SOLIDARITE AVEC CHRISTIAN ET SONJA
Une manifestation est organisée le 7 juillet devant la prison à Francort où est détenue Sonja Suder pour demander sa remise en liberté.
Nous avons dans un précédent article décrit la décision absurde et intolérable qui conduit à son maintien en détention.
On peut lire aussi sur le site stopextraditions une analyse de cette décision d\'injustice et un appel à participer à la manifestation du 7 juillet. Il est possible de se mettre en relation avec les militants de ce comité pour un départ groupé.
linter sera présent aussi à cette manifestation. Vous pouvez aussi nous joindre si vous souhaitez vous rendre à Francfort.
Le rendez-vous est devant
La prison de Preungesheim,
Obere Kreuzäckerstraße 4
à 15 heures.
1
Dimanche 3 juin 2012 : marche pour Emilienne MOPTY !
« Ami, entends-tu le bruit sourd du pays qu’on enchaîne ! »
« Montez de la mine, descendez des collines, camarades ! »
Le 30 avril 2011, l’association Front Solidaire honorait et commémorait à Bruay-la-Buissière le 70ème anniversaire de la 1ère grande grève insurrectionnelle des Mineurs contre l’occupation nazie et ses collaborateurs du patronat des mines, qui s’était déroulée du 27 mai au 9 juin 1941 avec comme point de départ la fosse du Dahomey.
Parmi ces héros de la Classe Ouvrière, Émilienne MOPTY, une courageuse mère de famille et femme de mineur, qui prend la tête des manifestations de femmes, à Hénin-Liétard le 29 mai et Billy-Montigny le 4 juin. Ce mouvement des femmes s'étend rapidement et un peu partout, se forment des rassemblements qui barrent l'entrée des fosses et exhortent les mineurs à continuer la grève malgré les difficultés de ravitaillement.
Ces femmes, insoumises, au courage extraordinaire, françaises, immigrées ou issues de l’immigration et de la mixité de la classe ouvrière, manifestent leur colère devant les bureaux des compagnies : à Liévin, à Hénin-Liétard (Hénin-Beaumont), à Billy-Montigny... Et, pour les disperser, les forces de l’occupation nazie n'hésitent pas à faire usage de la violence et de leurs armes. Malgré les intimidations et les arrestations, la grève se poursuit avec détermination : les nazis occupent les puits, le couvre-feu est instauré et les lieux publics, cafés, cinémas... sont fermés. Tous les rassemblements de personnes sont interdits, le paiement des salaires est suspendu, les cartes de ravitaillement ne sont plus distribuées. Les arrestations se multiplient, des hommes et des femmes sont dénoncés par les employeurs et emmenés par la gestapo dans les prisons de Loos, Béthune, Douai et Arras. Deus casernes sont transformées en camp d'internement : la caserne Kléber à Lille et la caserne Vincent à Valenciennes.
La machine de production de guerre nazie se paralyse, et la détermination des grévistes et des familles force le patronat et les nazis, à lâcher sur des revendications (pain-beurre-savon…), mais le climat de terreur et la faim sont tels que les mineurs reprennent le travail le 10 juin 1941.
Le bilan est lourd : Plus de 500 militants syndicaux et communistes sont arrêtées ; 270 mineurs sont déportés en Allemagne, en juillet 1941 ; 130 y laisseront la vie ; d'autres sont fusillés comme otages au cours de l'année 1941… Mais ils ont permis d’inscrire le mot « RÉSISTANCE » en lettre d’or sur le blason de la Classe Ouvrière et de son syndicat, la CGT.
La camarade et courageuse Emilienne MOPTY, dénoncée par les informateurs du patronat, est arrêtée par la Gestapo puis déportée, elle sera décapitée devant la cathédrale de Cologne le 18 janvier 1943… Chaque syndicaliste se doit d’honorer sa mémoire comme pour Guy Mocquet.
Ce 3 juin 2012, est organisée « la marche Emilienne MOPTY », dans un esprit de souvenir, de résistance et de fraternité.
« A l’image de cet esprit de résistance et de fraternité, nous marcherons le dimanche 3 juin pour nos revendications et pour montrer notre détermination à faire vivre la fraternité et la solidarité de classe entre tous. Vient qui veut. Seul ou en cortège. Couleur rouge de rigueur en drapeau ou en habit. Fanfares et instruments appréciés. »
Rassemblement et départ
du Puits Dahomey
à MONTIGNY-EN-GOHELLE
à 15h3O
Arrivée aux Grands Bureaux à
BILLY-MONTIGNY
Soirée débat sur les Bédouins du Néguev
et projection du film «Reconnus» d’Ori Kleiner
le mercredi 30 mai 2012 dès 19h
à l’espace culturel Ronny-Coutteure de Grenay.
En présence de Rudolf Bkouche
de l’Union juive française pour la Paix (UJFP)
et de Nabil El Haggar, universitaire représentant
de la communauté palestinienne du Nord
Renseignements au 03 21 45 69 50
à l'invitation de :
Christian CHAMPIRÉ, maire
et les membres du Conseil Municipal
Les membres du Comité «Libérez-les !»
de soutien aux prisonniers
et réfugiés politiques
Invitation
À la remise de la Médaille de
Citoyen d’Honneur de la ville de Calonne-Ricouart
à Georges Ibrahim Abdallah,
Samedi 19 mai à 18h30
Salle des mariages de l’Hôtel de ville,
Place René-Lanoy à Calonne-Ricouart (62)
_______________________________________________________
Cet hiver, fidèle à la tradition internationaliste du mouvement ouvrier, la municipalité communiste de Calonne-Ricouart élevait Georges Ibrahim Abdallah au rang de citoyen d’honneur. Une première mondiale ! Militant communiste libanais, Georges Ibrahim Abdallah est le plus ancien prisonnier politique encore incarcéré en France parce qu’il n’a jamais renié ses convictions anti-impérialistes et son combat antisioniste… Libérable depuis 1999, son maintien en détention constitue un « scandale mondiale », insiste son avocat. Sa 8e (!) demande de libération est en cours d’examen. Dans le cadre de la Journée mondiale de mobilisatio n en faveur de la libération de Georges Ibrahim Abdallah décrétée par le Secours rouge arabe, André Delcourt, maire et conseiller général PCF de Calonne la Rouge, procèdera à la remise symbolique de la Médaille de la Ville à la représentante du Collectif pour la Libération de Georges Ibrahim Abdallah (CLGIA) en contact régulier avec notre camarade.
NE RIEN DIRE, C’EST ÊTRE COMPLICE !
10 mars 2012
Dans ce monde dominé par les plus infâmes salauds et corrompus depuis la dernière guerre mondiale, 2600 travailleurs palestiniens montrent avec dignité et courage que la Résistance n’est pas morte et que le combat continue pour la Liberté et les Droits.
Depuis le 29 février, des mouvements de grève de la faim ont été déclenchés, et depuis le 17 avril, 2600 prisonniers palestiniens enfermés dans les geôles de ceux qui ont volés leurs terres sont en grève complète de la faim.
Des dizaines de travailleurs palestiniens emprisonnés sont entre la vie et la mort depuis des jours, et ce n’est qu’hier 9 février, à la veille de cette journée mondiale de célébration de la lutte contre l’esclavage, que la Croix Rouge Internationale a demandé à Israël de mettre 6 prisonniers à l’hôpital. Le CICR est le seul organisme international non-gouvernemental connu qui a réagi à ce jour (même si c’est avec un temps de retard)
Les travailleurs palestiniens en prison sont au nombre de 10 000 à ce jour, certains sont enfermés depuis plus de 5 ans sans avoir été jugés, ils sont des hommes, des femmes et des adolescents-es.
Les 2600 grévistes de la faim exigent l’arrêt complet de l’isolement des responsables politiques de la Résistance dans des cahots de 1.70 m de long sur 1.00 m de large et de 1.50m de haut, ainsi que la restauration des permis de visites des familles. Ces deux revendications sont prioritaires et les prisonniers ont déclaré qu’ils iraient cette fois au bout de leur grève après celle de 35 jours en octobre 2011.
Ce qui nous paraît incroyable, c’est que l’omerta sur cette situation des travailleurs palestiniens en grève de la faim, est observée par l’ensemble des média, trop empressés de rapporter les potins du jour sur le couple présidentielle ou sur ce que le nouveau Président a déjeuné… 10 secondes de brèves dans un journal télévisé pour rapporter la demande du CICR pour 6 prisonniers.
Israël n’a pas le droit de profiter de son statut, d’Etat « surprotégé » à cause de l’histoire terrifiante qu’ont connus les populations juives durant la dernière guerre, pour faire pareil que ses bourreaux.
L’antisémitisme est un fléau comme le nazisme est un fléau, comme pratiquer la torture ou l’enfermement dans des prisons de la mort est un fléau…
Il est complétement anormal qu’aujourd’hui, malgré la loi de 1905 qui sépare l’Etat de la religion, les hommes politiques en charge de l’Etat français s’affichent au diner du CRIF pendant que des milliers de prisonniers en grève de la faim, sont entre la vie et la mort dans des prisons délabrées, surpeuplées, surchauffées, et cachée au monde par l’Etat sioniste, là où la religion est intimement liée avec la politique voire elle la domine.
Toute personnalité politique en charge de la République Française ne peut rester muette devant cette situation, la pire connue depuis 1981 quand la Dame de Fer de l’ultralibéralisme anglais et amie de Pinochet, a laissé mourir les prisonniers irlandais dont le plus connu est le député Bobby SANDS, dans des conditions atroces et perverses, et même sadiques.
Toute personnalité politique de France qui ne viendra pas en secours de ces milliers de prisonniers palestiniens en grève de la faim, est coupable, au nom de notre Constitution et du Code Civil, de non-assistance à personne en danger et de complicité d’assassinats de masse, car la France a ratifié les accords de Genève et toutes les conventions de l’ONU qui concernent les Droits de l’Homme.
Toute personnalité qui a dans ce pays, des pouvoirs extraordinaires et démesurés, pour informer ou pour dire à l’Etat d’Israël, qu’il doit répondre aux revendications des milliers de grévistes de la faim, en vertu de l’application des conventions internationales et du respect les droits des prisonniers, est coupable de complicité et d’entente avec une puissance étrangère.
Qui peut faire comme si rien n’était, et dormir sur ces deux oreilles après avoir embrassé ses enfants ?
Nous craignons le pire, tel que le sort qu’ont connu les prisonniers irlandais ou africains du Sud, c’est-à-dire la mort de dizaines de travailleurs prisonniers en grève de la faim.
Nous craignons le pire pendant que le monde politique tout azimut, oligarchique et bien-pensant reste installé dans son mutisme au nom d’on ne sait quels protocoles diplomatiques, chartes ou accords commerciaux, le même monde qui s’arroge le droit de donner des leçons de démocratie non pas pour les peuples mais pour ses intérêts.
HONTE À TOUS CEUX QUI SE TAISENT DEPUIS TROP LONGTEMPS !
HONTE À CEUX QUI COLLABORENT AVEC DES ASSASSINS !
HONTE À L’ÉTAT ET AU GOUVERNEMENT SIONISTE ET COLONIALISTE D’ISRAËL !
HONTE AUX ÉTATS ARABES SOUMIS AUX IMPÉRIALISTES !
HONTE À L’EUROPE DU SILENCE ASSOUDISSANT ET COMPLAISANT !
HONTE À CEUX QUI FONT DU COMMERCE AVEC ISRAËL !
HONTE À CEUX POUR QUI UN BILLET VERT VAUT PLUS QUE LA VIE D’UN ÊTRE HUMAIN !
SOLIDARITÉ COMPLÉTE AVEC LES TRAVAILLEURS PALESTINIENS PRISONNIERS EN GRÉVE DE LA FAIM !
SOLIDARITÉ COMPLÉTE AVEC L’ENSEMBLE DU PEUPLE DE PALESTINE !
PALESTINE VAINCRA, PALESTINE VIVRA !
UN JOUR VIENDRA OÙ LES ASSASSINS SERONT JUGÉS DE TOUS LEURS CRIMES CONTRE L’HUMANITÉ PERPÉTRÉS DEPUIS 1948!
VIVE LA PALESTINE LIBRE, INDÊPENDANTE ET SOUVERAINE ET SON DRAPEAU !
VIVE LA RÉSISTANCE ARMÉE PALESTINIENNE !
Campagne internationale de soutien avec le Secrétaire Général du FPLP, Ahmad Sa'adat.
Le dimanche 29 avril, les responsables de la prison de Ramon ont transféré notre camarade prisonnier en grève de la faim et Secrétaire Général du FPLP, Ahmad Sa'adat, à l'hôpital de la prison de Ramleh.
Ahmad Sa'adat est maintenu dans l'isolement dans cette prison de Ramon, depuis maintenant plus de trois ans et il est en grève de la faim depuis le 17 avril avec plus de 2 000 prisonniers palestiniens.
L’administration de la prison a proposé à des prisonniers politiques du FPLP d’améliorer leur condition d’isolement en échange de l’arrêt de leur grève de la faim. Les prisonniers politiques du FPLP ont refusé cette proposition en rétorquant qu'ils se sont engagés à atteindre leurs objectifs et leurs revendications dans l’unité avec l’ensemble des prisonniers en grève de la faim depuis le 17 avril : l’arrêt complet de toutes les pratiques d'isolement et des détentions administratives, l’arrêt complet des atteintes aux droits de visite des familles, l’arrêt complet des atteintes à l’information des médias…
Notre camarade Ahmad Sa'adat a déjà perdu 6 kilos avec cette grève de la faim, qui vient d’être déclenchée seulement quelques mois après la longue grève de la faim qui a eu lieu du 27 septembre au 20 octobre 2011 sur la base d’un appel pour mettre fin aux pratiques de l'isolement, pendant laquelle Ahmad Sa'adat avait déjà perdu plus de 20 kg.
Des centaines de prisonniers s'était joint à cette grève, qui s'est terminée avec une fausse promesse des israéliens de mettre fin à isolement, cette promesse avait été ensuite ignorée suite à l'échange de prisonniers contre la libération du soldat de Tsahal, Gilad Shalit.
Ahmad Sa'adat a été kidnapé le 16 mars 2006 par les forces d'occupation israéliennes qui ont attaquées la prison de l'autorité palestinienne de Jéricho, où il était séquestré et sous la surveillance de militaires étasuniens et britanniques depuis 2002 avec cinq autres détenus, dont quatre camarades du FPLP.
Son emprisonnement avait été jugé illégal par la Haute Cour de Palestiniens, Ahmad Sa'adat étant élu au Conseil législatif palestinien à Jéricho.
Le Front Populaire de Libération de la Palestine a fait une déclaration en réponse au tranfert d’Ahmad Sa'adat à l'hôpital de la prison Ramleh. Le FPLP a indiqué : « le gouvernement d’occupation qui le détient est entièrement responsable de toutes les conséquences pour la vie de Sa'adat, notre Secrétaire général, et de tous les prisonniers héroïques en grève de la faim ouverte pour qu’on réponde à leurs justes demandes, particulièrement la fin à l'isolement cellulaire. Nous sommes fiers de notre leader national, Ahmad Sa'adat, qui a débuté cette grève de la faim, et nous lui apportons toute notre solidarité ainsi qu’à l’ensemble du mouvement des prisonniers. Nous appelons au mouvement le plus large et à tous les niveaux pour soutenir les prisonniers dans leur grève dans les prisons de l'occupation, pour que leurs demandes soient acceptées. »
Une conférence de presse a eu lieu le dimanche soir au Centre des média Wattan à Ramallah pour attirer l'attention sur la situation sanitaire des camarades.
Khalida Jarrar, membre du Conseil législatif palestinien, membre du FPLP a dit que « les prisonniers en grève de la faim ne doivent pas être bafoués. L'état colonial sait très bien que nos camarades sont capables de tenir et nous de réagir pour faire face aux menaces à l’encontre de nos prisonniers et de nos dirigeants »
Elle a appelé les leaders politiques palestiniens à agir immédiatement et rapidement afin de protéger les prisonniers et de mettre immédiatement fin à toutes les formes de coopération en matière de sécurité avec l'occupation. Elle est également appelée les pays arabes qui ont des liens avec l'état d'occupation de les casser immédiatement et d’expulser les ambassadeurs de l'occupation.
La camarade Khalida Jarrar a indiqué qu’Ahmad Sa'adat a été transféré en catimini à la prison de l’Hôpital de Ramleh et que cela n’a été découvert que lorsque son avocat a demandé à le visiter à la prison de Ramon.
Elle a également souligné particulièrement préoccupant l’état de santé des grévistes Thaer Halahleh et Bilal Diab, qui sont en grève de la faim depuis 62 jours. Elle a noté que « l'isolement est l'une des raisons plus urgentes de la grève », en rappelant que « cette pratique mise en place par l’administration de la prison contre les dirigeants, y compris Mahmoud Issa isolé depuis 2002, est dangereuse ».
Abla Sa'adat, épouse de notre camarade, a affirmé que « mon mari ne mettra un terme à sa grève que quand les objectifs auront été atteints, et notamment : la fin de l'isolement cellulaire, et le retour du droit de visites des familles pour les prisonniers de Gaza qui ont été interdites pendant six ans ».
Abla Sa'adat t a aussi parlé du dernier message de son mari, qui met l'accent sur le besoin d'unité pour soutenir les prisonniers. Elle a exprimé une préoccupation sérieuse pour la vie de son mari, notant que c'est sa deuxième grève de la faim en six mois. Elle a appelé le peuple palestinien et les partisans et soutiens partout dans le monde, à se joindre à cette solidarité avec des actions de soutien contre les pratiques de l’occupant israélien , et de rappeler que cela est très important pour la réussite et l’issue de la grève commencée le 17 avril par 1500 prisonniers qui sont aujourd’hui 2000.
Issa Qaraqe, le Ministre palestinien chargé des prisonniers et des détenus politiques a appelé à la convocation d’une session extraordinaire sur le cas des prisonniers. Il a noté que « le gouvernement israélien est entièrement responsable de la catastrophe humanitaire que subiraient les prisonniers », et a insisté sur le fait que « l'Etat d'occupation commettait des crimes contre les prisonniers au moyen de lois arbitraires et raciste, injuste, cruel et inhumains ». Il affirme que « la grève continuera de croître dans la semaine prochaine, ce qui entraînerait à une nouvelle explosion dans la rue palestinienne ».
Le mouvement « campagne pour la libération d’Ahmad Sa’adat » réédite les appels suivants pour des actions du réseau de solidarité avec les prisonniers palestiniens et il encourage à prendre toutes les mesures pour soutenir les héroïques prisonniers qui meurtrissent leur corps et leur vie pour la liberté et la libération de la Palestine :
1) Organiser un événement, une action ou un forum sur le sort des prisonniers palestiniens dans votre ville, votre quartier ou votre campus ? Si vous avez besoin de suggestions, de matériaux ou de conférenciers pour votre événement, veuillez nous contacter à samidoun@samidoun.ca.
2) Communiquez et informez vos représentants gouvernementaux afin qu’ils demandent de mettre fin au silence international et de complicité avec la répression des prisonniers politiques palestiniens.
3) Écrire au Comité International de la Croix-Rouge et lui demander qu'il respecte ses obligations de protéger les droits des prisonniers politiques palestiniens.
4) Distribuer du matériel, y compris des fiches techniques et vidéo, racontant l'histoire de prisonniers palestiniens.
Traduit en français par le Comité « Libérez-les ! » de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques pour le mouvement « Campagne internationale pour la libération d’Ahmad Sa'adat »
Rassemblement à la prison Fresnes
pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah
« La priorité des priorités de l’engagement militant ! »
« Nous exigeons la libération de l’ensemble des prisonniers politiques, des Basques, des Corses, mais Georges Abdallah est aujourd’hui la priorité des priorités de notre engagement militant ! » Pour le Comité « Libérez-les ! » de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques (59 – 62) et le Comité Solidarité Georges de Lille, Stéphane Hardy crie son indignation devant le sort inacceptable réservé à ce militant communiste libanais de la cause palestinienne dans sa 28e année d’emprisonnement.
Samedi 14 avril 2012. Devant les grilles de la maison d’arrêt de Fresnes, en provenance du Nord-Pas-de-Calais, du Sud-Ouest, de Paris et sa région, de l’Yonne, de Provence et même de Belgique, ils sont une centaine, d’après l’AFP, à exiger l’élargissement du plus ancien prisonnier politique incarcéré en France. Et peut-être même le plus vieux d’Europe ? Par téléphone, en direct, ce dernier « remercie et embrasse l’ensemble des manifestants ». Des fenêtres des cellules des voix s’élèvent pour saluer la présence du cortège qui se déploie dans les cités qui jouxtent la maison d’arrêt ! « 28 ans de prison, 28 ans de résistance ! » Les slogans fusent… De jeunes habitants manifestent bruyamment et avec force pancarte leur solidarité. La manifestation est encadrée par la police. Certains policiers en civil sont même munis de flash ball. Pas d’incidents pour autant même si mais des jeunes des cités sont écartés par la police qui semble craindre qu’ils ne rejoignent la manifestation. Au même moment, un semblable acte fort de solidarité se déroule devant l’ambassade de France à Beyrouth…
L’otage des Etats-Unis en France !
Condamné à perpétuité pour sa supposée responsabilité dans la mise hors d’état de nuire d’agents de l’Etat hébreu et de l’Empire américain dans le cadre de la résistance de la Fraction armée révolutionnaire libanaise contre l’occupation de son pays par Israël, Georges Ibrahim Abdallah est considéré « comme l’otage des Etats-Unis en France ». Comme vient de le rappeler le président Obama, ces derniers s’opposent en effet à la mise en liberté d’un militant pourtant libérable depuis 1999 ! Les responsables politiques de l’administration américaine exigent même que Georges meure en prison…
8e demande de libération !
Il y a quelques semaines, Georges déposait ainsi sa 8e demande (!) de libération de sa prison de Lannemezan dans les Pyrénées. Transféré depuis le 8 avril à Fresnes, il fait l’objet de l’attention du Centre national d’Evaluation censé se prononcer sur sa « dangerosité » (sic !), conformément à la loi Dati de 2008. Un scandale de plus dans ce dossier éminemment politique ; Georges Ibrahim n’ayant jamais renié son engagement anticolonialiste et pro-palestinien. C’est bien ce qui continue de lui être reproché par les puissances coloniales responsables de milliers de victimes au Liban dans les années 1980… Après s’être félicité de l’initiative du conseil municipal de Calonne-Ricouart qui a fait de Georges un « citoyen d’honneur de cette ville du Bassin minier du Pas-de-Calais », rappelant au passage que son maire communiste André Delcourt était considéré comme un « héros » au Liban, les comités nordistes de soutien ont rappelé que d’autres initiatives devraient suivre ces prochaines semaines, à l’occasion notamment du 16 mai décrété Journée mondiale de mobilisation pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah…
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Manifestez votre solidarité avec Georges Ibrahim Abdallah !
Ecrivez-lui !
Monsieur Georges Ibrahim ABDALLAH
n° d'écrou 962 315 / CNE 409
Centre pénitentiaire de Fresnes
1, allée des Thuyas, 94 260 - FRESNES
_______________________________________________________________________________________________
Contacts :
- Comité Solidarité Georges Lille : solidaritegeorgeslille@aol.fr
- Comité « Libérez-les ! » (59 – 62) : liberez.les@gmail.com
Pour plus d’informations : liberonsgeorges.overblog.com ou www.liberez-les.info/
Communiqué du 5 avril 2012
Le gouvernement UMP veut enterrer la lutte des sans-papiers pour les renvoyer dans les caves d’exploitation du patronat ou les jeter en pâture aux néo-esclavagistes. Il s’agit de la même méthode employée avec les prisonniers politiques qu’il voudrait emmurer dans le silence, par vengeance.
Dans sa bataille finale, qu’elle sait perdue, la majorité politique présidentielle use de sa puissance ultime hiérarchique pour ordonner à la police d’empêcher la visibilité démocratique de la lutte des sans-papiers organisés au sein du CSP 59.
Arrestations, contrôles au faciès, intimidations, prises de photos, prises d’ADN, fouilles de véhicules, gazages, matraquages… et maintenant barricade policière pour empêcher l’accès aux tribunaux !
L’UMP est inquiète, elle montre son vrai visage, celui de la répression et de la néo-dictature, car la démocratie et l’indépendance lui font peur au point de les bafouer.
L’UMP est comme une maladie déclarée il y a 5 ans et en phase terminale, elle craint désormais la vindicte populaire qui sortira des urnes les 22 avril et 6 mai, comme ceux qui ont péchés craignent l’enfer ou comme ceux qui ont pillés craignent les juges.
Dimanche dernier un militant du Comité « Libérez-les ! », de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques, soutien historique de la lutte des sans-papiers de Lille et d’ailleurs, a été arrêté pour avoir protesté contre un contrôle d’identité au faciès.
Il a été arrêté après sa participation à un acte politique visible du CSP 59 qui informait et demandait la libération de 6 sans-papiers kidnappés puis enfermés au centre de rétention quelques jours plus tôt, suite à l’occupation pacifique des locaux de l’UMP de Lille…
Ce camarade qui lutte depuis des années contre le ségrégationnisme et le fascisme, a été mis en garde à vue pendant 10h00 pour avoir osé demander à la police d’avoir un comportement correct et décent avec des femmes immigrées.
Il a été arrêté comme un voleur de poules entré dans la basse-cour du seigneur tout-puissant, traité par les sous-maîtres, comme un « croquant » en quête de pain, alors que les délinquants sont au gouvernement ou dans sa majorité, et trempent dans des sales affaires de corruption, de détournement, de blanchiment qui semblent se chiffrer par dizaines voire centaines de millions d’euro, et maintenant d’esclavagisme révélé par les média.
- Où va-t-on ?
- Où, l’UMP veut-elle nous emmener ?
- Pour garder la tête hors de l’eau, l’UMP a-t-elle déjà fait alliance avec les néo-fascistes du FN qui brandissent le « ils sont partout » de Brasillac ?
- L’UMP, le parti politique adoré du patronat, du capital et des puissants, fomente-t-elle un coup d’Etat pour éviter que la démocratie, qu’elle considère comme une entrave, s’exprime et ne puisse la juger ?
L’UMP a fait gazer les travailleurs métallurgistes de Gandrange venus pacifiquement la rencontrer, maintenant elle fait arrêter les sans-papiers venus la rencontrer pacifiquement…
Il faut donc remplacer le slogan « la France forte » par « la France frappe », et Union pour la Majorité Présidentielle par « Ulcérant Machiavélique Prétentieux ».
Que dire aussi de la violence policière extrême à l’encontre des sans-papiers et leurs soutiens, ce mercredi 4 avril devant le Tribunal Administratif de Lille, des matraques et des gaz contres des chants et des slogans, ça suffit !
- Contre la politique néo-sécuritaire, liberticide, ségrégationniste, raciste et xénophobe….
- Contre la mainmise et l’arbitraire…
- Contre les agressions, les arrestations, les intimidations…
- Contre le néofascisme rampant…
- Pour la libération des « 6 arrêtés de l’UMP »…
- Pour la régularisation de tous les Sans-Papiers …
- Pour la solidarité internationaliste avec les peuples et les nations opprimés et pillés !
Le Comité « Libérez-les ! » appelle aussi à manifester ensemble et solidaires des sans-papiers, le samedi 7 avril, de la Place de la République à Lille à 13h30 jusqu’au CRA (Centre de Rétention Antidémocratique) de Lesquin…
Pour montrer à l’UMP et son bras armé le FN, que la fraternité de classe et le respect des êtres humains, font la Démocratie et la Liberté, et montrer que le Peuple ne se laissera pas confisquer ses droits élémentaires.
Exigeons la libération des « 6 » !
L'anti-impérialisme est-il une maladie ?
![]()
Georges Abdallah sera de nouveau transféré au CNE (Centre national d'évaluation) de Fresnes du 8 avril au 20 mai 2012.
En 2008, des psychologues et psychiatres avaient déjà prétendu tester la "dangerosité" de Georges Abdallah.
"Ses convictions politiques sont restées intactes"avaient-ils conclu, justifiant ainsi leur avis négatif, avis suivi par le tribunal d'application des peines qui s'opposa à la demande de libération.
En 2012, le rôle des experts en maladie mentale sera-t-il d'évaluer si Georges Abdallah a progressé sur la voie d'une guérison de son anti-impérialisme, durant ces quatre dernières années ?
En réalité, les convictions politiques de Georges Abdallah sont et ont toujours été, dès son plus jeune âge, celles d'un militant communiste révolutionnaire anti-impérialiste et antisioniste.
Nous tous, militants anti-impérialistes, soutenons avec force et conviction le combat politique de notre camarade, dénonçons la psychiatrisation des militants révolutionnaires et exigeons la libération immédiate de Georges Abdallah.
Jeudi, le 1 mars 2012
À André Delcourt, maire, conseiller général
et aux membres du Conseil Municipal
de Calonne-Ricouart
Campagne Internationale pour la Libération de Georges I. Abdallah (au Liban)
Objet : Remerciements pour votre soutien à Georges I. ABDALLAH
Cher(e)s camarades
Suite aux contacts faits ces derniers jours entre les constituants de la Campagne Internationale pour la Libération de Georges I. Abdallah (au Liban) nous tenons à remercier chaleureusement M. le maire André Delcourt et les membres du Conseil Municipal de Calonne-Ricouart d'avoir élevé Georges Ibrahim Abdallah au rang de "citoyen d'honneur" de la commune.
Nous saluons cet acte de solidarité politique de la part d’André Delcourt et de la commune de Calonne- Ricouart.
Nous sommes persuadés que cette initiative qui s’inscrit dans la ligne progressiste du Bassin minier, espace historique de résistance à l'impérialisme, pourrait servir d’exemple modèle de soutien pour la libération de notre camarade G.I.A, et pour la gloire des causes justes.
Amicales salutations
Beyrouth, le 1 mars 2012
Joseph Abdallah
joadallah@gmail.com
Ont contribué à ce courrier de remerciements :
- Campagne Internationale pour la Libération de Georges I. Abdallah (au Liban) ;
- Union des Jeunes Démocratiques Libanais (UJDL) ;
- Association des Parents et Amis de Georges I. Abdallah (APA-GIA) ;
- Le cheikh Ibrahim Al-SALEH , président du « Forum de Tripoli (Liban) » ;
- Amal NAJJAR, militante ;
- Bassam KANTAR, journaliste, militant ;
- Hadi Bakdash, militant ;
- … …
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Jeudi, le 1 mars 2012
A Messieurs du « Comité de Lille » et de « Libérez- les »
Campagne Internationale pour la Libération de Georges I. Abdallah (au Liban)
Objet : Remerciements pour votre soutien à Georges I. ABDALLAH
Cher(e)s camarades
Suite aux contacts faits ces derniers jours entre les constituants de la Campagne Internationale pour la Libération de Georges I. Abdallah (au Liban) nous tenons à vous remercier chaleureusement d'avoir déployé tant d’effort pour soutenir la cause de notre camarade Georges Ibrahim ABDALLAH.
Amicales salutations
Beyrouth, le 1 mars 2012
Joseph Abdallah
joadallah@gmail.com
Ont contribué à ce courrier de remerciements :
- Campagne Internationale pour la Libération de Georges I. Abdallah (au Liban) ;
- Union des Jeunes Démocratiques Libanais (UJDL) ;
- Association des Parents et Amis de Georges I. Abdallah (APA-GIA) ;
- Le cheikh Ibrahim Al-SALEH , président du « Forum de Tripoli (Liban) » ;
- Amal NAJJAR, militante ;
- Bassam KANTAR, journaliste, militant ;
- Hadi Bakdash, militant ;
vendredi 24.02.2012, 05:07 - La Voix du Nord
A.Delcourt (au centre) et les membres du comité «Libérez-les! » exigent la libération du plus vieux prisonnier politique du pays.Octobre 2010. Alors que partout en France, les affiches de soutien aux otages retenus en Afghanistan fleurissent dans le pays, l'hôtel de ville de Calonne-Ricouart choisit d'arborer une banderole appelant à la libération de Georges Ibrahim Abdallah, militant communiste libanais condamné à la réclusion à perpétuité.
Hier soir, à l'unanimité du conseil, les élus calonnois ont réaffirmé leur soutien au plus vieux prisonnier politique de France en le nommant « citoyen d'honneur » de la ville. Une première.
L'idée de ce soutien symbolique avait été émise par André Delcourt, le 9 février, à l'occasion d'une journée de mobilisation organisée en faveur de la libération de Georges Abdallah. Ce jour-là, le maire de « Calonne la Rouge » propose à ses proches du PCF calonnois et aux membres du comité de soutien aux prisonniers politiques « Libérez-les ! » de faire du chef présumé des Fraction armées libanaises le citoyen d'honneur de la ville.
Aussitôt dit, aussitôt fait, la délibération a été votée hier soir en fin de conseil, entérinant « un acte solidaire » à l'égard d'un prisonnier dont la peine n'a que trop duré aux yeux du maire.
« Georges Abdallah a toujours lutté contre l'impérialisme américain auquel notre gouvernement obéit depuis toujours et il en paye encore le prix aujourd'hui, s'est insurgé André Delcourt. La convention européenne des droits de l'homme stipule que les condamnés à la perpétuité doivent être libérés après un maximum de 18 ans. Or à ce jour, Georges est toujours entre les murs de la prison de Lannemezan (Pyrénées, ndlr). Depuis 28 ans. huit demandes de remise en liberté ont été faites, la dernière le 10 février, toutes ont été refusées... Ce criminel de guerre qu'est Maurice Papon, à l'origine de la déportation et de la mort de milliers de juifs, est sorti de prison bien avant ça ! »
Pour le maire de Calonne, comme pour Jacques Kmieciak, membre actif du comité de soutien « Libérez-les ! 59-62 » - qui, lui aussi, exige la libération d'Abdallah - l'État ferait preuve d'un acharnement aveugle et infondé envers celui que la justice a condamné pour complicité d'assassinats ( lire ci-dessous). « Il n'y a aucune preuve formelle de sa culpabilité », a renchéri André Delcourt devant ses adjoints et conseillers. Et l'élu de citer Jacques Attali (ancien conseiller de François Mitterrand) et Yves Bonnet (ancien patron de la DST), qui, tous deux, auraient émis de sérieux doutes quant à la culpabilité de l'intéressé.
Militant acharné de la cause palestinienne, le comité « Libérez-les » projette par ailleurs d'éditer une carte postale au titre évocateur : « 28 ans, ça suffit ! Libérez Georges Ibrahim Abdallah », dont un exemplaire sera destiné au président de la République, « caractère politique du dossier oblige », ironise-t-il. •
Libérez Georges Abdallah, le plus ancien prisonnier politique,
emprisonné en France depuis 28 ans !
Georges Ibrahim Abdallah est un militant communiste libanais qui, au sein de son organisation, les Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL), a lutté avec acharnement contre les criminels impérialistes et leurs alliés sionistes.
En 1982, l'armée israélienne envahit le Liban. Massacres de masse (les camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila en sont un exemple), liquidation des intellectuels par les services secrets israéliens, crimes contre l'humanité. La lutte populaire s'organise contre l'occupant.
Georges Ibrahim Abdallah, combattant de la cause palestinienne et libanaise, s'y engage résolument. Il est arrêté à Lyon en 1984 et en 1987, à la suite d'un montage policier et judiciaire et sous pression du gouvernement des Etats Unis, il est condamné à la réclusion à perpétuité, avec une peine de sûreté de 15 ans, pour "complicité" dans l'exécution d'un membre de la CIA et d'un agent du Mossad (services secrets israéliens) action revendiquée par les FARL (Fractions révolutionnaires armées libanaises
Libérable depuis 1999, il est actuellement incarcéré à Lannemezan ... libérable depuis 13 ans ! Le 28 décembre 2011, le préfet Yves Bonnet, ancien patron de la DST, ancien député, reconnaît dans cette incarcération de 28 ans "une vengeance d'État" et réclame la libération "du plus vieux prisonnier politique en France". Oui, fidèle à ses engagements, il n’a jamais rien renié de son combat pour la libération totale de la Palestine et la solidarité avec les peuples en lutte contre l’impérialisme et le sionisme.
L’État français et sa justice, aux ordres des États-Unis et d’Israël, ont refusé de le libérer malgré sept demandes de libération conditionnelle, toutes rejetées. Le motif : Georges Ibrahim Abdallah a conservé intactes ses convictions politiques.
Dans la décision de refus de sa liberté il est écrit : « ses convictions anti-israélienne et anti-impérialiste sont restées intactes ». Aujourd’hui en France, on reproche à Georges son engagement politique : c’est un prisonnier d’opinion !
Son pays se déclare prêt à l’accueillir, comme le consul libanais à Paris l’a encore réaffirmé il y quelques mois dans une lettre adressée au juge français chargé du dossier.
Alors, qu’attend le gouvernement libanais pour exiger la libération de son compatriote ?
Alors, qu’attend le gouvernement français pour enfin libérer Georges Abdallah ?
L’aval des États-Unis ? L’autorisation d’Israël ?
A l’occasion de la visite officielle en France du Premier ministre libanais, Najib MIKATI, ce 9 février 2012, et alors qu’une nouvelle demande de libération vient d’être déposée, qu’une mobilisation de l’ensemble des forces progressistes libanaises prend de l’ampleur, en France les collectifs qui exigent la libération de Georges Abdallah appellent toutes les forces progressistes, antiracistes, anticapitalistes, anticolonialistes et anti-impérialistes à manifester ce jeudi 9 février.
MAINTENANT ÇA SUFFIT, LIBÉREZ GEORGES ABDALLAH !
Rassemblement à Lille jeudi 9 février, 18h30,
place du Général de Gaulles (Grand Place)
Appel de : Comité solidarité Georges Lille - AFPS 59/62 - Comité Libérez Les de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques 59/62 – NPA - Comité solidarité Basque - L'Alliance Rouge et Noire - Génération Palestine - URCF-Nord - UJFP – Coordination communiste 59/62
Déclaration du 3 janvier 2012
Le Comité « Libérez-les ! », organisation de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques (59-62-France),………………………………………..protestent vivement contre les prises en otage et les emprisonnements politiques de Malick Noël Seck, Barthélémy Dias, et des 4 jeunes du M23 de Thiès, qui se sont exposés et ont été arrêtés en tant qu’opposants politiques à l’actuel Président du Sénégal.
Cette forme d’intimidation ainsi que les tortures subies ne peuvent qu’entraîner un mécontentement grandissant dans la population sénégalaise victime des dogmes libéraux et du néo-colonialisme rampant, mais aussi du viol de sa Constitution qui garantit l’Etat sénégalais.
La Présidence sénégalaise, son parti et ses supporters, ne peuvent d’un côté, applaudir ce qu’ils appellent le « retour de la démocratie » dans certains pays du Maghreb et du Proche-Orient, et de l’autre « bafouer la démocratie » en présentant ou en faisant campagne pour un 3ème mandat à la tête de l’Etat Sénégalais (le mandat de trop anticonstitutionnel) et en faisant arrêter des militants de l’opposition par les forces de police aux ordres.
Nos organisations exigent la libération des prisonniers politiques incarcérés pour avoir osé demander l’application stricte de la Constitution sénégalaise.
Nous exigeons la libération immédiate des prisonniers politiques et opposants en demande du respect de la « démocratie » et de la Constitution, Malick Noël Seck, Barthélémy Dias, et des 4 jeunes du M23 de Thiès.
Nous apportons toute notre solidarité internationaliste aux camarades du M23 (Mouvement du 23 juin) et à ses dirigeants et militants.
Cette déclaration sera remise le 16 janvier 2012 à Monsieur l’Ambassadeur du Sénégal en France.
Annonçant un objectif de 80 000 places de prison à l'horizon 2017, le président de la République entraîne le pays dans une politique pénale coûteuse et contreproductive en matière de prévention de la récidive. Invoquant le nombre de peines « inexécutées », il estime que la France a besoin de 30 000 places d'emprisonnement supplémentaires pour mettre en œuvre les décisions des magistrats. Or, la plupart de ces peines sont en réalité en attente d'exécution pour être aménagées en surveillance électronique, placement extérieur ou semi-liberté, des mesures moins coûteuses et plus favorables à prévenir la récidive. Ce sont bien le manque de moyens des services de l'application des peines et des services pénitentiaires d'insertion et de probation qui empêchent l'aménagement rapide de ces courtes peines de prison.
Nicolas Sarkozy souhaite revenir sur cette politique d'aménagement de peine, renforcée par sa propre majorité parlementaire lors de l'adoption de la loi pénitentiaire en novembre 2009. Il préfère aujourd'hui « ouvrir rapidement des prisons dédiées aux condamnés pour courtes peines ne présentant pas de dangerosité particulière », dont il reconnaît lui-même qu'ils représentent « la majorité des personnes incarcérées » et que « la plupart des peines en attente d'exécution sont précisément de courtes peines ». Si ces détenus ne présentent pas de « dangerosité particulière », il est permis de se demander pour quelles raisons ils doivent nécessairement purger leur peine en prison. Afin de mieux prévenir la récidive, toutes les études montrent qu'il est préférable d'exécuter ces peines en milieu ouvert qu'en milieu fermé. Les taux de récidive les plus élevés concernent les détenus qui ont purgé la totalité de leur peine en prison : 63% de récidive dans les cinq ans pour les libérés en fin de peine sans aménagement ; parallèlement, les condamnés à des peines alternatives récidivent moins (45%). Dès lors, une première étape pour limiter la récidive réside bien dans le fait d'éviter le plus possible l'emprisonnement, dans la mesure où il aggrave la situation sociale, psychique, familiale des personnes, a tendance à perpétuer les phénomènes de violence et à accroître les risques de passage à l'acte délinquant. Le Conseil de l'Europe a ainsi rappelé à plusieurs reprises que « dans la plupart des cas, la privation de liberté est loin d'être le meilleur recours pour aider l'auteur d'une infraction à devenir un membre de la société respectueux de la loi ».
déclaration de Georges Ibrahim pour le rassemblement de Lens de ce jour 26-11-2011
Cher«e»s Camarades, Cher«e»s ami«e»s,
Des années, de très longues années, se sont écoulées déjà derrière ces abominables murs, et votre solidarité, dans la pluralité de votre engagement, ne m’a jamais fait défaut. Elle n’a pas faibli tout au long de cette dure captivité. Elle s’est affirmée à maintes reprises comme arme absolument indispensable face à l’enfermement et contre toute forme de capitulation et de reniement.
Aujourd’hui, à l’aube de cette vingt-huitième année de captivité, votre initiative solidaire m’apporte ainsi qu’à Salah Hamouri et à tant d’autres camarades embastillés dans les geôles sionistes de triste mémoire, beaucoup de chaleur et autant de force et de détermination.
Camarades, comme vous voyez, un peu partout dans le monde, les masses populaires par milliers, par centaines de milliers, descendent dans la rue, occupent les Places « al-Tahrir » et résistent face aux systèmes en place… La crise les pousse inéluctablement vers la révolte et la révolution… Et cela aussi bien dans les centres impérialistes du système que dans ses périphéries…
Des jeunes et des moins jeunes, des hommes des femmes, ils sont partout dans la rue … aussi bien à Rabat, au Caire, à Sanaa et Bahreïn, qu’à Athènes Rome et Lisbonne. La crise est globale et tous les espoirs sont permis…
Camarades, vous n’êtes certainement pas sans savoir que, c’est toujours en assumant la solidarité avec les luttes des masses populaires que l’on apporte la solidarité la plus significative aux prisonnier«e»s révolutionnaires.
Les pays arabes dans la diversité de leurs situations constituent bel et bien « le maillon » le plus faible du système en crise. En dépit de toutes les manœuvres impérialistes, et au-delà de toutes les tentatives des réactionnaires en place, aucune perspective n’est plus viable que dans la mesure où elle s’inscrit dans un processus anticapitaliste… Bien entendu, des soubresauts réactionnaires il y en aura, seulement ce n’est plus qu’une question de temps, de peu de temps… le temps nécessaire aux masses populaires de forger leurs outils et organisations de lutte appropriés…
Camarades, face à toutes les manœuvres et agressions réactionnaires, les diverses initiatives solidaires se conjuguent et s’inscrivent d’emblée dans le mouvement global de la lutte.
Non à toutes les interventions impérialistes dans le monde arabe sous n’importe quelle forme !
À bas l’impérialisme et ses chiens de garde sionistes et leurs complices réactionnaires arabes !
À bas les dictateurs et leurs régimes capitalistes !
Honneur aux martyrs et aux peuples en lutte !
Ensemble, Camarades, nous vaincrons, et ce n’est qu’ensemble que nous vaincrons.
À vous tous Camarades mes plus chaleureuses salutations révolutionnaires.
Votre camarade Georges Abdallah
Lannemezan 26/11/2011
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Liberté pour
Georges Ibrahim Abdallah, Salah Hamouri
et l’ensemble des prisonniers politiques palestiniens !
RASSEMBLEMENT
GARE DE LENS
SAMEDI 26 NOVEMBRE A 17h 30 *
Le 24 octobre dernier Georges Ibrahim Abdallah débutait sa 28e année d’emprisonnement en France. Militant communiste libanais de la Cause palestinienne, Georges Ibrahim Abdallah a été arrêté en 1984, puis, au terme d’un procès entaché d’irrégularités, condamné à perpétuité pour complicité dans la mise hors d’état de nuire d’un agent du Mossad, les criminels services secrets israéliens, et d’un représentant américain en France. Depuis la fin de sa peine de sûreté en 1999, et en dépit de demandes répétées, l’Etat français, sous l’injonction d’Israël et des Etats-Unis, lui a toujours refusé une libération conditionnelle au mépris même du Droit français. Ses fautes aux yeux des impérialistes occidentaux ? Ne jamais avoir renié ses convictions internationalistes et avoir conservé au Proche-Orient une popularité enracinée dans les milieux progressistes. D’une combativité exemplaire, Georges Ibrahim Abdallah entamait, le 27 septembre dernier, dans sa prison de Lannemezan dans les Pyrénées, une grève de la faim en solidarité avec 200 prisonniers palestiniens du Front populaire de Libération de la Palestine (FPLP).
* Le comité « Libérez-les ! » s’associe, à cette occasion, à l’appel de la Jeunesse communiste du Pas-de-Calais en faveur de la libération de Salah Hamouri et de la reconnaissance d’un Etat palestinien. Comité « Libérez-les ! » de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques (59 – 62),
22, rue nationale, 62150 Rebreuve-Ranchicourt
http://www.liberez-les.info/
Discours prononcé par Denis DUPORGE au nom des cinq unions locales CGT lors de la commémoration du 22 octobre à Auchel en mémoire de Guy MÔQUET et de la résistance antifasciste
Chers camarades, chers amis
Nous sommes réunis ce soir pour saluer et commémorer la mémoire de Guy MOQUET et des 27 otages de Châteaubriant assassinés le 22 octobre 1941, il y a 70 ans, ainsi que le vrai sens de l’engagement de milliers de camarades de la CGT dans la résistance armée antifasciste et contre l’occupant barbare.
L’enchaînement funeste et les choix politiques de trahison des autorités françaises et du patronat deux ans après 1936, deux années qui précédèrent les 5 ans de mise à feu et à sang du monde, ont mené à la livraison à l’occupant du jeune Môquet et de nombreux autres résistants
Ces choix que furent : la non-intervention en Espagne laissant la place à Franco, les accords de Munich laissant Hitler au pouvoir, le refus criminel de la France et de l’Angleterre de toute alliance avec l’URSS, qui précipita, plus tard, l’invasion de la Pologne par les nazis et le début de la 2nde Guerre mondiale, les décrets et lois liberticides, la création des tribunaux spéciaux… ont été dictés par « la haine du progrès social, de la fraternité de classe et de l’internationalisme prolétarien »… Une haine incarnée par Pétain, Laval, Pucheu… Cette haine qui a conduit à la répression des grèves de mai 41, cette haine qui a conduit des centaines de nos camarades, dont des Auchellois, mineurs syndicalistes CGT, vers la mort et la torture…
L’itinéraire de Guy Môquet est indissociable de son environnement familial et social, et notamment de celui de son père, Prosper, syndicaliste cheminot à la CGT - Unitaire, puis député communiste, qui fût emprisonné à Alger, pour s’être opposé en 1938 au Parlement et aux sanctions contre les grévistes qui refusaient la remise en cause des droits acquis par le Front populaire.
L’histoire de la Résistance reste d’actualité et notre présence ce jour lui fait écho, pourtant, chers amis et camarades, nous sommes 70 ans plus tard.
Mais, chers camarades et chers amis, le temps n’est pas à la nostalgie car le combat de Guy Môquet et de ses camarades n’est pas fini.
Chers camarades et chers amis, cette histoire, c’est aussi la nôtre, elle est toujours bien vivante, nous ne devons rien lâcher et nous ne lâcherons rien, notre tâche et notre rôle historique en tant que classe ouvrière et de travailleurs, sont de lutter contre ceux qui écrasent les peuples, détruisent les droits sociaux, humilient les travailleurs et entravent nos libertés chéries gagnées avec le sang de nos anciens.
La lettre de Guy Moquet qui sera lue ce soir n’est pas une cendre que l’on conserve dans un tiroir de l’histoire que certains voudraient faire disparaître, mais une flamme que l’on transmet, la flamme de l’espoir et du progrès social, la flamme de la résistance indestructible, la flamme de la liberté.
Guy MOQUET écrivait :
« Certes, j'aurais voulu vivre, mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c'est que ma mort serve à quelque chose. » mais aussi « Vous serez bientôt libérés par tous vos frères d'esclavage… les traîtres de notre pays, ces agents du capitalisme, nous les chasserons hors d'ici pour instaurer le socialisme. »
Alors nous sommes là ce soir pour célébrer sa mémoire et remettre les choses à leur place dans cette ville ouvrière, ce territoire à tradition de luttes contre l’exploitation de l’homme par un système politique de classes qui asservit au nom du profit.
Chers camarades et chers amis,
Les nazis ont été chassés mais le capitalisme est de plus en plus violent et mondialisé, les marchands de canons continuent à se nourrir des guerres, et les ligues factieuses voudraient s’installer en toute impunité pour distiller la haine qui se cultive sur le terreau de la misère et du racisme.
70 ans plus tard, les véritables organisateurs et responsables du déclenchement de la 2ème guerre mondiale, les mêmes qui avaient réprimé la Commune 70 ans plus tôt et qui allaient réprimer la manifestation des Algériens 20 ans plus tard… asservissent toujours les peuples, font toujours la guerre en multipliant les conflits impérialistes, et ils sont toujours les mêmes racistes, xénophobes et fourbes.
Ces fourbes racistes et cette racaille fascisante qui sont entrés dans Auchel comme des loups en recherche de proies, en ressortiront bientôt, chassés par des femmes et des hommes de courage qui refusent une idéologie basée sur la race et la division.
Ainsi, nous tenons à féliciter le courage du conseil municipal qui a adopté la motion du comité de vigilance antifasciste d’Auchel mardi dernier, désormais personne ne peut plus accepter la présence des nazillons sur notre sol.
Oui camarades, nous sommes ici pour commémorer la résistance, la liberté, la fraternité et la tolérance.
Gloire à Guy MOQUET
Gloire à la résistance
A bas le fascisme, le nationalisme, le capitalisme et la guerre
Amis si tu tombes, un ami sort de l’ombre à ta place
Vive la CGT, vive la lutte et merci
INVITATION
Par les Unions Locales CGT
Auchel-Béthune-Bruay-Lillers-Isbergues
Commémoration
du souvenir
Le 22 OCTOBRE
17h00
Monument aux Morts
d’Auchel (62)
Le 22 octobre 1941, Guy MOQUET, jeune communiste de 17 ans et fils d’un cheminot délégué syndical CGT, est assassiné avec 26 autres otages des nazis, à Chateaubriant (44)
Il y a des moments de l’histoire que certains voudraient faire oublier mais qu’il ne faut jamais oublier, surtout quand le tragique destin de dizaines de milliers de nos camarades est dû à la folie meurtrière d’une idéologie basée sur la race, la xénophobie et le nationalisme.
Guy MOQUET venait d’avoir 17 ans quand les balles nazies l’ont frappé !
Le samedi 22 octobre à 17h00 à Auchel, nous commémorerons au travers de la mémoire de Guy MOQUET et de ses camarades, cette résistance antifasciste d’une classe ouvrière héroïque, qui avait débutée quelques mois plus tôt dans les puits de mines du Nord-Pas de Calais à l’appel de la CGT.
C’est une première à Auchel, mais quand la bête immonde ressurgit de ses cendres et entend parader pour défendre une idéologie barbare qui a causé la mort de plus de 50 millions de personnes dont 75 000 camarades de la CGT, la mémoire aux héros et les honneurs aux camarades sont une arme pacifique mais redoutable.
Rendez-vous à 17h00 : discours : dépôt de gerbe(s) : lecture de « la lettre à mes parents » écrite par Guy Moquet la veille de son assassinat. Cet hommage sera suivi du pot de l’amitié, des libertés et du souvenir.
Au lendemain de la tragédie du 17 octobre 1961, Kateb Yacine (1929-1989), immense poète algérien, s’adressait à nous tous, le peuple français :
Peuple français, tu as tout vu
Oui, tout vu de tes propres yeux.
Tu as vu notre sang couler
Tu as vu la police
Assommer les manifestants
Et les jeter dans la Seine.
La Seine rougissante
N’a pas cessé les jours suivants
De vomir à la face
Du peuple de la Commune
Ces corps martyrisés
Qui rappelaient aux Parisiens
Leurs propres révolutions
Leur propre résistance.
Peuple français, tu as tout vu,
Oui, tout vu de tes propres yeux,
Et maintenant vas-tu parler ?
Et maintenant vas-tu te taire ?
Le comité "Libérez-les!" (59-62) appelle tous les antifascistes et les progressistes à se joindre au cortège de la contre manifestation organisée à Lille le 08 octobre, contre le déferlement des identitaires et de l'ultra droite nationaliste, raciste, xénophobe et violente, soutenue et confortée par le Préfet, le Ministre de l'Intérieur et la droite populaire de l'UMP.
RENDEZ-VOUS A 15H00 PLACE DU MARCHE DE LILLE-WAZEMMES
SOYONS DES MILLIERS POUR VAINCRE LA BÊTE NAZIE
France : Un ènieme décret apres celui des fichages de toutes sortes !
Un décret signé en catimini en juillet 2012, vient d' autoriser la police française à tirer à balles réelles sur les manifestants.
Un décret a été voté ce 1er Juillet, Décret n° 2011-794 du 30 juin 2011 relatif à l’emploi de la force pour le maintien de l’ordre public. Il concerne les administrations centrales des ministères de l’intérieur et de la défense, représentants de l’Etat, militaires et fonctionnaires en charge des missions de maintien de l’ordre public. Et il a pour objet la modification du régime juridique relatif à la dispersion des attroupements.
l’article 431-3 du code pénal détermine les raisons pour lesquelles on peut vous tirer dessus : Constitue un attroupement tout rassemblement de personnes sur la voie publique ou dans un lieu public susceptible de troubler l'ordre public.
Un attroupement peut être dissipé par la force publique après deux sommations de se disperser demeurées sans effet, adressées par le préfet, le sous-préfet, le maire ou l'un de ses adjoints, tout officier de policejudiciaire responsable de la sécurité publique, ou tout autre officier de police judiciaire, porteurs des insignes de leur fonction.
Il est procédé à ces sommations suivant des modalités propres à informer les personnes participant à l'attroupement de l'obligation de se disperser sans délai.
Toutefois, les représentants de la force publique appelés en vue de dissiper un attroupement peuvent faire directement usage de la force si des violences ou voies de fait sont exercées contre eux ou s'ils ne peuvent défendre autrement le terrain qu'ils occupent.
Les modalités d'application des alinéas précédents sont précisées par décret en Conseil d'Etat, qui détermine également les insignes que doivent porter les personnes mentionnées au deuxième alinéa et les conditions d'usage des armes à feu pour le maintien de l'ordre public.
Ainsi se poser la question sur ce que nous prépare l'EU qui sait qu'elle va faire face à de la contestation, les différentes lois en Frrance commence sérieusement à montrer une dérive certaine.
Les fichages sont entrain de généraliser dans toutes l'ue et on utilse n'importe quel pretexte pour mettre en place des decrets, des lois qui nous conduisent directement vers un état totalitaire et policier !!
Dans ce document noté à "diffusion restreinte" : les experts de la police britannique développèrent une doctrine sous le titre "Public Order : Conflict Prevention, rendu public par l’association State Watch et accepté par les ministres de l’intérieur en 1998.
Fauteurs de troubles :
Articles conseillés : Comment ficher les fauteurs de troubles dont voici un extrait
Cette notion n’est pas sans rappeler le fameux « sentiment d’insécurité », très en vogue en France pour servir de baromètre répressif après le moindre fait divers. Pour Tony Bunyan, fondateur et directeur de Statewatch, il est « absurde » de lier les délits ou crimes sérieux à la notion de « perturbation de la paix publique ». « Cela peut englober des manifestants non violents qui font un sit-in ou tout autre rassemblement de protestation. Ils pourraient être interprétés par la police comme ayant ‘un effet considérable’ sur le sentiment de sécurité ».
Criminaliser les manifestants :
L'UE prévoit :
* Donner le contrôle des opérations de la "Task Force" nouvellement créé de l'UE et qui n'a aucune base juridique pour ses activités
* Créer des mécanismes pour des coopération opérationnelles pour lesquels il n'existe pas de pouvoirs légaux
* Légitimer la surveillance continue par "la police et des officiers du renseignement » (sécurité intérieure services) des « personnes ou groupes susceptibles de constituer une menace pour l'ordre public et la sécurité"
* Créer des bases de données nationales de « fauteurs de troubles » fondées sur des soupçons et de suppositions sans aucune éthique ni normes ou protection des données et l'échange non réglementée de ces données.
* Permettre aux Etats membres d'adopter des lois pour empêcher les gens d'aller à des manifestations dans d'autrespays si leurs noms ont été enregistrés comme « suspects » ou si elles ont été reconnues coupables d'un trouble mineur infractions à l'ordre public comme (obstruction de l'autoroute)
Le rapport Statewatch :
* Les plans de l'UE menacent le droit à la libre circulation et le droit de protester
* Sept gouvernements de l'UE - Allemagne, Suède, Portugal, Italie, Belgique, Luxembourg et Royaume-Uni
le Royaume- Uni a voulu aller encore plus loin et créer une base de données de « fauteurs de troubles" à l’échelle de l’union et introduire des interdictions de voyager sur les présumés « fauteurs de troubles" dans l'UE.
* Les plans mèneront à la surveillance de l'activité politique quotidienne, sans limite ou de données
protection, qui est tout à fait inacceptable dans les démocraties.
* Les plans ont été mis e place par des réunions secrètes à Bruxelles sans aucun contrôle parlementaire et sans permettre à la société civile d’objecter.
* Les plans auront peu d'effet sur le sol et la seule option d’accroitre l’autorité de la police sur les manifestants dans les rues
* L'effet global est de légitimer la surveillance et criminaliser les manifestants
Le détenu politique Abdelhak Atalhaoui comparaîtra pour son procès le 07 septembre 2011 tout en étant en grève de la faim. Le camarade a, en effet, décidé d’entamer deux jours de grève de la faim, le 06 et le 07 septembre 2011, comme premier avertissement. Voici sa déclaration :
Le 07 septembre prochain se déroulera la deuxième partie du procès fomenté à mon encontre, après que le tribunal de première instance m'ait condamné à 4 ans de prison ferme - peine dont je viens déjà de purger 5 mois.
Avec 5 de mes camarades - dont deux ont purgé déjà 4 mois de leur peine -, j'ai été arrêté suite à la glorieuse marche du 20 février, durant laquelle les masses populaires par dizaine de milliers ont manifesté pour imposer leurs revendications de transformation radicale et pour dénoncer les décennies d'exploitation et d'oppression que le régime actuel et ses acolytes ont exercé et continuent d'exercer aujourd'hui encore. A la suite de cette manifestation, ont eu lieu des vagues massives d'arrestation et de poursuite à l'encontre de dizaines de militants et à l'encontre de centaines de fils du peuple marocain, et ces arrestations se sont soldées par de nombreuses condamnations à des peines d'emprisonnement ferme. Par cette répression, le régime cherche à empêcher le peuple marocain de réaliser ses aspirations pour une transformation radicale et globale, et tente en même temps de créer "l'exception marocaine" - et cela, même s'il est conduit à tuer un tiers du peuple et à jeter le reste de la population dans les geôles du pays.
Mais le peuple marocain, - ce héros qui n'a eu de cesse de combattre le colonialisme d'antan et l'impérialisme actuel, en sacrifiant les meilleurs de ses fils comme martyrs - n'acceptera jamais cette soi-disante "exception marocaine".
Nous appelons les masses populaires à accentuer sa lutte jusqu'à la victoire ; et à l'opinion publique nationale et internationale, nous disons ce qui suit :
- je déclare la volonté qui est la mienne d'entamer une grève de la faim de deux jours, le 6 et le 7 septembre prochains
- nous dénonçons la répression féroce que subissent les différentes couches des masses populaires (ouvriers, paysans, étudiants, chômeurs, et le mouvement du 20 février)
- nous dénonçons aussi les procès fomentés que j'ai subis et que subissent tous les détenus politiques au Maroc
- nous dénonçons aussi les conditions inhumaines que j'endure et qu'endurent les détenus politiques dans les prisons de l'oppression et de la misère au Maroc
- nous revendiquons ma libération immédiate et sans condition ainsi que celle de tous les détenus politiques
- nous revendiquons aussi la levée de toutes les poursuites menées à l'encontre des militants
- nous exigeons que tous les tortionnaires soient jugés et condamnés
- nous exprimons notre solidarité inconditionnelle avec la lutte de toutes les couches des masses populaires, et en particulier avec celle qui oeuvre à la transformation radicale et globale.
- nous exprimons aussi notre solidarité avec tous les détenus politiques et en particulier avec les camarades Mourad Chouini et Youssef Alhamdiya
- nous exprimons notre solidarité avec la lutte de tous les peuples qui aspirent à se libérer du joug de l'impérialisme et du colonialisme, et avec la lutte de la classe ouvrière et de tous les opprimés dans les centres impérialistes.
Vive la lutte du peuple marocain !
Vive toutes les luttes de tous les peuples du monde !
Liberté pour tous les prisonniers politiques !
Le détenu politique : Abdelhak Atalhaoui
numéro d'écrou : 10239