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Un 3 septembre pour Georges et Jean-Marc

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Auteur : Comité «Libérez-les !»
Publié : Écrit le 31/08/2009 à 18:53:25

GEORGES CIPRIANI, JEAN-MARC ROUILLAN :

JUSQU'À QUAND ?


C’est la rentrée : scolaire, littéraire ou politique. Mais eux n’auront pas de rentrée, puisqu’ils ne sont pas sortis. Jour après jour, ils continuent à subir la violence d’une justice qui les séquestre depuis 22 ans derrière les hauts murs érigés par l’Etat pour défendre l’ordre de la classe dominante.


Georges Cipriani devrait déjà être sorti : le 30 avril dernier, un jugement lui avait accordé un régime de semi-liberté d’un an, première étape vers la liberté conditionnelle. Mais, sur appel du parquet, des juges ont infirmé cette décision le 20 août, découvrant après 22 mois de procédure que le dossier de Georges n’était soi-disant pas recevable, lui reprochant de ne pas renier son engagement politique et de persister à se définir comme prisonnier d'Action directe. Comme si ce n’était pas cette identité politique assumée qui lui avait valu de passer ces 22 années enfermé, mais qui lui avait aussi permis de résister à l’anéantissement carcéral.


Alors, Georges Cipriani victime d’un chantage au reniement, voire au repentir, concepts pourtant absents du droit français ?  Pourquoi lui, alors que la même attitude n'avait interdit ni à Nathalie Ménigon (aujourd’hui en liberté conditionnelle) ni à Jean-Marc Rouillan d'obtenir de la justice leur placement en semi-liberté ?

Jean-Marc Rouillan, il est vrai, a depuis lors été réincarcéré, sous un prétexte fabriqué par l’interprétation fallacieuse de quelques mots prononcés lors d’une interview. Aujourd’hui, atteint d’une maladie rare et évolutive diagnostiquée au printemps dernier, il demeure sans soins en raison de son maintien en prison. Régis Schleicher est quant à lui en semi-liberté depuis le 26 août, après 25 ans de prison.


Pour protester contre la sentence infligée à Georges Cipriani, pour continuer à exiger la libération de Georges et de Jean-Marc, militants d’Action directe encore emprisonnés, comme chaque premier jeudi du mois depuis si longtemps, nous vous appelons à participer au :

RASSEMBLEMENT
Jeudi 3 septembre, de 18 h à 19 h,

en face de la direction de l’Administration pénitentiaire,

carrefour rue de la Verrerie - rue du Renard

 (Paris 4e - métro L1-L11 Hôtel-de-Ville).

Collectif "Ne laissons pas faire !"

Personne ne fera taire la Résistance!

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Auteur : Comité «Libérez-les !»
Publié : Écrit le 26/08/2009 à 16:23:18

Ni la répression sauvage de l’Etat espagnol et ses collaborateurs en déroute en Pays Basque, ni les fascistes néo- franquistes, ne feront taire la résistance basque !

Trois bars d’Iruñ ont été tagués ce week-end.  Des tags fascistes, comme seule l’extrême-droite espagnole sait le faire : “la Falange vous surveille” ou “si la loi ne le ferme pas, nous le ferons”.

C’est le résultat des  actions d’intimidation menées par le Gouvernement de la CAB1 (Parti « socialiste »+parti populaire, néo franquiste..) et l’Etat espagnol, avec son gouvernement « socialiste ».

 De Madrid viennent les ordres : « rendre invisible » la solidarité et le soutien avec les 740 prisonniers politiques basques, dont + de 170 sont emprisonnés en France.

 Pour ceux qui décident de résister à ces mesures d’intimidation, la menace c’est l’inculpation « pour apologie de terrorisme » !

 Mais les bars militants Ezpala, Zurgai et Ipar Gorri ne sont pas les seuls à avoir subi des dégradations portant signature de la Phalange néo-franquiste : des monuments commémorant les soldats républicains ont subi les mêmes dommages.

 Face à ce week-end de la terreur digne « d’une nuit de Cristal » la majorité de la classe politique vient de dénoncer ces actes, mais comble de l’idiotie, les caniches de Madrid n’ont parlé que des dégâts occasionnés sur les monuments historiques.

 Ainsi, cette dégradation fasciste des bars et des monuments à la gloire des républicains antifranquistes  est aussi le résultat de la déclaration imbécile de la déléguée du Gouvernement espagnol, Elma Saiz, qui en juillet, avait appelé les citoyens conservateurs à la délation contre les lieux dans lesquels s’exprime la solidarité envers les familles ou les prisonniers basques.

 Depuis le printemps 2009, le gouvernement autonome pro-espagnol avait lancé sa milice de la Ertzaintza2, dans la chasse aux photos, qui s’est accentuée lors des fêtes locales, qui sont chaque année ponctuées par des manifestations en solidarité avec les prisonniers basques.

 Entre déclarations politiques imbéciles et décisions politiques imbéciles, la tension est montée d’un nouveau cran au Pays Basque.

 Comme nous l’avons écrit dans notre communiqué du 31 juillet, l’Etat espagnol vient de subir des défaites militaires, et par ses décisions et son refus de négocier une paix durable au Pays Basque sur des bases où chacun écoute l’autre, il a la lourde responsabilité de la renaissance des pires heures du franquisme et d’une intensification de la lutte d’indépendance… c’est donc bien les choix du PSE3 et du PNV4 qui poussent à la lutte militaire pour l’indépendance du Pays Basque…

 Exposer des photos des prisonniers est “une provocation” avait déclaré le PSE, donnant ainsi quitus à la « Falange » et bientôt peut être au « GAL» reconstitué, car il ne faut pas oublier que JON ANZA ORTUÑE, ancien prisonnier politique basque, a disparu depuis le mois d’avril dans d’étranges circonstances.

Malgré le climat de tension qui règne au Pays Basque, notamment après l’interdiction des manifestations pacifiques par la répression violente suivie des dégradations fascistes, Rodolfo Ares, conseiller spécial pour la sécurité du « gouvernement basque » vient de demander aux maires des communes de faire fermer les buvettes militantes (les txosna) qui selon ses propres propos serviraient “de soutien social pour l’ETA”.

Et fort de son appui du gouvernement, de la majorité et de l’opposition, du Roi et de Sarkozy, des instances européennes, il a sommé les basques mais aussi les gens de passage, à ne pas fréquenter les endroits qui affichent les photos de prisonniers.  Le « toutou » a aussi prévenu que ses chiens de garde de la milice Ertzaintza feraient des rixes dans ces lieux et confisqueraient les photos exhibées dans les rassemblements hebdomadaires des familles des prisonniers.

Depuis quelques jours la réponse populaire des Basques est à l’insoumission aux appels des « toutou et chiens de garde» de Madrid, et des photos de prisonniers et des autocollants sont apposés en masse dans les quartiers populaires du Pays Basque. Et les manifestations de soutien aux prisonniers vont continuer, malgré la répression et les provocations.

Le Comité « Libérez-les ! » apporte tout son soutien et toute sa solidarité avec les prisonniers, avec leurs familles, avec les associations de soutien.

Le 25 août 2009

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  1. CAB - Communauté autonome basque (considéré comme une province)
  2. Ertzaintza - Police politique opérationnelle basque (sud)
  3. PSE - Parti Socialiste Espagnol
  4. PNV - Parti Nationaliste Basque (pro-espagnol) - Partido Nacionalista Vasco
  5. GAL - Groupe Antiterroriste de Libération – groupe paramilitaire clandestin créé en 1982 par le Ministre de l’Intérieur espagnol, pour lutter contre ETA, dissout en 1987 par Charles Pasqua suite à un accord entre la France et l’Espagne.

Communiqué n° 449

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Auteur : Comité «Libérez-les !»
Publié : Écrit le 18/08/2009 à 12:57:10

QUAND LE SILENCE REND AVEUGLE !

Les samedi 7 et 15 août 2009, la Ertzaintza (corps spécial de police basque composée de basques et d’espagnols opposés à l’idée d’indépendance du Pays Basque) a réprimé violement des manifestations interdites organisées par Etxerat composé par  les associations des familles de prisonniers, proches de la gauche abertzale (gauche indépendantiste basque). L’ertzaintza peut être comparée au Magav israélien, car se sont des personnels recrutés sur une base idéologique au service des intérêts d’une minorité bourgeoise liée à la religion.

Le 15 août, de nombreuses personnes, jeunes, femmes, âgées ont été violement agressées et frappées à la tête, un homme de 85 ans a été gravement blessé par une balle en caoutchouc, il y a eu des dizaines d’arrestations.

 Pourtant, vous et nous, avez regardé ou écouté au minimum une fois les informations radio ou télévisées depuis deux jours, et pourtant ces actes barbares ont été placés sous silence… Pourquoi ?

Pourquoi les média (non présents sur place) insistent-ils depuis des mois sur la violente répression en Iran à l’issue des élections, ou sur la répression dans les provinces chinoises du  Xinjiang et du Tibet, ou sur les atteintes aux droits de l’homme (et de la femme) en Russie et en Ukraine… ?  Et pourquoi les média (présents sur place) ignorent-ils la répression violente contre des personnes de toutes générations et de tous sexes, qui manifestent pacifiquement au Pays Basque  pour exiger que les prisonniers-es politiques basques soient rapatriés au Pays Basque (certains sont à plus de 1000 kms) ? De plus, la Ertzaintza s’en est aussi violement prise aux supporters du club de football de la Réal Sociedad qui sortaient du stade de Donostia (San Sebastian).

 Certains se diront que de s’attaquer d’une telle manière aux média est suicidaire, que les journalistes sont indépendants des pouvoirs et des partis, que les rédactions traitent les priorités… mais qu’en est-il en vérité ?

La « petite culotte » de Madonna dans un concert raillé par les fascistes polonais est elle plus importante que la vie d’un homme de 85 ans atteint d’une balle tirée par un milicien aux ordres d’une idéologie qui a fait des centaines de milliers de morts pendant 40 ans, le franquisme. Cette répression au Pays Basque n’est pas un simple fait divers, pourtant elle n’est même pas traitée comme un fait divers puisqu’elle est complètement ignorée (et pourtant nous avons cherché l’info).

 Depuis quelques années, la répression policière et sa violence, dans les divers pays qui composent l’Europe, deviennent des actes banalisés, à peine traités dans la rubrique des « chiens écrasés ». Ainsi, cette banalisation de faits graves qui s’abattent sur nos « démocraties occidentales moralisées et de libre expression », agit subjectivement sur les esprits et les consciences : car quoi de plus normal que d’intervenir contre une manifestation qui n’a pas été autorisée. Par contre, quel tapage médiatique quand il s’agit de pays hors d’Europe, là où « il n’y a ni démocratie ni droit d’expression, là où la presse est verrouillée par des pouvoirs religieux, nationalistes ou même des communistes »…  

Que Chavez ou Correa ferment des radios, interdisent des journaux, qui pourtant nuisent à l’intérêt général d’un peuple et d’une nation souveraine est un scandale planétaire « le droit d’opposition », mais qu’un parti politique « Batasuna » soit interdit d’exister parce qu’il n’est pas en phase avec l’idéologie dominante est tout à fait normal « le Pays basque n’est il pas déjà autonome ? ».

 Que l’ETA, une organisation clandestine nationale populaire, socialiste, laïque et indépendantiste soit mise dans la même catégorie qu’Al Qaïda, une organisation créée par les USA, fasciste et intégriste, est une chose normale, « ce sont des terroristes ». Que l’Ertzaintza réprime maintenant avec des balles une manifestation pacifique de milliers de personnes intimement liées à l’indépendance de leur Patrie colonisée, devient donc normal, puisque ces manifestations sont désormais interdites par le pouvoir central de Madrid, les juges de l’Audience Nationale et le gouvernement basque en place élu démocratiquement  (après l’interdiction des listes indépendantistes, faut il le rappeler).

On est ainsi entré dans la normalité de la répression et de l’interdiction : une répression juste dans l’espace Schengen, une interdiction juste dans un espace fédéral, mais une répression et des interdictions injustes quand elle est hors de cette frontière inventée et dessinée il y a quelques années pour les intérêts impérialistes européens.

Depuis quelques semaines, ETA frappe les intérêts espagnols. 9 bombes déclarées, 6 qui ont fait des dégâts importants, 3 morts… et ce malgré des services secrets, de renseignements et antiterroristes dans l’indicateur rouge depuis plusieurs mois des deux côtés de la frontière. Le chef du service spécialisé dans la lutte contre l’ETA abattu, une caserne de la Garde Civile détruite, deux policiers morts, et l’ile de Majorque ciblée alors que c’est le lieu même de villégiature de la famille royale, et le tout dans le mois où le CIO (comité organisateur des jeux olympiques de 2016) venait visiter les installations sportives et examiner le projet espagnol.

Pour le gouvernement social-démocrate espagnol de Zapatero, et son Ministre de l’Intérieur Perez Rubalcaba,  ces mois de juillet-août sont signes de défaites politiques qui vont laisser des traces, donc une haine renforcée contre la résistance civile et les combattants armés. Mais cette stratégie de la tension et de la fermeture, c’est le choix de l’Etat espagnol et de son gouvernement, c’est à eux de prendre leurs responsabilités pour revenir à la table de négociations, le dernier communiqué de l’ETA ne peut être plus clair.

En effet comment a-il-été possible que des commandos, d’une organisation qualifiée de mourante et d’isolée, dont les n°1 et les chefs militaires ont été arrêtés à grand renfort de médiatisation durant les derniers 18 mois, peuvent ils agir d’une manière opérationnelle à plusieurs endroits d’un pays, dans des lieux hautement protégés et sur des personnes sous haute surveillance vu le contexte actuel ? Cela ne peut être qualifié que « d’exceptionnel » pour une organisation qu’on dit « mourante et d’isolée ». Ces opérations militaires contre les intérêts espagnols et la politique de refus et d’ignorance du gouvernement espagnol, sont préparées avec une grande minutie et ce sans faire de victimes civiles innocentes.

Elles ne peuvent être mises en action que par des militants préparés à cette forme de lutte où seuls les intérêts espagnols sont visés. C'est-à-dire qu’il ne s’agit pas d’actes aveugles et meurtriers sur des cibles civiles, mais d’actes militaires perpétrés par des révolutionnaires (au sens marxiste du terme) sur des cibles militaires. Dans le cas des restaurants, il y a eu appel téléphonique 20 mn avant les mises à feu, permettant l’évacuation des lieux ou le désamorçage. Ce qu’il faut donc espérer, c’est que dans sa haine, en cas de prochaine fois, la police décide d’ignorer l’appel téléphonique, ce qui créerait des victimes civiles, donc inéluctablement un renforcement d’une haine déjà bien présente à l’égard des indépendantistes basques dans un pays qui vénère encore son caudillo.

 Aujourd’hui, il est évident que le gouvernement espagnol n’a d’autre choix que de renouer avec le dialogue politique, mais avec qui puisque Batasuna a été interdit. Il doit le faire, même si l’actuel président de la province autonome basque, Patxi Lopez refuse toutes discussions et met en application les directives de l’Audience Nationale qui interdit toute manifestation indépendantiste. Même toute photo des 740 militants-es basques actuellement emprisonnés-es sont désormais interdites dans les lieux militants. La haine du caniche Lopez  est si forte, à cause de la défaite de son autorité, qu’il en bave au point de prendre des mesures de rétorsion contre son propre peuple, en envoyant ses chiens de garde contre tout rassemblement en lien avec les indépendantistes et les collectifs de soutien avec les prisonniers.

A cela beaucoup vont rétorquer « mais ETA a tué plus de 800 personnes, ils sont violents », oui, car la violence appelle la violence. Il faut rappeler qu’il s’agit d’une guerre d’indépendance, et les 800 morts étaient pour 98% des soldats ou des miliciens qui servaient les intérêts du colonisateur espagnol, et tous connaissaient les risques de leur engagement contre ETA.

Mais combien des 740 militants basques emprisonnés, aussi conscients de leur engagement dans le combat pour l’indépendance du Pays Basque, vont-ils mourir en cellule, car condamnés pour certains à 800 ans de prison, combien de ces militants révolutionnaires viendront s’ajouter aux 25O morts basques, déclarés « mort au combat » ou assassinés depuis 1959.

36 ans après la mort de Franco, la même agressivité contre la gauche indépendantiste basque est encore forte de la part de la bourgeoisie basque inféodée à l’Etat Espagnol, nous avons dernièrement mis en avant les services secrets espagnols qui avaient infiltrés Cuba pour surveiller des réfugiés politiques basques ou les traques contre les soutiens ici en France.

 Mais le phénomène est partout, car les années n’ont pas atténué la vengeance et la haine encore marquante contre les mouvements révolutionnaires des années 70/80 qui ont frappés durement les intérêts et les miliciens des bourgeoisies européennes, mais aussi les intérêts impérialistes, colonialistes et sionistes de par le monde.

En Espagne, en France, en Italie, en Allemagne, en Israël, aux USA… comme au Chili, en Argentine, en Afrique du Sud… la répression violente n’a jamais fait reculer totalement les masses et leurs organisations révolutionnaires ou progressistes. Toutes les nations capitalistes et colonisatrices, toutes les alliances impérialistes ne pourront jamais abattre par la répression, la dictature, le silence, la haine de classe…  le droit des Peuples à s’autodéterminer et à obtenir la souveraineté.

Le Peuple Basque, comme tous les peuples historiques qui l’exigent, a ce droit à l’autodétermination et à la souveraineté inaliénable dans une Etat libre qui ne subit pas le joug de la bourgeoisie et des colonisateurs… et des religieux à leur solde.

Voilà pourquoi tous les progressistes et les communistes du monde doivent accepter et comprendre qu’il ne s’agit pas de terrorisme mais de lutte armée à mort qui oppose un colonisé et un colonisateur, c'est-à-dire qu’il s’agit d’un conflit militaire pour l’indépendance, la liberté et le socialisme que le Peuple Basque obtiendra à moyen ou à long terme, mais qu’il va obtenir.

 

Le comité « Libérez-les ! » s’est toujours positionné du côté des prisonniers et des réfugiés politiques, du côté des peuples asservis et colonisés, du côté de la classe opprimée et bafouée… nous soutenons la Résistance basque comme nous soutenons la Résistance palestinienne, kurde, kanake ou mapuche… et leurs combattants et militants !

 

Il n’y a pas de pire torture pour un peuple,

que d’être colonisé et asservi !

 

 

 

 

L'Etat français veut-il la mort de Shova Gajurel, réfugiée népalaise

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Auteur : Comité «Libérez-les !»
Publié : Écrit le 14/08/2009 à 12:02:14

COMMUNIQUE DU COMITE « LIBEREZ-LES ! »

Shova Gajurel une réfugiée politique prise en otage !

L’Etat français veut-il sa mort ?

L’Etat français, le gouvernement français par son Ministre des Affaires Etrangères, son Ministre de l’Immigration et le préfet du Nord sont complètement impliqués dans un processus de destruction de Shova GAJUREL, une népalaise de 38 ans réfugiée sur le territoire français depuis 3 ans, après avoir fui son pays où elle risque d’être tuée en raison de son engagement politique.

Depuis le 16 juillet 2009, date de son arrestation par la PAF (Police de l’Air et des Frontières) à la frontière entre la Belgique et la France, Shova GAJUREL subit une véritable torture morale et physique.

Après 18 jours passés derrière les barreaux du CRA (Centre de Détention Administrative) de Lille/Lesquin et des jugements à la « va-vite » devant le TGI (Tribunal de grande instance)  et le TA (Tribunal Administratif) de Lille dans lesquels les arguments et les pièces communiqués par son avocate ont été niés ou ignorés, Shova GAJUREL a été expulsée vers la Belgique et remise aux autorités policières frontalières le 03 août vers 11H00.

Elle est depuis enfermée au centre prison/rétention de Bruges.

Une décision d’expulsion contraire aux règles du droit français, Shova GAJUREL étant arrivée sur le sol français en provenance directe du Népal en 2006, sa demande d’asile ayant été déposée en France, seul ce pays pouvait statuer sur sa situation.

D’ailleurs le Préfet du Nord n’avait fait, logiquement, aucune demande de retour vers la Belgique lors des comparutions de Shova devant les tribunaux Lillois.

Qui a pris cette lourde décision qui aura des conséquences ? Décision qui n’a pu être prise qu’au plus haut niveau de l’Etat car elle remet en cause la signature de la France. Une décision qui bafoue complètement le Droit et les Accords de la Convention Internationale de Genève de 1951, que l’Etat Français a ratifiés  puis mis en vigueur sur son territoire national le 22 avril 1954 :


Article 1

Réfugié

1)       Aux fins de la présente Convention, le terme "réfugié" s'appliquera à toute personne :

qui craignant avec raison d'être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut ou, du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays ; ou qui, si elle n'a pas de nationalité et se trouve hors du pays dans lequel elle avait sa résidence habituelle, ne peut ou, en raison de ladite crainte, ne veut y retourner."

 

Article 32

Expulsion

1. Les États contractants n’expulseront un réfugié se trouvant régulièrement sur leur territoire que pour des raisons de sécurité nationale ou d’ordre public.

2. L’expulsion de ce réfugié n’aura lieu qu’en exécution d’une décision rendue conformément à la procédure prévue par la loi. Le réfugié devra, sauf si des raisons impérieuses de sécurité nationale s’y opposent, être admis à fournir des preuves tendant à le disculper, à présenter un recours et à se faire représenter à cet effet devant une autorité compétente ou devant une ou plusieurs personnes spécialement désignées par l’autorité compétente.

3. Les États contractants accorderont à un tel réfugié un délai raisonnable pour lui permettre de chercher à se faire admettre régulièrement dans un autre pays. Les Etats contractants peuvent appliquer, pendant ce délai, telle mesure d’ordre interne qu’ils jugeront opportune.

Ainsi au regard et à la lecture des deux articles sus cités :

L’article 1 a été complètement bafoué, et par l’Etat et nié par les services de l’OFRA.

L’article 32 a été complètement bafoué, et par l’Etat et par les services de la Préfecture du Nord qui ont la responsabilité de n’agir que sur décision de la Justice et des procédures en vigueur en France.

Depuis le 19 juillet, le Comité « Libérez-les ! » de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques, le MRAP, le comité des sans papiers (CSP 59) et la LDH se sont engagés au coté de Shova GAJUREL, le Comité Franco-Népalais apporta par la suite son soutien.

Contacté par « Libérez-Les ! »,  le Secours Rouge de Belgique a pris le relais dans la solidarité depuis le transfert et la détention de Shova dans ce pays. Tous, nous ne cesserons de nous battre pour que les DROITS légitimes de Shova GAJUREL, conformément aux engagements internationaux, soient respectés par l’Etat Français, ses services d’immigration, la Préfecture du Nord, la Justice Française et l’Etat Belge aujourd’hui impliqué.

Ainsi le Comité « Libérez-les ! » pose les questions de fond suivantes :

-         Qui a pris cette décision d’expulser une réfugiée politique, qui n’a pas nui à l’ordre public, qui entre complètement dans les critères des accords de Genève, à un poste frontalier afin de procéder à une expulsion illégale selon les termes mêmes des accords ratifiés par l’Etat Français ?

-         Quel a été le compromis entre l’Etat Belge et l’Etat Français pour que cette expulsion puisse se faire en niant les justices et les législations des deux pays ?

-         Pour quelles raisons objectives Shova GAJUREL s’est elle vue refuser par deux fois sa demande d’asile politique malgré la situation politique dans son pays d’origine, une situation qui a été évoquée par le Ministère des Affaires Etrangères à l’attention des touristes français qui entendaient se rendre au Népal durant ce troisième trimestre ?

Ces questions de fond doivent désormais trouver des réponses venant des plus hautes instances de l’Etat Français.

Le Comité « Libérez-les ! » s’est approché d’un des plus grands avocats du barreau français qui est aujourd’hui prêt à plaider gracieusement pour Mme GAJUREL, devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme.

Cet avocat, dont la stature va surprendre, s’est aujourd’hui engagé formellement devant le Comité « Libérez-les ! » pour que le Droit s’applique pour Mme Shova  GAJUREL et pour faire condamner l’Etat Français et l’Etat Belge pour : NON RESPECT des accords internationaux de Genève, persécution et mise en danger d’une personne menacée de mort du fait de ses opinions politiques dans son pays d’origine.

Lors de la conférence de presse du 31 juillet, à laquelle ont participé les services de police, certainement à la demande des autorités ministérielles, le Comité « Libérez-les ! » avait annoncé clairement qu’il ne laisserait pas tomber Shova GAJUREL et que son cas d’école ne pouvait être ignoré.

Le Comité « Libérez-les ! » avait, devant les policiers, afin qu’ils « transmettent », exprimait son intention d’aller frapper aux portes des plus hautes juridictions s’il le fallait.

Nous l’avons donc clairement annoncé, Mme Shova GAJUREL ne pouvait être expulsée vers son pays d’origine, le Népal, où son intégrité physique et sa vie sont menacées.

Elle devait recevoir un titre de séjour qui lui permette d’être libre et sans contrainte.

Le Comité « Libérez-les ! » avait déjà avisé qu’il prendrait, avec son conseil, toutes les mesures et toutes ses responsabilités pour que ceux qui ont bafoués et outrepassés le Droit, les Accords Internationaux et les droits élémentaires dans un Etat qui se veut démocratique, soient poursuivis, voire condamnés.

Dans quelques jours, Shova GAJUREL devrait prendre connaissance de la décision es autorités Belge :

Sera-t-elle maintenue en rétention/détention, remise en liberté dans ce pays ?

Sera-t-elle renvoyée en France ? Et de nouveau maltraitée ?

Nous ne pouvons envisager une expulsion expéditive vers le Népal…qu’elle soit le fait de la Belgique ou de la France …

Nous attendons donc la décision qui devrait, d’après son avocate belge, être prise en début de semaine prochaine.

Nous disons fermement, maintenant ça suffit !

En cas de décisions défavorables, nous convoquerons une nouvelle conférence de presse, certainement avec les autres structures solidaires, pour donner l’ampleur qu’il convient aux actes intolérables pris par les autorités impliquées.

Le cas de Shova GAJUREL est un exemple dramatique et intolérable des actes commis depuis de nombreuses années par « l’Europe forteresse » vis-à-vis des demandeurs d’asile politique et plus largement contre l’immigration, dite clandestine, objet d’une surenchère politicienne sécuritaire et détestable.

Notre combat continue, notre combat est juste et légitime, ne rien dire c’est laisser faire !

 

 Comité « Libérez-les ! », le 14 août 2009

 

 

 

 

Communiqué du 03 août 2009

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Auteur : Comité «Libérez-les !»
Publié : Écrit le 03/08/2009 à 21:52:07

 

Communiqué de Presse du 03 août 2009

du Comité « Libérez-les ! » 

de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques.

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A l’ensemble des média et du mouvement démocratique.

La réponse, de l’Etat français, du Ministre Kouchner et du Préfet du Nord, à la mobilisation et à la conférence de presse pour Mme Shova GAJUREL, exilée politique népalaise, a été de décider de son expulsion/transfert du centre prison de Rétention Administratif de Lille Lesquin, au centre prison de rétention de Bruges en Belgique, via le commissariat de Menin en Belgique.

De prison en prison…de refus en refus…de mystère en ministère…

Shova Gajurel n’est donc plus aujourd’hui  emprisonnée en France mais elle l’est en Belgique, où elle est arrivée vers 14h00 ce lundi 03 août 2009, et où sa rétention administrative peut durer un mois.

L’Etat français qui donne des leçons d’humanisme, de droit de l’homme et de démocratie à la terre entière s’est ainsi lavé les mains en expulsant une réfugiée politique, menacée de mort dans son pays, vers un pays tiers de la communauté européenne qui l’a donc immédiatement réincarcérée.

Cette matinée du 03 août 2009 fût donc un jeu de piste brouillée par la police (à qui ordre avait été donné de faire ce transfert dans la discrétion la plus totale) entre la France et la Belgique.

Des militants du Comité « Libérez-les ! », du Comité des sans papiers de Lille (CSP59) et du MRAP, avaient installé une permanence à la frontière franco-belge…ils furent rejoints par des membres du Secours Rouge Belgique, qui devraient poursuivre la solidarité indispensable avec d’autres collectifs en Belgique.

Après avoir fait le tour de plusieurs postes de police belge, les militants solidaires ont pu rencontrer Shova quelques minutes, elle était particulièrement épuisée et inquiète car son téléphone portable, seul lien pour l’instant avec ses ami(es), a été confisqué par la police.

Cette nouvelle déportation/emprisonnement  est un  acte qui démontre l’ignominie et l’inconscience de nos Etats occidentaux : la chasse et les rafles contre les sans papiers, les demandes d’asile refusées, sont le quotidien factuel d’une politique que nous devons combattre à tout prix et à chaque instant !  

Nous allons poursuivre la dénonciation de cette procédure et de cette décision innommable, prises par l’Etat français concernant Shova GAJUREL, mais aussi poursuivre, conjointement avec les solidaires belges et d’ailleurs, le combat multiforme pour que soit reconnu le droit à un statut de réfugiée politique pour Shova.

NOTRE SOLIDARITE N’A PAS DE FRONTIERE, NOTRE LUTTE EST JUSTE !

Nous envisageons une nouvelle conférence de presse dans les prochains jours.

Déclaration de Libérez-les! du 31 juillet 2009

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Auteur : Comité «Libérez-les !»
Publié : Écrit le 01/08/2009 à 10:31:00

Déclaration de " Libérez-les ! " - Comité de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques.

Il ne s’agit pas pour "Libérez-les! " de faire l’apologie d’une organisation classée par l’Europe et les Etats-Unis dans la liste noire des « organisations terroristes », nous n'avons ni à juger ni à nous ingérer  Toutefois il est de notre devoir de se remettre en mémoire des faits historiques et de considérer que les 740 militants-es basques aujourd’hui incarcérés-es sont des prisonniers-es politiques à part entière et des prisonniers de guerre dans un conflit indépendantiste contre un Etat colonisateur soutenu par des Etats impérialistes.

Le Pays basque est une Nation colonisée par un Etat,tiers,le Pays Basque doit être libéré, et seul les Basques eux-mêmes peuvent décider des moyens pour y parvenir.

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ETA 50 ans : juillet 1959  - juillet 2009

 Aujourd’hui 31 juillet 2009, toute l’actualité est tournée vers un événement exceptionnel, un événement historique, toutes les polices française et espagnole sont en alerte maximum, les services de renseignements sont tétanisés…  l’ETA a 5O années d’existence.

 50 ans qui ont été traversés par des milliers d’arrestations, de tortures, d’assassinats, d’exil et de morts…

 Aujourd’hui, les politiques, les médias, aux ordres, ceux dits spécialistes de la question qui n’y connaissent rien mais refont l’histoire, les démocrates bourgeois, les communistes de pacotille nationalistes et jacobins, les sociaux-démocrates colonialistes et les nationaux-fascistes… ne parlent que des victimes espagnoles du « terrorisme basque radical », mais qui parlent des victimes basques, + de 250 militants d’ETA morts, de cet affrontement qu’on dit d’un demi-siècle mais qui est beaucoup plus lointain dans l’histoire ?

 50 ans de résistance face à la dictature franquiste, face aux héritiers directs, le Roi et le néo franquiste comme Aznar mais aussi face aux sociaux démocrates…et toujours la sinistre Guardia Civile qui après avoir été républicaine, est restée fidèle jusqu’à nos jours aux idéaux du Caudillo, une Espagne une et indivisible.

 50 ans de combat contre le colonialisme et le totalitarisme espagnol, mais qui rappelle la torture, les massacres et les assassinats politiques des militants basques ?

 Aujourd’hui, ETA est montrée du doigt, comme l’étaient les FTP-MOI dans les années 40, comme l’était le FLN dans les années 60, comme l’était le FPLP dans les années 70… comme l’a été l’IRA pendant un siècle. 

Aujourd’hui qui, de nos protagonistes, spécialistes, érudits, avertis… se pose les questions suivantes :

-          « cela fait 50 ans qu’ETA a proclamé son existence puis pris les armes, pourquoi existe-elle encore aujourd’hui malgré la répression féroce et implacable des forces policières françaises et basques asservies à l’Etat espagnol ? »

-          « cela fait 50 ans, mais que veut l’ETA pour être aussi tenace dans sa lutte ? »

-          « cela fait 50 ans, alors pourquoi malgré les châtiments, les exécutions, les peines de prison multi centenaires, les milliers d’arrestations… ETA continue à exister ? »

-          « cela fait 50 ans, mais quel est le programme politique d’ETA, que veut ETA ? »

-          « cela fait 50 ans pour les basques, 1OO ans pour les irlandais, 6O ans pour les palestiniens… et pourtant pour les croates, les bosniaques, les monténégrins, quelques années ont suffi pour obtenir l’ « indépendance » et être protégés par les armées de l’OTAN, pourquoi ? »

ETA, Euskadi Ta Askatasuna, Terre et Liberté, la réponse tient dans ces deux mots : être libres sur sa terre, libres de décider de son destin politique et non pas être à la botte des colonisateurs espagnol et français.

Mais ETA est aussi une organisation qui lutte pour le socialisme, l’internationalisme et le droit des Peuples à décider eux-mêmes. ETA n’est pas un mouvement national bourgeois mais un mouvement de libération national populaire, c\'est-à-dire dans l’intérêt des populations vivant au nord et au sud du Pays Basque rassemblé dans une seule nation EUSKAL HERRIA EUSKADI, avec son hymne, son drapeau, ses traditions séculaires et sa souveraineté vis-à-vis des l’Etats espagnol et aussi français.

Plus de 740 prisonniers croupissent dans les geôles espagnoles et françaises à des centaines voire plus d’un millier de kms de leurs familles et amis, des centaines de militants vivent dans la clandestinité et des centaines sont en exil depuis des dizaines d’années… voilà la réalité de cette résistance.

Des jeunes basques qui s’engagent dans la lutte armée tout en sachant que leurs mois de liberté sont comptés, n’est-ce pas un élément à étudier, à comprendre ?

 Des processus de paix, des négociations qui n’aboutissent jamais par le simple fait qu’une des parties demande que soit reconnu le droit à la souveraineté à l’indépendance du Pays Basque, n’est-ce pas assez pour comprendre ? L’Espagne, celle des conquistadors assassins, a lâché ses colonies par les guerres d’indépendance des Peuples colonisés, donc elle ne lâchera le Pays Basque que par la victoire de la lutte pour la libération nationale du peuple basque colonisé. 

 Alors, qui est le grand méchant loup ? L’État, la nation, les gouvernements qui ont collaboré avec Hitler et qui fait bombarder GERNIKA, ceux qui ont créé des milices paramilitaires sanguinaires (le GAL étant une des plus connues), ou un peuple fier qui lutte pour sa liberté après avoir valeureusement combattu la tyrannie et décapité la dictature franquiste en exécutant l’amiral Carrero Blanco, action alors saluée partout dans le monde ?

 Oui il y a des morts, des familles endeuillées, des pleurs… mais combien sont morts pour avoir défendu leur patrie, leur terre, leur liberté, plus de 250 combattants basques, oui les militaires,  policiers et autre miliciens venus d’Espagne pour mater la rébellion basques sont pris sur le feu de l’organisation armée ETA en temps que force d’occupation, ils paient ainsi le prix fixé par les responsables qui siègent à Madrid, ceux qui refusent de reconnaître le caractère politique de ce conflit, pour ne voir que la répression comme solution, et pourtant ce choix est en échec depuis 50 ans.    

 Chacun doit comprendre que les processus de paix passent par un respect des règles, des règles qui à chaque fois ont été bafouées et détournées par les gouvernements espagnols pour être mises sur le dos des combattants basques. Le Peuple basque veut la Paix, mais aussi la Liberté !

 

La PAIX OUI, MAIS ELLE NE PEUT ÊTRE A N’IMPORTE QUEL PRIX ?

 ETRE COLONISE EST

LA PIRE DES TORTURES

POUR UN PEUPLE !

 

 

Communiqué du Comité Franco-Népalais

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Auteur : Comité «Libérez-les !»
Publié : Écrit le 30/07/2009 à 16:20:25

Des papiers pour notre Camarade Shova Gajurel !

Une camarade membre du Parti Communiste du Népal – maoïste s’est faite arrêter près de Valenciennes, à la frontière entre la France et la Belgique. Elle rendait visite à des amis. Etant sans-papiers, elle a été emprisonnée au Centre de Rétention Administratif Lesquin, à Lille, la semaine dernière.

Après un premier refus, elle a relancé la procédure pour obtenir l’asile politique mais à l’heure où le nombre de reconduites à la frontière (25.000) est fixé comme objectif gouvernemental, il y a fort à craindre que sa demande soit rejetée. Il est sûr qu’elle restera au CRA de Lesquin au moins jusqu’au lundi 3 août. Il se peut également que la préfecture décide de prolonger sa peine de deux semaines.

Le cas de notre camarade n’est pas isolé. Il fait partie d’une logique globale de contrôle des flux de population de plus en plus renforcée. Les frontières sont ouvertes aux flux de capitaux et aux délocalisations d’usines et entreprises. En revanche, en ce qui concerne la libre circulation des travailleurs, les frontières restent closes.

Alors que les classes bourgeoises des pays impérialistes se développent et s’engraissent en exploitant les pays opprimés (grâce au système des colonies, semi-colonies, FrançAfrique, zones d’influences, ou plus récemment grâce aux Zones Economiques Spéciales), la population de ses derniers, en plus d’être étranglée par l’impérialisme, ne peut pas espérer trouver refuge dans les pays occidentaux. Dans la plupart des cas, il s’agit pourtant de personnes qui fuient la misère, les conflits, les menaces qu’elles subissent dans leur pays.

Dans le cas de la camarade, elle fuit les menaces proférées à l’encontre d’elle et de sa famille, au Népal. Son mari a été emprisonné durant la Guerre Populaire menée par le PCN-maoïste depuis 1996. De même, son père, le camarade Gaurav, responsable des relations internationales du Parti, a été emprisonné pendant 3 ans en Inde durant le conflit révolutionnaire. Elle a été obligée de cacher ses enfants et de quitter son pays dans l’espoir de pouvoir les rejoindre dès qu’elle pourra mener une existence sans menaces dans son pays.

Même si la répression n’a plus la même intensité depuis les accords de paix de 2006 entre l’Alliance des Sept Partis et le PCN-maoïste, elle est toujours présente. La situation se dégrade même rapidement depuis peu. Après la démission du premier ministre Prachanda, également président du PCN-maoïste, et de tous les ministres maoïstes du gouvernement, la situation s’est tendue au Népal. L’armée prend une place de plus en plus grande dans la vie politique du pays et il est possible que la situation aboutisse de nouveau à une guerre civile. Il est à noter que depuis 1996 jusqu’à aujourd’hui, les militants ou sympathisants maoïstes ont été les cibles d’assassinats politiques fréquents (au moins 7000), d’enlèvements, de tortures, de viols, de « disparitions » et autres manifestations de la répression.

Notre camarade a le droit de résider en France, elle doit avoir ses papiers de séjour !
Des papiers pour notre camarade Shova Gajurel !
Des papiers pour toutes et tous !
A bas les frontières de l’impérialisme ! Vive la liberté des peuples !
Faites circuler largement ce communiqué et envoyez vos messages ou des propositions de soutien au :

Comité de Solidarité Franco-Népalais
comitenepal@hotmail.fr
http://nouveaunepal.over-blog.com/

Lettre ouverte à Bernard KOUCHNER

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Auteur : Comité «Libérez-les !»
Publié : Écrit le 26/07/2009 à 21:40:27

Lettre ouverte à Bernard KOUCHNER

Ministre d’Etat des Affaires Etrangères.

 

Le 21 juillet 2009, le Tribunal Administratif de Lille a refusé de prendre en considération la situation de Mme GAJUREL, fille d’un des fondateurs du Parti Communiste Népalais, actuellement chef du bureau des affaires étrangères du PCN-maoïste, CP Gajurel dit « Gaurav », suite à une demande d’expulsion vers son pays d’origine ordonnée par le Préfet du Nord.

 

Le dimanche 19 juillet, le Juge des Libertés et de la Détention avait pris la décision de maintenir Mme GAJUREL en rétention au centre de Lesquin  pour une durée de 15 jours. Décision ayant pour but de préparer son expulsion vers le Népal.

 

La situation politique au Népal est actuellement compliquée, les forces armées du PC Népalais (maoïste) s’affrontent unitairement à une caste népalaise  pro-occidentale mais ont des conceptions différentes quant à la mise en place d’un Etat socialiste : une tendance pour une République Démocratique face à une tendance pour une République Populaire, cette dernière étant défendue par le père de Mme GAJUREL.

 

Mme GAJUREL est en France depuis 3 ans, sa demande d’un statut de réfugiée politique sollicitée en 2006  lui ayant été refusée, une nouvelle demande a été faite auprès de l’OFPRA le mardi 22 juillet.

 

 Nous espérons que celle-ci sera acceptée au regard de vos récentes déclarations qui s’adressaient aux touristes français qui veulent se rendre au Népal: « Le ministère des Affaires étrangères et européennes recommande de tenir compte de la situation, en particulier des possibilités d’immobilisation sur place, avant de décider d’un voyage au Népal, et, sur place, d’éviter tous les mouvements de foule. ». C'est-à-dire que vous reconnaissez que la situation est actuellement explosive dans ce pays.

 

Mme GAJUREL n’a aucune nouvelle de sa famille depuis 3 ans, c'est-à-dire depuis son arrivée dans notre pays. Les seules informations qu’elle a pu avoir viennent des média occidentaux.

 

Au vu de la tension qui règne dans ce pays en guerre civile depuis des années, son retour à Katmandou est un risque réel pour son intégrité physique et sa vie. Mais pourtant le Préfet du Nord et la Justice semblent ignorer ou ne pas comprendre la géopolitique et la dangerosité de ce retour par la force, ni même les risques qu’elle encoure.

 

L’Etat français doit lui accorder un statut de réfugiée politique, Mme GAJUREL n’est pas dangereuse mais elle est en danger.

 

Nous vous sollicitons en tant que Ministre des Affaires Etrangères afin que cette situation non conforme avec nos fondamentaux constitutionnels, républicains et droit de l’hommistes, se règle rapidement grâce à votre intervention auprès des autorités ministérielles compétentes et dans le sens de la demande d’asile politique demandée par Mme GAJUREL.

 

Espérant que cette lettre ouverte sera prise en considération, recevez nos salutations.

 

Le Comité « Libérez-les ! », le 25 juillet 2009

 

Soutenu par : ………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….. 

 

Courrier dument rempli à envoyer à Bernard KOUCHNER :

Ministère des Affaires Etrangères et Européennes

37, quai d'Orsay 75351 Paris Cedex 07

Téléphone : 01 43 17 53 53

Télécopie : 01 43 17 46 91

bernard.kouchner@diplomatie.gouv.fr