L’histoire démontre que les Etats-Unis ne soutiennent jamais les véritables révolutions mais les attaquent violemment
Le 18 juillet, une énorme explosion a tué ou gravement blessé plusieurs hauts officiels de la sécurité syrienne. Tandis que « l’Armée Syrienne Libre » revendiquait l’attentat à Damas, l’opération hautement sophistiquée portait la marque non pas d’un groupe paramilitaire crée récemment, mais celle de la CIA ou du Mossad.
L’attentat fut salué par le Secrétaire à la Défense US Leon Panetta comme le signe d’un « véritable élan » pour l’opposition soutenue par l’occident. Le New York Times, dans un article daté du 19 juillet en première page, exaltait les auteurs de l’attentat pour le « perfectionnement » de leur technique. La Maison Blanche et le Département d’Etat ont aussi exprimé une satisfaction à peine voilée.
Il serait impossible d’imaginer de tels propos dans la bouche des responsables politiques de Washington et New York et leurs propagandistes des grands médias devant un véritable mouvement progressiste ou révolutionnaire.
Le 19 juillet était aussi le 33ème anniversaire de la victoire d’une véritable révolution, celle dirigée par le Front Sandiniste de Libération Nationale (FSLN) au Nicaragua .
A l’époque, il n’y a eu aucun louange adressé au FSLN, ni dans les couloirs du Congrès ni dans les médias capitalistes. L’administration Carter fit tout son possible pour empêcher le FSLN de prendre le pouvoir contre le régime brutal et totalement corrompu d’Anastasio Somoza qui avait régné pendant plus de quarante ans. La fin de la dictature Somoziste ne fut obtenue que grâce à l’esprit combattif, l’organisation et le sacrifice des Sandinistes.
Les prouesses héroïques des combattants sandinistes contre la Garde Nationale de Somoza, créée et armée par les Etats-Unis, ne furent jamais exaltées dans les grands médias. Aucun article ne fut publié pour saluer comment les jeunes combattants du FSLN « perfectionnaient » leur technique à tel point qu’ils furent capables, pratiquement sans aucune aide de l’extérieur, de battre une Garde Nationale beaucoup mieux armée.
Au contraire, s’il y avait des divergences d’ordre tactique au sein des cercles dirigeants – reflétées dans différents journaux, télévisions et radios concurrents – le consensus sur les objectifs était total et ce dès le début : il fallait détruire la révolution sandiniste.
Le 10 juillet 1979, un article du New York Times a ouvertement qualifié le rôle des Etats-Unis comme « arbitre décisif de l’avenir politique du Nicaragua ». L’article ajoutait que l’administration Carter, « a fait savoir que la démission du Général Somoza ne prendrait effet que lorsque les Etats-Unis seront satisfaits de la composition et du programme politique du régime qui succédera... Les Etats-Unis ont convaincu Somoza de retarder son départ jusqu’à ce qu’il ait, selon les termes d’un officiel US, « neutralisé » les éléments radicaux de l’opposition. »
Au mois de juillet 1979, le nombre de morts s’élevait à un peu moins de 50.000 - la plupart des civils victimes de la Garde Nationale - dans un pays de moins de 2.5 millions d’habitants. La majorité du pays était en ruines. Mais l’administration Carter n’a eu aucun scrupule à prolonger les combats, et ajouter encore plus de morts à un bilan déjà épouvantable, afin d’atteindre ses objectifs : maintenir la domination des Etats-Unis en Amérique centrale.
Lorsque le nouveau gouvernement du FSLN refusa de courber l’échine devant les diktats de Washington, le peuple du Nicaragua fut soumis pendant dix ans à une punition extrême. Les Etats-Unis ont autorisé Somoza à vider les caisses d’un pays dévasté lorsqu’ils lui accordèrent l’asile.
Des sanctions économiques sévères furent imposées au Nicaragua, un des pays les plus pauvres du continent. Le port principal du pays fit miné par la marine US et un embargo total imposé en 1985.
La CIA créa, finança et arma une armée paramilitaire sanglante de contre-révolutionnaires connue sous le nom dela Contra. Plus de 50.000 Nicaraguayens ont été tués dans les années qui ont suivi. La tactique employée par lesContras était le meurtre, le viol, la torture et la destruction. Ils tuaient des médecins, des infirmières, des enseignants ; ils incendiaient les cliniques, les écoles, les coopératives. Leurs dirigeants étaient de voyous choyés par le Congrès et les Présidents américains.
Aujourd’hui, la CIA coordonne l’armement et de nombreuses opérations de « L’Armée Syrienne Libre », et décide quelles sont les forces qui doivent recevoir des armes (New York Times, 21 juin 2012). Les services de renseignement US ainsi que ceux des pays ex-colonisateurs du Moyen-Orient, la Grande-Bretagne et la France, avec les Israéliens, font sans doute beaucoup plus.
Le Conseil National Syrien, un groupe composé principalement d’opposants de longue date et généralement inconnus, sont traités par les Etats-Unis et ses alliés comme le futur gouvernement légitime.
Les dirigeants US appuient totalement la révolte ALS/CNS en Syrie pour la même raison qu’ils se sont opposés à la révolution sandiniste et ont soutenu les Contras au Nicaragua. Ils sont confiants que la victoire de l’opposition syrienne sera aussi leur victoire, et un pas de plus vers une domination totale des Etats-Unis au Moyen-Orient.
Richard Becker
http://www.pslweb.org/liberationnews/news/watching-syria-rem...
Traduction « l’ennemi de mon ennemi n’est pas forcément mon ami, mais l’ami de mon ennemi est généralement mon ennemi. Je répète... » par VD pour le Grand Soir avec probablement le fautes et coquilles habituelles
Bradley Manning est à nouveau entendu par la justice américaine du 16 au 20 juillet 2012 à Fort Meade dans le Maryland. Le jeune soldat américano-britannique, âgé de 24 ans, risque une peine de 52 ans de prison pour avoir transmis à Wikileaks des documents militaires sur les guerres en Irak et en Afghanistan.
"Taupe" pour les uns, "lanceur d’alerte" pour les autres, Bradley Manning, analyste militaire de l’armée américaine, devra répondre de 22 chefs d’accusation devant la Cour Martiale, dont celui de collusion avec l’ennemi, après une série d’audiences préliminaires, devant le tribunal militaire de la base de Fort Meade, qui ont débuté au mois de décembre 2011 (1) et dont les prochaines ont été fixées du 16 au 20 juillet, puis du 27 au 31 août 2012. (2)
Arrêté en juin 2010 par la Criminal Investigation Division (unité chargée d’enquêter sur les violations des lois militaires au sein de l’armée américaine), le jeune soldat a été désigné par les autorités américaines comme étant l’informateur qui aurait transmis à Wikileaks la vidéo du raid aérien du 12 juillet 2007 à Bagdad ainsi que de nombreux documents confidentiels. (3)
Diffusée en avril 2010 par Wikileaks sous le titre de Collateral Murder, la vidéo montrait la vue aérienne d’un hélicoptère de combat américain ouvrant le feu sur un groupe de civils parmi lesquels se trouvaient deux reporters, puis deux enfants lors d’une seconde frappe de l’armée. Une vingtaine de personnes avaient été littéralement pulvérisées et les blessés achevés par de puissants tirs provenant de deux hélicoptères Apache (hélicoptères d’attaque conçus pour des missions antichar). (4)
Suite à la diffusion de la vidéo qui avait provoqué une vaste tempête médiatique à travers le monde, le porte-parole de Wikileaks, Julien Assange, avait également fait l’objet de recherches pour être interrogé, tandis que les militaires américains, responsables de la tuerie, n’avaient pas été inquiétés.
Actuellement incarcéré à la prison de Fort Leavenworth, Bradley Maning, 24 ans, est détenu dans des conditions particulièrement restrictives qui ont été dénoncées par un rapport de l’ONU qualifiant celles-ci de "traitement cruel, inhumain et dégradant". (4) Le jeune homme aurait été classifié "à tort" comme potentiellement suicidaire dans le but de le punir. Manning a été soumis à l’isolement maximal (Maximum Custody Detainee) durant huit mois consécutifs et contraint de dormir entièrement nu afin de prévenir le risque de suicide, selon le Pentagone. Ces mesures auraient été levées mais il demeure enfermé 23 heures par jour et reste menotté aux mains et aux pieds durant les visites. (5)

Au mois de décembre 2011, les avocats de la défense avaient mis en avant sa fragilité émotionnelle liée selon eux à son homosexualité. Bradley Manning était âgé de 21 ans seulement au moment de son arrestation. Depuis le mois de juin dernier, comme ils le réclamaient, les avocats du jeune soldat ont été autorisés par la juge militaire Denise Lind à accéder à davantage de documents officiels, notamment ceux de la CIA et du FBI. (6)
Depuis que l’affaire a éclaté, de nombreuses manifestations de soutien ont été menées à travers le monde, comme en Allemagne, en Irlande, aux Pays-Bas, au Canada, en Australie et dans plusieurs grandes villes des Etats-Unis (Washington, San Diego, Oakland, Boston). Le comité de soutien de Manning (Bradley Manning Support Network) continue son action afin, notamment, de lever des fonds pour couvrir les frais d’avocat du jeune soldat estimés à quelques 130 000 $, auquel se sont joint le rélisateur Mickaël Moore et Daniel Ellsberg, qui avait lui-même fourni Les papiers du Pentagone pendant la guerre du Viêt Nam. (7)

Pourtant, deux ans après l’arrestation et l’emprisonnement de Bradley Manning, les médias semblent se désintéresser du cas du jeune homme qui risque 52 années de prison pour avoir révélé un crime de guerre.
L’accusation devrait à présent tenter de démontrer que le jeune militaire avait l’intention délibérée de fournir des informations à Al-Qaïda lorsqu’il a transmis au site internet de Wikileaks la vidéo du raid et de nombreuses dépêches militaires (9) Bradley Manning n’a pas encore fait savoir s’il plaiderait coupable ou non coupable.
Marie Duvivier
(1) Première comparution de Bradley Manning devant la justice militaire (article Euronews) :http://fr.euronews.com/2011/12/16/wikileaks-premiere-comparu...
(2) Site d’information et de soutien à Bradley Manning : http://www.bradleymanning.org/
(3) Bradley Manning (article Wikipédia) : http://fr.wikipedia.org/wiki/Bradley_Manning
(4) Raid aérien du 12 juillet 2007 à Bagdad (article Wikipédia) : http://fr.wikipedia.org/wiki/Raid_a%C3%A9rien_du_12_juillet_...
(5) La taupe de Wikileaks a subi "un traitement cruel", selon l’ONU (article Le Nouvel Observateur) :http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20120305.OBS2945/la-tau...
(6) Le soldat Manning, source de Wikileaks, "puni" en prison (article Le Figaro) :http://www.lefigaro.fr/international/2011/01/26/01003-201101...
(7) La justice ordonne la remise de documents à la défense de manning (article rtl) :http://www.rtl.be/info/monde/international/888410/wikileaks-...
(8) Pentagon Papers (article Wikipédia) : http://fr.wikipedia.org/wiki/Pentagon_Papers
(9) Comparution de Bradley Manning le 16 juillet 2012 (article Afreeknews) : http://www.afreeknews.com/sports.php?sport_id=1572
A voir aussi, Bradley Manning, un coupable idéal (vidéo Arte) : http://videos.arte.tv/fr/videos/etats_unis_bradley_manning_u...
Dans « l’impérialisme est l’ennemi des peuples : le cas de la Libye », nous avons écrit : « Profitant de la révolte du peuple libyen contre le régime de Kadhafi devenu despotique et anachronique, l’impérialisme américain et son caniche européen tentent par tous les moyens d’intervenir en Libye pour installer un régime qui servira leurs intérêts (…) Le peuple libyen serait alors privé de sa révolution, de sa richesse et connaîtrait une situation aussi tragique que celle que subit actuellement le peuple irakien ou afghan par exemple » (1). Aujourd’hui cette tragédie est de plus en plus évidente.Règlements de comptes, torture, violence ethnique, corruption généralisée, milices surarmées formées d’anciens « rebelles » se retournant les unes contre les autres, tribus réclamant leur autonomie, pouvoir central impuissant et compagnies pétrolières étrangères pompant allègrement le pétrole du peuple libyen, voilà à quoi ressemble la Libye après l’intervention impérialiste.
Du 27 juin au 1er juillet 2012, des affrontements entre tribus rivales ont fait 47 morts et plus d’une centaine de blessés dans le sud-est libyen (2). Dans le sud-ouest et plus précisément dans les villes de Mizdah et Al-Chakika des combats entre les tribus de Zentan et d’Al-Machachiya ont fait 105 victimes et des centaines de blessés. En avril 2012, des groupes armés s’affrontaient près de Zouara à 80 km de Tripoli (3). Les différentes milices (plus de 100 rien qu’à Tripoli !) non contentes de s’entretuer, font régner une véritable terreur sur l’ensemble du territoire libyen. Leurs trafics notamment d’armes et d’alcool dégénèrent en règlements de comptes violents : « Chaque milice a son quartier et une véritable économie de la violence s’est mise en place. Il y a de l’alcool, des armes, des trafics des luttes d’influence. Tout cela dégénère très vite en règlements de comptes ; on a tous les ingrédients d’une guerre civile larvée... » disait Patrick Haimzadeh ancien diplomate français (4). Dans son dernier rapport sur la Libye, Amnesty International constate que « un an après le soulèvement, des milices au comportement ’anarchique’ commettent des violations massives ». Les milices de Misratah et de Zintan « ont ainsi chassé de chez eux tous les habitants de Tawargha, soit environ 30 000 personnes, et ont pillé et incendié leurs logements en représailles contre des crimes que des Tawarghas sont accusés d’avoir commis pendant le conflit. Des milliers de membres de la tribu des Mashashyas ont eux aussi été forcés à quitter leur village par des miliciens de Zintan. » (5) Il ne s’agit là que de quelques exemples de ces crimes, de ces affrontements entre tribus, milices et autres seigneurs de guerre. Malgré cette « guerre de tous contre tous », la production de pétrole assurée par des compagnies étrangères, quant à elle, coule à flots. Elle a même retrouvé son niveau d’avant l’intervention impérialiste !
La violence, l’arbitraire et l’anarchie, au mauvais sens du terme, font partie intégrante du quotidien des libyens auxquels l’OTAN avait pourtant promis démocratie, liberté, respect des droits de l’Homme et tutti quanti. Non seulement le Conseil National de Transition (CNT) tolère ces crimes, mais il les encourage. Ainsi le 2 mai 2012, le CNT a voté une loi(loi 38) protégeant les responsables de ces exactions si elles ont pour but de « promouvoir ou protéger la révolution » (6).
L’intervention impérialiste a brisé également l’unité du peuple libyen. En mars 2012, la Cyrénaïque, un tiers du territoire, où se trouve l’essentiel des ressources pétrolières et gazières a proclamé son autonomie. Son Conseil intérimaire est dirigé par le prince Ahmed Al Zoubaïr al Senoussi petit neveu du roi Idriss Al Sanoussi.
A quelques jours des élections de l’assemblée constituante du 7 juillet 2012, des incidents violents se sont produits dans cette région de l’est libyen.
Le 1er juillet 2012, des hommes armés ont saccagé les bureaux de la commission électorale de Benghazi pour protester contre la répartition des sièges dans la future assemblée constituante qui devrait être élue le 7 juillet. Ils réclament pour la Cyrénaïque un nombre de sièges égal à celui des des deux autres régions, la Tripolitaine (ouest) et le Fezzane (sud). Le 5 juillet, c’est le dépôt contenant le matériel électoral qui a été incendié à Ajdabiya. Le 6 juillet, un fonctionnaire de la commission électorale a été abattu. Son hélicoptère, qui transportait des urnes, a été la cible des tirs d’armes légères (7). Le 7 juillet, un homme hostile aux élections a été tué dans un échange de tirs à Ajdabiya.
La Cyrénaïque comme d’ailleurs les Toubous (ethnie du sud d’origine africaine) appellent au boycott du scrutin du 7 juillet 2012.
Berbères, Toubous et autres Touaregs revendiquent, eux, leur spécificité culturelle et linguistique (8) et les tensions avec les tribus arabes dominantes se règlent souvent les armes à la main faisant plusieurs dizaines de morts. L’éclatement de la nation libyenne, construction récente et fragile, en entités plus ou moins indépendantes du pouvoir central et dominées par des tribus s’entretuant mutuellement est un risque réel, conséquence directe de l’intervention impérialiste.
L’autre conséquence directe de l’intervention militaire occidentale en Libye est le morcellement du Mali. Car si l’OTAN n’avait pas envahi la Libye et imposé un CNT à sa solde, jamais le Nord du Mali n’aurait pu être occupé par le Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) et ses alliés islamistes. L’occupation de vastes territoires maliens est rendu possible grâce à la complicité des États-Unis, de la France et de leurs serviteurs locaux regroupés dans la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Les armes qui ont permis aux assaillants de s’emparer des deux tiers du territoire malien provenaient des arsenaux libyens. Le Qatar qui a participé à la guerre en Libye et qui finance avec l’Arabie Saoudite l’opposition syrienne, apporte son soutien financier, sous couvert d’aide humanitaire, aux mouvements armés qui agissent au nord du Mali. « Le gouvernement français sait qui soutient les terroristes. Il y a le Qatar par exemple qui envoie soi-disant des aides, des vivres tous les jours sur les aéroports de Gao, Tombouctou etc. » disait Sadou Diallo maire de Gao (9). Mais ce que le maire n’a pas compris, c’est que la France dont il demande l’intervention militaire, travaille main dans la main avec le Qatar sous la houlette des États-Unis qui, eux, agissent bien sûr à travers l’OTAN mais aussi à travers l’AFRICOM (Commandement militaire des États-Unis pour l’Afrique ). Ce commandement leur permet non seulement de contrer la présence chinoise en Afrique, mais aussi et surtout de s’approprier les immenses richesses minières et pétrolières du continent. C’est dans ce cadre général qu’il convient de situer l’intervention impérialiste en Libye et ses prolongements au Mali.
L’intervention impérialiste en Libye a fait des dizaines de milliers de victimes innocentes. Elle a détruit l’essentiel de l’infrastructure économique du pays. Elle a brisé l’unité de la nation libyenne. L’impérialisme américain et son supplétif européen ont imposé au peuple libyen par la violence un pouvoir sans légitimité aucune, mais qui leur est totalement soumis. Les bourgeoisies occidentales, à travers leurs compagnies, peuvent désormais pomper, tels des vampires, le pétrole libyen en toute quiétude. Mais ces rapaces sont insatiables. Leurs visées impérialistes portent maintenant sur le sous sol de tout le Sahel africain en exploitant les mécontentements des populations marginalisées par les régimes en place. La destruction de la Libye rappelle étrangement la destruction de l’ex-Yougoslavie, de l’Irak, de l’Afghanistan, de la Côte d’Ivoire et bien d’autres États encore.
Aujourd’hui, l’impérialisme américain et européen avec l’aide de leurs alliés locaux (Arabie Saoudite, Qatar, Turquie etc.) sont en train de détruire la Syrie pour imposer, là encore, un pouvoir à leurs bottes. Toutes les nations qui n’ont pas les moyens militaires pour se défendre sont des cibles potentielles de l’impérialisme. Cette violence exercée sur des peuples sans défense est intimement liée aux fondements même du système capitaliste dont le seul et unique but est la maximisation du profit par tous les moyens. Rien n’arrêtera cette minorité d’exploiteurs d’exercer sur l’immense majorité d’exploités, à travers le monde, une répression et une cruauté sans limite pour atteindre leur objectif. La résistance et le combat pour la destruction du capitalisme doivent être planétaires.
Mohamed Belaali
Son cas a fait le tour du monde. Victime d’un montage et accusé d’être l’un des leaders de la guérilla des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie), Miguel Ángel Beltrán a été emprisonné pendant deux ans. Aujourd’hui innocenté et libre, il nous parle de la persécution qu’il a vécu pour avoir exprimé des critiques sur le gouvernement et le conflit en Colombie.
Miguel Ángel Beltrán semble avoir le moral, mais ses yeux ne cachent pas la souffrance vécue.
Sociologue et professeur d’université de 48 ans, ce Colombien qui a enseigné à l’Université nationale de Colombie a été arrêté et emprisonné en mai 2009 après avoir été accusé d’être, sous le pseudonyme « Jaime Cienfuegos », l’un des plus hauts dirigeants des FARC. Après avoir passé deux ans dans la prison de La Picota, à Bogota, accusé de rébellion et de conspiration, il est sorti innocenté.
Les éléments de preuves l’incriminant avaient été manipulés. Selon le gouvernement, elles se trouvaient dans l’un des ordinateurs du chef de la guérilla, Raul Reyes, tué à la frontière avec l’Équateur dans le cadre de l’opération Phoenix, à l’époque de la présidence d’Alvaro Uribe.
Les informations contenues dans l’ordinateur ont servi à incriminer des Colombiens qui auraient menacé la sécurité nationale. Parmi eux des personnages bien connus – et tout aussi innocents : l’ex-sénatrice Piedad Cordoba, les membres du Congrès Wilson Borja et Carlos Lozano, mais aussi les présidents du Venezuela et de l’Équateur, Hugo Chavez et Rafael Correa.
Beltrán a été accusé d’entretenir des communications avec Reyes. Cependant, les preuves avancées étaient des documents Word (donc facile à manipuler) et la Cour suprême colombienne ne les a pas acceptées comme valables.
Le professeur a dénoncé les violations des droits humains et les agressions sur sa personne durant sa réclusion. Il affirme que l’ensemble du processus est le résultat de la persécution de ceux qui expriment une pensée critique face à la position du gouvernement dans le conflit colombien.
Lors d’une visite en Grande-Bretagne, il s’est entretenu en exclusivité avec The Prisma pour expliquer son affaire, ainsi que la situation colombienne après plus de 60 années de conflit.
Quelle est actuellement votre situation juridique et personnelle ?
La décision du juge après le procès a été de déclarer mon innocence. Mais le bureau du procureur général a ouvert une procédure disciplinaire destinée à m’éloigner de l’université et à m’interdire toute fonction publique. Un moyen de me faire taire. Je crains qu’ils réussissent car c’est un organe politisé qui a déjà rendu des décisions visant à réduire au silence l’opposition.
D’autre part, après ma sortie de prison, j’ai reçu des menaces et j’ai été harcelé par les médias officiels de Colombie. Cela m’a forcé à quitter le pays en septembre car il n’y a rien qui est fait pour assurer ma sécurité. Je suis loin de mes enfants et de ma femme.
Comment se sont passées les retrouvailles avec votre famille et vos collègues ?
C’était très touchant et encourageant de sentir le soutien et l’appui de ma famille, de mes étudiants, de mes collègues et de toute la communauté nationale et internationale. C’est toujours ça de gagné malgré ce que j’ai vécu et même si cela a été douloureux : cette campagne de solidarité a été si vaste qu’elle s’est étendue à d’autres prisonniers qui sont encore dans les prisons colombiennes.
Comment faire pour récupérer son image lorsque dans le monde entier on a été montré du doigt comme un leader des FARC ?
Il reste encore une stigmatisation. Ce qui est recherché quand on persécute quelqu’un, c’est de l’isoler. Personnellement, c’est très négatif. Mais je pense que dans mon cas, l’intention s’est inversée parce que mon innocence et le coup monté ont pu être démontrés.
Comment avez-vous ressenti le moment où vous avez été emprisonné au Mexique ?
Pour moi, c’était une surprise. Je suis allé à un rendez-vous avec un fonctionnaire, j’étais accompagné de ma femme et d’un avocat. Ils m’attendaient à l’extérieur et ils n’ont jamais été informés de quoi que ce soit. C’est par les médias qu’ils ont vu que j’étais présenté comme un terroriste.
Comment s’est passé votre séjour dans la prison de La Picota ?
J’ai été mélangé avec des personnes déjà condamnées, dont certaines étaient même accusées d’être des paramilitaires. Ce qui était une menace pour ma vie parce que dans mes écrits, j’avais dénoncé les liens entre les paramilitaires et l’État. Ma condition de fonctionnaire public n’a pas été reconnue. J’aurais eu droit à être emprisonné dans d’autres pavillons que ceux de haute sécurité. Il y a 10.000 personnes dans la situation que j’ai vécue. Le droit à la défense est violé, leurs familles ne peuvent pas venir les voir, ils vivent dans des conditions de surpeuplement, sans soins médicaux et la nourriture est de très mauvaise qualité.
Qu’est-ce qui vous a fait tenir ?
En premier lieux mes convictions. Penser que notre lutte était juste et qu’un abus avait été commis. Et aussi toute la solidarité internationale et celle de l’université. J’ai donc décidé de continuer mon enquête sur la situation des prisonniers colombiens et celle d’autres acteurs du conflit comme les guérilleros et les paramilitaires.
Y a t-il eu des irrégularités dans votre procès ?
Dès le début, tout était illégal. Je me trouvais au Mexique pour présenter une thèse au Centre d’études latino-américaines de l’UNAM. Je n’ai pas été arrêté parce qu’il n’avait pas de mandat, tel que démontré par ma défense, mais c’était un enlèvement et une disparition forcée : pendant sept heures j’ai été détenu secrètement et torturé jusqu’à ce que je sois remis aux autorités colombiennes.
Ensuite, les preuves qu’ils ont utilisées au cours de la procédure provenaient du « fameux » ordinateur de l’ancien chef de la guérilla Raul Reyes. Mais cette preuve n’a jamais été présentée. Ils avaient soi-disant des e-mails censés me relier à lui, mais il s’agissait de documents Word. Comme l’ont reconnu un rapport d’Interpol et les témoins de l’accusation : il n’y avait pas de « traçabilité » de l’origine de ses messages. Il y a eu manipulation par des personnes qui avaient saisi l’ordinateur. Les documents ont été modifiés et l’information a été manipulée.
Selon vous, qui voulait vous accuser et vous voir en prison ?
Cela s’est passé au plus haut niveau de l’État, avec le président Alvaro Uribe. C’était très clair. Le lendemain de mon arrestation, il a déclaré lors d’un événement public qu’un enseignant qui était dans « le vice du terrorisme » et qui était le terroriste international le plus dangereux des FARC avait été arrêté. Il a également remercié le gouvernement mexicain et son président Felipe Calderón pour ce travail. Il y avait donc un accord bilatéral entre les deux gouvernements pour créer cette situation. Quant à l’enquête, le général Oscar Naranjo, ancien chef de la police nationale de Colombie, a participé directement à ce processus. Il a également été démontré que l’État colombien avait payé des fonctionnaires mexicains pour me filer.
Vous étiez un universitaire. Quelle partie de votre travail pouvait gêner ?
Cela s’est déroulé dans le contexte de la politique dite de « sécurité démocratique ». Dans cette perspective, la plupart des universitaires qui ont critiqué cette politique ont été repérés, puisque, par décision présidentielle, il était établi qu’en Colombie il n’y avait pas de conflit armé, il était même interdit de le dénoncer. Pour le gouvernement, il y avait une démocratie et une menace terroriste. Nous, par nos écrits, avons dénoncé les violations flagrantes des droits humains en Colombie et cela allait à l’encontre de l’image qu’ils voulaient présenter au niveau international. Au cours du procès, beaucoup de mes textes ont été utilisés comme s’ils avaient été commandés par la direction des FARC.
Quel est le but ultime de cette persécution ?
Je ne pense pas que ce soit tant le procès de Miguel Ángel Beltrán, mais de ce qu’il représente en tant que pensée critique face aux politiques gouvernementales et à l’activité syndicale. Une façon de délégitimer notre réflexion et nos travaux est de vouloir faire croire que les guérilleros se seraient infiltrés à l’université.
L’actuel président de la Colombie, Juan Manuel Santos, a reconnu l’existence d’un conflit armé.
Je reste très méfiant quand je regarde la trajectoire de Santos car il était le ministre de la Défense d’Uribe. Il est indéniable que son discours agressif du passé a changé, mais les mots sont restés. La proclamation sur la Loi des Victimes a été importante parce que c’est une façon de reconnaître le conflit, mais il y a des conséquences que Santos ne veut pas assumer comme le fait qu’il existe des prisonniers politiques. Le gouvernement a déclaré qu’il n’y avait pas de prisonniers de ce type, alors qu’il suffit juste de se rendre dans une prison pour se rendre compte que ce n’est pas vrai.
Il y a des choses sur lesquelles il faut enfin dialoguer. Je pense que nous sommes à un moment important, qu’il y a une pression internationale et un sentiment largement répandu dans le peuple colombien en faveur de la paix. Si Santos veut vraiment s’y engager, il devrait déjà initier des actions en ce sens.
Vous pensez qu’il est possible d’engager un dialogue avec les FARC ?
Je crois en la nécessité de ce dialogue et je pense qu’il peut avoir lieu dans la mesure où il y a une pression internationale. En ce moment, des secteurs de la société colombienne sont en train de mener des campagnes pour chercher une issue politique et « dialoguée » du conflit. Mais ce processus doit être accompagné d’une réelle volonté du gouvernement d’initier des transformations, des changements structurels nécessaires en Colombie. Il ne s’agit pas seulement de s’asseoir. Ce dont la Colombie a besoin, c’est, par exemple, d’une réforme agraire et d’une solution pour un large segment de la population vivant dans la pauvreté absolue.
Le conflit colombien semble sans fin ...
Mon séjour à Londres m’a permis de connaître l’expérience irlandaise. Il y a vingt ou trente ans, il était impensable qu’un tel processus se mette en marche, et je pense que s’il y a une volonté et une décision politique, c’est possible. Bien qu’actuellement, il n’y ait pas de perspectives optimistes, je sens que c’est possible en Colombie. Rappelez-vous cette phrase : « L’heure la plus sombre est celle qui précède l’aube ».
Considérez-vous les FARC comme un groupe terroriste ?
Non. Et il est important qu’en Colombie l’opinion change parce que quand vous dites à l’échelle internationale que les FARC ne sont pas un groupe terroriste, cela fait immédiatement de vous un ami de la guérilla. Alors qu’il ne s’agit pas de ça. Je considère qu’ils sont un acteur politique, qu’ils font partie de l’histoire colombienne, qu’ils sont une réponse à la violence de l’État.
Comment les médias se sont-ils comportés avec vous ?
Les médias officiels ont essayé de gagner ce qu’ils n’avaient pas obtenu au procès. Des articles et des éditoriaux ont été écrits pour dire qu’un terroriste était libre par la faute de la justice. En Colombie, cela équivaut à vous clouer au pilori et à faire de vous une cible des groupes paramilitaires. La relation entre les médias et le pouvoir économique est très étroite, ils sont utilisés comme un outil pour faire taire ceux qui ont une pensée critique face au gouvernement. Par exemple, le quotidien El Tiempo, a longtemps été détenu par la famille Santos, l’actuel président. Cependant, je voudrais distinguer deux types de médias. Les officiels, qui ne garantissent pas mon droit à la présomption d’innocence, et les médias alternatifs nationaux et internationaux qui ont été un soutien très important pour faire connaître la réalité de cette affaire.
Comment lutter contre les tentatives de réduire au silence ?
Dans mon cas, par exemple, la vérité s’impose. Maintenant que je suis sorti de prison, je pense que je peux pas rester silencieux. Si quelque chose est resté chez moi, c’est bien la conviction que nous taire ne va pas changer cette réalité. Je suis profondément attaché aux prisonniers que j’ai rencontrés et je vais continuer à lutter pour la défense de la pensée critique, pour qu’en Colombie les idées puissent librement s’exprimer et pour qu’existe un pluralisme.
Merci à Tlaxcala
Traduit par Cédric Rutter
Edité par Fausto Giudice فاوستو جيوديشي Source : http://www.theprisma.co.uk/es/2012/06/24/miguel-angel-beltra...
Date de parution de l’article original : 24/06/2012
URL de cette page : http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=7665
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SOLIDARITE AVEC CHRISTIAN ET SONJA
Une manifestation est organisée le 7 juillet devant la prison à Francort où est détenue Sonja Suder pour demander sa remise en liberté.
Nous avons dans un précédent article décrit la décision absurde et intolérable qui conduit à son maintien en détention.
On peut lire aussi sur le site stopextraditions une analyse de cette décision d\'injustice et un appel à participer à la manifestation du 7 juillet. Il est possible de se mettre en relation avec les militants de ce comité pour un départ groupé.
linter sera présent aussi à cette manifestation. Vous pouvez aussi nous joindre si vous souhaitez vous rendre à Francfort.
Le rendez-vous est devant
La prison de Preungesheim,
Obere Kreuzäckerstraße 4
à 15 heures.
1
Dimanche 3 juin 2012 : marche pour Emilienne MOPTY !
« Ami, entends-tu le bruit sourd du pays qu’on enchaîne ! »
« Montez de la mine, descendez des collines, camarades ! »
Le 30 avril 2011, l’association Front Solidaire honorait et commémorait à Bruay-la-Buissière le 70ème anniversaire de la 1ère grande grève insurrectionnelle des Mineurs contre l’occupation nazie et ses collaborateurs du patronat des mines, qui s’était déroulée du 27 mai au 9 juin 1941 avec comme point de départ la fosse du Dahomey.
Parmi ces héros de la Classe Ouvrière, Émilienne MOPTY, une courageuse mère de famille et femme de mineur, qui prend la tête des manifestations de femmes, à Hénin-Liétard le 29 mai et Billy-Montigny le 4 juin. Ce mouvement des femmes s'étend rapidement et un peu partout, se forment des rassemblements qui barrent l'entrée des fosses et exhortent les mineurs à continuer la grève malgré les difficultés de ravitaillement.
Ces femmes, insoumises, au courage extraordinaire, françaises, immigrées ou issues de l’immigration et de la mixité de la classe ouvrière, manifestent leur colère devant les bureaux des compagnies : à Liévin, à Hénin-Liétard (Hénin-Beaumont), à Billy-Montigny... Et, pour les disperser, les forces de l’occupation nazie n'hésitent pas à faire usage de la violence et de leurs armes. Malgré les intimidations et les arrestations, la grève se poursuit avec détermination : les nazis occupent les puits, le couvre-feu est instauré et les lieux publics, cafés, cinémas... sont fermés. Tous les rassemblements de personnes sont interdits, le paiement des salaires est suspendu, les cartes de ravitaillement ne sont plus distribuées. Les arrestations se multiplient, des hommes et des femmes sont dénoncés par les employeurs et emmenés par la gestapo dans les prisons de Loos, Béthune, Douai et Arras. Deus casernes sont transformées en camp d'internement : la caserne Kléber à Lille et la caserne Vincent à Valenciennes.
La machine de production de guerre nazie se paralyse, et la détermination des grévistes et des familles force le patronat et les nazis, à lâcher sur des revendications (pain-beurre-savon…), mais le climat de terreur et la faim sont tels que les mineurs reprennent le travail le 10 juin 1941.
Le bilan est lourd : Plus de 500 militants syndicaux et communistes sont arrêtées ; 270 mineurs sont déportés en Allemagne, en juillet 1941 ; 130 y laisseront la vie ; d'autres sont fusillés comme otages au cours de l'année 1941… Mais ils ont permis d’inscrire le mot « RÉSISTANCE » en lettre d’or sur le blason de la Classe Ouvrière et de son syndicat, la CGT.
La camarade et courageuse Emilienne MOPTY, dénoncée par les informateurs du patronat, est arrêtée par la Gestapo puis déportée, elle sera décapitée devant la cathédrale de Cologne le 18 janvier 1943… Chaque syndicaliste se doit d’honorer sa mémoire comme pour Guy Mocquet.
Ce 3 juin 2012, est organisée « la marche Emilienne MOPTY », dans un esprit de souvenir, de résistance et de fraternité.
« A l’image de cet esprit de résistance et de fraternité, nous marcherons le dimanche 3 juin pour nos revendications et pour montrer notre détermination à faire vivre la fraternité et la solidarité de classe entre tous. Vient qui veut. Seul ou en cortège. Couleur rouge de rigueur en drapeau ou en habit. Fanfares et instruments appréciés. »
Rassemblement et départ
du Puits Dahomey
à MONTIGNY-EN-GOHELLE
à 15h3O
Arrivée aux Grands Bureaux à
BILLY-MONTIGNY
Soirée débat sur les Bédouins du Néguev
et projection du film «Reconnus» d’Ori Kleiner
le mercredi 30 mai 2012 dès 19h
à l’espace culturel Ronny-Coutteure de Grenay.
En présence de Rudolf Bkouche
de l’Union juive française pour la Paix (UJFP)
et de Nabil El Haggar, universitaire représentant
de la communauté palestinienne du Nord
Renseignements au 03 21 45 69 50
à l'invitation de :
Christian CHAMPIRÉ, maire
et les membres du Conseil Municipal
Les membres du Comité «Libérez-les !»
de soutien aux prisonniers
et réfugiés politiques
Invitation
À la remise de la Médaille de
Citoyen d’Honneur de la ville de Calonne-Ricouart
à Georges Ibrahim Abdallah,
Samedi 19 mai à 18h30
Salle des mariages de l’Hôtel de ville,
Place René-Lanoy à Calonne-Ricouart (62)
_______________________________________________________
Cet hiver, fidèle à la tradition internationaliste du mouvement ouvrier, la municipalité communiste de Calonne-Ricouart élevait Georges Ibrahim Abdallah au rang de citoyen d’honneur. Une première mondiale ! Militant communiste libanais, Georges Ibrahim Abdallah est le plus ancien prisonnier politique encore incarcéré en France parce qu’il n’a jamais renié ses convictions anti-impérialistes et son combat antisioniste… Libérable depuis 1999, son maintien en détention constitue un « scandale mondiale », insiste son avocat. Sa 8e (!) demande de libération est en cours d’examen. Dans le cadre de la Journée mondiale de mobilisatio n en faveur de la libération de Georges Ibrahim Abdallah décrétée par le Secours rouge arabe, André Delcourt, maire et conseiller général PCF de Calonne la Rouge, procèdera à la remise symbolique de la Médaille de la Ville à la représentante du Collectif pour la Libération de Georges Ibrahim Abdallah (CLGIA) en contact régulier avec notre camarade.
NE RIEN DIRE, C’EST ÊTRE COMPLICE !
10 mars 2012
Dans ce monde dominé par les plus infâmes salauds et corrompus depuis la dernière guerre mondiale, 2600 travailleurs palestiniens montrent avec dignité et courage que la Résistance n’est pas morte et que le combat continue pour la Liberté et les Droits.
Depuis le 29 février, des mouvements de grève de la faim ont été déclenchés, et depuis le 17 avril, 2600 prisonniers palestiniens enfermés dans les geôles de ceux qui ont volés leurs terres sont en grève complète de la faim.
Des dizaines de travailleurs palestiniens emprisonnés sont entre la vie et la mort depuis des jours, et ce n’est qu’hier 9 février, à la veille de cette journée mondiale de célébration de la lutte contre l’esclavage, que la Croix Rouge Internationale a demandé à Israël de mettre 6 prisonniers à l’hôpital. Le CICR est le seul organisme international non-gouvernemental connu qui a réagi à ce jour (même si c’est avec un temps de retard)
Les travailleurs palestiniens en prison sont au nombre de 10 000 à ce jour, certains sont enfermés depuis plus de 5 ans sans avoir été jugés, ils sont des hommes, des femmes et des adolescents-es.
Les 2600 grévistes de la faim exigent l’arrêt complet de l’isolement des responsables politiques de la Résistance dans des cahots de 1.70 m de long sur 1.00 m de large et de 1.50m de haut, ainsi que la restauration des permis de visites des familles. Ces deux revendications sont prioritaires et les prisonniers ont déclaré qu’ils iraient cette fois au bout de leur grève après celle de 35 jours en octobre 2011.
Ce qui nous paraît incroyable, c’est que l’omerta sur cette situation des travailleurs palestiniens en grève de la faim, est observée par l’ensemble des média, trop empressés de rapporter les potins du jour sur le couple présidentielle ou sur ce que le nouveau Président a déjeuné… 10 secondes de brèves dans un journal télévisé pour rapporter la demande du CICR pour 6 prisonniers.
Israël n’a pas le droit de profiter de son statut, d’Etat « surprotégé » à cause de l’histoire terrifiante qu’ont connus les populations juives durant la dernière guerre, pour faire pareil que ses bourreaux.
L’antisémitisme est un fléau comme le nazisme est un fléau, comme pratiquer la torture ou l’enfermement dans des prisons de la mort est un fléau…
Il est complétement anormal qu’aujourd’hui, malgré la loi de 1905 qui sépare l’Etat de la religion, les hommes politiques en charge de l’Etat français s’affichent au diner du CRIF pendant que des milliers de prisonniers en grève de la faim, sont entre la vie et la mort dans des prisons délabrées, surpeuplées, surchauffées, et cachée au monde par l’Etat sioniste, là où la religion est intimement liée avec la politique voire elle la domine.
Toute personnalité politique en charge de la République Française ne peut rester muette devant cette situation, la pire connue depuis 1981 quand la Dame de Fer de l’ultralibéralisme anglais et amie de Pinochet, a laissé mourir les prisonniers irlandais dont le plus connu est le député Bobby SANDS, dans des conditions atroces et perverses, et même sadiques.
Toute personnalité politique de France qui ne viendra pas en secours de ces milliers de prisonniers palestiniens en grève de la faim, est coupable, au nom de notre Constitution et du Code Civil, de non-assistance à personne en danger et de complicité d’assassinats de masse, car la France a ratifié les accords de Genève et toutes les conventions de l’ONU qui concernent les Droits de l’Homme.
Toute personnalité qui a dans ce pays, des pouvoirs extraordinaires et démesurés, pour informer ou pour dire à l’Etat d’Israël, qu’il doit répondre aux revendications des milliers de grévistes de la faim, en vertu de l’application des conventions internationales et du respect les droits des prisonniers, est coupable de complicité et d’entente avec une puissance étrangère.
Qui peut faire comme si rien n’était, et dormir sur ces deux oreilles après avoir embrassé ses enfants ?
Nous craignons le pire, tel que le sort qu’ont connu les prisonniers irlandais ou africains du Sud, c’est-à-dire la mort de dizaines de travailleurs prisonniers en grève de la faim.
Nous craignons le pire pendant que le monde politique tout azimut, oligarchique et bien-pensant reste installé dans son mutisme au nom d’on ne sait quels protocoles diplomatiques, chartes ou accords commerciaux, le même monde qui s’arroge le droit de donner des leçons de démocratie non pas pour les peuples mais pour ses intérêts.
HONTE À TOUS CEUX QUI SE TAISENT DEPUIS TROP LONGTEMPS !
HONTE À CEUX QUI COLLABORENT AVEC DES ASSASSINS !
HONTE À L’ÉTAT ET AU GOUVERNEMENT SIONISTE ET COLONIALISTE D’ISRAËL !
HONTE AUX ÉTATS ARABES SOUMIS AUX IMPÉRIALISTES !
HONTE À L’EUROPE DU SILENCE ASSOUDISSANT ET COMPLAISANT !
HONTE À CEUX QUI FONT DU COMMERCE AVEC ISRAËL !
HONTE À CEUX POUR QUI UN BILLET VERT VAUT PLUS QUE LA VIE D’UN ÊTRE HUMAIN !
SOLIDARITÉ COMPLÉTE AVEC LES TRAVAILLEURS PALESTINIENS PRISONNIERS EN GRÉVE DE LA FAIM !
SOLIDARITÉ COMPLÉTE AVEC L’ENSEMBLE DU PEUPLE DE PALESTINE !
PALESTINE VAINCRA, PALESTINE VIVRA !
UN JOUR VIENDRA OÙ LES ASSASSINS SERONT JUGÉS DE TOUS LEURS CRIMES CONTRE L’HUMANITÉ PERPÉTRÉS DEPUIS 1948!
VIVE LA PALESTINE LIBRE, INDÊPENDANTE ET SOUVERAINE ET SON DRAPEAU !
VIVE LA RÉSISTANCE ARMÉE PALESTINIENNE !
Campagne internationale de soutien avec le Secrétaire Général du FPLP, Ahmad Sa'adat.
Le dimanche 29 avril, les responsables de la prison de Ramon ont transféré notre camarade prisonnier en grève de la faim et Secrétaire Général du FPLP, Ahmad Sa'adat, à l'hôpital de la prison de Ramleh.
Ahmad Sa'adat est maintenu dans l'isolement dans cette prison de Ramon, depuis maintenant plus de trois ans et il est en grève de la faim depuis le 17 avril avec plus de 2 000 prisonniers palestiniens.
L’administration de la prison a proposé à des prisonniers politiques du FPLP d’améliorer leur condition d’isolement en échange de l’arrêt de leur grève de la faim. Les prisonniers politiques du FPLP ont refusé cette proposition en rétorquant qu'ils se sont engagés à atteindre leurs objectifs et leurs revendications dans l’unité avec l’ensemble des prisonniers en grève de la faim depuis le 17 avril : l’arrêt complet de toutes les pratiques d'isolement et des détentions administratives, l’arrêt complet des atteintes aux droits de visite des familles, l’arrêt complet des atteintes à l’information des médias…
Notre camarade Ahmad Sa'adat a déjà perdu 6 kilos avec cette grève de la faim, qui vient d’être déclenchée seulement quelques mois après la longue grève de la faim qui a eu lieu du 27 septembre au 20 octobre 2011 sur la base d’un appel pour mettre fin aux pratiques de l'isolement, pendant laquelle Ahmad Sa'adat avait déjà perdu plus de 20 kg.
Des centaines de prisonniers s'était joint à cette grève, qui s'est terminée avec une fausse promesse des israéliens de mettre fin à isolement, cette promesse avait été ensuite ignorée suite à l'échange de prisonniers contre la libération du soldat de Tsahal, Gilad Shalit.
Ahmad Sa'adat a été kidnapé le 16 mars 2006 par les forces d'occupation israéliennes qui ont attaquées la prison de l'autorité palestinienne de Jéricho, où il était séquestré et sous la surveillance de militaires étasuniens et britanniques depuis 2002 avec cinq autres détenus, dont quatre camarades du FPLP.
Son emprisonnement avait été jugé illégal par la Haute Cour de Palestiniens, Ahmad Sa'adat étant élu au Conseil législatif palestinien à Jéricho.
Le Front Populaire de Libération de la Palestine a fait une déclaration en réponse au tranfert d’Ahmad Sa'adat à l'hôpital de la prison Ramleh. Le FPLP a indiqué : « le gouvernement d’occupation qui le détient est entièrement responsable de toutes les conséquences pour la vie de Sa'adat, notre Secrétaire général, et de tous les prisonniers héroïques en grève de la faim ouverte pour qu’on réponde à leurs justes demandes, particulièrement la fin à l'isolement cellulaire. Nous sommes fiers de notre leader national, Ahmad Sa'adat, qui a débuté cette grève de la faim, et nous lui apportons toute notre solidarité ainsi qu’à l’ensemble du mouvement des prisonniers. Nous appelons au mouvement le plus large et à tous les niveaux pour soutenir les prisonniers dans leur grève dans les prisons de l'occupation, pour que leurs demandes soient acceptées. »
Une conférence de presse a eu lieu le dimanche soir au Centre des média Wattan à Ramallah pour attirer l'attention sur la situation sanitaire des camarades.
Khalida Jarrar, membre du Conseil législatif palestinien, membre du FPLP a dit que « les prisonniers en grève de la faim ne doivent pas être bafoués. L'état colonial sait très bien que nos camarades sont capables de tenir et nous de réagir pour faire face aux menaces à l’encontre de nos prisonniers et de nos dirigeants »
Elle a appelé les leaders politiques palestiniens à agir immédiatement et rapidement afin de protéger les prisonniers et de mettre immédiatement fin à toutes les formes de coopération en matière de sécurité avec l'occupation. Elle est également appelée les pays arabes qui ont des liens avec l'état d'occupation de les casser immédiatement et d’expulser les ambassadeurs de l'occupation.
La camarade Khalida Jarrar a indiqué qu’Ahmad Sa'adat a été transféré en catimini à la prison de l’Hôpital de Ramleh et que cela n’a été découvert que lorsque son avocat a demandé à le visiter à la prison de Ramon.
Elle a également souligné particulièrement préoccupant l’état de santé des grévistes Thaer Halahleh et Bilal Diab, qui sont en grève de la faim depuis 62 jours. Elle a noté que « l'isolement est l'une des raisons plus urgentes de la grève », en rappelant que « cette pratique mise en place par l’administration de la prison contre les dirigeants, y compris Mahmoud Issa isolé depuis 2002, est dangereuse ».
Abla Sa'adat, épouse de notre camarade, a affirmé que « mon mari ne mettra un terme à sa grève que quand les objectifs auront été atteints, et notamment : la fin de l'isolement cellulaire, et le retour du droit de visites des familles pour les prisonniers de Gaza qui ont été interdites pendant six ans ».
Abla Sa'adat t a aussi parlé du dernier message de son mari, qui met l'accent sur le besoin d'unité pour soutenir les prisonniers. Elle a exprimé une préoccupation sérieuse pour la vie de son mari, notant que c'est sa deuxième grève de la faim en six mois. Elle a appelé le peuple palestinien et les partisans et soutiens partout dans le monde, à se joindre à cette solidarité avec des actions de soutien contre les pratiques de l’occupant israélien , et de rappeler que cela est très important pour la réussite et l’issue de la grève commencée le 17 avril par 1500 prisonniers qui sont aujourd’hui 2000.
Issa Qaraqe, le Ministre palestinien chargé des prisonniers et des détenus politiques a appelé à la convocation d’une session extraordinaire sur le cas des prisonniers. Il a noté que « le gouvernement israélien est entièrement responsable de la catastrophe humanitaire que subiraient les prisonniers », et a insisté sur le fait que « l'Etat d'occupation commettait des crimes contre les prisonniers au moyen de lois arbitraires et raciste, injuste, cruel et inhumains ». Il affirme que « la grève continuera de croître dans la semaine prochaine, ce qui entraînerait à une nouvelle explosion dans la rue palestinienne ».
Le mouvement « campagne pour la libération d’Ahmad Sa’adat » réédite les appels suivants pour des actions du réseau de solidarité avec les prisonniers palestiniens et il encourage à prendre toutes les mesures pour soutenir les héroïques prisonniers qui meurtrissent leur corps et leur vie pour la liberté et la libération de la Palestine :
1) Organiser un événement, une action ou un forum sur le sort des prisonniers palestiniens dans votre ville, votre quartier ou votre campus ? Si vous avez besoin de suggestions, de matériaux ou de conférenciers pour votre événement, veuillez nous contacter à samidoun@samidoun.ca.
2) Communiquez et informez vos représentants gouvernementaux afin qu’ils demandent de mettre fin au silence international et de complicité avec la répression des prisonniers politiques palestiniens.
3) Écrire au Comité International de la Croix-Rouge et lui demander qu'il respecte ses obligations de protéger les droits des prisonniers politiques palestiniens.
4) Distribuer du matériel, y compris des fiches techniques et vidéo, racontant l'histoire de prisonniers palestiniens.
Traduit en français par le Comité « Libérez-les ! » de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques pour le mouvement « Campagne internationale pour la libération d’Ahmad Sa'adat »
Rassemblement à la prison Fresnes
pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah
« La priorité des priorités de l’engagement militant ! »
« Nous exigeons la libération de l’ensemble des prisonniers politiques, des Basques, des Corses, mais Georges Abdallah est aujourd’hui la priorité des priorités de notre engagement militant ! » Pour le Comité « Libérez-les ! » de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques (59 – 62) et le Comité Solidarité Georges de Lille, Stéphane Hardy crie son indignation devant le sort inacceptable réservé à ce militant communiste libanais de la cause palestinienne dans sa 28e année d’emprisonnement.
Samedi 14 avril 2012. Devant les grilles de la maison d’arrêt de Fresnes, en provenance du Nord-Pas-de-Calais, du Sud-Ouest, de Paris et sa région, de l’Yonne, de Provence et même de Belgique, ils sont une centaine, d’après l’AFP, à exiger l’élargissement du plus ancien prisonnier politique incarcéré en France. Et peut-être même le plus vieux d’Europe ? Par téléphone, en direct, ce dernier « remercie et embrasse l’ensemble des manifestants ». Des fenêtres des cellules des voix s’élèvent pour saluer la présence du cortège qui se déploie dans les cités qui jouxtent la maison d’arrêt ! « 28 ans de prison, 28 ans de résistance ! » Les slogans fusent… De jeunes habitants manifestent bruyamment et avec force pancarte leur solidarité. La manifestation est encadrée par la police. Certains policiers en civil sont même munis de flash ball. Pas d’incidents pour autant même si mais des jeunes des cités sont écartés par la police qui semble craindre qu’ils ne rejoignent la manifestation. Au même moment, un semblable acte fort de solidarité se déroule devant l’ambassade de France à Beyrouth…
L’otage des Etats-Unis en France !
Condamné à perpétuité pour sa supposée responsabilité dans la mise hors d’état de nuire d’agents de l’Etat hébreu et de l’Empire américain dans le cadre de la résistance de la Fraction armée révolutionnaire libanaise contre l’occupation de son pays par Israël, Georges Ibrahim Abdallah est considéré « comme l’otage des Etats-Unis en France ». Comme vient de le rappeler le président Obama, ces derniers s’opposent en effet à la mise en liberté d’un militant pourtant libérable depuis 1999 ! Les responsables politiques de l’administration américaine exigent même que Georges meure en prison…
8e demande de libération !
Il y a quelques semaines, Georges déposait ainsi sa 8e demande (!) de libération de sa prison de Lannemezan dans les Pyrénées. Transféré depuis le 8 avril à Fresnes, il fait l’objet de l’attention du Centre national d’Evaluation censé se prononcer sur sa « dangerosité » (sic !), conformément à la loi Dati de 2008. Un scandale de plus dans ce dossier éminemment politique ; Georges Ibrahim n’ayant jamais renié son engagement anticolonialiste et pro-palestinien. C’est bien ce qui continue de lui être reproché par les puissances coloniales responsables de milliers de victimes au Liban dans les années 1980… Après s’être félicité de l’initiative du conseil municipal de Calonne-Ricouart qui a fait de Georges un « citoyen d’honneur de cette ville du Bassin minier du Pas-de-Calais », rappelant au passage que son maire communiste André Delcourt était considéré comme un « héros » au Liban, les comités nordistes de soutien ont rappelé que d’autres initiatives devraient suivre ces prochaines semaines, à l’occasion notamment du 16 mai décrété Journée mondiale de mobilisation pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah…
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Manifestez votre solidarité avec Georges Ibrahim Abdallah !
Ecrivez-lui !
Monsieur Georges Ibrahim ABDALLAH
n° d'écrou 962 315 / CNE 409
Centre pénitentiaire de Fresnes
1, allée des Thuyas, 94 260 - FRESNES
_______________________________________________________________________________________________
Contacts :
- Comité Solidarité Georges Lille : solidaritegeorgeslille@aol.fr
- Comité « Libérez-les ! » (59 – 62) : liberez.les@gmail.com
Pour plus d’informations : liberonsgeorges.overblog.com ou www.liberez-les.info/
Communiqué du 5 avril 2012
Le gouvernement UMP veut enterrer la lutte des sans-papiers pour les renvoyer dans les caves d’exploitation du patronat ou les jeter en pâture aux néo-esclavagistes. Il s’agit de la même méthode employée avec les prisonniers politiques qu’il voudrait emmurer dans le silence, par vengeance.
Dans sa bataille finale, qu’elle sait perdue, la majorité politique présidentielle use de sa puissance ultime hiérarchique pour ordonner à la police d’empêcher la visibilité démocratique de la lutte des sans-papiers organisés au sein du CSP 59.
Arrestations, contrôles au faciès, intimidations, prises de photos, prises d’ADN, fouilles de véhicules, gazages, matraquages… et maintenant barricade policière pour empêcher l’accès aux tribunaux !
L’UMP est inquiète, elle montre son vrai visage, celui de la répression et de la néo-dictature, car la démocratie et l’indépendance lui font peur au point de les bafouer.
L’UMP est comme une maladie déclarée il y a 5 ans et en phase terminale, elle craint désormais la vindicte populaire qui sortira des urnes les 22 avril et 6 mai, comme ceux qui ont péchés craignent l’enfer ou comme ceux qui ont pillés craignent les juges.
Dimanche dernier un militant du Comité « Libérez-les ! », de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques, soutien historique de la lutte des sans-papiers de Lille et d’ailleurs, a été arrêté pour avoir protesté contre un contrôle d’identité au faciès.
Il a été arrêté après sa participation à un acte politique visible du CSP 59 qui informait et demandait la libération de 6 sans-papiers kidnappés puis enfermés au centre de rétention quelques jours plus tôt, suite à l’occupation pacifique des locaux de l’UMP de Lille…
Ce camarade qui lutte depuis des années contre le ségrégationnisme et le fascisme, a été mis en garde à vue pendant 10h00 pour avoir osé demander à la police d’avoir un comportement correct et décent avec des femmes immigrées.
Il a été arrêté comme un voleur de poules entré dans la basse-cour du seigneur tout-puissant, traité par les sous-maîtres, comme un « croquant » en quête de pain, alors que les délinquants sont au gouvernement ou dans sa majorité, et trempent dans des sales affaires de corruption, de détournement, de blanchiment qui semblent se chiffrer par dizaines voire centaines de millions d’euro, et maintenant d’esclavagisme révélé par les média.
- Où va-t-on ?
- Où, l’UMP veut-elle nous emmener ?
- Pour garder la tête hors de l’eau, l’UMP a-t-elle déjà fait alliance avec les néo-fascistes du FN qui brandissent le « ils sont partout » de Brasillac ?
- L’UMP, le parti politique adoré du patronat, du capital et des puissants, fomente-t-elle un coup d’Etat pour éviter que la démocratie, qu’elle considère comme une entrave, s’exprime et ne puisse la juger ?
L’UMP a fait gazer les travailleurs métallurgistes de Gandrange venus pacifiquement la rencontrer, maintenant elle fait arrêter les sans-papiers venus la rencontrer pacifiquement…
Il faut donc remplacer le slogan « la France forte » par « la France frappe », et Union pour la Majorité Présidentielle par « Ulcérant Machiavélique Prétentieux ».
Que dire aussi de la violence policière extrême à l’encontre des sans-papiers et leurs soutiens, ce mercredi 4 avril devant le Tribunal Administratif de Lille, des matraques et des gaz contres des chants et des slogans, ça suffit !
- Contre la politique néo-sécuritaire, liberticide, ségrégationniste, raciste et xénophobe….
- Contre la mainmise et l’arbitraire…
- Contre les agressions, les arrestations, les intimidations…
- Contre le néofascisme rampant…
- Pour la libération des « 6 arrêtés de l’UMP »…
- Pour la régularisation de tous les Sans-Papiers …
- Pour la solidarité internationaliste avec les peuples et les nations opprimés et pillés !
Le Comité « Libérez-les ! » appelle aussi à manifester ensemble et solidaires des sans-papiers, le samedi 7 avril, de la Place de la République à Lille à 13h30 jusqu’au CRA (Centre de Rétention Antidémocratique) de Lesquin…
Pour montrer à l’UMP et son bras armé le FN, que la fraternité de classe et le respect des êtres humains, font la Démocratie et la Liberté, et montrer que le Peuple ne se laissera pas confisquer ses droits élémentaires.
Exigeons la libération des « 6 » !
L'anti-impérialisme est-il une maladie ?
![]()
Georges Abdallah sera de nouveau transféré au CNE (Centre national d'évaluation) de Fresnes du 8 avril au 20 mai 2012.
En 2008, des psychologues et psychiatres avaient déjà prétendu tester la "dangerosité" de Georges Abdallah.
"Ses convictions politiques sont restées intactes"avaient-ils conclu, justifiant ainsi leur avis négatif, avis suivi par le tribunal d'application des peines qui s'opposa à la demande de libération.
En 2012, le rôle des experts en maladie mentale sera-t-il d'évaluer si Georges Abdallah a progressé sur la voie d'une guérison de son anti-impérialisme, durant ces quatre dernières années ?
En réalité, les convictions politiques de Georges Abdallah sont et ont toujours été, dès son plus jeune âge, celles d'un militant communiste révolutionnaire anti-impérialiste et antisioniste.
Nous tous, militants anti-impérialistes, soutenons avec force et conviction le combat politique de notre camarade, dénonçons la psychiatrisation des militants révolutionnaires et exigeons la libération immédiate de Georges Abdallah.
Jeudi, le 1 mars 2012
À André Delcourt, maire, conseiller général
et aux membres du Conseil Municipal
de Calonne-Ricouart
Campagne Internationale pour la Libération de Georges I. Abdallah (au Liban)
Objet : Remerciements pour votre soutien à Georges I. ABDALLAH
Cher(e)s camarades
Suite aux contacts faits ces derniers jours entre les constituants de la Campagne Internationale pour la Libération de Georges I. Abdallah (au Liban) nous tenons à remercier chaleureusement M. le maire André Delcourt et les membres du Conseil Municipal de Calonne-Ricouart d'avoir élevé Georges Ibrahim Abdallah au rang de "citoyen d'honneur" de la commune.
Nous saluons cet acte de solidarité politique de la part d’André Delcourt et de la commune de Calonne- Ricouart.
Nous sommes persuadés que cette initiative qui s’inscrit dans la ligne progressiste du Bassin minier, espace historique de résistance à l'impérialisme, pourrait servir d’exemple modèle de soutien pour la libération de notre camarade G.I.A, et pour la gloire des causes justes.
Amicales salutations
Beyrouth, le 1 mars 2012
Joseph Abdallah
joadallah@gmail.com
Ont contribué à ce courrier de remerciements :
- Campagne Internationale pour la Libération de Georges I. Abdallah (au Liban) ;
- Union des Jeunes Démocratiques Libanais (UJDL) ;
- Association des Parents et Amis de Georges I. Abdallah (APA-GIA) ;
- Le cheikh Ibrahim Al-SALEH , président du « Forum de Tripoli (Liban) » ;
- Amal NAJJAR, militante ;
- Bassam KANTAR, journaliste, militant ;
- Hadi Bakdash, militant ;
- … …
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Jeudi, le 1 mars 2012
A Messieurs du « Comité de Lille » et de « Libérez- les »
Campagne Internationale pour la Libération de Georges I. Abdallah (au Liban)
Objet : Remerciements pour votre soutien à Georges I. ABDALLAH
Cher(e)s camarades
Suite aux contacts faits ces derniers jours entre les constituants de la Campagne Internationale pour la Libération de Georges I. Abdallah (au Liban) nous tenons à vous remercier chaleureusement d'avoir déployé tant d’effort pour soutenir la cause de notre camarade Georges Ibrahim ABDALLAH.
Amicales salutations
Beyrouth, le 1 mars 2012
Joseph Abdallah
joadallah@gmail.com
Ont contribué à ce courrier de remerciements :
- Campagne Internationale pour la Libération de Georges I. Abdallah (au Liban) ;
- Union des Jeunes Démocratiques Libanais (UJDL) ;
- Association des Parents et Amis de Georges I. Abdallah (APA-GIA) ;
- Le cheikh Ibrahim Al-SALEH , président du « Forum de Tripoli (Liban) » ;
- Amal NAJJAR, militante ;
- Bassam KANTAR, journaliste, militant ;
- Hadi Bakdash, militant ;
vendredi 24.02.2012, 05:07 - La Voix du Nord
A.Delcourt (au centre) et les membres du comité «Libérez-les! » exigent la libération du plus vieux prisonnier politique du pays.Octobre 2010. Alors que partout en France, les affiches de soutien aux otages retenus en Afghanistan fleurissent dans le pays, l'hôtel de ville de Calonne-Ricouart choisit d'arborer une banderole appelant à la libération de Georges Ibrahim Abdallah, militant communiste libanais condamné à la réclusion à perpétuité.
Hier soir, à l'unanimité du conseil, les élus calonnois ont réaffirmé leur soutien au plus vieux prisonnier politique de France en le nommant « citoyen d'honneur » de la ville. Une première.
L'idée de ce soutien symbolique avait été émise par André Delcourt, le 9 février, à l'occasion d'une journée de mobilisation organisée en faveur de la libération de Georges Abdallah. Ce jour-là, le maire de « Calonne la Rouge » propose à ses proches du PCF calonnois et aux membres du comité de soutien aux prisonniers politiques « Libérez-les ! » de faire du chef présumé des Fraction armées libanaises le citoyen d'honneur de la ville.
Aussitôt dit, aussitôt fait, la délibération a été votée hier soir en fin de conseil, entérinant « un acte solidaire » à l'égard d'un prisonnier dont la peine n'a que trop duré aux yeux du maire.
« Georges Abdallah a toujours lutté contre l'impérialisme américain auquel notre gouvernement obéit depuis toujours et il en paye encore le prix aujourd'hui, s'est insurgé André Delcourt. La convention européenne des droits de l'homme stipule que les condamnés à la perpétuité doivent être libérés après un maximum de 18 ans. Or à ce jour, Georges est toujours entre les murs de la prison de Lannemezan (Pyrénées, ndlr). Depuis 28 ans. huit demandes de remise en liberté ont été faites, la dernière le 10 février, toutes ont été refusées... Ce criminel de guerre qu'est Maurice Papon, à l'origine de la déportation et de la mort de milliers de juifs, est sorti de prison bien avant ça ! »
Pour le maire de Calonne, comme pour Jacques Kmieciak, membre actif du comité de soutien « Libérez-les ! 59-62 » - qui, lui aussi, exige la libération d'Abdallah - l'État ferait preuve d'un acharnement aveugle et infondé envers celui que la justice a condamné pour complicité d'assassinats ( lire ci-dessous). « Il n'y a aucune preuve formelle de sa culpabilité », a renchéri André Delcourt devant ses adjoints et conseillers. Et l'élu de citer Jacques Attali (ancien conseiller de François Mitterrand) et Yves Bonnet (ancien patron de la DST), qui, tous deux, auraient émis de sérieux doutes quant à la culpabilité de l'intéressé.
Militant acharné de la cause palestinienne, le comité « Libérez-les » projette par ailleurs d'éditer une carte postale au titre évocateur : « 28 ans, ça suffit ! Libérez Georges Ibrahim Abdallah », dont un exemplaire sera destiné au président de la République, « caractère politique du dossier oblige », ironise-t-il. •
Libérez Georges Abdallah, le plus ancien prisonnier politique,
emprisonné en France depuis 28 ans !
Georges Ibrahim Abdallah est un militant communiste libanais qui, au sein de son organisation, les Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL), a lutté avec acharnement contre les criminels impérialistes et leurs alliés sionistes.
En 1982, l'armée israélienne envahit le Liban. Massacres de masse (les camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila en sont un exemple), liquidation des intellectuels par les services secrets israéliens, crimes contre l'humanité. La lutte populaire s'organise contre l'occupant.
Georges Ibrahim Abdallah, combattant de la cause palestinienne et libanaise, s'y engage résolument. Il est arrêté à Lyon en 1984 et en 1987, à la suite d'un montage policier et judiciaire et sous pression du gouvernement des Etats Unis, il est condamné à la réclusion à perpétuité, avec une peine de sûreté de 15 ans, pour "complicité" dans l'exécution d'un membre de la CIA et d'un agent du Mossad (services secrets israéliens) action revendiquée par les FARL (Fractions révolutionnaires armées libanaises
Libérable depuis 1999, il est actuellement incarcéré à Lannemezan ... libérable depuis 13 ans ! Le 28 décembre 2011, le préfet Yves Bonnet, ancien patron de la DST, ancien député, reconnaît dans cette incarcération de 28 ans "une vengeance d'État" et réclame la libération "du plus vieux prisonnier politique en France". Oui, fidèle à ses engagements, il n’a jamais rien renié de son combat pour la libération totale de la Palestine et la solidarité avec les peuples en lutte contre l’impérialisme et le sionisme.
L’État français et sa justice, aux ordres des États-Unis et d’Israël, ont refusé de le libérer malgré sept demandes de libération conditionnelle, toutes rejetées. Le motif : Georges Ibrahim Abdallah a conservé intactes ses convictions politiques.
Dans la décision de refus de sa liberté il est écrit : « ses convictions anti-israélienne et anti-impérialiste sont restées intactes ». Aujourd’hui en France, on reproche à Georges son engagement politique : c’est un prisonnier d’opinion !
Son pays se déclare prêt à l’accueillir, comme le consul libanais à Paris l’a encore réaffirmé il y quelques mois dans une lettre adressée au juge français chargé du dossier.
Alors, qu’attend le gouvernement libanais pour exiger la libération de son compatriote ?
Alors, qu’attend le gouvernement français pour enfin libérer Georges Abdallah ?
L’aval des États-Unis ? L’autorisation d’Israël ?
A l’occasion de la visite officielle en France du Premier ministre libanais, Najib MIKATI, ce 9 février 2012, et alors qu’une nouvelle demande de libération vient d’être déposée, qu’une mobilisation de l’ensemble des forces progressistes libanaises prend de l’ampleur, en France les collectifs qui exigent la libération de Georges Abdallah appellent toutes les forces progressistes, antiracistes, anticapitalistes, anticolonialistes et anti-impérialistes à manifester ce jeudi 9 février.
MAINTENANT ÇA SUFFIT, LIBÉREZ GEORGES ABDALLAH !
Rassemblement à Lille jeudi 9 février, 18h30,
place du Général de Gaulles (Grand Place)
Appel de : Comité solidarité Georges Lille - AFPS 59/62 - Comité Libérez Les de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques 59/62 – NPA - Comité solidarité Basque - L'Alliance Rouge et Noire - Génération Palestine - URCF-Nord - UJFP – Coordination communiste 59/62
Déclaration du 3 janvier 2012
Le Comité « Libérez-les ! », organisation de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques (59-62-France),………………………………………..protestent vivement contre les prises en otage et les emprisonnements politiques de Malick Noël Seck, Barthélémy Dias, et des 4 jeunes du M23 de Thiès, qui se sont exposés et ont été arrêtés en tant qu’opposants politiques à l’actuel Président du Sénégal.
Cette forme d’intimidation ainsi que les tortures subies ne peuvent qu’entraîner un mécontentement grandissant dans la population sénégalaise victime des dogmes libéraux et du néo-colonialisme rampant, mais aussi du viol de sa Constitution qui garantit l’Etat sénégalais.
La Présidence sénégalaise, son parti et ses supporters, ne peuvent d’un côté, applaudir ce qu’ils appellent le « retour de la démocratie » dans certains pays du Maghreb et du Proche-Orient, et de l’autre « bafouer la démocratie » en présentant ou en faisant campagne pour un 3ème mandat à la tête de l’Etat Sénégalais (le mandat de trop anticonstitutionnel) et en faisant arrêter des militants de l’opposition par les forces de police aux ordres.
Nos organisations exigent la libération des prisonniers politiques incarcérés pour avoir osé demander l’application stricte de la Constitution sénégalaise.
Nous exigeons la libération immédiate des prisonniers politiques et opposants en demande du respect de la « démocratie » et de la Constitution, Malick Noël Seck, Barthélémy Dias, et des 4 jeunes du M23 de Thiès.
Nous apportons toute notre solidarité internationaliste aux camarades du M23 (Mouvement du 23 juin) et à ses dirigeants et militants.
Cette déclaration sera remise le 16 janvier 2012 à Monsieur l’Ambassadeur du Sénégal en France.
Annonçant un objectif de 80 000 places de prison à l'horizon 2017, le président de la République entraîne le pays dans une politique pénale coûteuse et contreproductive en matière de prévention de la récidive. Invoquant le nombre de peines « inexécutées », il estime que la France a besoin de 30 000 places d'emprisonnement supplémentaires pour mettre en œuvre les décisions des magistrats. Or, la plupart de ces peines sont en réalité en attente d'exécution pour être aménagées en surveillance électronique, placement extérieur ou semi-liberté, des mesures moins coûteuses et plus favorables à prévenir la récidive. Ce sont bien le manque de moyens des services de l'application des peines et des services pénitentiaires d'insertion et de probation qui empêchent l'aménagement rapide de ces courtes peines de prison.
Nicolas Sarkozy souhaite revenir sur cette politique d'aménagement de peine, renforcée par sa propre majorité parlementaire lors de l'adoption de la loi pénitentiaire en novembre 2009. Il préfère aujourd'hui « ouvrir rapidement des prisons dédiées aux condamnés pour courtes peines ne présentant pas de dangerosité particulière », dont il reconnaît lui-même qu'ils représentent « la majorité des personnes incarcérées » et que « la plupart des peines en attente d'exécution sont précisément de courtes peines ». Si ces détenus ne présentent pas de « dangerosité particulière », il est permis de se demander pour quelles raisons ils doivent nécessairement purger leur peine en prison. Afin de mieux prévenir la récidive, toutes les études montrent qu'il est préférable d'exécuter ces peines en milieu ouvert qu'en milieu fermé. Les taux de récidive les plus élevés concernent les détenus qui ont purgé la totalité de leur peine en prison : 63% de récidive dans les cinq ans pour les libérés en fin de peine sans aménagement ; parallèlement, les condamnés à des peines alternatives récidivent moins (45%). Dès lors, une première étape pour limiter la récidive réside bien dans le fait d'éviter le plus possible l'emprisonnement, dans la mesure où il aggrave la situation sociale, psychique, familiale des personnes, a tendance à perpétuer les phénomènes de violence et à accroître les risques de passage à l'acte délinquant. Le Conseil de l'Europe a ainsi rappelé à plusieurs reprises que « dans la plupart des cas, la privation de liberté est loin d'être le meilleur recours pour aider l'auteur d'une infraction à devenir un membre de la société respectueux de la loi ».