Déclaration du Mouvement aux Etats-Unis pour la libération des Cinq envers la solidarité internationale
Nous faisons cette Déclaration au nom des organisations suivantes: le Comité national des Etats-Unis pour la libération des Cinq, le Comité international pour la libération des Cinq et les organisations de l’émigration cubaine regroupées à Miami au sein de l’Alliance martiste: la Brigade Antonio Maceo, l’Alliance martiste (en tant qu’organisation individuelle), l’Alliance des travailleurs de la communauté cubaine (ATC), l’Association José Marti et le Cercle bolivarien de Miami, en représentation de toutes les organisations et partis politiques qui aux Etats-Unis font partie du mouvement de solidarité avec les Cinq.
A travers cette Déclaration nous réaffirmons notre engagement inébranlable de maintenir et de renforcer nos efforts pour exiger la libération immédiate de nos cinq frères Gerardo Hernandez, Ramon Labañino, Antonio Guerrero, Fernando Gonzalez et René Gonzalez, innocents des chefs d’accusation que le gouvernement leur impute.
Aujourd’hui, 13 octobre 2009, a eu lieu dans cette ville de Miami, à la Cour fédérale du district Sud de la Floride, l’audience de réduction de peines d’un de nos cinq frères, Antonio Guerrero, une des trois qui ont été ordonnées en septembre 2008 par l’ensemble de la Cour d’appel du onzième circuit. La Cour fédérale de district n’a pas encore fixé de dates pour les deux autres audiences de réduction des peines: celles infligées à nos frères Ramon Labañino et Fernando Gonzalez.
En septembre 2008 l’ensemble de la Cour d’appel du onzième circuit a annulé les peines à perpétuité d’Antonio et de Ramon, accusés de complot pour commettre un délit d’espionnage, et elle a aussi annulé la peine de 19 ans de prison de Fernando pour d’autres délits, des peines qu’on leur a infligées en décembre 2001.
Indépendamment du procès judiciaire et des décisions qui en émanent, dans lequel nos cinq frères sont impliqués, notre engagement pour exiger la libération immédiate des Cinq demeure et demeurera inébranlable jusqu’à l’obtention de leur libération.
Le procès judiciaire engagé contre nos cinq frères n’a rien n’à voir avec la justice. Il s’agit, et il s’est toujours agi d’une affaire politique.
Depuis le triomphe de la Révolution cubaine en 1959, les gouvernements des Etats-Unis, ont maintenu contre le peuple de Cuba une politique d’agression permanente. Le recours à la violence contre le peuple cubain a constitué une part fondamentale de cette politique d’agression. Les gouvernements des Etats-Unis ont été durant ces décennies impliqués directement ou indirectement, à travers des organisations terroristes de l’extrême-droite cubano-américaine, dans d’innombrables actions terroristes contre le peuple cubain, qui ont causé la mort de plus de 3 478 Cubains, et handicapé à vie plus de 2 099 autres, mettant en danger la paix, la sécurité et le bien-être de ce peuple.
Dans un acte d’autodéfense de son peuple, le gouvernement cubain, comme le ferait n’importe quel autre gouvernement responsable, a confié à ces cinq Cubains la tâche d’infiltrer les organisations terroristes de l’extrême-droite cubano-américaine qui à Miami, pendant des décennies, ont impunément mené des campagnes de mort et de terreur contre le peuple cubain. Telle était la tâche des Cinq, la seule.
Au lieu d’arrêter les terroristes et de les traduire devant les tribunaux pour leurs crimes, le gouvernement des Etats-Unis, complice de ces funestes campagnes de mort et de terreur, a arrêté les Cinq, cela fait 11 ans depuis le mois de septembre dernier, et les a maintenu jusqu’ici arbitrairement en prison.
C’est pour ces raisons qu’aujourd’hui à Miami nous réaffirmons et nous faisons savoir à nos cinq frères, à leurs familles, à tous nos camarades du mouvement pour la libération des Cinq aux Etats-Unis et dans le monde, ainsi qu’au peuple cubain, notre décision inébranlable de continuer et d’accroître nos efforts pour obtenir leur libération immédiate.
A Miami, le 13 octobre 2009.
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La communauté guinéenne éprise de Paix, de Justice et de Liberté, appelle à une Marche à la mémoire des multiples victimes innocentes tombées sous les balles de la junte militaire barbare de Conakry le 28 Septembre 2009.
Cette Marche aura lieu à Lille le Samedi 10 Octobre 2009 de 14 heures 30 à 18 heures.
Elle partira de la Place République (Métro république, ligne 1) et se dirigera vers la Gare à travers la rue piétonne pour ensuite revenir à République.
Contacts : 06 20 03 15 74 barry / 06 50 21 10 42 Diakité / 06 16 71 55 92 Sadio
Selon des sources tout à fait fiables auxquelles Gara a eu accès, le donostiarra Jon Anza aurait été intercepté dans le train en direction de Toulouse, le 18 avril, par des agents d’un corps policier espagnol. L’enlèvement du militant d’ETA, gravement malade, aurait donné lieu à des interrogatoires illégaux au cours desquels il serait décédé. Ces sources affirment qu’ils ont décidé de se débarrasser de son corps sans vie, l’enterrant en territoire français.
Gara-2009-10-02
DONOSTIA-. De nouveaux renseignements concernant la disparition du militant d'ETA Jon Anza lorsqu’il se rendait à un rendez-vous avec des membres de l’organisation armée, le 18 avril dernier, débouchent sur un dénouement non équivoque : le décès de l’ancien prisonnier donostiarra. D’après des renseignements provenant de sources qui ont eu un contact direct avec des personnes au plus près de cette affaire et auxquels Gara a eu accès, ont confirmé qu’un corps policier espagnol est l’auteur de l’interception du donostiarra, il y a une demi année, ainsi que de son enlèvement.
Les renseignements peuvent se résumer ainsi : Jon Anza qui ce matin-là se dirigeait en train de Baiona à Toulouse pour une rencontre avec plusieurs membres d'ETA- selon ce qu’a révélé par la suite l’organisation armée-, et qui, en raison d’une grave maladie, était presque complètement aveugle, aurait été intercepté par des agents d’un corps policier espagnol durant ce trajet. Après l'avoir fait descendre du train, le militant donostiarra aurait été enlevé par les policiers et, tout de suite, soumis à des interrogatoires illégaux pendant lesquels il est décédé.
Ces sources assurent que le corps sans vie du militant donostiarra a été,par ailleurs, enseveli quelque part sur le territoire de l’Etat français. Ils ignorent cependant, si les membres du corps policier ont compté avec la connivence ou la collaboration des autorités ou policiers français, ou s’ils ont agi pour leur propre compte.
Interpellation de Rubalcaba
Face à ces nouveaux indices, il faut rappeler l’interpellation publique par le dirigent du PNV Joseba Egibar du ministre de l’Intérieur, fin août : « Il serait bon que Rubalcaba explique si la Police espagnole a arrêté Jon Anza en territoire français ».
Rubalcaba a répondu par le silence. En réalité, il n’a répondu qu’une seule fois sur l’endroit où se trouverait Anza. Dans une conférence de presse à Gasteiz, le ministre espagnol a répondu à Gara : « Il est évident que les FSE (Forces de Sécurité Espagnoles) n’ont rien à voir avec cette disparition. J’entends bien que cela fait partie d’un problème d’ETA, et c’est d'ailleurs ETA qui nous l’a appris. Il ya des hypothèses qui sont faciles à imaginer. Mais rien à voir avec les FSE ».
Ces informations prennent plus de force si on prend en compte les derniers cas d’enlèvements par des policiers ou para policiers de citoyens basques. Par exemple, celui du réfugié politique Juan Mari Mujika interpellé par plusieurs policiers le 11 décembre de l’année dernière à Donapaleu. Ils se sont adressés à lui en français mais après ils se sont identifiés comme étant des policiers espagnols. Il a été enlevé pendant deux heures dans une cabane abandonnée, il a été soumis à des interrogatoires illégaux, et ils ont lancé des menaces contre sa fille incarcérée à l’époque à Madrid.
Augmentation des enlèvements politiques
Au mois de mai on a connu l’affaire de l’ancien prisonnier de Bilbo Lander Fernandez, enlevé par des agents identifiés comme ertzainak. Après qu'ils lui aient formulé la même exigence de collaboration, Fernandez a dénoncé avoir été tabassé. À la suite de sa dénonciation publique, il a été arrêté et incarcéré sur ordre de la Audiencia Nacional espagnole.
Un autre cas effrayant est celui dénoncé par l’ancien prisonnier de Arbizu Alain Berastegi, abordé au mois de juillet sous la menace de mitraillette par douze encagoulés et enlevé dans une montagne à l’accès difficile pendant au moins sept heures, après que de faux clients lui aient demandé ses services comme maçon.
Récemment on a appris, cette fois ci à Iruñea, que Dani Saralegi de la plateforme Gora Iruñea a été retenu par la force et soumis à de fortes menaces.
Etxerat pourra montrer des photos de membres de l’ETA en détention
Le Tribunal basque autorise l'association des familles de membres de l'ETA en détention, Etxerat, à montrer leurs photos pour la manifestation prévue vendredi à Arrasate-Mondragon.
Une semaine après la manifestation de soutien à Etxerat, à Donosti, la justice basque est revenue sur la politique du gouvernement en matière de soutien aux membres de l'ETA.
Dans son jugement, le Tribunal Supérieur de Justice du Pays Basque estime que le Ministère de l'intérieur n'a pas "suffisamment" explicité la relation qui existe entre montrer, en silence, des photos de détenus de l'ETA et l'encouragement au terrorisme.
Le lien entre la manifestation silencieuse de photos de prisonniers et l'apologie du terrorisme, le mépris ou le dénigrement des victimes n'a pas été jugé comme suffisamment évidente.
Les manifestations du 25, 28 et 29 septembre autorisées
Aussi, le tribunal basque autorise l'association des familles de membres de l'ETA en détention, Etxerat, à montrer des photos des détenus dans le cadre de la manifestation prévue vendredi ainsi que lundi 28 et mardi 29 septembre à Arrasate-Mondragon, selon El Mundo.
Le tribunal valide ainsi le recours porté par Etxerat contre l'interdiction émise par le Ministère de l'intérieur.
C'est la première fois que la Justice contredit les choix du gouvernement basque depuis que celui-ci a entamé la campagne de retrait des affiches et des photos en soutien aux membres de l'ETA.
Exigeons la vérité sur la disparition de JON ANZA !
Le 19 septembre 2009, près d’un millier de citoyens basques résidants en pays basque encore sous administration espagnole, qui désiraient se rendre à St Jean de Luz, « pays basque français », ont été refoulés par les polices espagnoles et françaises, en tant que « persona no grata » sur le territoire « français », et ce au nom de la sécurité publique.
Ce millier de personnes entendaient rejoindre la manifestation pacifique organisée à St Jean de Luz pour exiger toute la vérité sur la disparition de Jon ANZA, ex prisonnier politique et militant indépendantiste basque, dont personne n’a plus aucune nouvelle depuis le 18 avril 2009.
La manifestation a toutefois eu lieux, car plus de 2000 personnes se sont présentées à l’appel de plusieurs organisations et de nombreux représentants du monde politique et culturel basque.
Une manifestation, une fois de plus ignorée par les médias français et espagnols, tout comme le sera le rassemblement devant la prison de Bapaume dans le Pas de Calais, du même samedi, en solidarité avec Aintzane ORKOLAGA militante basque de l’ETA, « libérable » le 27 septembre… mais qui sera expulsée vers l’Espagne suite à jugement lui interdisant l’accès définitif au territoire français.
Les militants désirant se rendre à St Jean de Luz qui se déplaçaient principalement en bus et en voitures, ont été arrêtés à la frontière. Ils ont été obligés de donner, et non de présenter, leur pièce d’identité, puis il a fallu qu’ils attendent des heures pour récupérer leurs papiers avant d’être refoulés avec autorité, ce qui a créé un bouchon de 7 kms. Les polices frontalières débordées ont été contraintes de demander les renforts de la Garde Civile et des CRS qui se sont déployés des deux côtés du poste frontière.
L’Espagne, la France, l’Europe, unis contre le Peuple Basque.
L’Europe dévoile sa réalité, sa complicité politique policière et répressive, contre le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, contre les dissidences politiques opposées au projet impérialiste européen.
La Cour européenne « des droits de l’homme » de Strasbourg a approuvé en juillet 2009, l’illégalisation du parti basque de gauche, Batasuna, mais aussi de toutes les plateformes ou candidatures qui s’étaient présentées aux élections locales et européennes ces dernières années.
Ainsi, en rejetant le recours présenté par Batasuna, cette Cour s’est rendue totalement complice des exactions menées sauvagement par l’Etat espagnol contre la légitime dissidence indépendantiste basque.
Et ce 19 septembre 2009, une fois de plus car ce n’est pas la première fois, les Etats français et espagnol ont appliqué des mesures d’exception contraires au droit international et européen.
En interdisant la libre circulation de citoyens européens, et en leur interdisant de s’exprimer pacifiquement, ils ont montré à l’opinion internationale le peu de respect du droit qui les anime dans la guerre sauvage qu’ils mènent depuis des décennies contre le peuple basque.
C'est-à-dire que la solidarité envers un disparu et envers la famille du disparu, est aujourd’hui considérée comme un délit, comme sont considérés comme des délits, le fait de manifester en faveur de la libération des 740 prisonniers basques et d’affirmer sa solidarité envers eux en brandissant leurs photos.
Allons-nous revenir à cette « Europa » raciste et guerrière, colonialiste et dictatoriale ? Sommes nous revenus au temps des SA de 1933 d’Hitler en Allemagne ou des Chemises Noires de Mussolini en Italie, au temps de la Milice Française de Laval en 1943… des milices politiques paramilitaires, qui détruisaient en toute impunité, tout signe d’appartenance à une communauté et qui terrorisaient tout opposant politique jusqu’à les faire disparaître ?
Pouvons nous accepter la stratégie de la tension mise en place par les autorités politiques, policières et militaires, espagnoles et françaises, dans les traces de Franco et de Pétain, pour détruire jusqu’à sa dernière pensée, la conscience et la dignité d’un Peuple ?
Il devient de plus en plus évident que la disparition de Jon Anza relève de la responsabilité des Etats français et espagnol qui n’agissent pas dans le sens d'en déterminer les causes.
Comme il est de plus en plus évident que c’est un retour en force de la « sale guerre » des années 70/ 80, quand le Bataillon Basque Espagnol, les GAL et autres mercenaires d’extrême droite avaient assassiné des dizaines de militants indépendantistes basques des deux côtés, et tout particulièrement dans les années 80 en « pays basque français »
Cette politique de terrorisme d’Etat fut appliquée sur ordre des autorités politiques centrales de Madrid, l’inculpation judiciaire dans cette sale guerre, de plusieurs ministres et de responsables policiers, le démontra par la suite.
Comment est-il impossible, qu’avec les moyens dont dispose le Ministère de l’Intérieur, dirigée il y a encore quelques mois par Michel Alliot-Marie (ancienne mairesse de St Jean de Luz) et aujourd’hui par Brice Hortefeux, que toute la vérité soit faite sur la disparition de Jon Anza ?
Et la question est aussi « que cache ce silence ? », un mutisme qui de fait devient un « silence complice », mais complice avec qui, le BBE, GAL ou un nouveau groupe de mercenaires policiers ou para policiers…, ou est Jon Anza ?
Mais aussi comment expliquer que la villa de MAM, loin du lieu de la manifestation, était, ce 19 septembre 2009, protégée par 200 Gardes Mobiles équipés et en tenue de combat ?
Sommes nous, dans cette partie de l’Europe, revenus au temps des dictatures militaires chilienne et Argentine des années 70-8O, quand des milliers d’opposants « furent porté disparus » après avoir été assassinés, quand des milliers de militants furent torturés et emprisonnés… ? 30 ans après, on juge encore des coupables et on cherche encore la vérité, une vérité cachée dans les coffres forts des archives de la CIA et de la NSA, comme jamais non plus, ne furent ouvertes les archives de la sinistre garde civil espagnol.
La « transition démocratique » espagnole, le passage de pouvoir des années noires du franquisme à la « démocratie » parlementaire espagnole se fit dans la poursuite de la négation des droits pour les basques à disposer et décider de leur avenir.
Quelle autre solution pour casser ce silence qui devient assourdissant, que de faire des manifestations pour exiger la vérité, toute la vérité sur la disparition de Jon Anza et des autres militants basques disparus ?
Outre les interdictions prononcées par les autorités espagnoles, il est aussi de constater le silence des média, qui ont, de fait, conclus un accord de principe pour rendre invisible la solidarité internationaliste qui s’exprime autour de ces disparitions inquiétantes de militants indépendantistes basques.
Personne ne peut considérer que le peuple basque est un peuple de 2ème catégorie dont il ne faut pas parler, car ceci entraîne une forme d’apartheid telle que les sud-africains l’ont connus avec le pouvoir colonialiste et raciste afrikaner, ami de Franco.
Tout le monde doit être aujourd’hui conscient que ce silence tue, que ce silence complice nous entraîne vers la pire des formes politiques, la dictature militaire. Car le dernier rapport d’Amnesty International apporte la preuve irréfutable que l’Etat Espagnol autorise sa police et ses milices paramilitaires, à pratiquer la torture physique et morale sur des militants indépendantistes basques.
Nous appelons l’ensemble des organisations politiques et mouvements progressistes, les associations des droits humains, à demander toute la transparence et à exiger toute la vérité sur la disparition de Jon ANZA.
Le 20 septembre 2009
Comité Solidarité Basque de Lille -
Comité « Libérez-les ! » de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques (Nord-Pas-de-Calais)
Solidarité avec AINTZANE ORKOLAGA ETXANIZ
Militante politique Basque de l’ETA, incarcérée à la prison de Bapaume
En grève de la faim depuis le jeudi 10 septembre
« Libérable » le 27 septembre… pour être expulsée en Espagne
Aintzane est une militante basque arrêtée le 12 décembre 2001, à Auch en France.
Elle fut condamnée par la « cour spéciale de Paris » à une peine de 5 années pour son appartenance à l’organisation basque ETA, elle fut de nouveau condamnée par le même tribunal à une peine de 4 ans parce qu’elle aurait reçu un document venant de l’ETA qui aurait été transmis par un avocat basque lors d’une visite de celui ci. Avocat et militants furent condamnés à de longues peines de prison.
C’est donc à une peine de 9 ans (5+4), sans confusion de peine, que dut faire Ainzane. Comme beaucoup de prisonniers politiques, elle n’eut pas droit à la totalité des remises de peine habituelles. Sa peine se fit dans des conditions particulièrement difficiles, elle fut isolée des autres prisonniers basques, 4 ans seule à Versailles et 2 ans seule à Bapaume… plus de nombreux transferts, 9 en tout !
Elle est incarcérée au centre de détention de Bapaume, Pas de Calais, depuis le 2 juillet 2007.
Pour son mari, sa famille, ses ami(es) ce sont des centaines de milliers de kilomètres parcourus pour lui rendre visite. Un coût financier et humain important.
Aintzane est « libérable » le 27 septembre, mais en raison d’une interdiction définitive de résider en France, et tout particulièrement à Hendaye où elle habitait avec son mari avant son arrestation, elle sera expulsée vers l’Espagne le 27 septembre.
Bien que les autorités espagnoles n’aient formulé aucune demandes de poursuites judiciaires à son encontre, la crainte qu’elle soit remise entre les mains des forces de sécurités espagnoles est réelle.
OUI AINTZANE EST EN DANGER, CAR EN ESPAGNE... LA TORTURE CONTINUE !
Dénoncée à de nombreuses reprises, par de nombreux organismes internationaux, la pratique de la torture à l’encontre des militants basques est une réalité : plus de 60 plaintes déposées en 2008.
POUR AINTZANE : INDERDICTION DE VIVRE DANS SON PAYS, EN PAYS BASQUE…
Aintzane est en grève de la faim depuis le jeudi 10 septembre, elle veut ainsi manifester et dénoncer la situation qui lui est faite, la double peine qu’elle doit de nouveau subir en ne pouvant résider, chez elle, à Hendaye, en pays basque encore sous « administration française »…
Elle veut aussi interpeller chacun sur les dangers de cette expulsion et affirmer sa solidarité avec tous ses compagnons qui subissent le même acharnement politique, policier et judiciaire.
LA RESISTANCE D’AINTZANE UN CHOIX PARTAGE !
Aintzane est une militante, qui n’a cessé de revendiquer son choix et son engagement, choix partagé par des milliers de militant(es) depuis des décennies.
De la période noire du franquisme à aujourd’hui, la résistance basque est vivante et ne pourra être éradiquée, et ce malgré l’acharnement répressif de L’Etat l’Espagnol et la collaboration répressive toujours plus importante de l’Etat Français…et aussi le silence scandaleux de nombreux « politiques ».
Oui, Aintzane a reçu notre soutien et se doit de recevoir votre solidarité, tout comme les 740 prisonniers politiques basques, dont 170 emprisonnés en France.
Oui, malgré les arrestations, la torture, les manifestations interdites et sauvagement réprimées, les interdictions de nombreuses organisations revendiquant le choix des basques à décider de leur avenir en tant que peuple, oui malgré tout cela la résistance basque existe, visible et déterminée.
MANIFESTONS NOTRE SOLIDARITE ENVERS AINTZANE
RASSEMBLEMENT DEVANT LA PRISON DE BAPAUME
LE SAMEDI 19 SEPTEMBRE A 13 H
Comité Solidarité Basque de Lille - csblille@aol.com –
L’alliance Rouge et Noir - Arougeetnoire@aol.com
Comité de Solidarité avec le Peuple Basque - Paris - http://cspb.unblog.fr/
Comité « Libérez Les » de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques - http://www.liberez-les.info/
(co voiturage à partir de Lille : RDV 11h45 – porte de Paris – face au Tabac)
Lettre envoyée par Aintzane aux autorités pénitentiaires pour expliquer le sens de sa grève de la faim au centre de détention de Bapaume, à ce jour 16 septembre, elle a perdue 4 kilos.
De ORKOLAGA Aintzane Bapaume le 09 09 09
Monsieur
Je vous informe du fait que le jeudi 10 09 09 je commence une GREVE DE LA FAIM jusqu’à ma date de libération, date à laquelle je serai renvoyée vers le territoire espagnol.
Par cette grève de la faim je veux dénoncer ma reconduite à la frontière espagnole malgré la pratique habituelle de la TORTURE en Espagne.
Je Veux aussi dénoncer votre responsabilité puisque, malgré votre connaissance de cette pratique, je suis reconduite de force.
Je veux dénoncer le fait que je ne peux pas vivre LIBRE au Pays Basque.
En même temps je veux dénoncer la disparition depuis le 18 avril de Jon ANZA, Militant Indépendantiste Basque. On rend les gouvernements français et espagnol responsables de sa disparition.
OÙ EST JON ?
QU’EST –CE QUE VOUS AVEZ FAIT DE JON ?
Aintzane Orkolaga
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Dans cette lettre Aintzane exprime aussi son inquiétude après la disparition de Jon ANZA.
Ancien prisonnier politique basque, Jon a disparu depuis le 18 avril après avoir pris un train à Bayonne en direction de Toulouse où il avait RDV avec d’autres militants basques.
Jon était harcelé depuis plusieurs mois par les forces de sécurité espagnoles.
La crainte de tous est que Jon soit victime d’une opération de mercenaires policiers ou para policiers…
Ces derniers temps, dans la situation d'exception organisée par les deux Etats, à la place des mercenaires du Bataillon Basque Espagnol ou du GAL, sont apparus des valets armés se présentant comme des policiers espagnols, comme cela s'est produit pour Juan Mari Mujika (en Basse-Navarre – Etat français), Alain Berastegi (en Navarre – Etat espagnol) et Lander Fernandez (en Biscaye – Etat espagnol).
Une manifestation se déroulera ce samedi 19 septembre à Saint Jean de Luz pour dénoncer la disparition inquiétante de Jon, une manifestation où seront présent des milliers de personnes…mais les médias français, une fois de plus, feront certainement le silence sur cet acte pourtant visible…à moins que quelques provocations policières donnent un écho particulier…basques = violence !
Samedi 12 septembre s’est déroulée une autre manifestation de solidarité avec les prisonniers basques à Donosti (Saint Sébastien), plus de 10 000 personnes à l’appel "Etxerat", association qui regroupe les familles de prisonniers politiques de l'ETA.
ce défilé a eu lieu dans le calme escortées deux heures durant par les fourgonnettes de la police basque, Ertzaintza, des milliers de personnes ont donc manifesté derrière une banderole où l'on pouvait lire : "Prisonniers basques, au Pays Basque".
Il était Interdits de lancer des slogans en faveur de l'ETA ou des formations politiques illégalisées, les manifestants avaient également comme obligation de ne pas exhiber de pancartes représentants des photos de prisonniers basques. Actes aujourd’hui poursuivis sous l’inculpation « d’apologie de terrorisme » !
La aussi aucune mention dans les médias français, et pourtant une manifestation de 10 000personnes en Pays Basque équivaut à une manifestation de + de 200 000 manifestants en France…
LA CENSURE EXTREME EST DE FAIRE SILENCE SUR UNE REALITE…LA RESISTANCE CONTINUE !
Demain tous les média de cette planète s’attarderont sur l’anniversaire du 11 septembre 2001, une date qui a marqué les USA, touchés dans son cœur même, volontairement ou pas, l’histoire nous le dira même si de plus en plus de personnes se posent cette question.
Pour nous, ce 11 septembre sera marqué par le souvenir du coup d'Etat militaire dirigé par le général Augusto Pinochet à la tête de chiens de guerre anticommunistes entraînés par la CIA et la NSA, et marquera les premiers assassinats politiques des combattants chiliens de la liberté dont Salvador Allende le 11 septembre 1973.
11 septembre 1973 / nom de code « OPERATION CONDOR »
Ce 11 septembre 2009, nous aurons une pensée pour nos camarades tombés en combattant, pour les torturés largués dans la mer par des hélicoptères, pour les milliers de prisonniers des stades et des prisons infectes, pour tous nos camarades qui sont entrés en résistance face à un ennemi puissant et féroce, pour ceux qui les ont cachés et protégés… Ce sera la date anniversaire, les 36 ans du renversement violent du gouvernement démocratiquement élu de l'Unité Populaire de Salvador Allende .
Les quelques archives ouvertes ont démontré que dés 1970, Richard Nixon, le bandit Nixon, le fasciste Nixon, avait ordonné à la CIA de faire « rougir » l'économie du Chili pour empêcher Allende d'arriver au pouvoir.
Les documents, y compris les procès-verbaux des réunions entre Henry Kissinger, Kissinger le faucon du capital, le vautour sioniste, le Béhémoth étasunien, avec les responsables de la CIA de l’antenne de Santiago, ainsi que des résumés des actions secrètes menées dès 1970, fournissent des preuves irréfutables que des opérations de déstabilisation dirigées par Washington ont été menées sur place contre le gouvernement d'Allende.
Des milliers de preuves des atrocités commises par la police secrète chilienne, la DINA, ou sur les assassinats, existent, elles ont été classées par la FBI. Mais des milliers d'autres venant de la CIA, NSC et NSA sont encore classées secrètes, surtout celles concernant les 5OOO disparus des 17 années de dictature militaire, et les liens entre subsides nazies, DINA et CIA .
36 années plus tard, il y a encore des enquêtes en cours au Chili, en Espagne et dans d’autres pays. Beaucoup de disparitions n’ont pas été résolues au Chili comme ailleurs, car des actes de terrorisme international ont été menés par la police secrète chilienne sous l’autorité de Pinochet, ce général sanguinaire dont la seule admiratrice vivante déclarée n’est autre que Margareth Thatcher.
Ce 11 septembre 2009, les membres de "Libérez-les" et beaucoup de camarades progressistes de par le monde, auront une pensée pour nos 28 000 camarades chiliens tombés en combattant, torturés et largués dans la mer depuis des hélicoptères, pour les milliers de prisonniers des stades et des prisons infectes, pour les 5000 disparus et leurs familles, pour tous nos camarades qui sont entrés en résistance face à un ennemi puissant et féroce, pour ceux qui les ont cachés et protégés… et pour les exilés du monde entier…
Intervention de Libérez-les! lors de la conférence débat du 5 septembre sur la Gauche Prolétarienne dans la région Nord, avec Jean-Paul CRUZE et HOCINE, anciens dirigeants de la GP.
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Le comité Libérez-les de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques intervient ici à la demande des camarades des « Amis de Joseph Tournel », avec qui nous faisons des bouts de chemin, pour garder en mémoire ce qui s’est passé dans la région et éviter le révisionnisme et le négationnisme, armes idéologiques employées couramment par les forces réactionnaires.
Les MAOS ont dans les années 70, joué un rôle politique dans la région, comme ils ont joué un rôle dans les forteresses ouvrières : rôles politiques justes, injustes, ce n’est pas à nous de juger les camarades, on peut confronter nos idées tout en conservant celle, que notre ennemi commun, c’est la réaction sous toutes ses formes passant par la démocratie et le parlementarisme jusqu’au fascisme le plus barbare. Donc….
A partir des années 1978, c'est-à-dire au moment même où les effets du plan de restructuration de la sidérurgie du sinistre Baron Davignon, à la solde des maîtres de forges et du capitalisme européen, il va se produire quelque chose qui ne s’était pas produite en 1968. C'est-à-dire que du milieu à la fin des années 70, une collaboration ouverte entre les syndicats et le patronat s’est instaurée, je dis ouverte car en 68, des tractations secrètes ont eu lieu entre la CGT, le PC et le pouvoir, pour éviter une insurrection et une guerre civile.
Malgré les immenses luttes des travailleurs des usines sidérurgiques de l’Est et du Nord de 78 et 79, et malgré l’hostilité des syndicats de base, deux dirigeants syndicaux (Sainjon et Chérèque) ont fait un pacte avec le diable. Ils ont ainsi sacrifié plus de 300 000 travailleurs de cette branche, comme avaient été livrée en pâture des centaines de milliers de mineurs quelques années précédentes, des mineurs qui ont pourtant travaillé pendant des siècles dans des conditions inhumaines, d’où le tribunal populaire.
Il est indéniable que mai 1968 a été un moment fort avec des victoires syndicales, les travailleurs ont vécu pendant six mois une période d’euphorie et puis boum : ils sont retombés à la réalité, et cela a été assez dur.
C’est ainsi que se produisit une ligne de clivage qui sépara assez fortement les militants politiques qui estimaient que le mouvement de 1968 n’a pas réussi à gagner complètement parce qu’il n’était pas assez organisé pendant que d’autres pensaient au contraire qu’il était trop organisé.
Et en fait, quand je dis que c’est un clivage à l’intérieur c’était y compris un clivage à l’intérieur de l’Autonomie. Et ça va se traduire par le fait que le critère sur lequel les gens vont discuter, qui va leur servir d’approuver cette décision-là, c’est les questions militaires, les questions de violence, le passage de l’autonomie politique à la lutte armée.
Les autonomes inorganisés, ou partisans du spontanéisme dirons-nous, les « fous », sont comme le mouvement de 1968 : c’est-à-dire ils pensent que le mouvement a ses échéances, qu’il s’organise de lui-même et sans appareil de lutte, ce n’est donc pas la peine de le forcer, il peut être souple ou radical, violent ou pas violent…
Donc ce sont des militants qui sont à la fois beaucoup plus violents spontanément, et le sont beaucoup moins quant à l’organisation pratique et politique des masses… jusqu’à parfois les trahir en passant dans l’autre camp !
De l’autre côté, il y a toute une partie du mouvement qui plonge carrément dans la dépression, la déprime, dans le sentiment d’impuissance des masses, sentiment injuste mais qui peut être compréhensible dans des moments où les collaborations de classes apparaissent au grand jour. C’est-à-dire des militants qui ont cultivés justement ou injustement l’impuissance des masses au point de perdre complètement la confiance dans un mouvement de masse.
Mais il y a un trait d’union entre autonomie et lutte militaire prolétarienne, un trait qui fait déprimer du point de vue du mouvement, c’est cette terrible collaboration entre organisations de masse politiques et syndicales avec le pouvoir et le patronat, une forme d’union sacrée pour sauver la démocratie et le parlementarisme bourgeois. Ainsi, on peut comprendre qu’à un moment, des militants exaspérés prennent la voie de la lutte armée contre le capital et ses valets. Et c’est à des moments phare de l’histoire ouvrière que les formes de luttes violentes prennent naissance, car nombre de militants, les plus radicaux disons, considèrent que justement ou injustement, il faut répondre à la violence du capital par la violence prolétarienne, pour une dent toute la gueule, qui suppose la création d’un déclic pour les masses.
Voilà pourquoi il est intéressant, comme aujourd’hui, de se pencher sur ces mouvements, ces groupes, qui du milieu des années 60 au milieu des années 80, firent peur au capital occidental, un capital qui allait mettre des moyens et des forces énormes pour endiguer ce mouvement révolutionnaire qualifié de gauchiste par les droitiers, mais qui recueillait une certaine et recueille encore une certaine sympathie chez les travailleurs notamment dans cette période de dépression et de retour à Germinal.
Des années 60 où on sortait des guerres d’indépendance comme en Algérie avec des trahisons, quand d’autres naissaient comme au Vietnam, où des révolutions que certains croyaient déjà perdues ou éphémères, étaient victorieuses et s’installaient dans la durée, je pense à Cuba, des années qui allaient générées une puissante vague progressiste de par le monde, et quoi qu’on en dise, quoi qu’on en pense, malgré des erreurs, les maoïstes ont joué un rôle majeur, notamment avec la GP.
Des années 70, où des multitudes de luttes politiques sont apparues à la suite de 1968, mais aussi des mouvements pour la paix contre la violente guerre au Vietnam, contre la construction des centrales nucléaires, et toujours les mouvements de décolonisation comme en Palestine, Fatha, FPLP ou en Irlande avec l’IRA… mais aussi la naissance des BR, des GARI, de la RAF, mouvements de lutte armée contre la paupérisation des masses, contre le franquisme, et contre la militarisation notamment le renforcement de la présence de l’Otan et des armées étasuniennes en Europe.
Le mitraillage de la façade du CNPF, le 1er 1979 par Action Directe, quelques heures avant la grande manifestation fût caché toute la journée par les média, par crainte que ce coup sommes toute banal, attire les masses ouvrières en proie avec les effets du plan Davignon, à affronter violement les forces de l’ordre. D’ailleurs quand le 2 mai, on apprend cette action, des voix se levèrent pour faire fleurir l’idée, mais elles ont rapidement été étouffées par les états majors politiques et syndicaux…
De là on aurait pu s’imaginer qu’une pléthore de groupes armés allaient naître comme en Italie, mais la divergence idéologique entre autonomes et mouvements armées, c’est-à-dire entre ceux qui pensaient qu’il y a un besoin d’une violence extraordinairement forte dans le mouvement se sont heurtés à ceux de la mouvance autonome qui étaient incapables et qui sont toujours aujourd’hui en incapacité d’assumer cette possibilité parce que cela suppose des niveaux organisationnels hallucinants…
Aujourd’hui cette mouvance autonome ou plutôt pseudo autonome est incarnée par des collectifs, des milliers de collectifs existent mais aucun n’est en capacité d’organiser politiquement les masses, parce qu’il n’y a aucune unité idéologique, c'est-à-dire que rien ne les relie directement ou indirectement aux masses, et que chacun y prône pour sa chapelle..
Alors qu’ils ont la flèche, ils cherchent encore leur cible…
Il y a ceux qui pensent, justement ou injustement, qu’il faut un bras armé au parti.
Ce bras armé est nécessairement clandestin, mais cela ne veut pas dire que personne ne sait et qu’il n’y a pas de contrôle politique. Le seul souci, et il est de taille vous en conviendrez, c’est qu’il n’y a plus de parti de masse et de classe, outre les petits mouvements d’ici et là, oasis dans un désert politique, il n’y a rien de communiste pour s’affronter réellement et frontalement à la bourgeoisie et au capital, et par pour les aménager ou les moraliser, l'antagonisme de classe supprime mécaniquement cette possibilité, mais pour les éliminer.
Et puis il y a ceux qui vont dire qu’avant le parti, il faut d’abord un groupe, lié à un contrôle populaire ou directement liés à des collectifs, solution de facilité pour ne rien faire et éluder toutes notions d’organisations donc d’affrontement idéologique mais aussi de mise en pratique des décisions dans l’intérêt des masses.
Et la période actuelle est assez compliqué pour cela, car le niveau de répression monte progressivement partout, nous l’avons dernièrement avec l’affaire de Tarnac, quand les « militaires » ont gagné la partie, simplement parce que les organisations qui ne sont pas strictement clandestins et organisées comme telles sont les plus exposés à la répression.
Et c’est coup double pour le pouvoir, car il est évidemment que cela a des conséquences qui sont très ennuyeuses : ce sont les policiers qui sont apparus comme les plus efficaces.
Les actions militaires menées par Action Directe dans les années 80 ont semé le trouble dans les milieux bourgeois, le pouvoir a eu beaucoup de mal à mettre l’organisation par terre, elle était clandestine et organisée au sens strict des termes. AD a été démantelée mais face aux moyens mis en place, la défaite militaire est minime même si depuis 22 ans des camarades restent enfermés par vengeance de l’Etat et de la bourgeoisie qui n’ont jamais admis qu’ils ont subi des défaites politiques.
D'ailleurs cet été 2009, l’Etat espagnol et son pouvoir ont été battus militairement et mis en difficulté politiquement par les membres de l’organisation indépendantiste basque ETA ; 7 bombes dont 4 dans des lieux sensibles hyper protégés, et 3 morts dont le responsable de la lutte contre ETA, lui-même hyper protégé.
Certes ce mouvement indépendantiste clandestin subit des revers, des arrestations et des centaines de ses militants croupissent dans les géôles espagnoles et françaises, mais cette organisation indépendantiste clandestine demeure organisée militairement et politiquement, même avec 50 années de luttes et de répressions violentes.
Nous ne reviendrons pas sur l’histoire italienne, mais l’armée clandestine communiste italienne, étaient liée aux masses, même si elle a été provisoirement vaincue militairement par l’alliance de toutes les forces politiques, de renseignements et policières occidentales, qui n’avaient jamais mis autant de moyens depuis la guerre blanche contre les armées bolchéviques… certains parlent du PIB de l’Italie…ou sur l’histoire de la RAF
Mais idéologiquement, il reste des traces de ces années de plomb et les braises sont loin d’être éteintes, d’où l’extrême répression dans ces pays berceau du fascisme, comme il reste des traces des révolutions progressistes qu’elles soient bolchéviques, maoïstes, castristes...
Car de Gênes à Strasbourg, on a vu des militants politiques organisés militairement, s’opposer violement au capitalisme et au militarisme… l’Amérique centrale et du sud nous montre des exemples, Venezuela, Bolivie, Equateur, Nicaragua, Honduras… et le sud est asiatique est porteur d’espoir avec le Népal…
La France, est toujours en retard, mais la période actuelle est génératrice d’un mouvement de fond capable de tout, du pire comme du meilleur. Les politiques au pouvoir l’ont compris en votant des lois liberticides ou les autres de l'opposition, en critiquant les actions, les syndicats l’ont compris en hachant les luttes et les journées de luttes, les esprits sont bouillonnants et la colère des masses est si grande qu’elle est minimisée… volontairement… et les actions moins conventionnelles sont sévèrement réprimées
Ainsi et pour terminer, il nous faut toujours apprendre pour comprendre, et toujours être en lien avec les masses, un pas devant mais toujours un pas.
Nous avons chacun des expériences personnelles ou collectives à faire connaître, à faire comprendre, cette conférence débat est en soi l’exemple de ce qu’il faut faire pour forger les consciences et gommer les contradictions idéologiques, car chaque débat intelligent renforce l’intelligence à court ou à moyen terme.
Des camarades ont choisi la voie de la lutte militaire, nous n’avons pas à les juger mais nous avons à les défendre, car ces camarades ont donné leur vie pour que ce monde change dans le sens du meilleur pour l’homme, pour que la peur change de côté, pour que les travailleurs ne subissent plus les assauts incessants du capital, du colonialisme, du sionisme, du racisme.
A cet instant nous pensons à Jean-Marc Rouillan, à Georges Cipriani, 22,5 ans, à Georges Abdallah qui avec 25 ans dedans est aujourd’hui le plus ancien détenu politique en France, à Yvan Colonna, à Mumia Abu Jamal dans son couloir de la mort, à Gonzalo dans sa cage, à Ocalan sur un caillou en pleine mer, à Gloria et aux 300 prisonniers politiques en Italie, à Léonard Peltier enfermé depuis 33 ans, il est aujourd’hui le plus ancien prisonnier politique du monde, à Amhad Saadat qui a survécu dans une cellule de 2,40 par 1,20 pendant 3 ans et aux 11OOO palestiniens enfermés dans les pires conditions, à Idoïa qui a pris 800 ans de prison et aux 74O prisonniers basques dont 170 en France, aux 18 irlandais encore enfermés, aux 5 cubains enfermés aux USA depuis 11 ans…. Et la liste est longue malheureusement…
tous ont un point commun, ils sont progressistes ! Sans oublier les victimes, Bobby, Nathalie, Salvador, Ulriché, Andréas, Mara, Pierre… entres des milliers d’autres !
Voilà pourquoi Libérez-les a été créé non pas en collectif mais en comité structuré avec des règles idéologiques et pratiques,a- sans dogmatisme mais avec des bases et des valeurs, parce que nos camarades avec un grand C, qui de par le monde, subissent la vengeance de la haine de classe, la torture et la mort blanche, le colonialisme, le sionisme, le fascisme… toutes ses méandres créations diaboliques du capital… Des Camarades qui méritent une solidarité perpétuelle, qui méritent que leurs voix ne soient jamais éteintes et que leur dignité de combattants-tes révolutionnaires soit respectée… qui méritent qu’on se batte pour eux pour leur libération…
Shova GAJUREL a été libérée le 31 août,
1ère étape vers la régularisation.
L’Etat français se doit de corriger l’erreur commise et doit maintenant lui fournir immédiatement un titre de séjour et sans condition !
Shova Gajurel, réfugiée politique népalaise résidant en France depuis 2006, car menacée de mort dans son pays, expulsée irrégulièrement par la France vers la Belgique, a été détenue du 16 juillet au 31 août dans des centres de rétention, à Lille/Lesquin puis à Bruges. La demande de la Belgique à la France de reprendre en main le cas Shova Gajurel fut ignorée, et cyniquement il fut dit à son avocate Belge que le fonctionnaire de la préfecture du Nord pouvant reprendre le dossier était encore en vacances.
Shova a donc été libérée le 31 août du centre de rétention de Bruges et elle a tout de suite été prise en charge et accueillie chez des camarades népalais installés sur le sol belge. Mais Shova a ordre de quitter le territoire belge avant le 4 septembre.
Les autorités françaises ont fait une grave erreur en expulsant Shova Gajurel vers le territoire belge, elles ont nié le droit et leurs propres lois, bafoué la Justice et impliqué les autorités belges malgré elles.
Alors nous le répétons, la France a signé les Accords de Genève, elle doit lui accorder l’asile.
Bernard KOUCHNER doit immédiatement intervenir car il est impliqué dans le devenir de Shova.
La France doit désormais régulariser Shova Gajurel pour qu’elle puisse vivre et garder sa dignité de femme, et ce, même si lors de l’étude de son dossier - pourtant un cas d’école- des fonctionnaires de l’OFRA, soit zélés soit sur ordre, ont bâclé et réexpédié le dossier « Gajurel » très rapidement avec la mention « Refus ».
Il est impossible, car ce serait faire un parjure, de continuer à faire du yoyo avec la vie d’une personne, militante politique en danger de mort dans son pays. Il serait grave que l’Etat républicain et ses autorités continuent à malmener Shova Gajurel, une femme de 38 ans venue du bout du monde où elle a tout quitté, où elle a tout abandonné, où elle a caché ses enfants dont elle n’a aucune nouvelle, comme de sa famille d’ailleurs, depuis plus de 30 mois… La situation chaotique au Népal interdit l’expulsion de Shova Gajurel vers le pire.
Depuis le 19 juillet, le Comité « Libérez-les ! », le CSP 59, le MRAP et la LDH, des soutiens politiques, des associations et des citoyens… ont continué le soutien et se sont mobilisés pour exiger la libération immédiate et sans condition de celle qui est devenue notre camarade et amie Shova Gajurel.
Depuis la 1ère semaine d’août, nos camarades de Belgique du Secours Rouge ont pris le relais, en allant la visiter au centre de rétention de Bruges pour la soutenir moralement, lui apportant aussi une aide financière et en nous faisant des comptes rendus réguliers sur sa situation.
1 mois et demi de solidarité internationaliste et de soutien venu du monde entier, l’Etat français ne peut l’ignorer, donc ÇA SUFFIT le harcèlement et la torture morale !
Ainsi, l’Etat français, le Préfet du Nord, les Ministres concernés, n’ont pas d’autres choix que de lui accorder un titre de séjour illimité ! Sans réponse immédiate et positive des autorités, le Comité « Libérez-les ! » et ses soutiens entameront avec leurs conseils, une procédure afin de faire condamner devant les juridictions compétentes, dont la Cour Européenne des Droits de l’Homme, l’Etat français et ses hauts fonctionnaires impliqués dans cette mise en danger volontaire d’autrui et déni des Droits, des Lois et des Accords internationaux.
Nous appelons toutes les associations, les mouvements, les partis, les citoyens à se joindre à nous afin que Shova GAJUREL soit enfin régularisée en tant que réfugiée politique…
Fait le 4 septembre 2009 -
« Libérez.les ! » Comité de soutien aux prisonniers politiques et réfugiés politiques.
http://www.liberez-les.info/
Soutenez cet appel, soutenez Shova Gajurel en nous adressons un mail, une lettre pétition est en cours
GEORGES CIPRIANI, JEAN-MARC ROUILLAN :
JUSQU'À QUAND ?
C’est la rentrée : scolaire, littéraire ou politique. Mais eux n’auront pas de rentrée, puisqu’ils ne sont pas sortis. Jour après jour, ils continuent à subir la violence d’une justice qui les séquestre depuis 22 ans derrière les hauts murs érigés par l’Etat pour défendre l’ordre de la classe dominante.
Georges Cipriani devrait déjà être sorti : le 30 avril dernier, un jugement lui avait accordé un régime de semi-liberté d’un an, première étape vers la liberté conditionnelle. Mais, sur appel du parquet, des juges ont infirmé cette décision le 20 août, découvrant après 22 mois de procédure que le dossier de Georges n’était soi-disant pas recevable, lui reprochant de ne pas renier son engagement politique et de persister à se définir comme prisonnier d'Action directe. Comme si ce n’était pas cette identité politique assumée qui lui avait valu de passer ces 22 années enfermé, mais qui lui avait aussi permis de résister à l’anéantissement carcéral.
Alors, Georges Cipriani victime d’un chantage au reniement, voire au repentir, concepts pourtant absents du droit français ? Pourquoi lui, alors que la même attitude n'avait interdit ni à Nathalie Ménigon (aujourd’hui en liberté conditionnelle) ni à Jean-Marc Rouillan d'obtenir de la justice leur placement en semi-liberté ?
Jean-Marc Rouillan, il est vrai, a depuis lors été réincarcéré, sous un prétexte fabriqué par l’interprétation fallacieuse de quelques mots prononcés lors d’une interview. Aujourd’hui, atteint d’une maladie rare et évolutive diagnostiquée au printemps dernier, il demeure sans soins en raison de son maintien en prison. Régis Schleicher est quant à lui en semi-liberté depuis le 26 août, après 25 ans de prison.
Pour protester contre la sentence infligée à Georges Cipriani, pour continuer à exiger la libération de Georges et de Jean-Marc, militants d’Action directe encore emprisonnés, comme chaque premier jeudi du mois depuis si longtemps, nous vous appelons à participer au :
RASSEMBLEMENT
Jeudi 3 septembre, de 18 h à 19 h,
en face de la direction de l’Administration pénitentiaire,
carrefour rue de la Verrerie - rue du Renard
(Paris 4e - métro L1-L11 Hôtel-de-Ville).
Collectif "Ne laissons pas faire !"
Ni la répression sauvage de l’Etat espagnol et ses collaborateurs en déroute en Pays Basque, ni les fascistes néo- franquistes, ne feront taire la résistance basque !
Trois bars d’Iruñ ont été tagués ce week-end. Des tags fascistes, comme seule l’extrême-droite espagnole sait le faire : “la Falange vous surveille” ou “si la loi ne le ferme pas, nous le ferons”.
C’est le résultat des actions d’intimidation menées par le Gouvernement de la CAB1 (Parti « socialiste »+parti populaire, néo franquiste..) et l’Etat espagnol, avec son gouvernement « socialiste ».
De Madrid viennent les ordres : « rendre invisible » la solidarité et le soutien avec les 740 prisonniers politiques basques, dont + de 170 sont emprisonnés en France.
Pour ceux qui décident de résister à ces mesures d’intimidation, la menace c’est l’inculpation « pour apologie de terrorisme » !
Mais les bars militants Ezpala, Zurgai et Ipar Gorri ne sont pas les seuls à avoir subi des dégradations portant signature de la Phalange néo-franquiste : des monuments commémorant les soldats républicains ont subi les mêmes dommages.
Face à ce week-end de la terreur digne « d’une nuit de Cristal » la majorité de la classe politique vient de dénoncer ces actes, mais comble de l’idiotie, les caniches de Madrid n’ont parlé que des dégâts occasionnés sur les monuments historiques.
Ainsi, cette dégradation fasciste des bars et des monuments à la gloire des républicains antifranquistes est aussi le résultat de la déclaration imbécile de la déléguée du Gouvernement espagnol, Elma Saiz, qui en juillet, avait appelé les citoyens conservateurs à la délation contre les lieux dans lesquels s’exprime la solidarité envers les familles ou les prisonniers basques.
Depuis le printemps 2009, le gouvernement autonome pro-espagnol avait lancé sa milice de la Ertzaintza2, dans la chasse aux photos, qui s’est accentuée lors des fêtes locales, qui sont chaque année ponctuées par des manifestations en solidarité avec les prisonniers basques.
Entre déclarations politiques imbéciles et décisions politiques imbéciles, la tension est montée d’un nouveau cran au Pays Basque.
Comme nous l’avons écrit dans notre communiqué du 31 juillet, l’Etat espagnol vient de subir des défaites militaires, et par ses décisions et son refus de négocier une paix durable au Pays Basque sur des bases où chacun écoute l’autre, il a la lourde responsabilité de la renaissance des pires heures du franquisme et d’une intensification de la lutte d’indépendance… c’est donc bien les choix du PSE3 et du PNV4 qui poussent à la lutte militaire pour l’indépendance du Pays Basque…
Exposer des photos des prisonniers est “une provocation” avait déclaré le PSE, donnant ainsi quitus à la « Falange » et bientôt peut être au « GAL5 » reconstitué, car il ne faut pas oublier que JON ANZA ORTUÑE, ancien prisonnier politique basque, a disparu depuis le mois d’avril dans d’étranges circonstances.
Malgré le climat de tension qui règne au Pays Basque, notamment après l’interdiction des manifestations pacifiques par la répression violente suivie des dégradations fascistes, Rodolfo Ares, conseiller spécial pour la sécurité du « gouvernement basque » vient de demander aux maires des communes de faire fermer les buvettes militantes (les txosna) qui selon ses propres propos serviraient “de soutien social pour l’ETA”.
Et fort de son appui du gouvernement, de la majorité et de l’opposition, du Roi et de Sarkozy, des instances européennes, il a sommé les basques mais aussi les gens de passage, à ne pas fréquenter les endroits qui affichent les photos de prisonniers. Le « toutou » a aussi prévenu que ses chiens de garde de la milice Ertzaintza feraient des rixes dans ces lieux et confisqueraient les photos exhibées dans les rassemblements hebdomadaires des familles des prisonniers.
Depuis quelques jours la réponse populaire des Basques est à l’insoumission aux appels des « toutou et chiens de garde» de Madrid, et des photos de prisonniers et des autocollants sont apposés en masse dans les quartiers populaires du Pays Basque. Et les manifestations de soutien aux prisonniers vont continuer, malgré la répression et les provocations.
Le Comité « Libérez-les ! » apporte tout son soutien et toute sa solidarité avec les prisonniers, avec leurs familles, avec les associations de soutien.
Le 25 août 2009
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QUAND LE SILENCE REND AVEUGLE !
Les samedi 7 et 15 août 2009, la Ertzaintza (corps spécial de police basque composée de basques et d’espagnols opposés à l’idée d’indépendance du Pays Basque) a réprimé violement des manifestations interdites organisées par Etxerat composé par les associations des familles de prisonniers, proches de la gauche abertzale (gauche indépendantiste basque). L’ertzaintza peut être comparée au Magav israélien, car se sont des personnels recrutés sur une base idéologique au service des intérêts d’une minorité bourgeoise liée à la religion.
Le 15 août, de nombreuses personnes, jeunes, femmes, âgées ont été violement agressées et frappées à la tête, un homme de 85 ans a été gravement blessé par une balle en caoutchouc, il y a eu des dizaines d’arrestations.
Pourtant, vous et nous, avez regardé ou écouté au minimum une fois les informations radio ou télévisées depuis deux jours, et pourtant ces actes barbares ont été placés sous silence… Pourquoi ?
Pourquoi les média (non présents sur place) insistent-ils depuis des mois sur la violente répression en Iran à l’issue des élections, ou sur la répression dans les provinces chinoises du Xinjiang et du Tibet, ou sur les atteintes aux droits de l’homme (et de la femme) en Russie et en Ukraine… ? Et pourquoi les média (présents sur place) ignorent-ils la répression violente contre des personnes de toutes générations et de tous sexes, qui manifestent pacifiquement au Pays Basque pour exiger que les prisonniers-es politiques basques soient rapatriés au Pays Basque (certains sont à plus de 1000 kms) ? De plus, la Ertzaintza s’en est aussi violement prise aux supporters du club de football de la Réal Sociedad qui sortaient du stade de Donostia (San Sebastian).
Certains se diront que de s’attaquer d’une telle manière aux média est suicidaire, que les journalistes sont indépendants des pouvoirs et des partis, que les rédactions traitent les priorités… mais qu’en est-il en vérité ?
La « petite culotte » de Madonna dans un concert raillé par les fascistes polonais est elle plus importante que la vie d’un homme de 85 ans atteint d’une balle tirée par un milicien aux ordres d’une idéologie qui a fait des centaines de milliers de morts pendant 40 ans, le franquisme. Cette répression au Pays Basque n’est pas un simple fait divers, pourtant elle n’est même pas traitée comme un fait divers puisqu’elle est complètement ignorée (et pourtant nous avons cherché l’info).
Depuis quelques années, la répression policière et sa violence, dans les divers pays qui composent l’Europe, deviennent des actes banalisés, à peine traités dans la rubrique des « chiens écrasés ». Ainsi, cette banalisation de faits graves qui s’abattent sur nos « démocraties occidentales moralisées et de libre expression », agit subjectivement sur les esprits et les consciences : car quoi de plus normal que d’intervenir contre une manifestation qui n’a pas été autorisée. Par contre, quel tapage médiatique quand il s’agit de pays hors d’Europe, là où « il n’y a ni démocratie ni droit d’expression, là où la presse est verrouillée par des pouvoirs religieux, nationalistes ou même des communistes »…
Que Chavez ou Correa ferment des radios, interdisent des journaux, qui pourtant nuisent à l’intérêt général d’un peuple et d’une nation souveraine est un scandale planétaire « le droit d’opposition », mais qu’un parti politique « Batasuna » soit interdit d’exister parce qu’il n’est pas en phase avec l’idéologie dominante est tout à fait normal « le Pays basque n’est il pas déjà autonome ? ».
Que l’ETA, une organisation clandestine nationale populaire, socialiste, laïque et indépendantiste soit mise dans la même catégorie qu’Al Qaïda, une organisation créée par les USA, fasciste et intégriste, est une chose normale, « ce sont des terroristes ». Que l’Ertzaintza réprime maintenant avec des balles une manifestation pacifique de milliers de personnes intimement liées à l’indépendance de leur Patrie colonisée, devient donc normal, puisque ces manifestations sont désormais interdites par le pouvoir central de Madrid, les juges de l’Audience Nationale et le gouvernement basque en place élu démocratiquement (après l’interdiction des listes indépendantistes, faut il le rappeler).
On est ainsi entré dans la normalité de la répression et de l’interdiction : une répression juste dans l’espace Schengen, une interdiction juste dans un espace fédéral, mais une répression et des interdictions injustes quand elle est hors de cette frontière inventée et dessinée il y a quelques années pour les intérêts impérialistes européens.
Depuis quelques semaines, ETA frappe les intérêts espagnols. 9 bombes déclarées, 6 qui ont fait des dégâts importants, 3 morts… et ce malgré des services secrets, de renseignements et antiterroristes dans l’indicateur rouge depuis plusieurs mois des deux côtés de la frontière. Le chef du service spécialisé dans la lutte contre l’ETA abattu, une caserne de la Garde Civile détruite, deux policiers morts, et l’ile de Majorque ciblée alors que c’est le lieu même de villégiature de la famille royale, et le tout dans le mois où le CIO (comité organisateur des jeux olympiques de 2016) venait visiter les installations sportives et examiner le projet espagnol.
Pour le gouvernement social-démocrate espagnol de Zapatero, et son Ministre de l’Intérieur Perez Rubalcaba, ces mois de juillet-août sont signes de défaites politiques qui vont laisser des traces, donc une haine renforcée contre la résistance civile et les combattants armés. Mais cette stratégie de la tension et de la fermeture, c’est le choix de l’Etat espagnol et de son gouvernement, c’est à eux de prendre leurs responsabilités pour revenir à la table de négociations, le dernier communiqué de l’ETA ne peut être plus clair.
En effet comment a-il-été possible que des commandos, d’une organisation qualifiée de mourante et d’isolée, dont les n°1 et les chefs militaires ont été arrêtés à grand renfort de médiatisation durant les derniers 18 mois, peuvent ils agir d’une manière opérationnelle à plusieurs endroits d’un pays, dans des lieux hautement protégés et sur des personnes sous haute surveillance vu le contexte actuel ? Cela ne peut être qualifié que « d’exceptionnel » pour une organisation qu’on dit « mourante et d’isolée ». Ces opérations militaires contre les intérêts espagnols et la politique de refus et d’ignorance du gouvernement espagnol, sont préparées avec une grande minutie et ce sans faire de victimes civiles innocentes.
Elles ne peuvent être mises en action que par des militants préparés à cette forme de lutte où seuls les intérêts espagnols sont visés. C'est-à-dire qu’il ne s’agit pas d’actes aveugles et meurtriers sur des cibles civiles, mais d’actes militaires perpétrés par des révolutionnaires (au sens marxiste du terme) sur des cibles militaires. Dans le cas des restaurants, il y a eu appel téléphonique 20 mn avant les mises à feu, permettant l’évacuation des lieux ou le désamorçage. Ce qu’il faut donc espérer, c’est que dans sa haine, en cas de prochaine fois, la police décide d’ignorer l’appel téléphonique, ce qui créerait des victimes civiles, donc inéluctablement un renforcement d’une haine déjà bien présente à l’égard des indépendantistes basques dans un pays qui vénère encore son caudillo.
Aujourd’hui, il est évident que le gouvernement espagnol n’a d’autre choix que de renouer avec le dialogue politique, mais avec qui puisque Batasuna a été interdit. Il doit le faire, même si l’actuel président de la province autonome basque, Patxi Lopez refuse toutes discussions et met en application les directives de l’Audience Nationale qui interdit toute manifestation indépendantiste. Même toute photo des 740 militants-es basques actuellement emprisonnés-es sont désormais interdites dans les lieux militants. La haine du caniche Lopez est si forte, à cause de la défaite de son autorité, qu’il en bave au point de prendre des mesures de rétorsion contre son propre peuple, en envoyant ses chiens de garde contre tout rassemblement en lien avec les indépendantistes et les collectifs de soutien avec les prisonniers.
A cela beaucoup vont rétorquer « mais ETA a tué plus de 800 personnes, ils sont violents », oui, car la violence appelle la violence. Il faut rappeler qu’il s’agit d’une guerre d’indépendance, et les 800 morts étaient pour 98% des soldats ou des miliciens qui servaient les intérêts du colonisateur espagnol, et tous connaissaient les risques de leur engagement contre ETA.
Mais combien des 740 militants basques emprisonnés, aussi conscients de leur engagement dans le combat pour l’indépendance du Pays Basque, vont-ils mourir en cellule, car condamnés pour certains à 800 ans de prison, combien de ces militants révolutionnaires viendront s’ajouter aux 25O morts basques, déclarés « mort au combat » ou assassinés depuis 1959.
36 ans après la mort de Franco, la même agressivité contre la gauche indépendantiste basque est encore forte de la part de la bourgeoisie basque inféodée à l’Etat Espagnol, nous avons dernièrement mis en avant les services secrets espagnols qui avaient infiltrés Cuba pour surveiller des réfugiés politiques basques ou les traques contre les soutiens ici en France.
Mais le phénomène est partout, car les années n’ont pas atténué la vengeance et la haine encore marquante contre les mouvements révolutionnaires des années 70/80 qui ont frappés durement les intérêts et les miliciens des bourgeoisies européennes, mais aussi les intérêts impérialistes, colonialistes et sionistes de par le monde.
En Espagne, en France, en Italie, en Allemagne, en Israël, aux USA… comme au Chili, en Argentine, en Afrique du Sud… la répression violente n’a jamais fait reculer totalement les masses et leurs organisations révolutionnaires ou progressistes. Toutes les nations capitalistes et colonisatrices, toutes les alliances impérialistes ne pourront jamais abattre par la répression, la dictature, le silence, la haine de classe… le droit des Peuples à s’autodéterminer et à obtenir la souveraineté.
Le Peuple Basque, comme tous les peuples historiques qui l’exigent, a ce droit à l’autodétermination et à la souveraineté inaliénable dans une Etat libre qui ne subit pas le joug de la bourgeoisie et des colonisateurs… et des religieux à leur solde.
Voilà pourquoi tous les progressistes et les communistes du monde doivent accepter et comprendre qu’il ne s’agit pas de terrorisme mais de lutte armée à mort qui oppose un colonisé et un colonisateur, c'est-à-dire qu’il s’agit d’un conflit militaire pour l’indépendance, la liberté et le socialisme que le Peuple Basque obtiendra à moyen ou à long terme, mais qu’il va obtenir.
Le comité « Libérez-les ! » s’est toujours positionné du côté des prisonniers et des réfugiés politiques, du côté des peuples asservis et colonisés, du côté de la classe opprimée et bafouée… nous soutenons la Résistance basque comme nous soutenons la Résistance palestinienne, kurde, kanake ou mapuche… et leurs combattants et militants !
Il n’y a pas de pire torture pour un peuple,
que d’être colonisé et asservi !
COMMUNIQUE DU COMITE « LIBEREZ-LES ! »
Shova Gajurel une réfugiée politique prise en otage !
L’Etat français veut-il sa mort ?
L’Etat français, le gouvernement français par son Ministre des Affaires Etrangères, son Ministre de l’Immigration et le préfet du Nord sont complètement impliqués dans un processus de destruction de Shova GAJUREL, une népalaise de 38 ans réfugiée sur le territoire français depuis 3 ans, après avoir fui son pays où elle risque d’être tuée en raison de son engagement politique.
Depuis le 16 juillet 2009, date de son arrestation par la PAF (Police de l’Air et des Frontières) à la frontière entre la Belgique et la France, Shova GAJUREL subit une véritable torture morale et physique.
Après 18 jours passés derrière les barreaux du CRA (Centre de Détention Administrative) de Lille/Lesquin et des jugements à la « va-vite » devant le TGI (Tribunal de grande instance) et le TA (Tribunal Administratif) de Lille dans lesquels les arguments et les pièces communiqués par son avocate ont été niés ou ignorés, Shova GAJUREL a été expulsée vers la Belgique et remise aux autorités policières frontalières le 03 août vers 11H00.
Elle est depuis enfermée au centre prison/rétention de Bruges.
Une décision d’expulsion contraire aux règles du droit français, Shova GAJUREL étant arrivée sur le sol français en provenance directe du Népal en 2006, sa demande d’asile ayant été déposée en France, seul ce pays pouvait statuer sur sa situation.
D’ailleurs le Préfet du Nord n’avait fait, logiquement, aucune demande de retour vers la Belgique lors des comparutions de Shova devant les tribunaux Lillois.
Qui a pris cette lourde décision qui aura des conséquences ? Décision qui n’a pu être prise qu’au plus haut niveau de l’Etat car elle remet en cause la signature de la France. Une décision qui bafoue complètement le Droit et les Accords de la Convention Internationale de Genève de 1951, que l’Etat Français a ratifiés puis mis en vigueur sur son territoire national le 22 avril 1954 :
Article 1
Réfugié
1) Aux fins de la présente Convention, le terme "réfugié" s'appliquera à toute personne :
qui craignant avec raison d'être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut ou, du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays ; ou qui, si elle n'a pas de nationalité et se trouve hors du pays dans lequel elle avait sa résidence habituelle, ne peut ou, en raison de ladite crainte, ne veut y retourner."
Article 32
Expulsion
1. Les États contractants n’expulseront un réfugié se trouvant régulièrement sur leur territoire que pour des raisons de sécurité nationale ou d’ordre public.
2. L’expulsion de ce réfugié n’aura lieu qu’en exécution d’une décision rendue conformément à la procédure prévue par la loi. Le réfugié devra, sauf si des raisons impérieuses de sécurité nationale s’y opposent, être admis à fournir des preuves tendant à le disculper, à présenter un recours et à se faire représenter à cet effet devant une autorité compétente ou devant une ou plusieurs personnes spécialement désignées par l’autorité compétente.
3. Les États contractants accorderont à un tel réfugié un délai raisonnable pour lui permettre de chercher à se faire admettre régulièrement dans un autre pays. Les Etats contractants peuvent appliquer, pendant ce délai, telle mesure d’ordre interne qu’ils jugeront opportune.
Ainsi au regard et à la lecture des deux articles sus cités :
L’article 1 a été complètement bafoué, et par l’Etat et nié par les services de l’OFRA.
L’article 32 a été complètement bafoué, et par l’Etat et par les services de la Préfecture du Nord qui ont la responsabilité de n’agir que sur décision de la Justice et des procédures en vigueur en France.
Depuis le 19 juillet, le Comité « Libérez-les ! » de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques, le MRAP, le comité des sans papiers (CSP 59) et la LDH se sont engagés au coté de Shova GAJUREL, le Comité Franco-Népalais apporta par la suite son soutien.
Contacté par « Libérez-Les ! », le Secours Rouge de Belgique a pris le relais dans la solidarité depuis le transfert et la détention de Shova dans ce pays. Tous, nous ne cesserons de nous battre pour que les DROITS légitimes de Shova GAJUREL, conformément aux engagements internationaux, soient respectés par l’Etat Français, ses services d’immigration, la Préfecture du Nord, la Justice Française et l’Etat Belge aujourd’hui impliqué.
Ainsi le Comité « Libérez-les ! » pose les questions de fond suivantes :
- Qui a pris cette décision d’expulser une réfugiée politique, qui n’a pas nui à l’ordre public, qui entre complètement dans les critères des accords de Genève, à un poste frontalier afin de procéder à une expulsion illégale selon les termes mêmes des accords ratifiés par l’Etat Français ?
- Quel a été le compromis entre l’Etat Belge et l’Etat Français pour que cette expulsion puisse se faire en niant les justices et les législations des deux pays ?
- Pour quelles raisons objectives Shova GAJUREL s’est elle vue refuser par deux fois sa demande d’asile politique malgré la situation politique dans son pays d’origine, une situation qui a été évoquée par le Ministère des Affaires Etrangères à l’attention des touristes français qui entendaient se rendre au Népal durant ce troisième trimestre ?
Ces questions de fond doivent désormais trouver des réponses venant des plus hautes instances de l’Etat Français.
Le Comité « Libérez-les ! » s’est approché d’un des plus grands avocats du barreau français qui est aujourd’hui prêt à plaider gracieusement pour Mme GAJUREL, devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme.
Cet avocat, dont la stature va surprendre, s’est aujourd’hui engagé formellement devant le Comité « Libérez-les ! » pour que le Droit s’applique pour Mme Shova GAJUREL et pour faire condamner l’Etat Français et l’Etat Belge pour : NON RESPECT des accords internationaux de Genève, persécution et mise en danger d’une personne menacée de mort du fait de ses opinions politiques dans son pays d’origine.
Lors de la conférence de presse du 31 juillet, à laquelle ont participé les services de police, certainement à la demande des autorités ministérielles, le Comité « Libérez-les ! » avait annoncé clairement qu’il ne laisserait pas tomber Shova GAJUREL et que son cas d’école ne pouvait être ignoré.
Le Comité « Libérez-les ! » avait, devant les policiers, afin qu’ils « transmettent », exprimait son intention d’aller frapper aux portes des plus hautes juridictions s’il le fallait.
Nous l’avons donc clairement annoncé, Mme Shova GAJUREL ne pouvait être expulsée vers son pays d’origine, le Népal, où son intégrité physique et sa vie sont menacées.
Elle devait recevoir un titre de séjour qui lui permette d’être libre et sans contrainte.
Le Comité « Libérez-les ! » avait déjà avisé qu’il prendrait, avec son conseil, toutes les mesures et toutes ses responsabilités pour que ceux qui ont bafoués et outrepassés le Droit, les Accords Internationaux et les droits élémentaires dans un Etat qui se veut démocratique, soient poursuivis, voire condamnés.
Dans quelques jours, Shova GAJUREL devrait prendre connaissance de la décision es autorités Belge :
Sera-t-elle maintenue en rétention/détention, remise en liberté dans ce pays ?
Sera-t-elle renvoyée en France ? Et de nouveau maltraitée ?
Nous ne pouvons envisager une expulsion expéditive vers le Népal…qu’elle soit le fait de la Belgique ou de la France …
Nous attendons donc la décision qui devrait, d’après son avocate belge, être prise en début de semaine prochaine.
Nous disons fermement, maintenant ça suffit !
En cas de décisions défavorables, nous convoquerons une nouvelle conférence de presse, certainement avec les autres structures solidaires, pour donner l’ampleur qu’il convient aux actes intolérables pris par les autorités impliquées.
Le cas de Shova GAJUREL est un exemple dramatique et intolérable des actes commis depuis de nombreuses années par « l’Europe forteresse » vis-à-vis des demandeurs d’asile politique et plus largement contre l’immigration, dite clandestine, objet d’une surenchère politicienne sécuritaire et détestable.
Notre combat continue, notre combat est juste et légitime, ne rien dire c’est laisser faire !
Comité « Libérez-les ! », le 14 août 2009
Communiqué de Presse du 03 août 2009
du Comité « Libérez-les ! »
de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques.
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A l’ensemble des média et du mouvement démocratique.
La réponse, de l’Etat français, du Ministre Kouchner et du Préfet du Nord, à la mobilisation et à la conférence de presse pour Mme Shova GAJUREL, exilée politique népalaise, a été de décider de son expulsion/transfert du centre prison de Rétention Administratif de Lille Lesquin, au centre prison de rétention de Bruges en Belgique, via le commissariat de Menin en Belgique.
De prison en prison…de refus en refus…de mystère en ministère…
Shova Gajurel n’est donc plus aujourd’hui emprisonnée en France mais elle l’est en Belgique, où elle est arrivée vers 14h00 ce lundi 03 août 2009, et où sa rétention administrative peut durer un mois.
L’Etat français qui donne des leçons d’humanisme, de droit de l’homme et de démocratie à la terre entière s’est ainsi lavé les mains en expulsant une réfugiée politique, menacée de mort dans son pays, vers un pays tiers de la communauté européenne qui l’a donc immédiatement réincarcérée.
Cette matinée du 03 août 2009 fût donc un jeu de piste brouillée par la police (à qui ordre avait été donné de faire ce transfert dans la discrétion la plus totale) entre la France et la Belgique.
Des militants du Comité « Libérez-les ! », du Comité des sans papiers de Lille (CSP59) et du MRAP, avaient installé une permanence à la frontière franco-belge…ils furent rejoints par des membres du Secours Rouge Belgique, qui devraient poursuivre la solidarité indispensable avec d’autres collectifs en Belgique.
Après avoir fait le tour de plusieurs postes de police belge, les militants solidaires ont pu rencontrer Shova quelques minutes, elle était particulièrement épuisée et inquiète car son téléphone portable, seul lien pour l’instant avec ses ami(es), a été confisqué par la police.
Cette nouvelle déportation/emprisonnement est un acte qui démontre l’ignominie et l’inconscience de nos Etats occidentaux : la chasse et les rafles contre les sans papiers, les demandes d’asile refusées, sont le quotidien factuel d’une politique que nous devons combattre à tout prix et à chaque instant !
Nous allons poursuivre la dénonciation de cette procédure et de cette décision innommable, prises par l’Etat français concernant Shova GAJUREL, mais aussi poursuivre, conjointement avec les solidaires belges et d’ailleurs, le combat multiforme pour que soit reconnu le droit à un statut de réfugiée politique pour Shova.
NOTRE SOLIDARITE N’A PAS DE FRONTIERE, NOTRE LUTTE EST JUSTE !
Nous envisageons une nouvelle conférence de presse dans les prochains jours.
Déclaration de " Libérez-les ! " - Comité de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques.
Il ne s’agit pas pour "Libérez-les! " de faire l’apologie d’une organisation classée par l’Europe et les Etats-Unis dans la liste noire des « organisations terroristes », nous n'avons ni à juger ni à nous ingérer Toutefois il est de notre devoir de se remettre en mémoire des faits historiques et de considérer que les 740 militants-es basques aujourd’hui incarcérés-es sont des prisonniers-es politiques à part entière et des prisonniers de guerre dans un conflit indépendantiste contre un Etat colonisateur soutenu par des Etats impérialistes.
Le Pays basque est une Nation colonisée par un Etat,tiers,le Pays Basque doit être libéré, et seul les Basques eux-mêmes peuvent décider des moyens pour y parvenir.
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ETA 50 ans : juillet 1959 - juillet 2009
Aujourd’hui 31 juillet 2009, toute l’actualité est tournée vers un événement exceptionnel, un événement historique, toutes les polices française et espagnole sont en alerte maximum, les services de renseignements sont tétanisés… l’ETA a 5O années d’existence.
50 ans qui ont été traversés par des milliers d’arrestations, de tortures, d’assassinats, d’exil et de morts…
Aujourd’hui, les politiques, les médias, aux ordres, ceux dits spécialistes de la question qui n’y connaissent rien mais refont l’histoire, les démocrates bourgeois, les communistes de pacotille nationalistes et jacobins, les sociaux-démocrates colonialistes et les nationaux-fascistes… ne parlent que des victimes espagnoles du « terrorisme basque radical », mais qui parlent des victimes basques, + de 250 militants d’ETA morts, de cet affrontement qu’on dit d’un demi-siècle mais qui est beaucoup plus lointain dans l’histoire ?
50 ans de résistance face à la dictature franquiste, face aux héritiers directs, le Roi et le néo franquiste comme Aznar mais aussi face aux sociaux démocrates…et toujours la sinistre Guardia Civile qui après avoir été républicaine, est restée fidèle jusqu’à nos jours aux idéaux du Caudillo, une Espagne une et indivisible.
50 ans de combat contre le colonialisme et le totalitarisme espagnol, mais qui rappelle la torture, les massacres et les assassinats politiques des militants basques ?
Aujourd’hui, ETA est montrée du doigt, comme l’étaient les FTP-MOI dans les années 40, comme l’était le FLN dans les années 60, comme l’était le FPLP dans les années 70… comme l’a été l’IRA pendant un siècle.
Aujourd’hui qui, de nos protagonistes, spécialistes, érudits, avertis… se pose les questions suivantes :
- « cela fait 50 ans qu’ETA a proclamé son existence puis pris les armes, pourquoi existe-elle encore aujourd’hui malgré la répression féroce et implacable des forces policières françaises et basques asservies à l’Etat espagnol ? »
- « cela fait 50 ans, mais que veut l’ETA pour être aussi tenace dans sa lutte ? »
- « cela fait 50 ans, alors pourquoi malgré les châtiments, les exécutions, les peines de prison multi centenaires, les milliers d’arrestations… ETA continue à exister ? »
- « cela fait 50 ans, mais quel est le programme politique d’ETA, que veut ETA ? »
- « cela fait 50 ans pour les basques, 1OO ans pour les irlandais, 6O ans pour les palestiniens… et pourtant pour les croates, les bosniaques, les monténégrins, quelques années ont suffi pour obtenir l’ « indépendance » et être protégés par les armées de l’OTAN, pourquoi ? »
ETA, Euskadi Ta Askatasuna, Terre et Liberté, la réponse tient dans ces deux mots : être libres sur sa terre, libres de décider de son destin politique et non pas être à la botte des colonisateurs espagnol et français.
Mais ETA est aussi une organisation qui lutte pour le socialisme, l’internationalisme et le droit des Peuples à décider eux-mêmes. ETA n’est pas un mouvement national bourgeois mais un mouvement de libération national populaire, c\'est-à-dire dans l’intérêt des populations vivant au nord et au sud du Pays Basque rassemblé dans une seule nation EUSKAL HERRIA EUSKADI, avec son hymne, son drapeau, ses traditions séculaires et sa souveraineté vis-à-vis des l’Etats espagnol et aussi français.
Plus de 740 prisonniers croupissent dans les geôles espagnoles et françaises à des centaines voire plus d’un millier de kms de leurs familles et amis, des centaines de militants vivent dans la clandestinité et des centaines sont en exil depuis des dizaines d’années… voilà la réalité de cette résistance.
Des jeunes basques qui s’engagent dans la lutte armée tout en sachant que leurs mois de liberté sont comptés, n’est-ce pas un élément à étudier, à comprendre ?
Des processus de paix, des négociations qui n’aboutissent jamais par le simple fait qu’une des parties demande que soit reconnu le droit à la souveraineté à l’indépendance du Pays Basque, n’est-ce pas assez pour comprendre ? L’Espagne, celle des conquistadors assassins, a lâché ses colonies par les guerres d’indépendance des Peuples colonisés, donc elle ne lâchera le Pays Basque que par la victoire de la lutte pour la libération nationale du peuple basque colonisé.
Alors, qui est le grand méchant loup ? L’État, la nation, les gouvernements qui ont collaboré avec Hitler et qui fait bombarder GERNIKA, ceux qui ont créé des milices paramilitaires sanguinaires (le GAL étant une des plus connues), ou un peuple fier qui lutte pour sa liberté après avoir valeureusement combattu la tyrannie et décapité la dictature franquiste en exécutant l’amiral Carrero Blanco, action alors saluée partout dans le monde ?
Oui il y a des morts, des familles endeuillées, des pleurs… mais combien sont morts pour avoir défendu leur patrie, leur terre, leur liberté, plus de 250 combattants basques, oui les militaires, policiers et autre miliciens venus d’Espagne pour mater la rébellion basques sont pris sur le feu de l’organisation armée ETA en temps que force d’occupation, ils paient ainsi le prix fixé par les responsables qui siègent à Madrid, ceux qui refusent de reconnaître le caractère politique de ce conflit, pour ne voir que la répression comme solution, et pourtant ce choix est en échec depuis 50 ans.
Chacun doit comprendre que les processus de paix passent par un respect des règles, des règles qui à chaque fois ont été bafouées et détournées par les gouvernements espagnols pour être mises sur le dos des combattants basques. Le Peuple basque veut la Paix, mais aussi la Liberté !
La PAIX OUI, MAIS ELLE NE PEUT ÊTRE A N’IMPORTE QUEL PRIX ?
ETRE COLONISE EST
LA PIRE DES TORTURES
POUR UN PEUPLE !
Des papiers pour notre Camarade Shova Gajurel !
Une camarade membre du Parti Communiste du Népal – maoïste s’est faite arrêter près de Valenciennes, à la frontière entre la France et la Belgique. Elle rendait visite à des amis. Etant sans-papiers, elle a été emprisonnée au Centre de Rétention Administratif Lesquin, à Lille, la semaine dernière.
Après un premier refus, elle a relancé la procédure pour obtenir l’asile politique mais à l’heure où le nombre de reconduites à la frontière (25.000) est fixé comme objectif gouvernemental, il y a fort à craindre que sa demande soit rejetée. Il est sûr qu’elle restera au CRA de Lesquin au moins jusqu’au lundi 3 août. Il se peut également que la préfecture décide de prolonger sa peine de deux semaines.
Le cas de notre camarade n’est pas isolé. Il fait partie d’une logique globale de contrôle des flux de population de plus en plus renforcée. Les frontières sont ouvertes aux flux de capitaux et aux délocalisations d’usines et entreprises. En revanche, en ce qui concerne la libre circulation des travailleurs, les frontières restent closes.
Alors que les classes bourgeoises des pays impérialistes se développent et s’engraissent en exploitant les pays opprimés (grâce au système des colonies, semi-colonies, FrançAfrique, zones d’influences, ou plus récemment grâce aux Zones Economiques Spéciales), la population de ses derniers, en plus d’être étranglée par l’impérialisme, ne peut pas espérer trouver refuge dans les pays occidentaux. Dans la plupart des cas, il s’agit pourtant de personnes qui fuient la misère, les conflits, les menaces qu’elles subissent dans leur pays.
Dans le cas de la camarade, elle fuit les menaces proférées à l’encontre d’elle et de sa famille, au Népal. Son mari a été emprisonné durant la Guerre Populaire menée par le PCN-maoïste depuis 1996. De même, son père, le camarade Gaurav, responsable des relations internationales du Parti, a été emprisonné pendant 3 ans en Inde durant le conflit révolutionnaire. Elle a été obligée de cacher ses enfants et de quitter son pays dans l’espoir de pouvoir les rejoindre dès qu’elle pourra mener une existence sans menaces dans son pays.
Même si la répression n’a plus la même intensité depuis les accords de paix de 2006 entre l’Alliance des Sept Partis et le PCN-maoïste, elle est toujours présente. La situation se dégrade même rapidement depuis peu. Après la démission du premier ministre Prachanda, également président du PCN-maoïste, et de tous les ministres maoïstes du gouvernement, la situation s’est tendue au Népal. L’armée prend une place de plus en plus grande dans la vie politique du pays et il est possible que la situation aboutisse de nouveau à une guerre civile. Il est à noter que depuis 1996 jusqu’à aujourd’hui, les militants ou sympathisants maoïstes ont été les cibles d’assassinats politiques fréquents (au moins 7000), d’enlèvements, de tortures, de viols, de « disparitions » et autres manifestations de la répression.
Notre camarade a le droit de résider en France, elle doit avoir ses papiers de séjour !
Des papiers pour notre camarade Shova Gajurel !
Des papiers pour toutes et tous !
A bas les frontières de l’impérialisme ! Vive la liberté des peuples !
Faites circuler largement ce communiqué et envoyez vos messages ou des propositions de soutien au :
Comité de Solidarité Franco-Népalais
comitenepal@hotmail.fr
http://nouveaunepal.over-blog.com/
Lettre ouverte à Bernard KOUCHNER
Ministre d’Etat des Affaires Etrangères.
Le 21 juillet 2009, le Tribunal Administratif de Lille a refusé de prendre en considération la situation de Mme GAJUREL, fille d’un des fondateurs du Parti Communiste Népalais, actuellement chef du bureau des affaires étrangères du PCN-maoïste, CP Gajurel dit « Gaurav », suite à une demande d’expulsion vers son pays d’origine ordonnée par le Préfet du Nord.
Le dimanche 19 juillet, le Juge des Libertés et de la Détention avait pris la décision de maintenir Mme GAJUREL en rétention au centre de Lesquin pour une durée de 15 jours. Décision ayant pour but de préparer son expulsion vers le Népal.
La situation politique au Népal est actuellement compliquée, les forces armées du PC Népalais (maoïste) s’affrontent unitairement à une caste népalaise pro-occidentale mais ont des conceptions différentes quant à la mise en place d’un Etat socialiste : une tendance pour une République Démocratique face à une tendance pour une République Populaire, cette dernière étant défendue par le père de Mme GAJUREL.
Mme GAJUREL est en France depuis 3 ans, sa demande d’un statut de réfugiée politique sollicitée en 2006 lui ayant été refusée, une nouvelle demande a été faite auprès de l’OFPRA le mardi 22 juillet.
Nous espérons que celle-ci sera acceptée au regard de vos récentes déclarations qui s’adressaient aux touristes français qui veulent se rendre au Népal: « Le ministère des Affaires étrangères et européennes recommande de tenir compte de la situation, en particulier des possibilités d’immobilisation sur place, avant de décider d’un voyage au Népal, et, sur place, d’éviter tous les mouvements de foule. ». C'est-à-dire que vous reconnaissez que la situation est actuellement explosive dans ce pays.
Mme GAJUREL n’a aucune nouvelle de sa famille depuis 3 ans, c'est-à-dire depuis son arrivée dans notre pays. Les seules informations qu’elle a pu avoir viennent des média occidentaux.
Au vu de la tension qui règne dans ce pays en guerre civile depuis des années, son retour à Katmandou est un risque réel pour son intégrité physique et sa vie. Mais pourtant le Préfet du Nord et la Justice semblent ignorer ou ne pas comprendre la géopolitique et la dangerosité de ce retour par la force, ni même les risques qu’elle encoure.
L’Etat français doit lui accorder un statut de réfugiée politique, Mme GAJUREL n’est pas dangereuse mais elle est en danger.
Nous vous sollicitons en tant que Ministre des Affaires Etrangères afin que cette situation non conforme avec nos fondamentaux constitutionnels, républicains et droit de l’hommistes, se règle rapidement grâce à votre intervention auprès des autorités ministérielles compétentes et dans le sens de la demande d’asile politique demandée par Mme GAJUREL.
Espérant que cette lettre ouverte sera prise en considération, recevez nos salutations.
Le Comité « Libérez-les ! », le 25 juillet 2009
Soutenu par : …………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..
Courrier dument rempli à envoyer à Bernard KOUCHNER :
Ministère des Affaires Etrangères et Européennes
37, quai d'Orsay 75351 Paris Cedex 07
Téléphone : 01 43 17 53 53
Télécopie : 01 43 17 46 91
bernard.kouchner@diplomatie.gouv.fr