puisque ces manifestations sont désormais interdites par le pouvoir central de Madrid, les juges de l’Audience Nationale et le gouvernement basque en place élu démocratiquement (après l’interdiction des listes indépendantistes, faut il le rappeler).
On est ainsi entré dans la normalité de la répression et de l’interdiction : une répression juste dans l’espace Schengen, une interdiction juste dans un espace fédéral, mais une répression et des interdictions injustes quand elle est hors de cette frontière inventée et dessinée il y a quelques années pour les intérêts impérialistes européens.
Depuis quelques semaines, ETA frappe les intérêts espagnols. 9 bombes déclarées, 6 qui ont fait des dégâts importants, 3 morts… et ce malgré des services secrets, de renseignements et antiterroristes dans l’indicateur rouge depuis plusieurs mois des deux côtés de la frontière. Le chef du service spécialisé dans la lutte contre l’ETA abattu, une caserne de la Garde Civile détruite, deux policiers morts, et l’ile de Majorque ciblée alors que c’est le lieu même de villégiature de la famille royale, et le tout dans le mois où le CIO (comité organisateur des jeux olympiques de 2016) venait visiter les installations sportives et examiner le projet espagnol.
Pour le gouvernement social-démocrate espagnol de Zapatero, et son Ministre de l’Intérieur Perez Rubalcaba, ces mois de juillet-août sont signes de défaites politiques qui vont laisser des traces, donc une haine renforcée contre la résistance civile et les combattants armés. Mais cette stratégie de la tension et de la fermeture, c’est le choix de l’Etat espagnol et de son gouvernement, c’est à eux de prendre leurs responsabilités pour revenir à la table de négociations, le dernier communiqué de l’ETA ne peut être plus clair.
En effet comment a-il-été possible que des commandos, d’une organisation qualifiée de mourante et d’isolée, dont les n°1 et les chefs militaires ont été arrêtés à grand renfort de médiatisation durant les derniers 18 mois, peuvent ils agir d’une manière opérationnelle à plusieurs endroits d’un pays, dans des lieux hautement protégés et sur des personnes sous haute surveillance vu le contexte actuel ? Cela ne peut être qualifié que « d’exceptionnel » pour une organisation qu’on dit « mourante et d’isolée ». Ces opérations militaires contre les intérêts espagnols et la politique de refus et d’ignorance du gouvernement espagnol, sont préparées avec une grande minutie et ce sans faire de victimes civiles innocentes.
Elles ne peuvent être mises en action que par des militants préparés à cette forme de lutte où seuls les intérêts espagnols sont visés. C'est-à-dire qu’il ne s’agit pas d’actes aveugles et meurtriers sur des cibles civiles, mais d’actes militaires perpétrés par des révolutionnaires (au sens marxiste du terme) sur des cibles militaires. Dans le cas des restaurants, il y a eu appel téléphonique 20 mn avant les mises à feu, permettant l’évacuation des lieux ou le désamorçage. Ce qu’il faut donc espérer, c’est que dans sa haine, en cas de prochaine fois, la police décide d’ignorer l’appel téléphonique, ce qui créerait des victimes civiles, donc inéluctablement un renforcement d’une haine déjà bien présente à l’égard des indépendantistes basques dans un pays qui vénère encore son caudillo.
Aujourd’hui, il est évident que le gouvernement espagnol n’a d’autre choix que de renouer avec le dialogue politique, mais avec qui puisque Batasuna a été interdit. Il doit le faire, même si l’actuel président de la province autonome basque, Patxi Lopez refuse toutes discussions et met en application les directives de l’Audience Nationale qui interdit toute manifestation indépendantiste. Même toute photo des 740 militants-es basques actuellement emprisonnés-es sont désormais interdites dans les lieux militants. La haine du caniche Lopez est si forte, à cause de la défaite de son autorité, qu’il en bave au point de prendre des mesures de rétorsion contre son propre peuple, en envoyant ses chiens de garde contre tout rassemblement en lien avec les indépendantistes et les collectifs de soutien avec les prisonniers.
A cela beaucoup vont rétorquer « mais ETA a tué plus de 800 personnes, ils sont violents », oui, car la violence appelle la violence. Il faut rappeler qu’il s’agit d’une guerre d’indépendance, et les 800 morts étaient pour 98% des soldats ou des miliciens qui servaient les intérêts du colonisateur espagnol, et tous connaissaient les risques de leur engagement contre ETA.
Mais combien des 740 militants basques emprisonnés, aussi conscients de leur engagement dans le combat pour l’indépendance du Pays Basque, vont-ils mourir en cellule, car condamnés pour certains à 800 ans de prison, combien de ces militants révolutionnaires viendront s’ajouter aux 25O morts basques, déclarés « mort au combat » ou assassinés depuis 1959.
36 ans après la mort de Franco, la même agressivité contre la gauche indépendantiste basque est encore forte de la part de la bourgeoisie basque inféodée à l’Etat Espagnol, nous avons dernièrement mis en avant les services secrets espagnols qui avaient infiltrés Cuba pour surveiller des réfugiés politiques basques ou les traques contre les soutiens ici en France.
Mais le phénomène est partout, car les années n’ont pas atténué la vengeance et la haine encore marquante contre les mouvements révolutionnaires des années 70/80 qui ont frappés durement les intérêts et les miliciens des bourgeoisies européennes, mais aussi les intérêts impérialistes, colonialistes et sionistes de par le monde.
En Espagne, en France, en Italie, en Allemagne, en Israël, aux USA… comme au Chili, en Argentine, en Afrique du Sud… la répression violente n’a jamais fait reculer totalement les masses et leurs organisations révolutionnaires ou progressistes. Toutes les nations capitalistes et colonisatrices, toutes les alliances impérialistes ne pourront jamais abattre par la répression, la dictature, le silence, la haine de classe… le droit des Peuples à s’autodéterminer et à obtenir la souveraineté.
Le Peuple Basque, comme tous les peuples historiques qui l’exigent, a ce droit à l’autodétermination et à la souveraineté inaliénable dans une Etat libre qui ne subit pas le joug de la bourgeoisie et des colonisateurs… et des religieux à leur solde.
Voilà pourquoi tous les progressistes et les communistes du monde doivent accepter et comprendre qu’il ne s’agit pas de terrorisme mais de lutte armée à mort qui oppose un colonisé et un colonisateur, c'est-à-dire qu’il s’agit d’un conflit militaire pour l’indépendance, la liberté et le socialisme que le Peuple Basque obtiendra à moyen ou à long terme, mais qu’il va obtenir.
Le comité « Libérez-les ! » s’est toujours positionné du côté des prisonniers et des réfugiés politiques, du côté des peuples asservis et colonisés, du côté de la classe opprimée et bafouée… nous soutenons la Résistance basque comme nous soutenons la Résistance palestinienne, kurde, kanake ou mapuche… et leurs combattants et militants !
Il n’y a pas de pire torture pour un peuple,
que d’être colonisé et asservi !
COMMUNIQUE DU COMITE « LIBEREZ-LES ! »
Shova Gajurel une réfugiée politique prise en otage !
L’Etat français veut-il sa mort ?
L’Etat français, le gouvernement français par son Ministre des Affaires Etrangères, son Ministre de l’Immigration et le préfet du Nord sont complètement impliqués dans un processus de destruction de Shova GAJUREL, une népalaise de 38 ans réfugiée sur le territoire français depuis 3 ans, après avoir fui son pays où elle risque d’être tuée en raison de son engagement politique.
Depuis le 16 juillet 2009, date de son arrestation par la PAF (Police de l’Air et des Frontières) à la frontière entre la Belgique et la France, Shova GAJUREL subit une véritable torture morale et physique.
Après 18 jours passés derrière les barreaux du CRA (Centre de Détention Administrative) de Lille/Lesquin et des jugements à la « va-vite » devant le TGI (Tribunal de grande instance) et le TA (Tribunal Administratif) de Lille dans lesquels les arguments et les pièces communiqués par son avocate ont été niés ou ignorés, Shova GAJUREL a été expulsée vers la Belgique et remise aux autorités policières frontalières le 03 août vers 11H00.
Elle est depuis enfermée au centre prison/rétention de Bruges.
Une décision d’expulsion contraire aux règles du droit français, Shova GAJUREL étant arrivée sur le sol français en provenance directe du Népal en 2006, sa demande d’asile ayant été déposée en France, seul ce pays pouvait statuer sur sa situation.
D’ailleurs le Préfet du Nord n’avait fait, logiquement, aucune demande de retour vers la Belgique lors des comparutions de Shova devant les tribunaux Lillois.
Qui a pris cette lourde décision qui aura des conséquences ? Décision qui n’a pu être prise qu’au plus haut niveau de l’Etat car elle remet en cause la signature de la France. Une décision qui bafoue complètement le Droit et les Accords de la Convention Internationale de Genève de 1951, que l’Etat Français a ratifiés puis mis en vigueur sur son territoire national le 22 avril 1954 :
Article 1
Réfugié
1) Aux fins de la présente Convention, le terme "réfugié" s'appliquera à toute personne :
qui craignant avec raison d'être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut ou, du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays ; ou qui, si elle n'a pas de nationalité et se trouve hors du pays dans lequel elle avait sa résidence habituelle, ne peut ou, en raison de ladite crainte, ne veut y retourner."
Article 32
Expulsion
1. Les États contractants n’expulseront un réfugié se trouvant régulièrement sur leur territoire que pour des raisons de sécurité nationale ou d’ordre public.
2. L’expulsion de ce réfugié n’aura lieu qu’en exécution d’une décision rendue conformément à la procédure prévue par la loi. Le réfugié devra, sauf si des raisons impérieuses de sécurité nationale s’y opposent, être admis à fournir des preuves tendant à le disculper, à présenter un recours et à se faire représenter à cet effet devant une autorité compétente ou devant une ou plusieurs personnes spécialement désignées par l’autorité compétente.
3. Les États contractants accorderont à un tel réfugié un délai raisonnable pour lui permettre de chercher à se faire admettre régulièrement dans un autre pays. Les Etats contractants peuvent appliquer, pendant ce délai, telle mesure d’ordre interne qu’ils jugeront opportune.
Ainsi au regard et à la lecture des deux articles sus cités :
L’article 1 a été complètement bafoué, et par l’Etat et nié par les services de l’OFRA.
L’article 32 a été complètement bafoué, et par l’Etat et par les services de la Préfecture du Nord qui ont la responsabilité de n’agir que sur décision de la Justice et des procédures en vigueur en France.
Depuis le 19 juillet, le Comité « Libérez-les ! » de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques, le MRAP, le comité des sans papiers (CSP 59) et la LDH se sont engagés au coté de Shova GAJUREL, le Comité Franco-Népalais apporta par la suite son soutien.
Contacté par « Libérez-Les ! », le Secours Rouge de Belgique a pris le relais dans la solidarité depuis le transfert et la détention de Shova dans ce pays. Tous, nous ne cesserons de nous battre pour que les DROITS légitimes de Shova GAJUREL, conformément aux engagements internationaux, soient respectés par l’Etat Français, ses services d’immigration, la Préfecture du Nord, la Justice Française et l’Etat Belge aujourd’hui impliqué.
Ainsi le Comité « Libérez-les ! » pose les questions de fond suivantes :
- Qui a pris cette décision d’expulser une réfugiée politique, qui n’a pas nui à l’ordre public, qui entre complètement dans les critères des accords de Genève, à un poste frontalier afin de procéder à une expulsion illégale selon les termes mêmes des accords ratifiés par l’Etat Français ?
- Quel a été le compromis entre l’Etat Belge et l’Etat Français pour que cette expulsion puisse se faire en niant les justices et les législations des deux pays ?
- Pour quelles raisons objectives Shova GAJUREL s’est elle vue refuser par deux fois sa demande d’asile politique malgré la situation politique dans son pays d’origine, une situation qui a été évoquée par le Ministère des Affaires Etrangères à l’attention des touristes français qui entendaient se rendre au Népal durant ce troisième trimestre ?
Ces questions de fond doivent désormais trouver des réponses venant des plus hautes instances de l’Etat Français.
Le Comité « Libérez-les ! » s’est approché d’un des plus grands avocats du barreau français qui est aujourd’hui prêt à plaider gracieusement pour Mme GAJUREL, devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme.
Cet avocat, dont la stature va surprendre, s’est aujourd’hui engagé formellement devant le Comité « Libérez-les ! » pour que le Droit s’applique pour Mme Shova GAJUREL et pour faire condamner l’Etat Français et l’Etat Belge pour : NON RESPECT des accords internationaux de Genève, persécution et mise en danger d’une personne menacée de mort du fait de ses opinions politiques dans son pays d’origine.
Lors de la conférence de presse du 31 juillet, à laquelle ont participé les services de police, certainement à la demande des autorités ministérielles, le Comité « Libérez-les ! » avait annoncé clairement qu’il ne laisserait pas tomber Shova GAJUREL et que son cas d’école ne pouvait être ignoré.
Le Comité « Libérez-les ! » avait, devant les policiers, afin qu’ils « transmettent », exprimait son intention d’aller frapper aux portes des plus hautes juridictions s’il le fallait.
Nous l’avons donc clairement annoncé, Mme Shova GAJUREL ne pouvait être expulsée vers son pays d’origine, le Népal, où son intégrité physique et sa vie sont menacées.
Elle devait recevoir un titre de séjour qui lui permette d’être libre et sans contrainte.
Le Comité « Libérez-les ! » avait déjà avisé qu’il prendrait, avec son conseil, toutes les mesures et toutes ses responsabilités pour que ceux qui ont bafoués et outrepassés le Droit, les Accords Internationaux et les droits élémentaires dans un Etat qui se veut démocratique, soient poursuivis, voire condamnés.
Dans quelques jours, Shova GAJUREL devrait prendre connaissance de la décision es autorités Belge :
Sera-t-elle maintenue en rétention/détention, remise en liberté dans ce pays ?
Sera-t-elle renvoyée en France ? Et de nouveau maltraitée ?
Nous ne pouvons envisager une expulsion expéditive vers le Népal…qu’elle soit le fait de la Belgique ou de la France …
Nous attendons donc la décision qui devrait, d’après son avocate belge, être prise en début de semaine prochaine.
Nous disons fermement, maintenant ça suffit !
En cas de décisions défavorables, nous convoquerons une nouvelle conférence de presse, certainement avec les autres structures solidaires, pour donner l’ampleur qu’il convient aux actes intolérables pris par les autorités impliquées.
Le cas de Shova GAJUREL est un exemple dramatique et intolérable des actes commis depuis de nombreuses années par « l’Europe forteresse » vis-à-vis des demandeurs d’asile politique et plus largement contre l’immigration, dite clandestine, objet d’une surenchère politicienne sécuritaire et détestable.
Notre combat continue, notre combat est juste et légitime, ne rien dire c’est laisser faire !
Comité « Libérez-les ! », le 14 août 2009
Communiqué de Presse du 03 août 2009
du Comité « Libérez-les ! »
de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques.
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A l’ensemble des média et du mouvement démocratique.
La réponse, de l’Etat français, du Ministre Kouchner et du Préfet du Nord, à la mobilisation et à la conférence de presse pour Mme Shova GAJUREL, exilée politique népalaise, a été de décider de son expulsion/transfert du centre prison de Rétention Administratif de Lille Lesquin, au centre prison de rétention de Bruges en Belgique, via le commissariat de Menin en Belgique.
De prison en prison…de refus en refus…de mystère en ministère…
Shova Gajurel n’est donc plus aujourd’hui emprisonnée en France mais elle l’est en Belgique, où elle est arrivée vers 14h00 ce lundi 03 août 2009, et où sa rétention administrative peut durer un mois.
L’Etat français qui donne des leçons d’humanisme, de droit de l’homme et de démocratie à la terre entière s’est ainsi lavé les mains en expulsant une réfugiée politique, menacée de mort dans son pays, vers un pays tiers de la communauté européenne qui l’a donc immédiatement réincarcérée.
Cette matinée du 03 août 2009 fût donc un jeu de piste brouillée par la police (à qui ordre avait été donné de faire ce transfert dans la discrétion la plus totale) entre la France et la Belgique.
Des militants du Comité « Libérez-les ! », du Comité des sans papiers de Lille (CSP59) et du MRAP, avaient installé une permanence à la frontière franco-belge…ils furent rejoints par des membres du Secours Rouge Belgique, qui devraient poursuivre la solidarité indispensable avec d’autres collectifs en Belgique.
Après avoir fait le tour de plusieurs postes de police belge, les militants solidaires ont pu rencontrer Shova quelques minutes, elle était particulièrement épuisée et inquiète car son téléphone portable, seul lien pour l’instant avec ses ami(es), a été confisqué par la police.
Cette nouvelle déportation/emprisonnement est un acte qui démontre l’ignominie et l’inconscience de nos Etats occidentaux : la chasse et les rafles contre les sans papiers, les demandes d’asile refusées, sont le quotidien factuel d’une politique que nous devons combattre à tout prix et à chaque instant !
Nous allons poursuivre la dénonciation de cette procédure et de cette décision innommable, prises par l’Etat français concernant Shova GAJUREL, mais aussi poursuivre, conjointement avec les solidaires belges et d’ailleurs, le combat multiforme pour que soit reconnu le droit à un statut de réfugiée politique pour Shova.
NOTRE SOLIDARITE N’A PAS DE FRONTIERE, NOTRE LUTTE EST JUSTE !
Nous envisageons une nouvelle conférence de presse dans les prochains jours.
Déclaration de " Libérez-les ! " - Comité de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques.
Il ne s’agit pas pour "Libérez-les! " de faire l’apologie d’une organisation classée par l’Europe et les Etats-Unis dans la liste noire des « organisations terroristes », nous n'avons ni à juger ni à nous ingérer Toutefois il est de notre devoir de se remettre en mémoire des faits historiques et de considérer que les 740 militants-es basques aujourd’hui incarcérés-es sont des prisonniers-es politiques à part entière et des prisonniers de guerre dans un conflit indépendantiste contre un Etat colonisateur soutenu par des Etats impérialistes.
Le Pays basque est une Nation colonisée par un Etat,tiers,le Pays Basque doit être libéré, et seul les Basques eux-mêmes peuvent décider des moyens pour y parvenir.
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ETA 50 ans : juillet 1959 - juillet 2009
Aujourd’hui 31 juillet 2009, toute l’actualité est tournée vers un événement exceptionnel, un événement historique, toutes les polices française et espagnole sont en alerte maximum, les services de renseignements sont tétanisés… l’ETA a 5O années d’existence.
50 ans qui ont été traversés par des milliers d’arrestations, de tortures, d’assassinats, d’exil et de morts…
Aujourd’hui, les politiques, les médias, aux ordres, ceux dits spécialistes de la question qui n’y connaissent rien mais refont l’histoire, les démocrates bourgeois, les communistes de pacotille nationalistes et jacobins, les sociaux-démocrates colonialistes et les nationaux-fascistes… ne parlent que des victimes espagnoles du « terrorisme basque radical », mais qui parlent des victimes basques, + de 250 militants d’ETA morts, de cet affrontement qu’on dit d’un demi-siècle mais qui est beaucoup plus lointain dans l’histoire ?
50 ans de résistance face à la dictature franquiste, face aux héritiers directs, le Roi et le néo franquiste comme Aznar mais aussi face aux sociaux démocrates…et toujours la sinistre Guardia Civile qui après avoir été républicaine, est restée fidèle jusqu’à nos jours aux idéaux du Caudillo, une Espagne une et indivisible.
50 ans de combat contre le colonialisme et le totalitarisme espagnol, mais qui rappelle la torture, les massacres et les assassinats politiques des militants basques ?
Aujourd’hui, ETA est montrée du doigt, comme l’étaient les FTP-MOI dans les années 40, comme l’était le FLN dans les années 60, comme l’était le FPLP dans les années 70… comme l’a été l’IRA pendant un siècle.
Aujourd’hui qui, de nos protagonistes, spécialistes, érudits, avertis… se pose les questions suivantes :
- « cela fait 50 ans qu’ETA a proclamé son existence puis pris les armes, pourquoi existe-elle encore aujourd’hui malgré la répression féroce et implacable des forces policières françaises et basques asservies à l’Etat espagnol ? »
- « cela fait 50 ans, mais que veut l’ETA pour être aussi tenace dans sa lutte ? »
- « cela fait 50 ans, alors pourquoi malgré les châtiments, les exécutions, les peines de prison multi centenaires, les milliers d’arrestations… ETA continue à exister ? »
- « cela fait 50 ans, mais quel est le programme politique d’ETA, que veut ETA ? »
- « cela fait 50 ans pour les basques, 1OO ans pour les irlandais, 6O ans pour les palestiniens… et pourtant pour les croates, les bosniaques, les monténégrins, quelques années ont suffi pour obtenir l’ « indépendance » et être protégés par les armées de l’OTAN, pourquoi ? »
ETA, Euskadi Ta Askatasuna, Terre et Liberté, la réponse tient dans ces deux mots : être libres sur sa terre, libres de décider de son destin politique et non pas être à la botte des colonisateurs espagnol et français.
Mais ETA est aussi une organisation qui lutte pour le socialisme, l’internationalisme et le droit des Peuples à décider eux-mêmes. ETA n’est pas un mouvement national bourgeois mais un mouvement de libération national populaire, c\'est-à-dire dans l’intérêt des populations vivant au nord et au sud du Pays Basque rassemblé dans une seule nation EUSKAL HERRIA EUSKADI, avec son hymne, son drapeau, ses traditions séculaires et sa souveraineté vis-à-vis des l’Etats espagnol et aussi français.
Plus de 740 prisonniers croupissent dans les geôles espagnoles et françaises à des centaines voire plus d’un millier de kms de leurs familles et amis, des centaines de militants vivent dans la clandestinité et des centaines sont en exil depuis des dizaines d’années… voilà la réalité de cette résistance.
Des jeunes basques qui s’engagent dans la lutte armée tout en sachant que leurs mois de liberté sont comptés, n’est-ce pas un élément à étudier, à comprendre ?
Des processus de paix, des négociations qui n’aboutissent jamais par le simple fait qu’une des parties demande que soit reconnu le droit à la souveraineté à l’indépendance du Pays Basque, n’est-ce pas assez pour comprendre ? L’Espagne, celle des conquistadors assassins, a lâché ses colonies par les guerres d’indépendance des Peuples colonisés, donc elle ne lâchera le Pays Basque que par la victoire de la lutte pour la libération nationale du peuple basque colonisé.
Alors, qui est le grand méchant loup ? L’État, la nation, les gouvernements qui ont collaboré avec Hitler et qui fait bombarder GERNIKA, ceux qui ont créé des milices paramilitaires sanguinaires (le GAL étant une des plus connues), ou un peuple fier qui lutte pour sa liberté après avoir valeureusement combattu la tyrannie et décapité la dictature franquiste en exécutant l’amiral Carrero Blanco, action alors saluée partout dans le monde ?
Oui il y a des morts, des familles endeuillées, des pleurs… mais combien sont morts pour avoir défendu leur patrie, leur terre, leur liberté, plus de 250 combattants basques, oui les militaires, policiers et autre miliciens venus d’Espagne pour mater la rébellion basques sont pris sur le feu de l’organisation armée ETA en temps que force d’occupation, ils paient ainsi le prix fixé par les responsables qui siègent à Madrid, ceux qui refusent de reconnaître le caractère politique de ce conflit, pour ne voir que la répression comme solution, et pourtant ce choix est en échec depuis 50 ans.
Chacun doit comprendre que les processus de paix passent par un respect des règles, des règles qui à chaque fois ont été bafouées et détournées par les gouvernements espagnols pour être mises sur le dos des combattants basques. Le Peuple basque veut la Paix, mais aussi la Liberté !
La PAIX OUI, MAIS ELLE NE PEUT ÊTRE A N’IMPORTE QUEL PRIX ?
ETRE COLONISE EST
LA PIRE DES TORTURES
POUR UN PEUPLE !
Des papiers pour notre Camarade Shova Gajurel !
Une camarade membre du Parti Communiste du Népal – maoïste s’est faite arrêter près de Valenciennes, à la frontière entre la France et la Belgique. Elle rendait visite à des amis. Etant sans-papiers, elle a été emprisonnée au Centre de Rétention Administratif Lesquin, à Lille, la semaine dernière.
Après un premier refus, elle a relancé la procédure pour obtenir l’asile politique mais à l’heure où le nombre de reconduites à la frontière (25.000) est fixé comme objectif gouvernemental, il y a fort à craindre que sa demande soit rejetée. Il est sûr qu’elle restera au CRA de Lesquin au moins jusqu’au lundi 3 août. Il se peut également que la préfecture décide de prolonger sa peine de deux semaines.
Le cas de notre camarade n’est pas isolé. Il fait partie d’une logique globale de contrôle des flux de population de plus en plus renforcée. Les frontières sont ouvertes aux flux de capitaux et aux délocalisations d’usines et entreprises. En revanche, en ce qui concerne la libre circulation des travailleurs, les frontières restent closes.
Alors que les classes bourgeoises des pays impérialistes se développent et s’engraissent en exploitant les pays opprimés (grâce au système des colonies, semi-colonies, FrançAfrique, zones d’influences, ou plus récemment grâce aux Zones Economiques Spéciales), la population de ses derniers, en plus d’être étranglée par l’impérialisme, ne peut pas espérer trouver refuge dans les pays occidentaux. Dans la plupart des cas, il s’agit pourtant de personnes qui fuient la misère, les conflits, les menaces qu’elles subissent dans leur pays.
Dans le cas de la camarade, elle fuit les menaces proférées à l’encontre d’elle et de sa famille, au Népal. Son mari a été emprisonné durant la Guerre Populaire menée par le PCN-maoïste depuis 1996. De même, son père, le camarade Gaurav, responsable des relations internationales du Parti, a été emprisonné pendant 3 ans en Inde durant le conflit révolutionnaire. Elle a été obligée de cacher ses enfants et de quitter son pays dans l’espoir de pouvoir les rejoindre dès qu’elle pourra mener une existence sans menaces dans son pays.
Même si la répression n’a plus la même intensité depuis les accords de paix de 2006 entre l’Alliance des Sept Partis et le PCN-maoïste, elle est toujours présente. La situation se dégrade même rapidement depuis peu. Après la démission du premier ministre Prachanda, également président du PCN-maoïste, et de tous les ministres maoïstes du gouvernement, la situation s’est tendue au Népal. L’armée prend une place de plus en plus grande dans la vie politique du pays et il est possible que la situation aboutisse de nouveau à une guerre civile. Il est à noter que depuis 1996 jusqu’à aujourd’hui, les militants ou sympathisants maoïstes ont été les cibles d’assassinats politiques fréquents (au moins 7000), d’enlèvements, de tortures, de viols, de « disparitions » et autres manifestations de la répression.
Notre camarade a le droit de résider en France, elle doit avoir ses papiers de séjour !
Des papiers pour notre camarade Shova Gajurel !
Des papiers pour toutes et tous !
A bas les frontières de l’impérialisme ! Vive la liberté des peuples !
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Comité de Solidarité Franco-Népalais
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Lettre ouverte à Bernard KOUCHNER
Ministre d’Etat des Affaires Etrangères.
Le 21 juillet 2009, le Tribunal Administratif de Lille a refusé de prendre en considération la situation de Mme GAJUREL, fille d’un des fondateurs du Parti Communiste Népalais, actuellement chef du bureau des affaires étrangères du PCN-maoïste, CP Gajurel dit « Gaurav », suite à une demande d’expulsion vers son pays d’origine ordonnée par le Préfet du Nord.
Le dimanche 19 juillet, le Juge des Libertés et de la Détention avait pris la décision de maintenir Mme GAJUREL en rétention au centre de Lesquin pour une durée de 15 jours. Décision ayant pour but de préparer son expulsion vers le Népal.
La situation politique au Népal est actuellement compliquée, les forces armées du PC Népalais (maoïste) s’affrontent unitairement à une caste népalaise pro-occidentale mais ont des conceptions différentes quant à la mise en place d’un Etat socialiste : une tendance pour une République Démocratique face à une tendance pour une République Populaire, cette dernière étant défendue par le père de Mme GAJUREL.
Mme GAJUREL est en France depuis 3 ans, sa demande d’un statut de réfugiée politique sollicitée en 2006 lui ayant été refusée, une nouvelle demande a été faite auprès de l’OFPRA le mardi 22 juillet.
Nous espérons que celle-ci sera acceptée au regard de vos récentes déclarations qui s’adressaient aux touristes français qui veulent se rendre au Népal: « Le ministère des Affaires étrangères et européennes recommande de tenir compte de la situation, en particulier des possibilités d’immobilisation sur place, avant de décider d’un voyage au Népal, et, sur place, d’éviter tous les mouvements de foule. ». C'est-à-dire que vous reconnaissez que la situation est actuellement explosive dans ce pays.
Mme GAJUREL n’a aucune nouvelle de sa famille depuis 3 ans, c'est-à-dire depuis son arrivée dans notre pays. Les seules informations qu’elle a pu avoir viennent des média occidentaux.
Au vu de la tension qui règne dans ce pays en guerre civile depuis des années, son retour à Katmandou est un risque réel pour son intégrité physique et sa vie. Mais pourtant le Préfet du Nord et la Justice semblent ignorer ou ne pas comprendre la géopolitique et la dangerosité de ce retour par la force, ni même les risques qu’elle encoure.
L’Etat français doit lui accorder un statut de réfugiée politique, Mme GAJUREL n’est pas dangereuse mais elle est en danger.
Nous vous sollicitons en tant que Ministre des Affaires Etrangères afin que cette situation non conforme avec nos fondamentaux constitutionnels, républicains et droit de l’hommistes, se règle rapidement grâce à votre intervention auprès des autorités ministérielles compétentes et dans le sens de la demande d’asile politique demandée par Mme GAJUREL.
Espérant que cette lettre ouverte sera prise en considération, recevez nos salutations.
Le Comité « Libérez-les ! », le 25 juillet 2009
Soutenu par : …………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..
Courrier dument rempli à envoyer à Bernard KOUCHNER :
Ministère des Affaires Etrangères et Européennes
37, quai d'Orsay 75351 Paris Cedex 07
Téléphone : 01 43 17 53 53
Télécopie : 01 43 17 46 91
bernard.kouchner@diplomatie.gouv.fr