Les procès politiques, la torture, le MAE, ça suffit
IL FAUT DES SOLUTIONS POLITIQUES
Contre la politique répressive de l’Etat Espagnol
Dénonçons le procès contre les militants de BATASUNA
organisation indépendantiste de gauche
(procès du 27 juin au 7 juillet 2011)
Rassemblement Grand Place de Lille
Le jeudi 7 juillet – 18h30
Assez de collaboration policière et judiciaire de l’Etat Français.
Exprimons notre solidarité visible avec la militante basque de nationalité française Aurore Martin et les nombreux jeunes basques livrés à l’espagne pour leur activité politique.
NON AU MANDAT D’ARRÊT EUROPÉEN !
Attention demain il pourrait s’appliquer à n’importe quel militant politique ou syndical de l’espace européen.
Appel du 28 juin :
Comité solidarité basque Lille,
LDH,
NPA,
MRAP,
Comité « libérez Les »59/62,
Coordination communiste 59/62,
Les Ami(e)s solidaires du Pays Basque
contact csblille@aol.com
Les procès politiques, la torture, le MAE, ça suffit
IL FAUT DES SOLUTIONS POLITIQUES
Contre la politique répressive de l’Etat Espagnol
Dénonçons le procès contre les militants de BATASUNA
organisation indépendantiste de gauche (procès du 27 juin au 7 juillet 2011)
Rassemblement Grand Place de Lille Le jeudi 7 juillet – 18h30
Assez de collaboration policière et judiciaire de l’Etat Français.
Exprimons notre solidarité visible avec la militante basque de nationalité française Aurore Martin et les nombreux jeunes basques livrés à l’espagne pour leur activité politique.
NON AU MANDAT D’ARRÊT EUROPÉEN !
Attention demain il pourrait s’appliquer à n’importe quel militant politique
ou syndical de l’espace européen.
Appel du 28 juin :
Comité solidarité basque Lille,
LDH,
NPA,
MRAP,
Comité « libérez Les »59/62,
Coordination communiste 59/62,
Les Ami(e)s solidaires du Pays Basque
contact csblille@aol.com
EN ATTENTE
Contre la politique répressive de l’Etat Espagnol
Dénonçons le procès contre les militants de BATASUNA
organisation indépendantiste de gauche
(procès du 27 juin au 7 juillet 2011)
TOUS devant le Consulat d’Espagne
Le jeudi 7 juillet – 15h
Route de l'Ecluse Watie
Dunkerque
Assez de collaboration policière et judiciaire de l’Etat Français.
Exprimons notre solidarité visible avec la militante basque de nationalité française Aurore Martin
et les nombreux jeunes basques livrés à l’espagne pour leur activité politique.
NON AU MANDAT D’ARRÊT EUROPÉEN !
Attention demain il pourrait s’appliquer à n’importe quel militant politique ou syndical de l’espace européen.
Appel du 28 juin : Comité solidarité basque Lille, LDH, NPA, MRAP, Comité « libérez Les »59/62, Coordination communiste 59/62,Les Ami(e)s solidaires du Pays Basque
Co voiturage au départ de Lille- départ MRES Lille - 13h - contact csblille@aol.com
reprise d'article
(Regards.fr) La flotille pour Gaza devrait appareiller depuis la Grèce dans les jours à venir. Au moins un bateau français en sera, probablement deux, ont annoncé les organisateurs samedi 18 juin à Marseille. Alors que ce départ se précise, les amis d’Israël multiplient les communiqués et les interventions dénonçant notamment le caractère "politique" de l’initiative. En contrepoint, de nombreuses personnalités se sont engagées au soutien de la Flotille. La semaine qui débute va être longue...
« Nous serons à Gaza à la fin du mois de juin ». Samedi 18 juin, au cours d’une conférence de presse tenue à Marseille, Claude Léostic, de l’Association France-Palestine Solidarité (AFPS) n’a pas laissé place au doute. Tandis qu’elle s’exprimait, des images du bateau acheté « grâce au soutien de milliers de citoyens » défilaient en boucle sur un écran. Actuellement à quai dans un port grec, il devrait être accompagné d’un second navire français, de taille plus modeste.
Au total, une douzaine de bateaux composeront cette Flotille II : venus d’Amérique, d’Asie mais surtout de pays "du Nord au Sud" du continent europén. Grande absente, la Turquie. Un an après la grave crise diplomatique entre Israël et la Turquie (alliés régionaux) suite à la mort de neufs militants turcs tués par l’armée israélienne lors de l’assaut du 31 mai sur la Flotille, Tel Aviv a pris les devants. Et, au lendemain de la victoire électorale de la formation de Recep Tayip Erdogan, exercé des pressions sur Ankara appuyées, selon Le Monde du 17 juin, par celles de Barack Obama. Le président américain « aurait lui-même appelé le premier ministre turc (...) pour lui enjoindre de calmer un jeu diplomatique régional qui risque de nouveau de s’enflammer en cas d’arraisonnement de la flotille pour Gaza » .
Côté français, les deux bateaux ne pourront embarquer qu’une cinquantaine de personnes. Olivier Besancenot (NPA), le député Jean-Paul Lecoq (PCF), les députés européennes Marie-Christine Vergiat (FdG) et Nicole Kiil-Nielsen (Europe écologie) ainsi que « des personnalités du PS et du PG » y représenteront les organisations de la gauche politique française. Côté syndicat, Jean-François Courbe de la CGT, Annick Coupé de Solidaire et Raymond Fabrègues de la Confédération Paysanne. Julien Bayou (Génération Précaire), et les navigateurs Jo Le Guen et Eugène Riguidel en seront également. A leur côté, des représentants de l’AFPS, de la Campagne civile internationale pour la protection du peuple palestinien (CIPPP), de la CIMADE, du MRAP, de l’Union juive française pour la paix (UJFP), du Collectif des musulmans de France (CMF), de la coalition contre Agrexco et de divers autres collectifs.
A tous ceux-là, dont beaucoup étaient présents lors de la Conférence de presse puis au coeur du rassemblement qui s’est tenu toute l’après-midi sur le Vieux Port, le militant israélien Michel Warshawski a tenu à annoncer « deux bonnes nouvelles » : « Un : ça panique dur à Tel Aviv, il y a des réunions d’urgence, civiles et militaires, parce que les autorités commencent à comprendre que cette flotille va arriver. Deux : nous - le mouvement de solidarité israélien et palestinien -, serons aux portes de Gaza et aux portes d’Ashdod. Parce que nous savons que la flotille arrivera à bon port - ou tout à côté - et nous serons là pour vous accueillir ».
Argumentaire double-lame
L’accueil, le gouvernement israélien, a de son côté donné quelques indications sur celui qu’il entend réserver à cette Flotille. Comme le relate le même article du Monde, l’état-major de l’armée israélienne considère que « ces bateaux agissent contre [la loi internationale] et contre la souveraineté d’Israël » et cherchent « à forcer le blocus pour délégitimer Israël ». Et ce d’autant qu’ils sont remplis d’« extrémistes d’IHH [ l’organisation dont étaient issus de nombreux militants turcs sur la Flotille 2010, ndlr] [qui] vont probablement utiliser la violence ».
Cet argumentaire à double-lame (la Flotille est l’outil d’une "délégitimisation politique" d’Israël et elle est un repère de dangereux barbus) est d’une efficacité qui n’est plus à démontrer auprès de la société israélienne, où le "syndrome de Massada" reste assez largement partagé. Il a en outre le mérite d’offrir à tous les amis de Tel Aviv un discours de propagande tout-prêt et bien rôdé. Dans les jours précédant et suivant le rassemblement marseillais, chacun d’entre eux en a usé. Dans un communiqué diffusé à la presse le 20 juin, le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) y va ainsi de ses "10 remarques sur le bateau pour Gaza" dans lequel on apprend notamment que « les participants “humanitaires” à ce bateau sont les “idiots utiles” d’une opération menée en sous-main par l’IHH, filiale turque des Frères Musulmans, responsable du bain de sang survenu l’an dernier sur le Mavi Marmara ». Plus c’est gros, plus ça passe. Moins d’une semaine auparavant, le même CRIF proposait "20 questions sur la flotille de Gaza", brodant à l’infini sur les mêmes contre-vérités .
Député UMP et président du groupe d’amitié France-Israël, Claude Goasguen s’est lui livré sur son blog à une condamnation sans appel de la Flotille tout en appelant à rejoindre la manifestation pro-israélienne qui s’est tenue dimanche 19 à proximité des locaux du Centre international de Culture populaire (CICP) à Paris où siègent de nombreuses organisations pro-palestiniennes. Ces dernières années, le CICP a été la cible, à plusieurs reprises, d’agressions de la Ligue de défense juive (LDJ), une organisation d’extrême-droite. Enfin, dans un communiqué du 14 juin, la LICRA avait apporté la nécessaire touche "lutte contre l’antisémitisme" à ce déchaînement anti-flotille : « Ces initiatives sont contraires à la loi et à la paix publique. Elles contribuent à l’augmentation des actes antisémites en France ».
Tonalité plus soft du côté des responsables internationaux où le discours oscille entre l’"inquiétude" très réticente de Ban Ki Moon et la franche désapprobation de l’Union européenne ; En mai dernier, Kristalina Georgieva, commissaire européenne responsable de la Coopération internationale, de l’aide humanitaire et de la gestion des crises faisait part de « son opposition la plus totale au projet de la flottille... qui, malgré l’affirmation de ceux qui l’organisent, n’est pas humanitaire mais politique ».
Soutiens politiques et gros bras
Une dimension politique qui, contrairement à ce que prétendent les détracteurs de la Flotille est pleinement assumée par les organisations et les personnalités engagées. « Oui c’est politique que la société civile se mobilise et en remontre à Israël, c’est politique de demander à ces pays qui se font les chantres des Droits de l’homme et à l’Union européenne de dénoncer la politique israélienne et d’assurer la sécurité des bateaux ! Et je ne vois pas en quoi cela pose problème », a résumé Julien Bayou lors de la Conférence de presse.
En France, 411 élus et responsables politiques, justement, dont 97 élus et responsables nationaux, ont affirmé leur soutien à la campagne "un bateau français pour Gaza". Et 172 personnalités ont signé l’appel en soutien au bateau français pour Gaza. Tandis que les universitaires Bertrand Badie, Didier Billion, Sonia Dayan-Herbrun, Vincent Geisser, Nacira Guénif, Alain Joxe, Rachid Benzine et Julien Salingue ont eux, co-signé le 16 juin une tribune soutenant la Flotille.
Qui a peur de la Flotille ? Israël et ses représentants dans le monde, qui savent que ce type d’initiative de la société civile travaille des opinions acceptant de plus en plus de mal la suffisance coloniale anachronique de cet Etat. Il n’y a qu’à voir l’énergie que tous dépensent pour contester la campagne Boycott Désinvestissement Sanction (BDS). Et les puissants de ce monde, renvoyés à leur complaisance - voire à leur lâcheté - politique par quelques dizaines de milliers de citoyens et quelques centaines de personnes prêtes à s’engager physiquement pour exiger le respect du Droit international.
Flotille pacifiste contre armée israélienne ? Chacun sait déjà qui l’emportera quand la confrontation aura lieu, fin juin, quelque part dans les eaux méditerranéennes. Mais la solidarité aura gagné du terrain. Et en attendant, les rapports de force peuvent aussi se mesurer à des actions symboliques. Samedi à Marseille, les quelques militants sionistes violents qui se sont risqués à des provocations au bas de la Canebière se sont fait corriger par des militants en marge du rassemblement au cours d’une altercation saignante mais vite contrôlée par le SO et la police. Et puisqu’on parle gros bras, il faut ici signaler les militants irlandais de la campagne Irish ship to Gaza, qui se sont adjoints le concours de quelques "héros" insulaires. Des rugbymen du quinze national qui, face caméra, font part de leur soutien à la Flotille...
attente maintenance
70ème ANNIVERSAIRE DE LA GRÉVE DES MINEURS DE MAI-JUIN 1941 RÉPRIMÉE DANS LE SANG.
LA MEMOIRE DE LA FOSSE DAHOMEY DE MONTIGNY en GOHELLE NOUS APPARTIENT !
ELLE N’APPARTIENDRA JAMAIS, NI A L’UMP DE SARKOZY NI A L’EXTRÊME-DROITE DES LE PEN!
LE 28 MAI A MONTIGNY en GOHELLE (près de Lens)
SOYONS DES MILLIERS DE CAMARADES À HONORER NOS CAMARADES !
Le devoir de mémoire de la classe ouvrière est d’honorer la résistance des 100 000 mineurs qui en mai-juin 1941, ont, pendant 12 jours, fait grève pour des justes revendications, et ce malgré l’oppresseur nazi qui voulait les asservir et les faire taire, et le patronat des Mines qui profitait de la dissolution de la CGT et du PCF par les lois pétainistes , pour encore plus exploiter nos camarades, par la force et la répression.
Cette commémoration au Monument Dahomey de Montigny en Gohelle marque après la commémoration de Bruay-la-Buissière le 29 avril, le 70ème anniversaire de la terrible répression qui s’abattit sur plus de 400 militants, adhérents de la CGT ou/et du PCF, au printemps 1941.
Avec cette grève, nos courageux et déterminés camarades de la CGT devenue clandestine, qui pour la plus-part étaient aussi membres du Parti Communiste lui aussi devenu clandestin, ont ouvert la voie de la résistance, celle des FTP, des FTP-MOI, des FFI… un Front de résistance et de sabotages contre l’appareil de production de guerre, qui sera reconnu en 1945 par l’ensemble des puissances alliées contre les fascistes.
Ces mouvements de résistance si différents se sont unis sous l’impulsion de Jean Moulin, de de Gaulle, et de Maurice Thorez, pour créer le Conseil National de la Résistance qui aboutira à d’énormes avancées sociales. Des droits nouveaux créés et bâtis pour les travailleurs et par les travailleurs, ces mêmes progrès sociaux que le gouvernement d’aujourd’hui tente de détruire pour mettre en place sur fond de remondialisation du capital, l’ultra-libéralisme destructeur de droits, de services publics et d’emplois…un gouvernement qui parle de nos martyrs comme étant des leurs.
L’ identité syndicale CGT s'est construite sur des valeurs de résistance, de solidarité et d'humanité qui se sont traduites, dans l'histoire de notre bassin minier, par la volonté de lutter ensemble dans les combats de classe autour de grandes causes progressistes locales, nationales et internationalistes…
Contre la guerre et pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, pour la liberté et les droits fondamentaux, la CGT et le PCF du Pas de Calais ont toujours été de tous les combats…. Encore aujourd’hui !
Arrêtés, emprisonnés, torturés, déportés, nos camarades martyrs se sont engagés avec courage et abnégation jusqu’à la mort qui fût parfois atroce et innommable, intolérable et inexcusable… même 70 ans plus tard… nous ne pouvons oublier !
Leurs revendications légitimes, la liberté pour le Peuple, la fierté d’appartenir à une nation, le maintien malgré de danger de continuer et de faire vivre la CGT et le PC et leurs histoires de luttes à peine 5 ans après 1936, ont été plus importantes que leur propre vie.
Leur engagement, leur sacrifice ont été exemplaires et porteurs d'un message universel fort: ensemble et malgré les différences et le danger quotidien, on pouvait réaliser des choses exceptionnelles, héroïques, pour de grandes causes humaines telle que de se libérer de l'oppresseur nazi et ses sous fifres du patronat collaborateur.
Camarades, être à Montigny en Gohelle le 28 mai, c'est être porteur de cet espoir, de cette vérité pour continuer à faire vivre ces exemples d'hommes debout au service de la liberté et de la dignité humaine.
Soyons des milliers pour honorer leur mémoire dans notre mémoire collective de luttes de classe pour bâtir des projets communs au service de tous dans le respect mutuel et pour des siècles sans guerre.
Quelque soient nos croyances, nos religions, nos affinités politiques et syndicales, nous devons nous retrouver afin de poursuivre les combats d’hier et d’aujourd’hui. Des combats pour l'ensemble de l'humanité, à commencer du combat pour la paix alors que la France est engagée dans deux guerres.
Mais aussi les combats qui nous paraissent indissociables, ceux pour la justice sociale et la reconnaissance de chacun dans cette société de plus en plus repliée sur elle-même, où misère, racisme et individualisme gagnent du terrain pour alimenter le fumier malodorants du parti fasciste qui s’affiche sans vergogne.
Oui camarades, le parti fasciste s’affiche sans contrainte ici et tout près, et même si en façade il paraît s’assagir, il continue à mentir et à vomir la haine des autres. 70 ans plus tard. Le spectre fasciste est là devant nous, à quelques mètres de nous, les idées de la bête immonde ne sont pas encore détruites, la haine et la volonté d’une supériorité de race ou religieuse sont toujours bien présentes. et elles se propagent dans les masses populaires comme la gangrène … la CGT combat cette menace avec force et détermination.
Comment est-il possible que des travailleurs tombent dans ce piège démagogique et populiste miné par les mensonges, quand des dizaines de milliers de travailleurs de dizaines de nationalités différentes sont morts en martyrs pour avoir défendu des idéaux d’humanisme, de solidarité et de fraternité ?
Nos mineurs morts assassinés par les hordes nazies portaient des noms d’ici et d’ailleurs, ils étaient nés ici et ailleurs, et pourtant ils se respectaient et s’entraidaient... sans racisme ni haine.
Dénoncés, arrêtés, emprisonnés, torturés, fusillés, déportés, gazés, brûlés… parfois à la fleur de l’âge, nos camarades sont restés dans nos mémoires comme nos héros, nos véritables héros, nos héros-mineurs parmi les 100 000 camarades de la CGT et du PCF tombés face aux fascistes nazis et français.
Camarades, quelle leçon de force de ces travailleurs des mines, frères de luttes de Guy Moquet, de Maïa Politzer, de Martha Desrumaux et de tant d’autres, jeunes et moins jeunes, qui ont mis leur vie totale au service d'un idéal de liberté au risque de la perdre à jamais.
Dans notre époque de chaos et de division à l’intérieur même de notre classe sociale dont les intérêts sont fondamentalement opposés à ceux des patrons et des nantis de la finance, l’engagement de nos camarades mineurs, résistants et martyrs, nous invite à être porte-paroles des valeurs de la solidarité, de l'entraide, de la fraternité de classe et du refus de l'exclusion.
Gloire à nos martyrs mineurs, résistants, syndicalistes CGT ou membres du PCF, tombés sous le joug du nazisme et de leurs collaborateurs fascistes patronaux.
Gloire à la résistance ! Honneur à leur mémoire et à leur courage !
Ils étaient Mineurs et étaient Français, Polonais, Yougoslaves, Portugais, Espagnols, Italiens. Belges…
Ils ont été fusillés dans les citadelles d’Arras, de Lille, d’Amiens, dans les forts du Vert-Galand à Verlinghem ou du Curgies à Valenciennes, dans les prisons de Cuincy et de Loos les Lille, et dans la forêt de Champigneulles en Meurthe et Moselle, décapités, pendus, affamés dans les camps…exterminés par des barbares dont l’idéologie n’est pas elle morte le 8 mai 1945.
Ils étaient nos camarades, ils étaient cégétistes, ils étaient des communistes, ils étaient socialistes...
Nous ne pouvons laisser à l’UMP et à ses chefs, à ceux qui les soutiennent directement ou indirectement dans leur politique antisociale et ultralibérale en remettant en cause le Conseil National de la Résistance ou en adoptant des LOIS répressives et liberticides, et tous les opportunistes de la dernière heure… le droit de s’approprier nos martyrs de classe !
DISCOURS DE LA CGT LE 29 AVRIL 2011 LORS DE LA CÉLÉBRATION A BRUAY-LA-BUISSIÉRE DU 70ème ANNIVERSAIRE DE LA GRÉVE DES MINEURS EN MAI JUIN 1941 RÉPRIMÉE DANS LE SANG.
Nous sommes aujourd’hui réunis afin d'honorer la mémoire de cette résistance des mineurs à l’oppression nazie qui voulait les asservir, mais aussi à l’oppression patronale qui profitait de la dissolution de la CGT par les lois pétainistes de 1940-41.
Cette journée marque le 70ème anniversaire de la terrible répression qui s’abattit sur des centaines de militants syndicaux et adhérents de la CGT, au printemps 1941.
Avec cette grève, nos courageux et déterminés camarades ont ouvert la voie de la résistance, celle des FTP, des FTP-MOI, des FFI, celle du Front National dont le nom a été usurpé par le parti des fascistes et des nationalistes-chauvins… que la CGT combat de toutes ses forces.
Tous ces mouvements de résistance, si différents mais qui se sont unis, ont conduit au Conseil National de la Résistance qui nous a apporté d’énormes avancées sociales. Des droits nouveaux pour les travailleurs que le gouvernement d’aujourd’hui tente de détruire, négligeant au passage le passé glorieux de nos camarades, pour mettre en place sur fond de remondialisation du capital, l’ultra-libéralisme destructeur de droits, de services publics et d’emplois.
Voilà pourquoi nous sommes ici camarades !
Notre identité syndicale CGT s'est construite sur des valeurs de résistance, de solidarité et d'humanité qui se sont traduites, dans l'histoire de notre bassin minier, par la volonté de nous retrouver ensemble dans les combats autour de grandes causes progressistes locales, nationales et internationalistes…
Contre la guerre et pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, pour la liberté et les droits, la CGT a toujours été de tous les combats.
Arrêtés, emprisonnés, torturés, déportés, nos camarades martyrs se sont engagés avec courage et abnégation jusqu’à la mort qui fût parfois atroce et innommable, intolérable et inexcusable… même 70 ans plus tard… nous ne pouvons oublier !
Leurs revendications de classe et de masse, ouvrières et justes, la liberté, la fierté d’appartenir à la CGT et à son histoire de luttes 5 ans après 1936, ont été plus importantes que leur propre vie.
Leur engagement, leur sacrifice ont été exemplaires et porteurs d'un message universel fort: ensemble et malgré les différences, on pouvait réaliser des choses exceptionnelles, héroïques, pour de grandes causes humaines telle que la libération de l'oppresseur nazi.
Camarades, se retrouver ici ce soir, c'est être porteurs de cet espoir, de cette vérité et c’est continuer à faire vivre ces exemples d'hommes debout au service de la liberté et de la dignité, au service d’une classe en soi vers le passage d’une classe pour soi.
Honorer aujourd'hui leur mémoire dans notre mémoire collective de luttes, de classe, de sacrifice de soi, c'est rappeler, qu’en gommant nos différences, nous pouvons bâtir des projets communs au service de tous dans le respect mutuel et pour des siècles sans guerre.
Quelque soient nos croyances, nos religions, nos affinités politiques et syndicales, nous devons nous retrouver afin de poursuivre les combats qui les ont tous concernés, et qui nous concernent encore à notre époque.
Des combats pour l'ensemble de l'humanité, à commencer du combat pour la paix et ceux qui nous paraissent indissociables, les combats pour la justice sociale et la reconnaissance de chacun dans cette société de plus en plus repliée sur elle-même, ou la misère, le racisme et l’individualisme gagnent du terrain pour faire le fumier malodorants des partis fascistes qui s’affichent sans vergogne.
Oui camarades, des partis fascistes qui s’affichent sans contrainte pour vomir la haine des autres, alors que nos camarades de dizaines de nationalités différentes sont morts en martyrs pour avoir défendu des idéaux d’humanisme, de solidarité et de fraternité de classe.
Ils portaient des noms d’ici et d’ailleurs, ils étaient nés ici et ailleurs, et pourtant ils se respectaient et s’entraidaient... sans racisme ni haine.
Dénoncés, arrêtés, emprisonnés, torturés, fusillés, déportés, gazés, brûlés… parfois à la fleur de l’âge, nos camarades sont restés dans nos mémoires comme nos héros, nos véritables héros, nos héros-mineurs parmi les 75 000 camarades de la CGT tombés face aux fascistes nazis et français. Ils sont tombés en Hommes de devoirs mais plus simplement en Hommes de Cœur, Hommes tout court.
Pourtant camarades, 70 ans plus tard, les idées de la bête immonde ne sont pas encore détruites, la haine et la volonté d’une supériorité de race ou religieuses sont toujours bien présentes. ; et le pire est qu’elle se banalise, ce que la CGT combat avec force et détermination chaque jour.
Pour conclure cet hommage bien trop bref au regard de leur engagement exceptionnel, nous rappelons ici camarades, que c'est notre classe sociale, celle des travailleurs, que nous honorons en déposant cette gerbe en mémoire.
Camarades, quelle leçon de force de ces travailleurs des mines, frères de luttes de Guy Moquet, de Maïa Politzer, de Martha Desrumaux et de tant d’autres, jeunes et moins jeunes, qui ont mis leur vie totale au service d'un idéal de liberté au risque de la perdre à jamais.
A une époque où les jeunes nous demandent plus que jamais de leur faire confiance, l’engagement de nos camarades mineurs, résistants et martyrs, nous invite à nous tourner vers eux car beaucoup d'entre eux portent haut les valeurs de la solidarité, de l'entraide, de la fraternité de classe et du refus de l'exclusion.
Alors chers camarades !
Gloire à nos martyrs mineurs, résistants, syndicalistes CGT, tombés sous le joug du nazisme et de leurs collaborateurs fascistes patronaux.
Gloire à la résistance !
Honneur à leur mémoire et à leur courage.
Ils étaient français, polonais, yougoslaves, portugais, italiens..
Ils ont été fusillés dans les citadelles d’Arras, de Lille, d’Amiens, dans les forts du Vert-Galand à Verlinghem ou du Curgies à Valenciennes, dans les prisons de Cuincy et de Loos les Lille, et dans la forêt de Champigneulles en Meurthe et Moselle.
Ils étaient nos camarades !
Ils travaillaient ici ! Ils s’appelaient* :
Léon BAILLEUX - Barlin
Louis BERTOUX - Vermelles
Emile BERTRAND - Auchel
Henri BODELOT - Bruay-en-Artois
Marcel BODELOT - Haillicourt
Auguste BRUNOVIC - Divion
Georges CADREN - Hersin-Coupigny
Serge CANDAS - Auchel
Augustin CARON - Bruay-en-Artois
Henri CARON – Divion+
Paul CARON - Saint-Pierre-les-Auchel
Kléber CARPENTIER - Bruay-en-Artois
Marty CHATELAIN - Divion
Augustin CHAVATTE - Hersin-Coupigny
Joseph CONSONNI - Vermelles
Henri DECROIX - Cauchy-à-la-Tour
Georges DELLERUE - Rimbert-lez-auchel
Julien DELVAL – Beuvry
Raymond DERUY - Bruay-en-Artois
Paul DESCAMPS - Bruay-en-Artois
Voltaire DHENNIN - Beuvry
José DOS SANTOS - Divion
Léon DOYELLE - Houdain
Louis DUSSART - Bruay-en-Artois
Léon GALLOT - Beuvry
Alexandre GREGOIRE - Estrée-Blanche
Fernand GROSSEMY - Annezin-les-Béthune
Edmond HEAULME - Hersin-Coupigny
Ignace HUMBLOT - Auchy-les-Mines
René JAMSIN - Annezin-les-Béthune
Tadeusz KEMPA - Hersin-Coupigny
Joseph KRYSTKOWIAK – Houdain
Jean LEFEBVRE - Beuvry
Léopold LESAGE - Haillicourt
Alphonse MADELAINE - Divion
Ulfroy MARCOTTE - Calonne-Ricouart
Louis MARQUANT - Annezin-les-Béthune
Jules NOYELLE - Bruay-en-Artois
Louis PART - Auchy-en-Bois
Victor PATINIER - Calonne-Ricouart
Paul PLOUVIEZ - Bruay-en-Artois
Joseph RATAJCZYK - Houdain
Oscar ROUSSEL - Hersin-Coupigny
André SENECHAL - Vermelles
Amédée SUCHET - Auchel
François SURDYK - Vermelles
Auguste TRANNIN - Vermelles
Lucien TRINEL - Labourse
Emile VIEUBLED – Vermelles
* lecture des noms par 5 camarades des 5 unions locales CGT d’AUCHEL-BETHUNE-BRUAY-ISBERGUES-LILLERS
le Comité Libérez-les ! tiendra un stand à cette belle initiative
FRONT SOLIDAIRE
Association culturelle et de mémoire internationaliste, créée en 2011 par les 5 Unions Locales CGT d’Auchel-Béthune-Bruay-Isbergues-Lillers.
ORGANISE* à BRUAY-LA-BUISSIÈRE
2 JOURS DE FÊTE DES TRAVAILLEURS !
DANS LE CADRE DE LA COMMÉMORATION DES 140 ANS DE LA COMMUNE DE PARIS DE MARS A JUIN 1871 ET DU 70ème ANNIVERSAIRE DE LA GRÈVE DES MINEURS DE MAI Á JUIN 1941, CONTRE LE PATRONAT DES MINES ET LES NAZIS.
Vendredi 29 avril
de 18h30 à 23h00.
18h30 : Dépôt de gerbe au Monument de la Résistance et hommage aux mineurs antifascistes, victimes de la répression, de la torture et de la déportation par l’occupant nazi.
19h15 : Accueil par les mineurs en tenue de fond au cinéma Les Etoiles, rue du Périgord.
20h00 : projection du film de Louis Daquin « Le point du jour », en présence de Louisette Faréniaux, universitaire du cinéma, suivi du pot de l’amitié.
Samedi 30 avril
de 10h00 à 23h00.
Salle des Sports du Lycée des Travaux Publics, Rue d’Aire.
10h00 : Message d’accueil de Pierre Lebrun (Président de l’association Front Solidaire) et de Jacques Taillieu (secrétaire général de l’UL CGT du Bruaysis) et inauguration de l’exposition sur la Commune de Paris.
10h30 : causerie de Jacques Tourtaux autour de son ouvrage « Guerre d’Algérie. Souvenirs d’un appelé anticolonialiste »
11h15 : conférence de Saïd Bouamama, sociologue : « La Commune de Paris : mère des Révolutions »
12h30 : intervention de Pierre Outteryck, historien sur la Grève des mineurs de 1941
12h45 : 1er passage de la Chorale populaire de Paris (durant l’apéritif).
13h30 : causerie de Jacques Kmieciak, journaliste, autour des Rapatriements des Polonais du Nord à la libération
14h15 : conférence de Georges Gastaud, philosophe « Patriotisme et internationalisme à la lumière des évènements de la Commune de 1871 et de la Grève des Mineurs de 1941 »
16h00 : 2ème passage de la Chorale populaire de Paris.
16h30 : scène musicale ouverte avec Gaby.
17h00 : causerie autour de l’actualité de livre de Robert Linhart « Lénine, les paysans, Taylor » animée par Jean-Paul Cruse (journaliste, fondateur de la section CGT du journal Libération) et Jacques Lacaze (Secrétaire général de l’UL CGT Liévin)
17h45 : 3ème passage de la Chorale populaire de Paris.
18h15 : causerie de Roger Sylvain (CGT Métallurgie) autour de son livre : « Mai 68 à Renault-Billancourt ».
20h00-23h00 : diner-concert avec la compagnie « Les voisins d’en face » (réservation des repas)
Renseignements et réservations :
Jean-Louis BOULET : 03-91-80-49-21
Jacques TAILLIEU : 06-88-82-87-55
Toute la journée :
Stands – animations – expositions – restauration…
entrée gratuite
BONNE AMBIANCE ASSURÉE !
* Avec le soutien de la CSD CGT 62
Ce 15 mars 2011 marque le cinquième anniversaire de l’assaut de la prison de Jéricho et l'enlèvement du secrétaire générale du FPLP, Ahmad Sa'adat et de ses camarades, par les commandos militaires israéliens.
Pour cet anniversaire, la campagne internationale pour la libération d’Ahmad Sa’adat souligne que la force et la détermination du peuple palestinien à libérer tous les prisonniers liés à l'occupation, sont demeurées fermes et intactes. Elle nous demande de soutenir et de participer aux marches dans les 15 manifestations appelées pour l'unité des palestinienne et contre les accords d'Oslo.
Malgré les abus et l'isolement dont ils souffrent, les prisonniers palestiniens et le peuple palestinien continueront à résister à l'occupation, au racisme et au règlement, afin d'obtenir leurs droits à la liberté, l'autodétermination et le retour.
Depuis son enlèvement, Ahmad Sa'adat a fait l'objet de mauvais traitements à répétition, on lui interdit toujours les visites familiales et on lui refuse toujours les soins médicaux dont il a besoin. Il a été mis en isolement depuis le 19 mars 2009, et cet isolement est depuis maintenant près de 2 ans
Malgré les tortures, morales et physiques, pratiquées dans les prisons de l'occupant, qui sont à l'encontre de toutes les normes internationales relatives aux droits de l'homme, Ahmad Sa'adat a continué à être ferme et indéfectible au peuple palestinien et ses droits. C’est ainsi que les gardiens ont isolé Sa'adat physiquement, mais ils n'ont pas réussi à le faire taire en isolant ses mots ou son esprit - le peuple palestinien et les peuples du monde sont avec lui.
L'anniversaire de son enlèvement et de sa condamnation viennent en appui des protestations du 15 mars 2011 qui demanderont la fin des divisions internes palestiniennes et la dénonciation des accords d'Oslo et tous ses dérivés nocifs.
Cet enlèvement d'une prison de l'autorité palestinienne a été fait pour répondre aux accords d'Oslo et de sa « coopération à la sécurité, et la condamnation qui s’en est suivie est le résultat de la fracture volontaire du front intérieur palestinien liée aux accords d’Oslo.
Ainsi, à l'occasion de cet anniversaire, la mouvement de la campagne pour la libération de Ahmad Sa’adat appelle à dénoncer cette condamnation et cet isolement, qui seront appuyées par les manifestations le 15 mars.
La Femme du camarade Ahmad Sa’adat, Abla, a dit le 11 mars « Je demande à tous les Palestiniens, à l'intérieur et à l'extérieur de la Palestine, de participer aux manifestations « et elle a exprimé ses "sincères salutations pour tous les efforts faits par les jeunes Palestiniens. Elle a confirmé que « tous les détenus dans les prisons de l'occupant seront avec eux pour les soutenir dans leur mouvement et dans leurs exigences. »
Le mouvement pour la libération d’Ahmad Sa’adat invite tous les sympathisants du monde entier à rejoindre et à soutenir les efforts des Palestiniens ce 15 mars, avec des manifestations dans tous les secteurs, y compris dans les actions appelées par les communautés palestiniennes locales et à soutenir la lutte pour la libération des prisonniers palestiniens, qui sera l'une des exigences centrales des protestations du 15 mars.
Ce cinquième anniversaire de l'enlèvement doit marquer la fin, une fois pour toutes, de la politique dangereuse et profondément dommageable de la coordination de la sécurité, qui est une politique irresponsable de répression politique et de violations des droits de l'homme, qui menace la cause palestinienne.
Rappelons que la politique de coordination de sécurité, entre l’autorité palestinienne et l'occupant israélien, est la cause de la condamnation d’Ahmad, mais aussi des toutes les arrestations, les poursuites, les torture, et des craintes pour les Palestiniens en Cisjordanie.
La campagne palestinienne en solidarité avec Ahmad Sa'adat indique que la politique de la coordination de sécurité est une «trahison nationale contre le peuple et la résistance palestinienne ».
La politique de la coordination de sécurité est une menace pour la cause palestinienne et l'ensemble du peuple palestinien et elle est un affront aux milliers de prisonniers palestiniens incarcérés dans les prisons de l'occupant, c’est une menace qui va à l’encontre de la révolution palestinienne et cela pour encore des décennies.
A L'occasion de cet anniversaire, nous réitérons notre appel à toutes les organisations de solidarité avec la Palestine, de soutien aux prisonniers, de défense des droits et des droits de l'homme pour qu’elles viennent se joindre à la campagne.
Nous appelons toutes les autorités internationales, comme l'Organisation des Nations Unies et le Comité International de la Croix-Rouge, à prendre leurs responsabilités pour lutter contre la souffrance et les abus que subissent les prisonniers politiques palestiniens, dont notamment l'incarcération abusive des enfants et le refus de prodiguer des soins médicaux aux détenus malades.
Cinq ans après cet enlèvement de la prison de Jéricho, Ahmad Sa’dat est aux côtés de ses camarades prisonniers palestiniens et du peuple palestinien qui demeure résolument dans une confrontation contre l’occupant et l’oppression.
L'occasion, avec cet anniversaire, nous est donnée, de saluer Ahmad Sa'adat et les 11 000 prisonniers politiques palestiniens et de s'engager à poursuivre notre juste combat jusqu'à la libération de tous les prisonniers politiques palestiniens et toute la Palestine.
traduit de l'anglais par le Comité "Libérez-les!"
Ce 1er mars 2011 marque le 5ème anniversaire de la mort de la camarade d’Action Directe, Joëlle AUBRON, elle avait 46 ans, elle en aurait aujourd’hui 51 et nous sommes tous tristes.
Joëlle, merveilleuse de courage et d’abnégation, aura lutté jusqu’au bout contre le cancer avec le soutien de ses extraordinaires parents, et accompagnée des véritables camarades qui ont œuvrés pendant des années pour sa libération ainsi que celle de ses camarades de combat, malgré toutes les difficultés à rendre visible cette lutte.
De Fleury à Bapaume, Joëlle aura subi 19 années de privation et de brimades avec comme conséquence la maladie incurable. Et pourtant il aura fallu se battre des années contre la Justice aux ordres, les Ministres embourgeoisés, les haineux qui voulaient la détruire.
Il aura fallu des heures de luttes déterminées afin qu’elle sorte de cet enfer pour au minimum ralentir les effets de ce cancer fatal et encore profiter de la vie quelques mois, et dehors entourée des siens… et nous y sommes arrivés !
Derrière cela, elle aura conservé intactes ses convictions de classe et elle est restée sincère jusqu’au bout pour la victoire du prolétariat et des opprimés, elle n’a jamais trahi et sa lutte aura été plus importante que sa propre vie.
Alors quoi qu’on dise, que l’on soit d’accord ou hostile à cet engagement ultime dans la lutte armée et frontale contre le capitalisme, et dans la clandestinité avec ce que cela engage en sacrifices, Joëlle mérite le respect et sa mémoire doit être honorée au même titre que les grandes révolutionnaires ou les grandes résistantes.
La prison politique d’exception non reconnue et ses instruments de déshumanisation, ont considérablement affaibli physiquement nos camarades, mais ils n’ont pas réussi à les faire plier d’un millimètre quand il a s’agit de les broyer idéologiquement.
Alors camarades nous le redisons, respect !
A Madeleine et Jean-Noël, aux camarades Jean-Marc 1, Nathalie, Georges, à toutes celles et ceux qui pendant 20 ans et plus, les ont soutenus en contre-sens du bien-pensant, le Comité « Libérez-les ! », L’Inter, le Secours Rouge de Belgique, la Commission pour un Secours Rouge International (Bruxelles-Zürich), le Comité Solidarité Basque de Lille, l’Alliance Rouge et Noire, apportent toute leur sympathie et leur souvenir à la mémoire de la Commandante Joëlle.
Madeleine et Jean-Noël, pouvez-vous, s’il vous plait, déposer pour nous, une fleur dans ce coin de verdure qui sert de sépulture à jamais à votre fille chérie, à notre chère camarade.
Un jour l’histoire consacrera Joëlle comme une combattante de la liberté et comme une des véritables résistantes contre l’oppression capitaliste des masses populaires, au même titre que Louise Michel, Rosa Luxembourg, Clara Zetkin, Danièle Casanova et tant d’autres camarades révolutionnaires et résistantes.
Gloire à sa mémoire ! La lutte continue avec elle dans nos mémoires !
Le Comité « Libérez-les ! » de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques (59-62)
L’Inter.
Le Secours Rouge de Belgique.
La Commission pour un Secours Rouge International (Bruxelles-Zürich).
Le Comité Solidarité Basque de Lille
L’alliance Rouge et Noire
1] à lire « Infinitif présent » de Jean-Marc Rouillan aux éditions La Différence, qui est un très bel hommage à Joëlle.
A quelques jours de la prise de décision d’accorder ou pas un régime de semi-liberté conditionnelle à Jean-Marc Rouillan qui a entamé le 21 février sa 25éme année de détention, la pression est montée de plusieurs crans.
Le vendredi 25 février, des commissariats de la banlieue parisienne ont reçu (source AFP) des tracts émanant d’un « groupe » qui annonce la « réactivation » d’Action Directe et qui menace les policiers d’ « extermination »…
Friands de ce genre de scoop sans fondement, que nous considérons comme une manipulation de l’extrême-droite pilotée par la haute bourgeoisie, plusieurs média ont alimenté le moulin de la rumeur et de l’intoxication… Tarnac ou l’interview à l’Express, qui ont mis et remis en prison sur simple présomption, n’ont pas suffi, il faut encore que la manipulation sans preuve concrète soit considérée comme un fait objectif exploitable médiatiquement.
Dans tous les articles publiés depuis 48 heures dans un grand nombre de journaux nationaux ou régionaux, les faits jugés il y a plus de 20 ans, sont une fois de plus remis sur le devant de la scène… comme si les bien-pensants écrivains de brèves de comptoir, regrettaient l’abolition de la peine de mort ou la prison à perpétuité sans remise de peine… A ceci s’ajoute les déclarations à postériori d’un officier vétéran de la police d’élite concernant AD, publiées dans le journal Le Point du 24 février… ou la relaxe médiatisée du juge B sur ses écrits concernant l’avenue Trudaine en 83.
Les déclarations des grands patrons de l’industrie concernant l’avenir incertain des sites de productions en France (Total-Renault…) ajoutées à la vente d’armes de guerre et de matériels de répression policière dans les pays qui se sont soulevés, nous ramènent aux années 80… pourtant l’histoire ne se répète jamais deux fois de la même manière… mais le parallèle est quand même factuel.
Est-ce là un signe de la peur d’une frange du patronat oppresseur et de l’élite politique à ses ordres, quand la colère monte dans les masses populaires qu’elles ont précarisées par des licenciements massifs et des lois rétrogrades ?
Est-ce là un signe d’inquiétude à la vision des peuples des pays opprimés par des dictatures à la solde des intérêts capitalistes qui les ont armés, qui se soulèvent les uns après les autres pour faire tomber des présidents « colosses aux pieds d’argile » ?
Un présidentiable qui s’exprimait le 26 février sur la chaine Canal + affirmait que de tels événements n’arriveraient pas ici en France : « la démocratie et l’action politique » aidant à contrôler les colères, et de surenchérir sur le rôle de l’Islam radical, un bouc-émissaire bien pratique dans cet occident bien catholique.
Tout cela est trop « huilé » pour paraître honnête et crédible !
Le Comité « Libérez-les ! » avait volontairement peu écrit sur le jugement de février qui accordait un régime de semi-liberté à Jean-Marc, nous nous attendions à un appel du Parquet.
Pour notre comité, il était prudent de ne pas remettre de l’huile sur le feu, mais la nature des événements et les nouvelles attaques nous obligent à prendre nos responsabilités de comité de soutien aux prisonniers politiques.
Pour le Comité « Libérez-les ! » il s’agit d’une nouvelle médiatisation destinée à décrédibiliser la possibilité de sortie en régime de semi-liberté conditionnelle, de notre camarade Jean-Marc Rouillan.
Le Comité « Libérez-les ! » tient à réaffirmer à Jean-Marc toute sa solidarité et à réitérer son entier et complet soutien pour sa libération semi-conditionnelle, premier pas vers une libération complète et définitive…
24 ans c’est beaucoup d’années de souffrance et de privation, alors Libérez Jean-Marc Rouillan.
Le Comité « Libérez-les ! » le 26-02-2011
Le peuple basque est à un tournant de son histoire, il se trouve aux portes d’un changement politique
Suite aux propositions de la gauche indépendantiste qui impulse une stratégie renouvelée fondée sur des moyens pacifiques et politiques, qui a pour atout majeur le regroupement des forces de gauche et reconnaissant la souveraineté du peuple basque.
En ce sens, et comme apport à ces avancées, l’organisation ETA a déclaré un cessez-le-feu permanent, général et vérifiable par la communauté internationale.
Par contre, les gouvernements espagnol et français ont répondu à ces propositions de l’indépendantisme basque par des arrestations frappant le mouvement de jeunesse, par des arrestations d’avocats et de militants de défense des droits humains, par un alourdissement des peines et une dégradation des conditions de vie des prisonniers et prisonnières politiques basques, par la criminalisation de la solidarité envers les personnes atteintes par la répression. Deux chiffres évocateurs : d’octobre 2009 à décembre 2010, il y a eu 262 arrestations et 51 personnes détenues ont porté plainte pour torture... N’oublions pas les arrestations des militants de l’organisation internationaliste Askapena et l’incarcération de cinq de ses militants.
Néanmoins, les désirs de liberté, de démocratie et de paix d’un peuple organisé et rebelle depuis tant d’années ne peuvent pas être déclarés illégaux, ne peuvent pas être emprisonnés.
Nous demandons votre solidarité et votre mobilisation autour de la défense du droit à l’autodétermination du peuple basque, de la légalisation de la gauche indépendantiste basque et de la dénonciation de la violation des droits civils et politiques.
C’est dans ce contexte et suite à la criminalisation de l’internationalisme basque que maintenant, plus que jamais, nous lançons un appel à la solidarité et votre présence aux actes politiques que nous organisons dans notre région.
Les 18 et 19 Février des représentants d’Exterat, familles et ami(e)s des prisonniers basques et Askapena, organisation internationaliste de la solidarité basque, seront présents à Lille et Houdain pour répondre à vos questions.
Comptons sur votre présence solidaire. –
CSB Lille et Libérez-les ! le 6 Février 2011
Vendredi 18 février :
Réunion-débat à 19h00, à la MRES,
rue Gosselet à Lille, organisée par le CSB Lille et LL
Samedi 19 février :
Rassemblement devant la prison de Bapaume à 11h00
Réunion-débat à 14h00 à la MJVA,
Place de la Marne à Houdain, organisée par Libérez-les ! et CSB Lille
Le peuple basque est à un tournant de son histoire, il se trouve aux portes d’un changement politique
Suite aux propositions de la gauche indépendantiste qui impulse une stratégie renouvelée fondée sur des moyens pacifiques et politiques, qui a pour atout majeur le regroupement des forces de gauche et reconnaissant la souveraineté du peuple basque.
En ce sens, et comme apport à ces avancées, l’organisation ETA a déclaré un cessez-le-feu permanent, général et vérifiable par la communauté internationale.
Par contre, les gouvernements espagnol et français ont répondu à ces propositions de l’indépendantisme basque par des arrestations frappant le mouvement de jeunesse, par des arrestations d’avocats et de militants de défense des droits humains, par un alourdissement des peines et une dégradation des conditions de vie des prisonniers et prisonnières politiques basques, par la criminalisation de la solidarité envers les personnes atteintes par la répression. Deux chiffres évocateurs : d’octobre 2009 à décembre 2010, il y a eu 262 arrestations et 51 personnes détenues ont porté plainte pour torture... N’oublions pas les arrestations des militants de l’organisation internationaliste Askapena et l’incarcération de cinq de ses militants.
Néanmoins, les désirs de liberté, de démocratie et de paix d’un peuple organisé et rebelle depuis tant d’années ne peuvent pas être déclarés illégaux, ne peuvent pas être emprisonnés.
Nous demandons votre solidarité et votre mobilisation autour de la défense du droit à l’autodétermination du peuple basque, de la légalisation de la gauche indépendantiste basque et de la dénonciation de la violation des droits civils et politiques.
C’est dans ce contexte et suite à la criminalisation de l’internationalisme basque que maintenant, plus que jamais, nous lançons un appel à la solidarité et votre présence aux actes politiques que nous organisons dans notre région.
Les 18 et 19 Février des représentants d’Exterat, familles et ami(e)s des prisonniers basques et Askapena, organisation internationaliste de la solidarité basque, seront présents à Lille et Houdain pour répondre à vos questions.
Comptons sur votre présence solidaire. –
CSB Lille et Libérez-les ! le 6 Février 2011
Vendredi 18 février :
Réunion-débat à 19h00, à la MRES, rue Gosselet à Lille, organisé par le CSB Lille
Samedi 19 février :
Rassemblement devant la prison de Bapaume à 11h00
Réunion-débat à 14h00 à la MJVA, Place de la Marne à Houdain, organisé par Libérez-les !
Solidarité avec les peuples arabes en lutte !
Pour la Paix et la Liberté !
Contre la compromission de l’Etat Français
de l\'Union Européenne et des USA avec les dictateurs et les voleurs !
Nous sommes tous des égyptiens, des tunisiens,
des algériens, des jordaniens, des marocains… !
Mais aussi des afghans et des irakiens !
Après les tunisiens, le peuple héroïque égyptien manifeste massivement pour abattre le régime despotique d\'Hosni Moubarak, dont la police a tiré sur les foules mobilisées contre la dictature.
Les Égyptiens, comme les Tunisiens, ne veulent plus des dictatures policières et tortionnaires corrompues qui ont accumulées des fortunes indécentes en réduisant leurs peuples à la misère. Des fortunes bâties par la corruption distillée par les multinationales occidentales. Des fortunes accumulées grâce à la complicité silencieuse mais active des gouvernements impérialistes et néo-colonialistes de la zone européens et nord-américain…
Qui ne se sent pas concerné directement par ces révoltes qui ont pour causes les inégalités sociales, le chômage et la misère ?
Qui ne se sent pas concerné par ces répressions meurtrières et policières que ces populations, lasses des brimades, affrontent avec courage et détermination ?
Le gouvernement, l’Etat français, les parlementaires doivent impérativement mettre un terme aux ventes d’armes, aux liens et compromissions honteuses avec ces dictatures.
Quelles soient vendues dans les dictatures égyptienne, tunisienne, jordanienne, saoudienne, qatari…. les armes de guerre et de répression françaises tuent et blessent des civils en lutte pour leur liberté et contre la misère terrible qui les accable.
Ne plus vendre d’armes aux tyrans, c’est renforcer les liens qui nous unissent avec les peuples de la zone méditerranéenne et proche orientale, car ces peuples, à contrario de leurs dirigeants, soutiennent la résistance palestinienne qui lutte contre la colonisation israélienne.
Le projet euro-sioniste d\'Union pour la Méditerranée, qui a associé Sarkozy, Ben Ali et Moubarak, n\'est qu\'une machine à broyer les peuples et à organiser l\'oppression et l\'exploitation au profit des prédateurs du système capitaliste. C’est aussi un parjure de la bourgeoisie et de l’aristocratie arabe pour maintenir l’encerclement criminel de Gaza et la colonisation des terres du peuple palestinien.
Le véritable projet progressiste serait une Union des Peuples méditerranéens fondée sur les libertés publiques, les droits humains, la démocratie et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes avec une juste répartition des richesses produites.
Les guerres de colonisation de l’Afghanistan, de l’Irak, les menaces sur l’Iran, la diabolisation de la religion musulmane, les bateaux de guerre dans les ports des pays arabes, les diktats des pays occidentaux par le FMI et la BM… démontrent la mainmise des super puissances sur les peuples et sur leurs ressources et richesses !
Soyons solidaires de ces peuples !
Dégradation de la situation de Léonard Peltier, incarcéré depuis 33 ans dans les prisons étasuniennes
Il y a 33 ans, Léonard Peltier, militant de la cause amérindienne a écopé de deux peines consécutives de prison à perpétuité.
Deux policiers avaient été tués au cours d’une fusillade alors qu’ils s’étaient introduits illégalement la réserve de Pine Ridge (Sud Dakota) pour surveiller le campement du Mouvement Indien Américain, dont Peltier était un membre actif.
Jamais une preuve formelle de sa culpabilité n’a pu être établie. En outre, il a été prouvé qu’il avait été reconnu coupable sur base de fausses preuves et de témoignages recueillis sous la contrainte. Il est donc un des martyrs de la sale guerre secrète menée par le FBI dans le cadre du COINTELPRO contre le Mouvement Indien Américain.
Léonard Peltier est aujourd’hui incarcéré à la prison de Lewisburg en Pennsylvanie, et il est gravement malade d’un cancer de la prostate.
Après des mois de pressions exercées par ses avocats, il a quand même subi des examens sanguins en juin 2010, dont il n’a reçu les résultats qu’en novembre dernier. Ceux-ci ont révélé qu’une biopsie était indispensable. Trois mois plus tard, elle n’a toujours pas été réalisée. Léonard Peltier exige d’être transféré à l’hôpital afin d’y subir une évaluation médicale et d’y recevoir un traitement adapté.
Le Comité vous propose de signer la pétition ci-dessous en envoyant votre Nom et Prénom, Ville et mail au courriel ; liberez.les@gmail.com, elle sera adressée à l’Ambassade des USA au 2 avenue Gabriel 75382 Paris Cedex 08, le 1er février prochain.
A Monsieur l’Ambassadeur des Etats-Unis en France, 2 avenue Gabriel 75382 Paris Cedex 08
Monsieur,
La situation médicale du militant amérindien incarcéré depuis 1977, Léonard PELTIER, est très préoccupante.
En effet, les examens subits en juin 2010 dont il a eu connaissance en novembre 2010, indique qu’il souffre d’un cancer de la prostate.
A ce jour, alors qu’une biopsie est indispensable pour évaluer le stade de la maladie et prodiguer un traitement adapté, les autorités carcérales de la prison de Lewisburg en Pennsylvanie font fi des demandes répétées par les avocats pour transférer Léonard PELTIER dans un hôpital afin d’y subir des examens et tenter de soigner la maladie.
Par nos signatures, nous rejoignons la requête du Comité Libérez-les ! de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques (59-62) qui vous demande d’user de votre aura de Représentant des USA en France pour demander au Président Barak OBAMA d’user de son pouvoir auprès des autorités carcérales de la prison de Lewisburg, afin que Léonard PELTIER puisse accéder aux soins appropriés.
Salutations.
Nous sommes le 18 décembre. Dans 13 jours ce sera le « nouvel an » !
Tandis que nous fêterons en France l’année nouvelle 2011, un jeune français, totalement délaissé et ignoré par les autorités françaises, sera au fond de sa prison israélienne.
Notre solidarité n’a de cesse de se manifester toujours activement pour obtenir sa libération. Car il n’a rien fait de répréhensible. Cela est formellement établi. Et cela avait été reconnu devant sa mère par le Conseiller diplomatique du Président de la République. Pour autant rien ne bouge pour autant. Ah s’il s’appelait autrement que Salah…
Le 31 décembre prochain, cela fera 2115 jours que Salah sera en prison pour délit d’opinion politique. Il avait 20 ans quand il a été arrêté par l’armée israélienne. Il en a aujourd’hui plus de 25. Très jeune c’est pourtant le plus vieux prisonnier politique français en prison.
Nous ne pouvons pas lui envoyer quelques cadeaux pour ce nouvel an afin qu’il soit moins pénible pour lui.
Envoyons-lui une carte postale ! Par milliers ! Sans enveloppe.
Son « adresse » :
Salah Hamouri
Doar nah Guilboa
10900 – Beit shean
Israël
SOLIDARITÉ AVEC AURORE MARTIN
FRANÇAISE, MILITANTE DE LA CAUSE BASQUE, MENACÉE D’EXTRADITION VERS L’ESPAGNE !
Elle est française...et basque, elle a 31 ans, elle réside et travaille en pays basque « français » depuis toujours, elle a fait le choix d’être militante du parti indépendantiste basque de gauche BATASUNA, un parti interdit en Espagne depuis 2003, pas en france ; « le cas Aurore » serait il un pas pour le faire ? Et pourtant le 8 novembre 2010 les gendarmes l’informent qu’elle doit se présenter le lendemain au tribunal de Pau...L’Audience Nationale de Madrid, le tribunal spécial et d’exception, chargé des faits de terrorisme a transmis à la France une demande : qu’Aurore leur soit livrée, vite, pour « participation à une organisation terroriste ».
Oui, certainement ; encore une dangereuse terroriste, pensez vous, une basque, donc obligatoirement terroriste, comme tous ces hommes et femmes, ceux de ETA, Pays Basque et Liberté, qui se sont engagés, depuis des décennies, afin que leur soit reconnu le droit de décider de leur avenir, le droit d’être un peuple libre et souverain, comme tant d’autres. « Terroristes » pour certains, « résistants » pour d’autres. Ainsi va le monde et l’histoire des peuples pour la reconnaissance de leurs droits. Tandis que l’Espagne « démocratique » la France « démocratique » le monde libre ( ?) « et démocratique », tous, pratiquent la négation, le refus, les mensonges répétés, repris par les médias « démocratiques », eux aussi... ? Depuis toutes ces années, les dirigeants de l’Espagne, qu’ils soient ouvertement fascistes comme sous la dictature de Franco ou sous le régime d’une démocratie parlementaire, de droite ou de gauche, Zapatero actuellement, ces dirigeants du nationalisme espagnol répondent par la force absolue, refusent toute solution négociée, seuls comptent la répression, les prisons à remplir de militants basques, les tortures à maintenir et depuis quelques années la mise hors la loi de toute expression indépendantiste.
Certes, il y a ETA et les actions de résistance armée, et des morts, oui, plus de 800 d’un côté...et plus de 400 de l’autre, de la souffrance, un affrontement réel, sans fin ? Aurore Martin se revendique basque et affirme que militer à batasuna, une organisation légale en France, c’est juste et nécessaire, c’est son droit, donc elle le fait, et se montre publiquement. En tant que porte-parole de ce parti, elle a donc participé à des conférences de presse, en Pays Basque, des deux côtés de la frontière, pas du tout clandestines, elle a publié un article dans un journal basque indépendantiste, GARA, pas du tout interdit, du moins pas encore ; elle a été un moment salariée d’un parti basque qui n’était pas interdit par l’Espagne, depuis c’est fait...Pour ces actes politiques et publics, et rien d’autre, le tribunal de Pau a décidé de l’emprisonner pendant une semaine puis de la remettre en liberté sous contrôle judiciaire en attendant de décider de son sort et de répondre à la demande de «nos amis juges espagnols...et démocratiques ».
Ils ont dit OUI, le 23 novembre, la cour d’appel de Pau valide le mandat d’arrêt européen contre Aurore, elle pourrait donc être livrée à l’Espagne et ainsi, être condamnée à 12 ans de prison, OUI 12 ANS, telles sont les peines appliquées en Espagne pour les faits qui lui sont reprochés...vous savez: les conférences de presse et tout le reste... D’ailleurs, en Espagne, ils sont des centaines à subir des condamnations pour des faits identiques, à être emprisonnés, à qui on retire toute expression politique et civique, sans compter les mises hors la loi de nombreuses organisations, les fermetures de journaux, de radios, les emprisonnements d’avocats etc... L’Etat d’exception qui sévit en espagne proclame : être indépendantiste basque et l’affirmer publiquement, c’est être terroriste... c’est être, de fait, membre de l’oganisation indépendantiste armée ETA, ou complice obligatoirement de cette organisation, c’est une option politique qui est criminalisée, pas des faits.
Pour ceux qui, comme nous, depuis longtemps, informent sur cette réalité basque...et s’affirment solidaires, nous ne sommes pas du tout surpris de cette décision d’un tribunal français, de l’Etat français, à l’encontre d’une militante basque. Aurore est de nationalité française, les faits qui lui sont reprochés par l’Espagne ne sont pas condamnables par le droit français, du moins pour l’instant. Alors pourquoi cet acharnement sinon la volonté d’affirmer une totale collaboration avec l’Espagne dans sa volonté de rendre invisible cette « question basque ». « collaboration » terme terriblement français depuis les années 40... Bien plus qu’une complicité répressive, c’est aussi, de plus en plus, une implication directe dans ce conflit qui dicte les actes répressifs de l’Etat français à l’encontre des dissidents basques. Il y a aussi des basques sur le sol francais qui revendiquent des droits.
L’Etat français maintient plus de 170 prisonnier(es) politiques basques dans ses prisons « démocratiques », les tribunaux spéciaux parisiens, correctionnels et d’assises, condamnent à des centaines d’années de prison d’autres militants basques, par « délégation judiciaire » à la place des tribunaux d’exceptions espagnols. Des militants qui sont souvent de nouveau condamnés après leur expulsion vers l’Espagne, double peine. Souvent aussi ces militants extradés et expulsés sont remis directement entre les mains des policiers tortionnaires, oui la torture, c’est encore une réalité terrible, reconnue et dénoncée par de nombreux organismes de défense des droits humains. Aurore sera-t-elle expulsée vers l’Espagne ? Tout est possible. Toutefois, cela ne pourra pas se faire, cette fois ci, dans le silence complice...La mobilisation et le refus de cette expulsion sont, en pays basque, « français » très importants, c’est une protestation visible et élargie à l’ensemble des organisations politiques présentes, de gauche, écologiques, « d’extrème gauche » et syndicats français, organismes des droits humains, LDH, fédération internationale des droits de l’homme, mais aussi élus, maires, députés...Ainsi les samedis 27 novembre et 4 décembre, ils ont été des milliers à manifester dans les rues de Bayonne leur soutien à Aurore.
Avant la fin de ce mois de Décembre, la cour de cassation doit rendre sa décision à l’appel déposé par les avocats d’Aurore. Si elle confirme la décision de la cour d’appel de Pau, Aurore Martin pourrait être livrée à l’Espagne dans un délai de 10 jours suivant cette décision. Ces derniers mois et semaines ont été rendues publiques des déclarations venant de la gauche indépendantiste dont Aurore est militante, déclarations pour trouver un chemin nouveau de résolution de ce conflit historique et ancien. Il est question de plus utiliser « aucune violence » ...Quelle sera la réponse des deux Etats impliqués ? oui deux, France et Espagne. Maintenir un acharnement répressif et prendre en otage Aurore...Poursuivre les rafles, les condamnations, les mauvais traitements contres des militants qui ne font qu’exprimer publiquement une option politique? Ne nous trompons pas, laisser faire contre Aurore, comme cela a déjà été fait contre de nombreux militants basques, c’est accepter et se soumettre demain à d’autres actes répressifs contre le plus grand nombre, d’autres militants et dissidents, d’autres causes.
A CHACUN DE PRENDRE SES RESPONSABILITES !
Nous vous appelons, organisations et militants, à vous joindre à
UNE PROTESTATION DEMOCRATIQUE ET VISIBLE
AURORE MARTIN
ne doit pas livrée à l’Espagne !
RASSEMBLEMENT LE SAMEDI 11 DECEMBRE à 15H GRAND PLACE LILLE
Comité Solidarité Basque de Lille - le 4 décembre 2010 – csblille@aol.com
Dans le cadre de la Campagne internationale pour la libération de Georges Abdallah,
appel au rassemblement devant la prison de Lannemezan le 4 décembre 2010
TOUS À LANNEMEZAN SAMEDI 4 DÉCEMBRE 2010
POUR EXIGER LA LIBÉRATION DE GEORGES ABDALLAH
LE PLUS ANCIEN PRISONNIER POLITIQUE EN FRANCE
Georges Abdallah, militant communiste arabe, arrêté à Lyon en 1984, a été condamné à la réclusion à perpétuité pour des actions menées par les Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL).
Il est entré le 24 octobre 2010 dans sa 27e année de détention.
Georges Abdallah doit être libéré !
C’est un résistant qui a combattu l’invasion sioniste de son pays, le Liban, en 1982.
Georges Abdallah doit être libéré !
Sa condamnation est le résultat d’une machination policière et judiciaire.
Georges Abdallah doit être libéré !
Il a terminé sa peine de sûreté depuis onze ans. Son maintien en captivité est un choix politique de l’État français lequel, allié des États-Unis et des sionistes, défend ses intérêts impérialistes au Proche-Orient.
Georges Abdallah doit être libéré !
Comme l’ont exigé Marwan Barghouti, dirigeant du Fatah, et Ahmad Sa’adat, secrétaire général du Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP), tous deux emprisonnés par l’État d’Israël.
Défendre le juste combat du peuple palestinien pour sa libération de l’occupation sioniste, c’est aussi être solidaire de Georges Abdallah.
Georges Abdallah doit être libéré !
Comme l’ont demandé le 29 avril dernier à Beyrouth 200 personnalités politiques, culturelles et religieuses libanaises, à l’initiative d’une campagne internationale pour sa libération.
Georges Abdallah doit être libéré !
Comme le réclament, depuis des années, de nombreux participants à diverses initiatives en France et en Europe.
Georges Abdallah doit être libéré !
Ce combattant inflexible n’a jamais renié son engagement révolutionnaire contre toutes les formes d’oppression.
Libérez Georges Abdallah !
Tous à Lannemezan, samedi 4 décembre 2010
(rendez-vous à 14 heures devant la gare)
Campagne internationale pour la libération de Georges Abdallah
Contact : liberonsgeorges@no-log.org
Plus d’infos : liberonsgeorges.over-blog.com
Pour lui écrire : Georges Abdallah, 2117/A, CP de Lannemezan, 204 rue des Saligues, BP 70166, 65307 Lannemezan
PETITION EN SOLIDARITE AVEC MUMIA ABU JAMAL,
MILITANT DE LA CAUSE AFRO-AMERICAINE POUR L’EGALITE DES DROITS SANS REFERENCE A LA COULEUR DE PEAU.
à l’attention du Président Barack Obama
Monsieur le Président,
Nous, signataires de cette pétition, vous demandons de vous prononcer contre l’exécution de Mumia Abu-Jamal qui pourrait intervenir rapidement si le procès du 9 novembre 2010 à Philadelphie ressemblait à celui de 1982.
Cette ultime forme de châtiment est inacceptable et représente une insulte à la dignité humaine (réf. Assemblée générale des Nations Unies, Moratoire sur la peine de mort, Résolution 62/149 du 18 décembre 2007, réaffirmée par la Résolution 63/168 du 18 décembre 2008).
Monsieur Abu-Jamal, militant antiraciste pour l’égalité des droits, journaliste émérite et auteur afro-américain, est connu dans le monde entier, mais il est dans le couloir de la mort depuis presque trente ans, aujourd’hui en Pennsylvanie
Même si le sort de ce condamné ne relève pas directement de votre compétence présidentielle, nous en appelons à votre humanité pour que, usant de votre statut de président des USA et de leader de la scène mondiale, vous impulsiez pour que le nouveau procès du 9 novembre, soit équitable et juste.
Mumia Abu-Jamal est aujourd’hui devenu le symbole international, la «Voix des Sans-Voix», dans cette lutte contre la peine capitale et la réclusion à perpétuité, notamment pour les prisonniers politiques, car nous considérons que M Abu Jamal est un prisonnier politique à part entière, victime de la politique raciste, xénophobe et ultra nationaliste de certains états des Etats-Unis, du sud notamment.
Le procès de M. Abu-Jamal, qui s’était tenu en 1982 à Philadelphie dans un climat de corruption policière était entaché de racisme, de mensonges et d’apartheid. De nombreuses associations et juristes du monde entier, ont établi « que maints aspects de ce dossier mettent en évidence la violation des droits constitutionnels élémentaires de l’accusé, seuls garants d’un jugement équitable selon le droit.
L’ouverture de ce nouveau procès pour Mumia Abu-Jamal devra donc dans l’intérêt même de la justice, être capable d’établir toute la vérité en examinant toutes les preuves contradictoires et tous les témoignages, et ils semblent être nombreux selon les plus grands experts en droit international.
Ce procès devra être conforme aux normes de justice pour exclure toute sentence de mort à l’encontre de Mumia Abu Jamal.
Recevez, Monsieur le Président, l’assurance de notre plus haute considération.
Nom / Prénom Signature :
Cette pétition sera faxée à l’Ambassade des USA à Paris
Ce samedi 6 novembre, un rassemblement a été organisé en fin de manifestation syndicale, place de la République à Lille en soutien à Mumia Abu Jamal incarcéré depuis 1981 et dans les couloirs de la mort depuis 1983.
Avec banderole, distribution de tracts et pétitions à l’attention de Barak Obama (les 122 signatures recueillies en 1h30 ont été faxées à l’ambassade des USA à Paris), ce rassemblement organisé dans le cadre d’une journée internationale de solidarité avec Mumia Abu Jamal, était pour la région, à l’initiative du Comité « Libérez-les ! » de soutien aux prisonniers politiques, de la Coordination Communiste Nord-Pas-de-Calais et du MRAP Nord
Mumia Abu Jamal est un journaliste militant de la cause afro-américaine, sa vie tient désormais à la décision de la Cour de Justice de Philadelphie qui rouvrira son procès le 9 novembre prochain, suite à la décision de la Cour Suprême des Etats de janvier 2010.
Mumia Abu Jamal risque une nouvelle fois d’être confronté à un procès truqué et orienté, malgré toutes les preuves qui ont été réunies pour le disculper de ce que la « Justice » l’accuse depuis 1981, l’assassinat d’un policier lors d’une rixe.
De nombreux juristes internationaux ont démontré la mascarade des précédents procès et le racisme qui les entourait. Pourtant, si la Cour de Justice donnait une nouvelle fois raison à la version tronquée contre Mumia Abu Jamal, elle pourrait confirmer sa condamnation à mort, et celle-ci pourrait rapidement avoir lieu dans une prison de Pennsylvanie.
Le Comité « Libérez-les ! » de soutien aux prisonniers politiques (59-62), la Coordination Communiste Nord-Pas-de-Calais et le MRAP 59 apportent un entier soutien et une complète solidarité avec Mumia, sa famille et ses avocats. Ils souhaitent aussi que le cas Abu-Jamal, surnommé aux Etats Unis « la voix des sans-voix » ne reste pas sans écho dans les média français, alors qu’il est en situation très dangereuse pour sa vie.
Aujourd’hui Mumia Abu Jamal devrait être honoré par un Prix Nobel de la Paix pour avoir osé défendre avec des mots et des articles, la cause des afro-américains enclin au racisme et à la ségrégation ordinaire pratiquée notamment dans les états du sud des USA.
Mumia Abu Jamal est aujourd’hui l’un des plus anciens et le plus célèbre prisonnier politique du monde, il vient de dépasser de 2 ans les 27 années d’emprisonnement de Nelson Mandela. Ce dernier, comme des milliers de militants de par le monde, a aussi demandé à Barak Obama d’intervenir pour que ce procès soit équitable et que toutes les preuves amenées soient examinées… ce n’est que comme cela qu’il sera libéré, car toutes les preuves fabriquées entre 1981 et 1983 par un camp ouvertement raciste, ne tiennent plus aujourd’hui.
Freedom for Mumia
Le Comité « Libérez-les ! » de soutien aux prisonniers politiques (59-62),
La Coordination Communiste Nord-Pas-de-Calais,
Le MRAP 59
Déclaration de Mumia Abu-Jamal (2001)
Moi, Mumia Abu Jamal, je déclare :
Je suis le requérant dans cette action. Si j’étais appelé en tant que témoin, je pourrais témoigner par ce formulaire de mes connaissances personnelles.
Je n’ai pas tué l’officier de police Daniel Faulkner. Je n’avais rien à voir avec le meurtre de l’officier Faulkner. Je suis innocent.
Durant mon procès, on m’a refusé le droit de me défendre moi-même. Je n’avais aucune confiance en mon avocat commis d’office, qui ne m’a même jamais demandé ce qui s’était passé la nuit durant laquelle on m’a tiré dessus et où l’officier de police a été tué. De plus, j’ai été exclu d’au moins la moitié de mon procès.
A partir du moment où l’on m’a refusé tous mes droits durant mon procès, je n’ai pas témoigné. Je ne souhaitais pas être utilisé pour faire croire à un procès équitable.
Je n’ai pas témoigné lors de la post-condamnation de 1995 sur conseil de mon avocat, Leonard Weinglass, qui m’a explicitement dit de ne pas le faire.
Aujourd’hui, pour la première fois, on m’a donné l’opportunité de dire ce qu’il m’est arrivé aux petites heures du 9 décembre 1981. Voici ce qui s’est passé :
En tant que taximan, je choisissais régulièrement la 13ème et Locust Street parce que c’était une zone populaire de clubs, avec beaucoup de circulation piétonne. Dans la nuit du 9 décembre 1981, je travaille à partir d’United Cab. Je crois que je revenais d’avoir été faire une course à West Philly.
J’étais en train de remplir mon journal de bord lorsque j’ai entendu des cris. J’ai jeté un oeil dans mon rétroviseur et j’ai vu la lumière du gyrophare d’une voiture de patrouille de police. Ce n’était pas inhabituel. J’ai continué à remplir ma feuille de route lorsque j’ai entendu ce qui ressemblait à des coups de feu. J’ai à nouveau regardé dans mon rétroviseur et j’ai vu des gens courir de haut en bas de Locust Street.
En regardant plus attentivement, j’ai reconnu mon frère, debout dans la rue, titubant, troublé.
J’ai immédiatement quitté mon taxi et j’ai couru vers son appel. Comme je traversais la rue, j’ai vu un officier en uniforme, tourné vers moi, une arme à la main. J’ai vu un flash et suis tombé à genou. J’ai fermé les yeux et me suis assis, pour reprendre mon souffle.
La chose suivante dont je me souviens, c’est de me sentir frappé et être sorti de ma stupeur.
Quand j’ai réouvert les yeux, il y avait des policiers tout autour de moi. Ils gueulaient, juraient, m’attrapaient et me tiraient. Je me suis senti faiblir et j’avais du mal à parler. Regardant à travers cette foule de policiers, je vois mon frère, du sang coulant le long de son cou, un policier le maintenant couché sur le trottoir.
On m’a remis sur mes pieds et percuté contre un téléphone où je suis tombé, puis on m’a jeté dans un combi. Je pense que j’ai dormi jusqu’à ce que j’entende la porte s’ouvrir. Un officier blanc, vêtu d’une chemise blanche, est entré en jurant et m’a frappé au visage. Je ne me souviens pas de ce qu’il a dit sauf de beaucoup de ’nègre’, de ’black mother fucker’ et autres.
Je suppose qu’il est parti et que je me suis rendormi. Je ne me souviens pas du combi qui roule pendant un moment. Je me suis réveillé pour entendre le conducteur parler de son prisonnier dans sa radio. J’apprends par le grésillement anonyme de la radio que je suis en route pour le bâtiment de l’administration de la police, à quelques blocs. Puis, des sons tels que ’I.D.D.’ et ’M.I.’ sortent de la radio, disant au conducteur d’aller à l’hôpital Jefferson.
A mon arrivée, je suis jeté par terre et battu.
Je suis à nouveau battu devant les portes de l’hôpital. A cause du sang dans mes poumons, il m’était difficile de parler, impossible de gueuler.
Je n’ai jamais rien avoué parce que je n’avais rien à avouer. Je n’ai jamais dit que j’avais tué le policier. Je n’ai pas tué le policier. Je n’ai jamais dit que je souhaitais qu’il meurt. Je ne dirais jamais une chose pareille.
Je déclare sous peine de parjure des lois des Etats-Unis que mes déclarations sont vraies et correctes, rédigées par moi-même le 3 mai 2001 à Waynesburg, Pennsylvanie.
Georges Ibrahim Abdallah est un militant communiste arabe qui, au sein de son organisation, les Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL), a lutté avec acharnement contre les criminels impérialistes et leurs alliés sionistes.
Il a grandi au Liban à une époque où les luttes de libération des peuples s’intensifiaient au Moyen-Orient en relation avec la lutte du peuple palestinien.
Combattant révolutionnaire pro-palestinien, il s’engage dès la fin des années soixante dans la résistance palestinienne et libanaise contre la colonisation et l’occupation sionistes.
Arrêté à Lyon le 24 octobre 1984, il est condamné à la réclusion à perpétuité pour complicité dans l’exécution d’un responsable des services secrets israéliens et d’un attaché militaire états-unien.
En 2009, Georges Abdallah s’est vu confirmer en appel le rejet d’une septième demande de libération conditionnelle. Et début 2010, la justice continue à s’acharner en le poursuivant pour refus de prélèvement d’ADN.
Georges Ibrahim Abdallah, fidèle à ses engagements, n’a jamais rien renié de son combat solidaire avec les peuples en lutte contre l’impérialisme et le sionisme, et pour la libération totale de la Palestine.
Et c’est pour cela que la justice française, aux ordres d’un gouvernement soucieux de préserver les intérêts impérialistes français au Moyen-Orient, le maintient en prison depuis 26 ans.
Sa peine de sûreté étant accomplie, il est libérable depuis 1999 !
Une campagne internationale
Une campagne internationale pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah a été lancée le 29 avril 2010 à Beyrouth par une conférence rassemblant plus de 200 personnalités représentant des forces politiques libanaises proches de la résistance et en présence de militants et de personnalités françaises.
Ont été lus à cette occasion des messages de soutien de Marwan Barghouti, dirigeant du Fatah, et de Ahmad Sa’adat, secrétaire général du FPLP, tous deux emprisonnés par l’État d’Israël.
Une déclaration a été proclamée à l’issue de cette conférence, dans laquelle les participants ont dénoncé le caractère arbitraire du maintien en détention de Georges Abdallah, soulignant une décision essentiellement politique de l’État français. Ils ont également dénoncé la négligence intentionnelle des gouvernements libanais successifs qui, sous la pression de la France, ont refusé de s’intéresser au sort de Georges Abdallah. Ils ont appelé toutes les organisations politiques, syndicales et associatives à prendre part à cette campagne.Un rassemblement s’est tenu le lendemain devant l’ambassade de France à Beyrouth.
Dans le cadre de cette campagne, le 2 juillet 2010, des rassemblements ont eu lieu devant le ministère de la Justice à Paris et à Beyrouth.
Prochaines initiatives :
10, 11 et 12 septembre 2010 : point de rencontre au Village du Monde, Fête de l’Humanité, La Courneuve.
24 septembre 2010 : réunion-débat : « Les 40 ans de Septembre Noir », librairie « Envie de Lire », 16 rue Gabriel Péri, 94200 Ivry sur Seine.
Samedi 23 octobre 2010 : rassemblement devant la prison de Lannemezan (Pyrénées atlantiques) pour manifester notre solidarité avec Georges Abdallah qui entrera le 24 octobre 2010 dans sa 27e année de détention.
Georges Ibrahim Abdallah doit être libéré sans conditions. Cette campagne doit s’élargir à toutes les organisations, les syndicats et les associations politiques et culturelles pour lesquels la mobilisation solidaire est une arme indispensable dans les luttes des peuples palestinien et libanais
Premiers signataires :
AFPS Nord-Pas-de-Calais, AGEN (Association générale des étudiants de Nanterre), Association des Amis du Manifeste (17), Commission pour un Secours Rouge International (Bruxelles-Zurich), CLGIA (Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah), CMMIAL (Collectif des militants du Maroc de l'immigration d'action et de lutte), Comitat Chiapas (Aude), Coup Pour Coup (31), Enfants de Palestine, EuroPalestine (Toulouse), Fédération syndicale étudiante (FSE), ISM-France (International Solidarity Movement), Libérez-les, Libertat (Gauche révolutionnaire d'Occitania), MSRPP (Mouvement de soutien à la résistance du peuple palestinien), NPA (Nouveau parti anticapitaliste), OCML-VP (Voie prolétarienne), PCmF (Parti communiste maoïste de France), PIR (Parti des indigènes de la République), RDLAL (Rassemblement des démocrates libanais et amis du Liban), Respaix Conscience musulmane, Secours Rouge/APAPC (Belgique)...
Comité « Libérez-les ! » de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques (59-62)
liberez.les@gmail.com - http://liberez-les.info/
CONTRE LA XENOPHOBIE, LE RACISME,
LA DERIVE SECURITAIRE et LE FASCISME…
Rassemblement - Manifestation
A Hénin-Beaumont devant la Mairie
LE SAMEDI 4 SEPTEMBRE A 16H30
Les discours et les annonces provocatrices et fascistes se multiplient depuis plusieurs années dans notre pays.
Mais depuis quelques semaines, ce n’est plus un quarteron de fascistes qui s’expriment, mais le plus haut niveau de l’Etat : les discours xénophobes, qui étaient jusqu’à présent le fer de lance du Front National, se multiplient à l’UMP... et à l’Elysée… !
S’agit-il d’un épiphénomène pour cacher les « affaires de corruption qui hantent la politique », d’un écran de fumée « pour masquer les régressions sociales » ou du « ça passe ou ça casse pour 2012 » ?
Sarkozy est censé être garant de la Constitution et de son article 1er qui « assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion ». Pourtant lui et ses ministres désignent du doigt des communautés et des groupes sociaux entiers. Ils stigmatisent les Roms et les sans-papiers, les étrangers et les Français qui ne seraient pas « de souche ».
Le pouvoir en place se radicalise et il met délibérément en cause les principes de l’égalité républicaine, alors qu’une crise sociale et économique d’une extrême gravité élargit le fossé entre les classes… Le « petit » est l’ennemi, et la Résistance est combattue avec des méthodes dignes des années les plus sombres de notre histoire ! Les prisons se remplissent !
Depuis quelques années, les plus hautes autorités de l’Etat, chien de garde de la grande bourgeoisie et du patronat, élaborent des plans pour diviser la classe ouvrière. Ainsi, elles sont passées de l’exploitation des préjugés contre les sans-papiers à ceux contre les Gens du voyage.
Désormais le pouvoir en place reprend sans complexe les thèses racistes et fascistes du Front National qui devient un partenaire politique ordinaire… Les charters ont remplacé les trains mais au bout du voyage, la situation de désespoir est la même, et la mort est souvent présente !
Oser proclamer sans tabou qu’il y aurait un lien entre immigration, religion et délinquance, et remettre en cause la nationalité française d’une couche sociale issue de l’immigration, est inédit depuis 1948 quand des mineurs issus de l’immigration polonaise avaient été déchus de la nationalité française, pour fait de grève, par Jules Moch, ministre « socialiste » de l’Intérieur, qui en profita aussi pour épurer les Compagnies républicaines de Sécurité de ses éléments les plus progressistes ! L’Etat français adopte ainsi la stratégie de la tension !
Le nouveau pas fascisant qui a été franchi cet été s’inscrit dans une logique propre à la terreur bourgeoise : celle de la désintégration sociale.
Il ne s’agit plus de la légitimité démocratique d’assurer la sûreté dans le pays, mais d’une volonté de désigner comme a priori dangereux des millions de travailleurs en raison de leur origine ou de leur situation sociale. Il s’agit donc de protéger la classe bourgeoise de la colère montante des masses exploitées, bafouées, mal logées, mal nourries, mal soignées…
Quelle que soit la légitimité conférée par son élection, aucun responsable politique n’a reçu le mandat de violer et bafouer les principes les plus élémentaires sur lesquels la République s’est construite.
Au nom du respect de l’ordre public, des prétextes nauséabonds sont utilisés pour créer des distinctions, alimenter la xénophobie entre les habitants de ce pays et désigner des boucs émissaires.
Un appel a été lancé, par de nombreuses organisations, à l’ensemble des masses conscientes du danger de cette politique du chaos, pour manifester leur opposition aux stratégies de haine et de discrimination, et aux logiques de « guerre aux pauvres » mises en place dans la Sarkoland…

Le Comité «Libérez-les ! » de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques (59-62) vous accueillera sur son stand lors de la Fête de la Jeunesse qui aura lieu à Lillers (près de Béthune-62) les 27-28-29 août prochain.
-Pour les prisonniers politiques : Georges Ibrahim Abdallah (26 ans), pour Jean-Marc Rouillan (23,5 ans), pour Salah Hamouri (5 ans), pour les 5 cubains incarcérés aux Etats-Unis (12 ans), et pour tous les prisonniers politiques, basques, corses, palestiniens …
-Pour les réfugiés politiques basques, italiens, afghans, kurdes, marocains, népalais…
-Pour la solidarité avec les peuples aux droits bafoués dans le monde et les communautés opprimées ici en France, notamment avec les Palestiniens et les Roms…
-Pour la régularisation de tous les sans papiers et le droit des Peuples à disposer d’eux-mêmes…
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Xénophobie française
Depuis que la France est un pays d'immigration, une tradition xénophobe s'est mise en place, tradition qui perdure jusqu'à aujourd'hui, tradition à laquelle le pouvoir ne dédaigne pas d'avoir recours lorsque besoin est, l'exemple canonique étant celui du gouvernement de Vichy arrivé au pouvoir avec la débâcle française devant l'armée allemande en 1940, gouvernement qui propose de mettre en place ce qu'il appelle la Révolution Nationale.
On se rassure alors en renvoyant soit à l'extrême droite considérée comme la dépositaire de cette tradition xénophobe, soit en renvoyant à une parenthèse malheureuse liée à l'invasion puis à l'occupation allemande, les chefs de la Révolution Nationale n'étant, suivant l'expression consacrée, que des collaborateurs au service de l'occupant. A défaut de représenter la réalité, cette façon de renvoyer la xénophobie française à l'extrême droite ou à la collaboration avec le nazisme permet d'opposer une France républicaine ouverte et un France frileuse qui aurait peur de tout contact avec l'étranger; Jaurès d'un côté, Maurras de l'autre.
Mais la République française ne se réduit pas à Jaurès et la xénophobie française n'est pas l'apanage de Maurras et de ses disciples. Si l'on se borne à l'histoire récente, il faut constater combien les mesures contre les sans-papiers à travers les lois Pasqua, Debré, Chevènement (un homme de gauche dans un gouvernement de gauche) et Sarkozy ont contribué à la mise en place d'une xénophobie d'Etat qui n'est pas sans rappeler certains aspects des gouvernements de la Révolution Nationale que l'on pourrait résumer en parlant de "chasse aux métèques".
Depuis les années quatre-vingt-dix du siècle dernier, cette politique s'est amplifiée et la chasse aux métèques est devenue l'une des tâches principales de la police française. Une telle politique ne pouvait que renforcer la tradition xénophobe, y compris le renforcement d'icelle dans les services de l'Etat, autant l'administration que la police. Les espoirs qu'avait fait naître, à tort ou à raison, la "marche pour l'égalité" de 1983 se sont évanouis pour laisser la place à une société de plus en plus discriminante envers les populations d'origine étrangère, fussent-elles françaises. C'est ainsi que l'on a vu fleurir les expressions d'immigrés de la deuxième, voire de la troisième génération, comme s'il fallait rappeler à des citoyens français le caractère insolite de leur appartenance à la nation française.
La xénophobie remonte aujourd'hui au passé des individus. La Révolution Nationale de 1940 nous avait appris qu'on pouvait dénaturaliser des Français, l'idée revient aujourd'hui par la parole d'un président de la République qui s'imagine ainsi lutter contre la délinquance et imposer la sécurité.
On retrouve ici un autre poncif de la xénophobie française, l'amalgame "étranger = délinquant" et pour les adeptes de la xénophobie française, la naturalisation ne supprime pas la qualité d'étranger ; les naturalisés, voire leurs enfants ou leurs petits-enfants, restent des étrangers et par conséquent des délinquants potentiels. On comprend alors qu'un président soucieux de la sécurité des "vrais" Français propose de retirer la nationalité à ceux des délinquants qui n'ont pas assez de francité ancestrale.
On comprend aussi que ses ministres et ses divers sbires en rajoutent pour montrer leur attachement à la xénophobie. Renvoyer la xénophobie à la seule extrême-droite est une erreur.
Si l'extrême-droite tient des discours extrêmes comme c'est son rôle, elle n'est pas au gouvernement et elle n'est en rien responsable des lois contre l'immigration mises au point par les ministres cités ci-dessus (Pasqua, Debré, Chevènement, Sarkozy) et votées par des parlementaires soumis. Il est vrai qu'il ne faut pas comparer la politique des ministres cités et la politique de la Révolution Nationale sous peine de poursuites judiciaires. Ainsi s'ajoute à une politique xénophobe une atteinte à la liberté d'expression.
Mais à cela s'ajoute un mensonge : celui de faire accroire au bon peuple que la Révolution Nationale s'est vu imposée sa politique par l'occupant, une façon d'exorciser les dérives xénophobes de la politique française. S'il n'y a pas Auschwitz, c'est acceptable. Une affirmation à la fois grotesque et scandaleuse. Et puis, pour revenir au présent, n'est-ce pas le gouvernement actuel qui a inventé un ministère de l'identité nationale et de l'immigration, faisant de l'identité nationale une affaire d'Etat et de l'immigration une affaire d'identité nationale. C'est dans ce cadre qu'un ministre de l'identité nationale et de l'immigration a cru devoir lancer un débat sur l'identité nationale, renforçant l'idée que cette identité nationale doit faire l'objet d'une définition officielle. On ne peut mieux mettre en avant la volonté xénophobe qui agite le gouvernement actuel.
Les déclarations du président de la République et celles de son ministre de l'intérieur qui se croit obligé d'en rajouter s'inscrivent dans cette politique.
Une telle volonté politique de la part du président de la République et de ses sbires, ministres, députés et autres, appelle une réaction pour, sinon mettre fin à la tradition xénophobe française, du moins l'empêcher de nuire.
D'autant que l'on sait que la mise au pas des étrangers, y compris les Français dont on dit qu'ils ne méritent pas la qualité de Français, permet d'autres mises au pas, celle de tous ceux qui sont considérés comme indésirables par l'autorité politique.
C'est cela que nous rappelle ce poème d'un pasteur allemand, Martin Neimoller, opposant au nazisme.
Lorsqu'ils sont venus chercher les communistes Je me suis tu, je n'étais pas communiste.
Lorsqu'ils sont venus chercher les syndicalistes Je me suis tu, je n'étais pas syndicaliste.
Lorsqu'ils sont venus chercher les juifs Je me suis tu, je n'étais pas juif. Puis ils sont venus me chercher Et il ne restait plus personne pour protester.
rudolf bkouche
5 août 2010
C’était à Cuba le 26 juillet 1953, quand un groupe de 150 jeunes révolutionnaires, emmené par Fidel Castro, ont mené une opération contre la caserne de la Moncada située à Santiago de Cuba.
Cette attaque devait donner le signal d’un soulèvement général contre le dictateur Batista, qui avait pris le pouvoir par la force et avec l’aide des USA, le 10 mars 1952 mais ce fût un échec. Une partie des guérilleros furent tués, exécutés sur place ou moururent sous la torture.
Fidel et le groupe de survivants furent jugés et condamnés. Libérés puis exilés au Mexique, ils débarqueront en 1956 à Cuba accompagnés par Ernesto Guevara, après une traversée sur le bateau la Granma, pour prendre le maquis et mener une guerre de guérilla dans les montagnes de la Sierra Maestra.
Leur groupe s’appelait le « Mouvement du 26 juillet » qui conduira la révolution jusqu’à la victoire en 1960 à la Havane, et la fuite du dictateur et de la mafia étasunienne.
57 ans plus tard, les 150 guérilleros sont toujours fêtés comme des héros de la grande révolution socialiste de CUBA, une ile libérée du joug capitaliste et de l’Empire, même si les 50 années d’embargo étasuniens sont toujours aussi pesantes.
Un passager de la flottille : « Ils se sont montrés très violents »
Par Hugues Serraf
Mouloud Bouzidi, un Lillois membre d'une ONG « proche du Hamas » selon les services américains, était à bord de l'un des navires arraisonnés par Tsahal. Pour lui comme pour Mohamed Salem, responsable du CBSP dans le Nord, la flottille était bien une opération humanitaire « et en aucun cas une provocation politique ».
Lille, vendredi 4 juin, 16h30. Les cadres en costume qui rentrent de Paris pour le week-end n'ont sans doute pas l'habitude d'un comité d'accueil de ce genre : à leur droite, sur le quai n°7, une poignée de policiers débonnaires mais vigilants ; à leur gauche, des fillettes chargées de fleurs, des jeunes femmes coiffées d'un foulard, des ados portant keffieh et, surtout, tout ce que la capitale nordiste compte de sympathisants de la cause palestinienne.
On se croirait dans l'un des ces mélos américains, lorsque l'enfant du pays fait son grand retour une médaille sur la poitrine et qu'une foule en liesse vient le remercier d'avoir remporté une victoire au nom de l'équipe municipale. Le héros du jour : Mouloud Bouzidi, un presque trentenaire fraîchement expulsé d'Israël, un T-shirt sale sur le dos et une casquette de baseball vissée sur la tête (« C'est tout ce qu'ils m'ont laissé. Même mes papiers d'identité sont encore là-bas »).
« Nous étions là pour aider les gens de Gaza, un point c'est tout »
Mouloud est membre du comité de bienfaisance et de secours aux Palestiniens (CBSP), une organisation dont le projet est assez obscur pour qu'elle se soit retrouvée inscrite sur la liste américaine des « entités terroristes ». Mais pour ce militant humanitaire convaincu, il s'agit d'une accusation ridicule :
« Nous étions là pour aider les gens de Gaza, un point c'est tout. Moi-même, j'étais sur un navire grec, le Sfendoni, pas un cargo mais un bateau rempli de passagers, tous des médicaux ou des militants d'ONG. Certainement pas des gens agressifs ».
Lorsqu'il raconte la manière dont les soldats israéliens ont pris le contrôle du bateau, Mouloud Bouzidi ne cache d'ailleurs pas son indignation :
« Il était 4 heures du matin et tout le monde dormait. Il y avait eu des avertissements de leur part, bien sûr, mais nous étions dans les eaux internationales et personne ne pensaient qu'ils agiraient si tôt.
Ils se sont tout de suite montrés très menaçants, très violents. Ils ont fait usage de la force alors que ce n'était pas nécessaire et se sont servis de leurs grenades lacrymogènes. Il est vrai que nous leur avons nous-mêmes opposé une résistance pacifique, car nous voulions éviter qu'ils parviennent jusqu'au poste de pilotage où se trouvait le capitaine. Mais des gens ont été battus, tout le monde gens pleurait, c'était horrible… »
« Les interrogatoires se sont poursuivis pendant des heures »
Mouloud Bouzidi l'admet, il n'a pas été frappé lui-même, « juste repoussé violemment » avant d'être interrogé, toujours « avec brutalité » :
« Les questions étaient étranges, comme s'ils voulaient établir que nous cherchions à immigrer clandestinement à Gaza ou en Israël, ce qui était tout de même assez bizarre. Pour un Français digne et libre, vivre dans ce pays-là, ce serait un drôle de projet… Mais les interrogatoires se sont poursuivis pendant des heures et c'était très stressant.
On nous changeait régulièrement de cellule, on nous envoyait des types différents, parfois des militaires, parfois des civils… Lorsqu'ils frappaient, ils frappaient tout le monde sans se poser de questions : Français, Américains, Allemands… »
Se dirigeant vers l'entrée du métro, via lequel il doit se rendre à la conférence de presse bricolée dans l'urgence pour les médias locaux, Mouloud Bouzidi lâche encore :
« Mais j'étais pourtant parti dans un but clairement humanitaire et je suis écœuré par ce qui est arrivé. Je compte d'ailleurs porter plainte car il ne faut pas laisser passer ça… »
Mohamed Salem, le médecin palestinien installé à Lille qui s'est occupé d'organiser le comité d'accueil et la rencontre avec les journalistes, est du même avis : « Cette agression est très grave, car elle n'était pas dirigée contre des terroristes mais bien contre des gens de bonne volonté tentant de porter secours à des populations en difficulté ». Car le responsable lillois du CBSP le proclame sur tous les tons, son organisation « n'a rien à voir » avec le portrait qu'en font « les sionistes et les Américains ».
« Il y avait beaucoup de Turcs, mais entre autres nationalités »
« Nous travaillons depuis vingt ans pour les gens de Gaza et nous avons simplement saisi l'occasion de ce convoi pour acheminer une centaine de maisons en préfabriqué, achetées avec le million de dollars réuni dans le cadre de souscriptions », explique le militant qui affirme ne pas accorder d'importance particulière à la forte dimension turque de la flottille, pourtant significative d'un changement d'attitude d'Ankara à l'égard d'Israël :
« Les Turcs sont très mobilisés pour la Palestine, ça n'a rien de remarquable. Il y avait beaucoup de Turcs, c'est vrai, mais entre autres nationalités… »
Mohamed Salem refuse par ailleurs toute « interprétation politique » de l'action de son association et récuse formellement l'accusation « de proximité avec des organisations terroristes », Hamas en tête :
« C'est un faux procès qui permet de nous disqualifier. Nous ne sommes pas proches du Hamas, mais proches de tous les Palestiniens, Fatah compris. »
Une position quelque peu surprenante, compte tenu de la sanglante hostilité dont fait preuve le mouvement qui contrôle Gaza depuis les élections législatives de 2006à l'égard de l'Autorité conduite par Mahmoud Abbas.
En tout état de cause, ce responsable lillois du CBSP refuse de se prononcer sur ces questions, et encore moins sur sa vision d'une solution durable au problème israélo-palestinien :
« Nous sommes des humanitaires, pas des politiques. Nous sommes évidemment partisans d'un Etat palestinien, mais nous nous contentons de faire notre boulot associatif. »
Seule entorse à cette volonté de ne pas s'égarer sur le terrain politique : la critique d'une Egypte qui, en participant au blocus de Gaza par crainte du Hamas et de son impact sur sa propre situation intérieure, « fait le jeu des Américains et des Israéliens ».
Des sanctions pour Israël
L’agression meurtrière par l’armée israélienne, préméditée et sauvage, dans les eaux internationales contre la « flottille de la liberté » a causé 19 morts et plusieurs dizaines de blessés. Des centaines de bénévoles, élus, militants internationaux ont été arrêtés, et emprisonnés.
C’est un acte de piraterie sanguinaire, commis au mépris de tous les règlements internationaux. Les bateaux, affrétés par des organisations non gouvernementales, s’étaient donnés pour mission de rompre le blocus de Gaza imposé par Israël depuis quatre ans. Il s’agissait d’apporter exclusivement des médicaments et des produits de première nécessité que l’Etat israélien interdit à un million et demi d’habitants plongés dans la misère.
Cette agression prolonge le massacre de décembre 2008/ janvier 2009, relevant selon le juge Goldstone de « crimes de guerre, voire de crimes contre l’humanité ». Nous ne pouvons accepter que ce crime reste une fois de plus impuni. Les protestations non suivies d’effet sont intolérables : elles laissent à Israël un permis de tuer illimité.
Nous exigeons :
- La libération immédiate de toutes les personnes kidnappées par Israël sur la « flottille de la liberté ». La cargaison humanitaire doit être livrée à Gaza.
- Que la France intervienne, auprès d’Israël pour la levée immédiate et sans conditions du blocus de Gaza, et pour que le Rachel-Corrie puisse rejoindre Gaza
- La traduction des criminels de guerre israéliens devant le tribunal pénal international. L’impunité pour Israël, çà suffit.
Dès maintenant le gel de l’accord Union/européenne/Israël doit être appliqué. C’est un élément d’un dispositif de sanctions, auxquelles Israël ne doit pas échapper. Ce n’est pas de gémissements dont a besoin le peuple palestinien, mais de justice. Elle passe par l’application de ses droits nationaux. Aussi les associations, syndicats, formations politiques signataires engagent un processus de boycott/désinvestissement/sanctions contre Israël.
Elles appellent à une :
Manifestation à Lille
le dimanche 6 juin
Rendez-vous à 11 h métro Wazemmes
AFPS Nord-Pas de Calais, UJFP, IJAN, Communauté palestinienne du Nord, Ligue islamique du Nord, Rassemblement des Mosquées du Nord, IDM, CSP 59, Collectif Afrique, LDH, MRAP, Génération Palestine, Enfants de Palestine, Comité Libérez Les, Comité Solidarité Basque, Voie Démocratique, Les Gens d’Hellemmes, Mémoire vive, UD CGT Nord, FSU 59/62, Coordination communiste, PCF, UJCF , les Verts, NPA, URCF, CAPJPO- EuroPalestine-Lille, AMFP 59, ASTR,
L’agression meurtrière par l’armée israélienne, préméditée et sauvage, dans les eaux internationales contre la « flottille de la liberté » a causé 19 morts et plusieurs dizaines de blessés. Des centaines de bénévoles, élus, militants internationaux ont été arrêtés, et emprisonnés. C’est un acte de piraterie sanguinaire, commis au mépris de tous les règlements internationaux.
Les bateaux, affrétés par des organisations non gouvernementales, s’étaient donnés pour mission de rompre le blocus de Gaza imposé par Israël depuis quatre ans. Il s’agissait d’apporter exclusivement des médicaments et des produits de première nécessité que l’Etat israélien interdit à un million et demi d’habitants plongés dans la misère.
Cette agression prolonge le massacre de décembre 2008/ janvier 2009, relevant selon le juge Goldstone de « crimes de guerre, voire de crimes contre l’humanité ». Nous ne pouvons accepter que ce crime reste une fois de plus impuni. Les protestations non suivies d’effet sont intolérables : elles laissent à Israël un permis de tuer illimité.
Nous exigeons :
L’impunité pour Israël, çà suffit. Dès maintenant le gel de l’accord Union/européenne/Israël doit être appliqué. C’est un élément d’un dispositif de sanctions, auxquelles Israël ne doit pas échapper.
Ce n’est pas de gémissements dont a besoin le peuple palestinien, mais de justice. Elle passe par l’application de ses droits nationaux.
Aussi les associations, syndicats, formations politiques signataires engagent un processus de boycott/désinvestissement/sanctions contre Israël. Elles appellent à une :
AFPS Nord-Pas de Calais, UJFP, IJAN, Communauté palestinienne du Nord, Ligue islamique du Nord, Rassemblement des Mosquées du Nord, IDM, CSP 59, Collectif Afrique, Enfants de Palestine, Comité Libérez-les, Comité Solidarité basque, les gens d’Hellemmes, Voie démocratique, Mémoire vive, Génération Palestine, Coordination communiste, PCF,...
Le monde entier s’offusque du massacre perpétré contre les militants de la Flottille de la Liberté, par les commandos marine sionistes.
10 héros sont tombés sous les balles des soldats de Tsahal pour avoir tenté d’apporter une aide humanitaire à 1 500 000 de palestiniens pris au piège et mis sous embargo par les faucons de Jérusalem et du Caire (inféodés aux USA), et de leurs aillés occidentaux et arabes.
Les pays occidentaux, l’Egypte, le Qatar, les Emirats…annoncent être scandalisés par l’attitude criminelle israélienne, alors que depuis des années (même et surtout la Turquie) ils soutiennent ardemment l’état sioniste, raciste et colonisateur qui a bombardé Gaza avec des armes interdites par les conventions internationales.
Oui Israël, comme l’Afrique du Sud du temps de l’apartheid, est un état dirigé par des corrompus et des racistes de la pire espèce : la seule réponse mondiale qui doit être apportée est le boycott immédiat de tous les produits israéliens…
Oui, le monde entier doit mettre en place un embargo sur les relations diplomatiques, politiques, économiques, culturelles et sportives… avec ce pays indigne.
C’est de cette façon que l’apartheid de Botha a été mis à terre : par l’isolement ! (seul Israël avait poursuivi ses relations avec les afrikaners)
Le sionisme est une arme de destruction massive qui agit sans foi, sans loi, sans pitié contre les populations civiles et contre les militants qui aident ces populations : pour Israël même la solidarité et l’humanisme sont bannis au nom de la sécurité des israéliens…
Bertrand Delanoë et ses amis de la bourgeoisie parisienne, peuvent aujourd’hui déplorer et pleurer les victimes innocentes, alors qu’il y a quelques semaines il inaugurait la place du nationaliste sioniste Ben Gourion de la Haganah.
Les larmes de crocodile ne feront pas revivre les héros de mai, résistants martyrs tombés au nom de la Liberté, au nom de la Solidarité avec un Peuple opprimé et chassé de ses terres historiques par la décision imbécile et belliqueuse des états onusiens, une ONU qu’Israël toise et ignore depuis 62 ans.
Aujourd’hui le monde doit comprendre que la situation est grave, qu’Israël est un état assassin, un état criminel, un état fasciste, un état mercenaire créé pour tuer, un état dont les forces spéciales militaires et de renseignements massacrent des innocents à l’intérieur de ses frontières volées et hors de ses frontières… sur terre, par air, et maintenant sur mer.
Le Hamas et le FPLP, le Hezbollah… appellent à une intifada sans frontière, l’OLP et le Fatah vont-ils les rejoindre ?
Parce que trop c’est trop, et les morts du 31 mai, ajoutés aux dizaines de milliers déjà massacrés depuis 62 ans au nom des intérêts sionistes et colonisateurs, ont fait déborder un vase déjà plein de colère d’un Peuple martyrisé et déporté.
« Libérez-les ! » leurs apporte et apportera un soutien complet à la résistance palestinienne et à tous les résistants et soutien à la cause de la Palestine libérée…
Seule cette résistance armée des résistances palestiniennes fera plier Israël,
seule la solidarité internationaliste fera plier les états complices des sionistes…
Gagner cela, c’est gagner la Paix et c’est annihiler les menaces de guerre.
Le Comité « Libérez-les ! » de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques (59-62), appelle à participer à tous les rassemblements et toutes les manifestations en soutien à la Palestine et à manifester contre les impérialismes colonisateurs alliés aux sionistes.
Prochaine manifestation
Une délégation du Front Populaire pour la Libération de la Palestine a rencontré l'ambassadeur cubain au Liban, Manuel María Serrano Acosta, à Beyrouth le 16 mai 2010.
Mené par le Camarade Marwan Abdel, membre du bureau politique et le camarade Samir Lubani (Abu Jaber), membre du Comité central, la délégation a été reçue par l'ambassadeur cubain et d'autres responsables de d'ambassade.
Le débat s’est porté sur la situation politique à Cuba et dans la région, ainsi que sur les relations politiques entre le Cuba et le PFLP. L'Ambassadeur Serrano a fait un bon accueil à la visite de la délégation, soulignant l'importance de communication entre le Cuba et le FPLP.
Autres points abordés, l’embargo mené par les États-Unis et le rôle du parti communiste cubain et du gouvernement cubain pour renforcer la résistance cubaine.
L’Ambassadeur a exprimé sa conviction que la révolution cubaine triomphera, et concernant les relations entre Cubains et Palestiniens, il a exprimé sa confiance dans la capacité des palestiniens à surmonter la situation actuelle et à continuer dans leur lutte pour faire reconnaître leurs droits légitimes et historiques.
Pour sa part, le camarade Marwan Abdel a félicité la résistance légendaire du Cuba malgré les risques et les défis du blocus impérialiste, il a confirmé l'appui des palestiniens et la solidarité avec Cuba en retour à la position cubaine dans la solidarité avec la Palestine et les palestiniens.
Ce 15 mai nous commémorons le 63ème anniversaire du jour de la Nakba qui est survenu au peuple palestinien. En ces jours du mois de mai, la mémoire de ce peuple s’ouvre sur la blessure saignante représentée par le jour de la Nakba, qui est, surtout pour les réfugiés, le souvenir de la maison , du champ, du figuier, de l’amandier, des cours d’eau, du four à pain, des pâturages, de la saison de la cueillette, tout ce qui touche à la terre dont ils ont été expulsés sous les coups des massacres et de l’agression sioniste.
Il signifie aussi la marche de l’exil, le refuge, les tentes, les tôles et les rangs où ils s’alignaient, les ailes cassées, pour recevoir les aides internationales.
Au même moment, la mémoire s’ouvre sur les actes héroïques de ce peuple, ses martyrs, ses prisonniers, sa résistance, ses sacrifices, sa fierté, sa détermination à rester attaché à ses justes droits, y compris le droit au retour des réfugiés à leur terres et leurs propriétés.
En cette date douloureuse, il y a 63 ans, les épisodes du complot auquel devait faire face le peuple palestinien ont atteint un tournant décisif qui a laissé ses traces sur l’ensemble de la vie du peuple palestinien, sur son infrastructure économique, sociale et politique.
Au regard de la profondeur de son impact, il a communément été admis de décrire ce qui s’est passé par la Grande Nakba. Sinon, comment qualifier l’un des massacres les plus ignobles que l’histoire humaine contemporaine a connu et dont les épisodes douloureux se poursuivent jusqu’à nos jours, depuis que les bandes sionistes ont réussi, soutenues directement par l’impérialisme mondial, Grande-Bretagne en tête (qui exerçait à l’époque le mandat sur la Palestine) à accomplir leur projet visant à déraciner le peuple palestinien de sa terre, à l’expulser pour y installer les Juifs venant de toutes parts à sa place, dans toutes les villes et les villages dont les propriétaires ont été expulsés, selon la théorie sioniste connue "une terre sans peuple pour un peuple sans terre".
Cette théorie raciste et malheureuse contredit le plus évident des droits de l’homme, les principes du droit international, et dont tous les documents et cartes, toujours prisonniers des cartons des archives britanniques et turques, auxquels la Palestine a été soumise pendant une période très longue, affirment cela.
Ces documents affirment, sans aucune contestation possible, que la Palestine n’a jamais été, comme ils le prétendent, un désert mais elle était peuplée par une population qui l’a cultivée tout au long de siècles. Les Palestiniens, ses habitants, n’ont été expulsés que par de terribles massacres, des meurtres, des destructions, commis par les bandes sionistes, telles que la Haganah, l’Irgoun et le Stern, ce qui a eu pour conséquence la destruction de 532 villages et villes, l’exécution de 52 massacres à l’encontre de ses habitants pacifiques, dont les maisons et les champs ont été incendiés, les habitants aussi, alors qu’ils étaient vivants, comme cela s’est passé pour les habitants de Tira Haïfa.
Les bandes sionistes ne se sont pas privées de commettre les crimes les plus monstrueux, en éventrant les femmes enceintes, en tuant les femmes, les vieillards et les enfants, en violant toutes les sacralités, rejetant tous les traités et les coutumes internationales.
Suite à ces monstrueux massacres, les sionistes ont expulsé plus de 850.000 Palestiniens qui sont devenus des réfugiés, et dont le nombre atteint aujourd’hui plus de 5 millions, répartis sur toute la terre, la plupart vivant dans des camps.
Ce crime dont le peuple palestinien est toujours la victime a laissé des traces, non seulement sur cette période, mais jusqu’à l’heure actuelle.
Les réfugiés vivent toujours dans des conditions économiques et sociales difficiles, après avoir été dispersés loin de leurs propriétés et de leurs maisons, dont ils ont été expulsés il y a plus d’un demi-siècle. Malgré cela et d’autres choses encore, leur détermination n’est pas retombée, leur attachement au droit du retour ne s’est pas ébranlé, et à cause des luttes et des sacrifices de notre peuple, la cause des réfugiés et le droit de leur retour gardent encore leur flamme vivante alimentée par sa justice, et brûlant tous ceux qui cherchent à s’en rapprocher de façon malsaine.
De longues années ont montré que tous les complots visant la cause des réfugiés ont échoué, cette question étant devenue le pivot essentiel de la paix et de la stabilité dans la région. Il est devenu clair pour tous que tout règlement qui ne prend pas en compte la résolution de la question des réfugiés de façon juste, selon la résolution 194, échouera.
Le fait de l’affirmer n’est pas un luxe politique ni un désir d’extrémisme, comme certains se plaisent à le dire, mais comme le crime est toujours visible, le criminel connu ainsi que les victimes, et que toute solution juste doit être équitable envers les victimes et doit châtier le criminel, un minimum au moins.
Dans un rapport du 28 juin 1948 un émissaire international affirmait qu’il ne peut y avoir de solution juste et globale au conflit si le droit des réfugiés arabes au retour à leurs maisons dont ils ont été chassés n’était pas respecté, et il a poursuivi, disant : "C’est de l’effronterie et du mépris de tous les principes de justice humaine que de priver ces réfugiés innocents, qui sont victimes d’un conflit, de leur droit au retour à leurs maisons, alors que les Juifs continuent à émigrer de toutes les parties du monde vers la Palestine".
Cet émissaire, c’est M. Bernadotte qui a payé de sa vie une telle position, moins de quelques mois plus tard, lorsque les sionistes l’ont assassiné à al-Quds.
A partir de cette recommandation écrite par le sang du médiateur international Bernadotte, l’assemblée générale des Nations-Unies a essayé de trouver une solution juste à la question des réfugiés, en émettant le 12 décembre 1948 une résolution portant le numéro 194 dont le onzième paragraphe stipule : " qu’il y a lieu de permettre aux réfugiés qui le désirent, de rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et de vivre en paix avec leurs voisins, et que des indemnités doivent être payées à titre de compensation pour les biens de ceux qui décident de ne pas rentrer dans leurs foyers et pour tout bien perdu ou endommagé lorsque, en vertu des principes du droit international ou en équité, cette perte ou ce dommage doit être réparé par les Gouvernements ou autorités responsables" et "Donne pour instructions à la Commission de conciliation de faciliter le rapatriement, la réinstallation et le relèvement économique et social des réfugiés, ainsi que le paiement des indemnités, et de se tenir en liaison étroite avec le Directeur de l’Aide des Nations unies aux réfugiés de Palestine, et, par l’intermédiaire de celui-ci, avec les organes et institutions appropriés de l’Organisation des Nations unies" ;quant au troisième paragraphe, il stipule la création d’une commission de conciliation qui aura la responsabilité de faciliter le retour des réfugiés à leurs terres, ce qu’a refusé le gouvernement israélien qui continue à le refuser jusqu’à présent.
Face au refus et à cet entêtement israéliens, l’assemblée générale continue à affirmer sa position en votant annuellement la décision citée, en tant que solution juste de la question des réfugiés et la plus conforme aux principes des droits de l’homme, du droit international et le plus proche de la réalisation de la légalité internationale.
De plus, les décisions internationales favorables au droit de retour des réfugiés se sont suivies, l’assemblée générale vote la décision 394 le 14 décembre 1950, favorable au droit au retour, qui est soutenu par l’accord de Genève sur les droits des réfugiés en 1951, et il est réaffirmé dans la résolution 1191 émis le 13 décembre 1957, la résolution 535 de l’année 1965 ainsi que les résolutions 3628 et 2672 de l’année 1970,
mais aussi la résolution 3236 qui stipule dans son paragraphe 2 que le droit de retour des Palestiniens à leurs terres dont ils ont été expulsés et déracinés est inaliénable le considérant indispensable pour l’établissement de la paix et la sécurité dans la région.
De façon très rapide, la juste solution de la question des réfugiés est le retour des réfugiés palestiniens à leurs terres, il s’agit d’un droit garanti et déclaré par toutes les résolutions, les traités, les accords internationaux et notamment la décision 194 qui est considérée comme une des résolutions légales internationales le plus favorables à la légalité de la réclamation du droit au retour.
Pour cela, il est nécessaire de s’attacher fermement à cette résolution et à s’éloigner de toutes les explications qui peuvent l’affaiblir ou détruire son fondement, qui représente la légalité, la légitimité et la possibilité d’appliquer le droit au retour.
Cela est important en ce moment où de temps à autre apparaissent de multiples attitudes ou initiatives essayant de trouver une solution à la question des réfugiés en passant par-dessus cette résolution ou en la contournant en la vidant de son contenu, dans le meilleur des cas.
Certains vont encore plus loin en affirmant l’impossibilité de réaliser ce droit, en allant même jusqu’à le proposer en troc au bazar des initiatives, dont le plafond s’abaisse continuellement, sans compte ni contrôle, suscitant crainte et inquiétude, et même les doutes du fait de l’insistance israélienne à refuser absolument le droit au retour, en accord avec la position américaine exprimée par le président américain George Bush, qui a donné des garanties au premier ministre israélien Sharon lors de la visite de ce dernier à la Maison Blanche, en 2004 et il l’avait de nouveau ré-affirmé quelque mois avant la fin de se Présidence.
A partir de là, une grande précaution doit être exigée sur le plan palestinien pour ne pas tomber dans le piège visant le droit au retour et le remplacement du droit des réfugiés à retourner sur leurs terres par le retour partiel à l’Etat indépendant, dont la formation sur l’ensemble des terres occupées en 1967 reste cependant douteuse si elle est en accord avec Israël et les Etats-Unis, étant donné l’attitude israélienne, les tergiversations et les ajournements successifs, le refus d’appliquer les ententes de Sharm el-sheikh, avec un soutien américain clair au maintien des grands blocs de colonies, et le non-retour aux frontières de 1967 confirmant le choix auquel s’accroche le gouvernement israélien.
Il s’agit du choix de poursuivre l’agression et de nier les justes droits de notre peuple .
Que personne ne se leurre à propos des informations diffusées par l’occupation au sujet du retrait prochain de la bande de Gaza, car ce soi-disant retrait, si jamais il se réalise, le sera selon la vision israélienne, transformant la bande de Gaza en une grande prison, où ses habitants vont plonger, économiquement et socialement, au moment où Israël va poursuivre son siège.
Au même moment, il continuera à avaler ce qui reste des territoires palestiniens en Cisjordanie, car il poursuit l’agrandissement des colonies, la construction du mur de l’apartheid et les mesures d’isolement de la ville d’al-Quds et des territoires de Gaza, ainsi que les campagnes d’arrestation et le refus de libérer les prisonniers qui sont 11 000 à ce jour.
Tout ceci se déroule avec l’accord américain et européen, dans le cadre d’un silence de plomb de la part du comité quadripartite, de la communauté internationale et une dérobade honteuse des pays arabes.
Le souvenir de la Nakba et les traces plus ou moins douloureuses qu’elle a laissées, ont été une leçon pour ce peuple. Elles exigent une affirmation claire que le peuple palestinien, qui a refusé tous les plans de liquidation de la question des réfugiés, qui a insisté à s’attacher à ses droits légitimes, qui a offert des milliers de martyrs, de blessés et de prisonniers, pour les défendre, qui a vécu réfugié dans les conditions les plus difficiles, ce peuple restera attaché à ses droits, restera fermement attaché à son droit au retour comme il a été défini dans la résolution 194, qui confirme avec précision que le retour se fera à partir du choix personnel de chaque réfugié, ce qui signifie que le droit au retour est un droit personnel pour chaque réfugié, et personne ne peut le concéder ou le négocier.
63 ans après la Nakba, il est nécessaire de renouveler cet attachement au droit au retour, de rassembler les énergies populaires palestiniennes et ses soutiens de par le monde, pour mener des campagnes populaires les plus larges possibles, avec des manifestations et des congrès populaires pour l’exprimer.
Le comité "Libérez-les!" de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques, s'engagera partout où cela lui sera possible.
Il faut en même temps, activer tous les comités et institutions populaires agissant dans le domaine des réfugiés, prendre l’initiative de former des comités de défense du droit au retour dans toutes les villes, en suscitant les actions officielles pour activer la question des réfugiés et du droit au retour.
Le refus israélien n’affaiblit pas la force de la légitimité ni de la légalité du Peuple Palestinien, au contraire, il affaiblit la place et la crédibilité internationale d’Israël, en augmentant son isolement.
Quand le 8 mai 1945, quand des drapeaux algériens apparaissent dans les manifestations de Sétif, Guelma et Kherrata à l’annonce de la chute du nazisme en Europe, l’armée coloniale française commandée par le général Duval, et les milices civiles à la solde des grands propriétaires terriens, des industriels impérialistes et des commerçants issus des descendants du corps expéditionnaires de 1830 … tirent sur la foule…sans sommation !
Entre 18 000 et 35 000 morts selon les sources (pro-française ou pro-algérienne)… mais un chiffre est au moins sur : se sont des dizaines de milliers de morts qui ont été enterrés après avoir été exécutés par ceux qui venaient de participer à vaincre les armées fascistes hitlériennes et mussoliniennes… mais dont les généraux n’avaient pas réussi à empêcher l’avancée jusqu’à Berlin de l’Armée Rouge.
Ce jour est le 65ème anniversaire des massacres de Sétif, Guelma et Kherrata, l’anniversaire d’un des massacres les plus sanglants perpétrés par les troupes colonialistes françaises contre un peuple autochtone.
Il y a 65 ans, les places de France libérées du nazisme, étaient transformées en bal populaires pendant que les quartiers populaires de Sétif, Guelma et Kherrata, avides d’indépendance et de liberté, étaient transformés en morgue géante…
Le 8 mai 1945, de l’autre côté de la méditerranée, le drapeau bleu-blanc-rouge s’était transformé quelques heures en drapeau flanqué de la croix gammée…
Comme quoi brandir le drapeau national tricolore a parfois des saveurs amères, surtout pour le peuple des quartiers populaires, issu de l’immigration et de la colonisation !
Aujourd’hui les nazillons français, continuent à propager ses saloperies racistes et négationnistes, en écrivant que le mouvement national de libération de l’Algérie d’idéologie socialiste, était à l’origine de ce massacre, et en lien avec les nazis… pour préparer le soulèvement de la Toussaint, le 1er novembre 1954…
Ceux qui pavanent toujours en arborant les insignes nazis, qui montrent du doigt les mosquées, comme les nazis montraient les synagogues, qui fustigent la jeunesse issue de l’immigration comme les sources des dégradations sociales de nos vies, comme les nazis montraient les juifs allemands en 1933… contribuent à la négation du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et à la nécessité de mettre l’économie au service des peuples et pas l’inverse.
8 mai 1945, les nazis capitulent après avoir commis plus de 50 millions d’assassinats…et asservis des nations entières pendant 6 ans…
8 mai 1945, les dizaines de milliers d’algériens de Sétif, Guelma et Kherrata, subissent la folie meurtrière des colonialistes…
8 mai 2010, toujours des guerres en Irak, en Afghanistan, en Palestine, toujours du racisme et de la xénophobie, et toujours des menaces contre le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes… avec toujours en fond sonore les bruits de bottes…
Et toujours des morts et des martyrs, des exilés et colonisés, des torturés et des prisonniers… et toujours en lien avec le capitalisme et l’impérialisme.
Le comité « Libérez-les ! » sera toujours du côté des opprimés et des victimes du capitalisme, du colonialisme, du sionisme, du fascisme et de l’impérialisme.
Honneur aux martyrs de Sétif, Guelma et Kherrata.
Honneur au Peuple d’Algérie.
Jusqu'à la victoire !
Appel à la raison
Citoyens de pays européens, juifs, nous sommes impliqués dans la vie politique et sociale de nos pays respectifs. Quels que soient nos itinéraires personnels, le lien à l’État d’Israël fait partie de notre identité. L’avenir et la sécurité de cet État auquel nous sommes indéfectiblement attachés nous préoccupent.
Or, nous voyons que l’existence d’Israël est à nouveau en danger. Loin de sous-estimer la menace de ses ennemis extérieurs, nous savons que ce danger se trouve aussi dans l’occupation et la poursuite ininterrompue des implantations en Cisjordanie et dans les quartiers arabes de Jérusalem Est, qui sont une erreur politique et une faute morale. Et qui alimentent, en outre, un processus de délégitimation inacceptable d’Israël en tant qu’État.
C’est pourquoi nous avons décidé de nous mobiliser autour des principes suivants :
C’est dans cet esprit que nous appelons tous ceux qui se reconnaissent dans ces principes à signer et à faire signer cet appel.
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Un appel à la raison bien déraisonnable
Rudolf Bkouche ujfp (Union Juive Française pour la Paix) ijan (International Jewish AntiZionist Network)
Un appel doit être publié sous le titre JCall qui se veut un appel à la raison sur la question Israël-Palestine. Cet appel lancé par des Juifs d'Europe veut être l'analogue du JStreet des Etats-Unis. Mais si JStreet se présente comme un autre lobby juif (il faut entendre le terme lobby au sens anglo-saxon, un groupe de pression) pour contrer le pro-israélisme d'AIPAC, JCall apparaît essentiellement comme un appel à sauver Israël d'une politique israélienne qui le conduit, selon les auteurs du texte, au naufrage. Mais JCall oublie que la politique israélienne du gouvernement actuel à l'encontre des Palestiniens s'inscrit dans la continuité et que cette politique, avant que d'être la politique de tel ou tel parti est inspirée par une idéologie, le sionisme,
C'est le sionisme qui est en cause et les geignardises de "partisans de la paix" n'y peuvent rien. Se contenter de condamner la politique israélienne actuelle n'est qu'un leurre. Que les auteurs de ce texte soient sincères ou non importe peu. Plutôt que de reprendre point par point les quatre principes de l'appel, nous nous proposons démontrer en quoi ce texte n'ouvre aucune perspective, se contentant de ressasser le discours du sionisme de gauche. Le point essentiel de l'appel est le renvoi à l'Etat juif et démocratique, leit-motiv du discours sioniste de gauche. Quand bien même la solution : "deux peuples, deux Etats" serait encore possible, on ne peut que rappeler que 20% de la population de l'Etat d'Israël dans ses frontières de 1949 définies par ce que l'on appelle la ligne verte est palestinienne et n'a aucune raison de devenir juive si on donne à ce terme la définition nationale de la doctrine sioniste.
Dans ces conditions, demander que l'Etat d'Israël soit un Etat juif et démocratique revient à refuser la citoyenneté à une partie de sa population conduisant à une politique de discrimination, sauf à réaliser l'expulsion de la partie non juive de la population, ce que certains appelle pudiquement le transfert. En soutenant le principe d'un Etat juif et démocratique l'appel se situe dans un sionisme intransigeant oubliant que l'Etat d'Israël s'est construit au détriment des habitants de la terre sur laquelle il s'est constitué. Il est vrai que l'appel répond à ce qu'il considère comme un danger, la démographie. Des lorsqu'il a décidé de construire l'Etat juif en Palestine, le sionisme a rencontré le problème démographique.
Il s'est alors donné pour objectif de renverser la démographie de la Palestine en renforçant l'immigration juive, politique facilitée par le refus des Etats européens de recevoir les Juifs qui fuyaient les persécutions nazies. Après la décision de partage par l'ONU et la guerre de 1948, l'Etat d'Israël se retrouvait avec 78% du territoire palestinien, situation qu'il acceptait en attendant mieux. Le mieux est arrivé en 1967 avec l'achèvement de la conquête de la Palestine. Mais le gouvernement israélien de l'époque ne pouvait annexer les territoires conquis, ce qui lui aurait apporté un surplus de population indésirable.
Si, pour des raisons d'ordre symbolique l'Etat d'Israël annexait Jérusalem promis à devenir la "capitale éternelle" de l'Etat d'Israël, les gouvernements israéliens, à commencer par les gouvernements de gauche au pouvoir en 1967, ont pratiqué une politique d'annexion rampante sous la forme d'implantations, appelés communément en français "colonies". Ces annexions de fait rendent impossible la mise en place d'un Etat palestinien viable. Au mieux un tel Etat ne serait qu'une dépendance de l'Etat d'Israël. Tout cela l'appel ne le dit pas en laissant entendre que la solution réside dans le principe "deux peuples, deux Etats". Rappelons que cette solution a été proposée par Yasser Arafat en 1988 et renouvelé en 1993 avant la signature des Accords d'Oslo, proposition que l'Etat d'Israël n'a jamais voulu entendre. Et pourtant la proposition d'Arafat acceptait que l'Etat d'Israël occupe 78% de la Palestine, l'Etat de Palestine se contentant des 22% restant ; "la paix contre les territoires" pourrait-on dire.
Alors que signifie aujourd'hui cet appel au principe "deux peuples, deux Etats". Pour le comprendre il faut revenir à une fiction entretenue par les sionistes de gauche. On dénonce la guerre de 1967 et les implantations dans les territoires occupées mais on oublie 1948. Ainsi on se dispense de parler du sionisme et de la conquête de la Palestine. On peut alors attaquer les gouvernements de droite en oubliant que les gouvernements de gauche ont pratiqué la même politique et dénoncer les "méchants colons" qui dénaturent le sionisme et mettent l'Etat d'Israël en danger. Effectivement il y a, pour les sionistes de gauche, un double danger, le danger démographique dont nous avons parlé ci-dessus, la dégradation de la belle image d'Israël, ce petit pays entouré d'ennemis qui a su reconstituer l'antique nation d'Israël et faire fleurir le désert.
Aujourd'hui l'Etat d'Israël apparaît comme un pays guerrier, celui de l'agression contre Gaza, agression qui comprend à la fois les bombardements contre les civils de l'hiver 2008-2009 et le blocus qui empêche la population de Gaza de vivre normalement, celui aussi de l'occupation de la Cisjordanie dont on prend conscience de la brutalité, celui enfin de la discrimination à l'encontre de la population non juive de l'Etat d'Israël. C'est cela qui fait la trame de JCall : sauver Israël. Cet appel à la raison qui se veut un appel pour la paix n'est en fait qu'un appel à venir au secours d'Israël. Les Palestiniens ne comptent pas, sauf pour dire qu'ils représentent un danger démographique pour Israël. Il faut donc organiser un divorce à l'amiable pour permette à Israël de trouver la paix en tant qu'Etat juif et démocratique.
Il suffit de lire les commentaires de certains signataires pour comprendre combien ils sont contradictoires entre eux mais aussi contradictoires à l'appel. Apparaissant comme un appel à la paix, JCall a été entendu comme tel par nombre de signataires ; on comprend alors qu'ils l'aient signé même s'ils émettent des réserves sur les termes de cet appel. Cela s'appelle, de la part des auteurs du texte, de la manipulation. On se présente à peu de frais comme des partisans de la paix, et en ce qui concerne la France comme une autre voix juive qui s'oppose à un CRIF qui apparaît de plus en plus comme la voix du gouvernement israélien.
En cela JCall relève de la malhonnêteté intellectuelle.
BEYROUTH – Alors qu’elle s’apprêtait à prononcer son discours sur « les défis juridiques du 21e siècle », la ministre française de la Justice Michèle Alliot-Marie a été réprimandée par un groupe de supporters du détenu libanais en France Georges Ibrahim Abdallah.
« Vous ne pouvez pas parler de justice tant que Georges Ibrahim Abdallah est toujours en prison », a crié un des supporteurs alors présent dans la salle. « Libérez Georges Ibrahim Abdallah ! Libérez Georges Ibrahim Abdallah ! », ont réclamé les supporteurs avant d’être évacués de la salle par les agents de sécurité.
Conviée par l’Ordre des Avocats au Liban, la ministre française a discouru sur « les défis juridiques du 21e siècle », à la Maison de l’Avocat à Beyrouth, en présence de la bâtonnière du Barreau de Beyrouth Me. Amal Haddad, le ministre de la Justice Ibrahim Najjar, d’un public de juristes, diplomates, hommes politiques, avocats et magistrats.
iloubnan.info - Le 24 avril 2010
http://www.iloubnan.info/politique/actualite/id/45111
Repris sur http://liberonsgeorges.over-blog.com le 24/4/2010/
Nord 16 et 17 avril 2010 Pas-de-Calais
Journées internationales
de soutien aux prisonniers politiques.
Le vendredi 16 avril à 18h30,
Espace Marx, rue Salengro à Lille Hellemmes.
Le samedi 17 avril à 14h30,
à l’Auberge de l’Abbaye, à Mont-saint-Eloi.
En 1975, le Font populaire de Libération de la Palestine (FPLP) faisait du 17 avril la Journée internationale des Prisonniers politiques.
Un appel relayé plus tard par les militants indépendantistes basques puis par de nombreux mouvements internationaux, qui désormais, partout dans le monde, célèbrent cette journée en soutien aux prisonniers incarcérés en raison de leur combat contre l’impérialisme, le colonialisme, le sionisme, le fascisme… Contre le capitalisme !
A l’initiative du comité « Libérez-les ! » de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques (59 – 62) qui, chaque année, commémore cette journée, les organisations signataires de cet appel, souhaitent donner tout l’éclat qu’elle mérite à cette 35ème Journée mondiale de mobilisation et de solidarité internationaliste.
A Lille (Nord) et Mont-saint-Eloi (près d’Arras -Pas-de-Calais), deux rencontres sur le thème des conditions concrètes d’incarcération réservées aux prisonniers politiques seront ainsi proposées… Des intervenants extérieurs ont été invités.
La crise du capitalisme, la résistance aux impérialismes qui prétendent exercer une hégémonique domination sur les peuples, et surtout la montée des radicalités, entraînent un renforcement des mesures de répression à l’égard des militants anticapitalistes, anti-impérialistes, anticolonialistes et antisionistes…Toute résistance déterminée est désormais qualifiée de terrorisme !
Ces prisonniers politiques, de guerre et d’opinion font l’objet de mesures d’incarcération massives, longues comme Georges Ibrahim Abdallah et parfois préventives comme « ceux de Tarnac ».
En Palestine occupée plus de 11 000, hommes, femmes, enfants sont emprisonnés, parfois de longues années sans condamnation, ils subissent des mauvais traitements et des tortures. Ce sont les victimes et des otages des sionistes criminels qui poursuivent leur guerre contre le peuple de Palestine avec le soutien détestable des puissances impérialistes, dont les Etats-Unis, l’Europe et le gouvernement français actuel.
Au Pays basque près de 800 prisonniers politiques, et des mesures « d’illégalisation » des organisations populaires, anti répressives et de la jeunesse… Les condamnations sont lourdes en Espagne comme en France, quand des militants ne sont carrément pas exécutés comme au temps de la guerre sale menée par les GAL dans les années 80/90... En France 29 morts. ! Ainsi en 2009, Jon Anza, militant basque est mort sur le sol français... A t-il été victime d’une exécution de la part d’éléments des forces spéciales espagnoles ? Beaucoup le pensent !
En Italie, aux 97 prisonniers politiques, militants des années de plomb, se sont ajoutés les « arrêtés du 12 février 2007 », des militants anti-impérialistes, condamnés « préventivement », sans que ne fut commis aucun acte justifiant des peines énormes allant jusqu’à 18 ans pour certains !
Aux Etats-Unis depuis 12 ans, 5 patriotes cubains sont enfermés pour avoir infiltré la mafia terroriste cubaine de Miami qui envisageait des sabotages sur l’Ile de Cuba. Ils ont été injustement condamnés à des peines allant de 15 ans à 2 fois perpétuité. Malgré la reconnaissance par la Cour Suprême US que les procès ont été tronqués, et la solidarité de 12 Prix Nobel, ils restent emprisonnés sur décision prise par le réactionnaire GW Bush.
Le 1er avril 2010, la Cour d’appel a enfin accordé un régime de semi-liberté conditionnelle à Georges Cipriani, l’un des deux derniers militants du groupe Action Directe encore incarcérés. Il reste maintenant à lutter pour la libération de Jean-Marc Rouillan, réincarcéré suite à la sombre histoire d’un article de presse jugé subversif.
Pour les militants emprisonnés, depuis 30 ans pour certains, les conditions de détention s’aggravent. Pression morale, tracasseries administratives, privation du droit de visite familiale ou simplement d’expression, refus des mises en liberté conditionnelle... et même tortures, sont le lot quotidien… Mais rares sont les médias qui osent en parler ! Et pourtant des mouvements de résistance s’expriment à l’intérieur des prisons, là aussi le silence des médias est total.
La bourgeoisie leur fait payer au prix fort leur absence de reniement, leur indéfectible fidélité à un engagement au service d’une société débarrassée des miasmes de l’exploitation de l’homme par l’homme… Elle affuble ces hommes et ces femmes, épris de liberté et de fraternité ou qui rêvent d’indépendance pour leur pays, du titre de « terroristes ». Accusation prétexte à fouler au pied les droits les plus élémentaires de la personne humain et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
A l’heure où les sociétés capitalistes s’interrogent sur les moyens d’assurer leur pérennité, la néo-fascisation des Etats est à l’ordre du jour. Les mesures d’exception et les lois liberticides deviennent la norme et s’introduisent dans le champ social.
Aujourd’hui force est de constater que, manifestants antifascistes, sans papiers, droitdelhommistes, travailleurs grévistes et syndicalistes défenseurs de l’outil de travail, sont aussi assimilés à des délinquants et même à des terroristes !
C’est sur ces expériences vécues sur trois continents :
- Europe (militants d’AD, Basques, Corses, Italiens, Kurdes, Turcs, Allemands)
- Etats-Unis (militants cubains, afro-américains, amérindiens)
- Moyen-Orient (militants palestinien, libanais)
Que seront évoquées les situations et le sort réservé :
- à Jean-Marc Rouillan, prisonnier d’Action Directe incarcéré depuis 1987.
- aux arrêtés Italiens du « 12 février 2007 ».
- aux prisonniers Basques, Corses, Kurdes et Turcs.
- à Ahmad Sadaat, dirigeant du FPLP et aux 11000 prisonniers palestiniens.
- à Salah Hamouri, Franco-palestinien enfermé en Israël depuis 2005.
- à Georges Ibrahim Abdallah, communiste libanais détenu en France depuis 1984.
- Aux cinq patriotes Cubains incarcérés aux Etats-Unis depuis 1998 pour avoir infiltré des réseaux terroristes de la mafia cubaine de Miami…à Mumia Abu Jamal et Léonard Pelletier.
Nous, signataires, exigeons qu’on reconnaisse le statut de prisonniers politiques à tous ces militants et militantes. Nous, signataires, appelons tous les militants, les citoyens engagés, les défenseurs de la liberté et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, les anticolonialistes, les anti-impérialistes, les antifascistes, les antisionistes, à participer activement à ces 2 journées de solidarité internationaliste.
Signataires : Comité « Libérez-les ! », Comité Solidarité Basque de Lille, AFPS 59-62, Comité régional (59-62) de soutien à Salah Hamouri, PCF Arras, Comité France-Cuba Lille Métropole, Cercle Henri Barbusse de culture ouvrière et populaire, Coordination Communiste 59/62, L’inter, Capjo Europalestine, Union des Juifs de France pour la Paix
Soutenus par : Comité Solidarité Liberté (B), Rote Hilfe (D) Comité pour la libération de Georges Abdallah (F), Amigi –Parenti (I), NLPF (F), No Border (GB), IFC (IRL),
+ d’infos sur les sites des signataires
Expos-tables de lecture-musique-rafraichissements
Nord 16 et 17 avril 2010 Pas-de-Calais
Journées internationales
de soutien aux prisonniers politiques.
Le vendredi 16 avril à 18h30,
Espace Marx, rue Salengro à Lille Hellemmes.
Le samedi 17 avril à 14h30,
à l’Auberge de l’Abbaye, à Mont-saint-Eloi.
En 1975, le Font populaire de Libération de la Palestine (FPLP) faisait du 17 avril la Journée internationale des Prisonniers politiques.
Un appel relayé plus tard par les militants indépendantistes basques puis par de nombreux mouvements internationaux, qui désormais, partout dans le monde, célèbrent cette journée en soutien aux prisonniers incarcérés en raison de leur combat contre l’impérialisme, le colonialisme, le sionisme, le fascisme… Contre le capitalisme !
A l’initiative du comité « Libérez-les ! » de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques (59 – 62) qui, chaque année, commémore cette journée, les organisations signataires de cet appel, souhaitent donner tout l’éclat qu’elle mérite à cette 35ème Journée mondiale de mobilisation et de solidarité internationaliste.
A Lille (Nord) et Mont-saint-Eloi (près d’Arras -Pas-de-Calais), deux rencontres sur le thème des conditions concrètes d’incarcération réservées aux prisonniers politiques seront ainsi proposées… Des intervenants extérieurs ont été invités.
La crise du capitalisme, la résistance aux impérialismes qui prétendent exercer une hégémonique domination sur les peuples, et surtout la montée des radicalités, entraînent un renforcement des mesures de répression à l’égard des militants anticapitalistes, anti-impérialistes, anticolonialistes et antisionistes…Toute résistance déterminée est désormais qualifiée de terrorisme !
Ces prisonniers politiques, de guerre et d’opinion font l’objet de mesures d’incarcération massives, longues comme Georges Ibrahim Abdallah et parfois préventives comme « ceux de Tarnac ».
En Palestine occupée plus de 11 000, hommes, femmes, enfants sont emprisonnés, parfois de longues années sans condamnation, ils subissent des mauvais traitements et des tortures. Ce sont les victimes et des otages des sionistes criminels qui poursuivent leur guerre contre le peuple de Palestine avec le soutien détestable des puissances impérialistes, dont les Etats-Unis, l’Europe et le gouvernement français actuel.
Au Pays basque près de 800 prisonniers politiques, et des mesures « d’illégalisation » des organisations populaires, anti répressives et de la jeunesse… Les condamnations sont lourdes en Espagne comme en France, quand des militants ne sont carrément pas exécutés comme au temps de la guerre sale menée par les GAL dans les années 80/90... En France 29 morts. ! Ainsi en 2009, Jon Anza, militant basque est mort sur le sol français... A t-il été victime d’une exécution de la part d’éléments des forces spéciales espagnoles ? Beaucoup le pensent !
En Italie, aux 97 prisonniers politiques, militants des années de plomb, se sont ajoutés les « arrêtés du 12 février 2007 », des militants anti-impérialistes, condamnés « préventivement », sans que ne fut commis aucun acte justifiant des peines énormes allant jusqu’à 18 ans pour certains !
Aux Etats-Unis depuis 12 ans, 5 patriotes cubains sont enfermés pour avoir infiltré la mafia terroriste cubaine de Miami qui envisageait des sabotages sur l’Ile de Cuba. Ils ont été injustement condamnés à des peines allant de 15 ans à 2 fois perpétuité. Malgré la reconnaissance par la Cour Suprême US que les procès ont été tronqués, et la solidarité de 12 Prix Nobel, ils restent emprisonnés sur décision prise par le réactionnaire GW Bush.
Le 1er avril 2010, la Cour d’appel a enfin accordé un régime de semi-liberté conditionnelle à Georges Cipriani, l’un des deux derniers militants du groupe Action Directe encore incarcérés. Il reste maintenant à lutter pour la libération de Jean-Marc Rouillan, réincarcéré suite à la sombre histoire d’un article de presse jugé subversif.
Pour les militants emprisonnés, depuis 30 ans pour certains, les conditions de détention s’aggravent. Pression morale, tracasseries administratives, privation du droit de visite familiale ou simplement d’expression, refus des mises en liberté conditionnelle... et même tortures, sont le lot quotidien… Mais rares sont les médias qui osent en parler ! Et pourtant des mouvements de résistance s’expriment à l’intérieur des prisons, là aussi le silence des médias est total.
La bourgeoisie leur fait payer au prix fort leur absence de reniement, leur indéfectible fidélité à un engagement au service d’une société débarrassée des miasmes de l’exploitation de l’homme par l’homme… Elle affuble ces hommes et ces femmes, épris de liberté et de fraternité ou qui rêvent d’indépendance pour leur pays, du titre de « terroristes ». Accusation prétexte à fouler au pied les droits les plus élémentaires de la personne humain et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
A l’heure où les sociétés capitalistes s’interrogent sur les moyens d’assurer leur pérennité, la néo-fascisation des Etats est à l’ordre du jour. Les mesures d’exception et les lois liberticides deviennent la norme et s’introduisent dans le champ social.
Aujourd’hui force est de constater que, manifestants antifascistes, sans papiers, droitdelhommistes, travailleurs grévistes et syndicalistes défenseurs de l’outil de travail, sont aussi assimilés à des délinquants et même à des terroristes !
C’est sur ces expériences vécues sur trois continents :
- Europe (militants d’AD, Basques, Corses, Italiens, Kurdes, Turcs, Allemands)
- Etats-Unis (militants cubains, afro-américains, amérindiens)
- Moyen-Orient (militants palestinien, libanais)
Que seront évoquées les situations et le sort réservé :
- à Jean-Marc Rouillan, prisonnier d’Action Directe incarcéré depuis 1987.
- aux arrêtés Italiens du « 12 février 2007 ».
- aux prisonniers Basques, Corses, Kurdes et Turcs.
- à Ahmad Sadaat, dirigeant du FPLP et aux 11000 prisonniers palestiniens.
- à Salah Hamouri, Franco-palestinien enfermé en Israël depuis 2005.
- à Georges Ibrahim Abdallah, communiste libanais détenu en France depuis 1984.
- Aux cinq patriotes Cubains incarcérés aux Etats-Unis depuis 1998 pour avoir infiltré des réseaux terroristes de la mafia cubaine de Miami…à Mumia Abu Jamal et Léonard Pelletier.
Nous, signataires, exigeons qu’on reconnaisse le statut de prisonniers politiques à tous ces militants et militantes. Nous, signataires, appelons tous les militants, les citoyens engagés, les défenseurs de la liberté et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, les anticolonialistes, les anti-impérialistes, les antifascistes, les antisionistes, à participer activement à ces 2 journées de solidarité internationaliste.
Signataires : Comité « Libérez-les ! », Comité Solidarité Basque de Lille, AFPS 59-62, Comité régional (59-62) de soutien à Salah Hamouri, PCF Arras, Comité France-Cuba Lille Métropole, Cercle Henri Barbusse de culture ouvrière et populaire, Coordination Communiste 59/62, L’inter, Capjo Europalestine, Union des Juifs Progressistes de France,
Soutenus par : Comité Solidarité Liberté (B), Rote Hilfe (D) Comité pour la libération de Georges Abdallah (F), Amigi –Parenti (I), NLPF (F), No Border (GB), IFC (IRL),
+ d’infos sur les sites des signataires
Expos-tables de lecture-musique-rafraichissements
Nord 16 et 17 avril 2010 Pas-de-Calais
Journées internationales
de soutien aux prisonniers politiques.
Le vendredi 16 avril à 18h30,
Espace Marx, rue Salengro à Lille Hellemmes.
Le samedi 17 avril à 14h30,
à l’Auberge de l’Abbaye, à Mont-saint-Eloi.
En 1975, le Font populaire de Libération de la Palestine (FPLP) faisait du 17 avril la Journée internationale des Prisonniers politiques.
Un appel relayé plus tard par les militants indépendantistes basques puis par de nombreux mouvements internationaux, qui désormais, partout dans le monde, célèbrent cette journée en soutien aux prisonniers incarcérés en raison de leur combat contre l’impérialisme, le colonialisme, le sionisme, le fascisme… Contre le capitalisme !
A l’initiative du comité « Libérez-les ! » de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques (59 – 62) qui, chaque année, commémore cette journée, les organisations signataires de cet appel, souhaitent donner tout l’éclat qu’elle mérite à cette 35ème Journée mondiale de mobilisation et de solidarité internationaliste.
A Lille (Nord) et Mont-saint-Eloi (près d’Arras -Pas-de-Calais), deux rencontres sur le thème des conditions concrètes d’incarcération réservées aux prisonniers politiques seront ainsi proposées… Des intervenants extérieurs ont été invités.
La crise du capitalisme, la résistance aux impérialismes qui prétendent exercer une hégémonique domination sur les peuples, et surtout la montée des radicalités, entraînent un renforcement des mesures de répression à l’égard des militants anticapitalistes, anti-impérialistes, anticolonialistes et antisionistes…Toute résistance déterminée est désormais qualifiée de terrorisme !
Ces prisonniers politiques, de guerre et d’opinion font l’objet de mesures d’incarcération massives, longues comme Georges Ibrahim Abdallah et parfois préventives comme « ceux de Tarnac ».
En Palestine occupée plus de 11 000, hommes, femmes, enfants sont emprisonnés, parfois de longues années sans condamnation, ils subissent des mauvais traitements et des tortures. Ce sont les victimes et des otages des sionistes criminels qui poursuivent leur guerre contre le peuple de Palestine avec le soutien détestable des puissances impérialistes, dont les Etats-Unis, l’Europe et le gouvernement français actuel.
Au Pays basque près de 800 prisonniers politiques, et des mesures « d’illégalisation » des organisations populaires, anti répressives et de la jeunesse… Les condamnations sont lourdes en Espagne comme en France, quand des militants ne sont carrément pas exécutés comme au temps de la guerre sale menée par les GAL dans les années 80/90... En France 29 morts. ! Ainsi en 2009, Jon Anza, militant basque est mort sur le sol français... A t-il été victime d’une exécution de la part d’éléments des forces spéciales espagnoles ? Beaucoup le pensent !
En Italie, aux 97 prisonniers politiques, militants des années de plomb, se sont ajoutés les « arrêtés du 12 février 2007 », des militants anti-impérialistes, condamnés « préventivement », sans que ne fut commis aucun acte justifiant des peines énormes allant jusqu’à 18 ans pour certains !
Le 1er avril 2009, la Cour d’appel a enfin accordé un régime de semi-liberté conditionnelle à Georges Cipriani, l’un des deux derniers militants du groupe Action Directe encore incarcérés. Il reste maintenant à lutter pour la libération de Jean-Marc Rouillan, réincarcéré suite à la sombre histoire d’un article de presse jugé subversif.
Pour les militants emprisonnés, depuis 30 ans pour certains, les conditions de détention s’aggravent. Pression morale, tracasseries administratives, privation du droit de visite familiale ou simplement d’expression, refus des mises en liberté conditionnelle... et même tortures, sont le lot quotidien… Mais rares sont les médias qui osent en parler ! Et pourtant des mouvements de résistance s’expriment à l’intérieur des prisons, là aussi le silence des médias est total.
La bourgeoisie leur fait payer au prix fort leur absence de reniement, leur indéfectible fidélité à un engagement au service d’une société débarrassée des miasmes de l’exploitation de l’homme par l’homme… Elle affuble ces hommes et ces femmes, épris de liberté et de fraternité ou qui rêvent d’indépendance pour leur pays, du titre de « terroristes ». Accusation prétexte à fouler au pied les droits les plus élémentaires de la personne humain et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
A l’heure où les sociétés capitalistes s’interrogent sur les moyens d’assurer leur pérennité, la néo-fascisation des Etats est à l’ordre du jour. Les mesures d’exception et les lois liberticides deviennent la norme et s’introduisent dans le champ social.
Aujourd’hui force est de constater que, manifestants antifascistes, sans papiers, droitdelhommistes, travailleurs grévistes et syndicalistes défenseurs de l’outil de travail, sont aussi assimilés à des délinquants et même à des terroristes !
C’est sur ces expériences vécues sur trois continents :
- Europe (militants d’AD, Basques, Corses, Italiens, Kurdes, Turcs, Allemands)
- Etats-Unis (militants cubains, afro-américains, indiens)
- Moyen-Orient (militants palestinien, libanais)
Que seront évoquées les situations et le sort réservé :
- à Jean-Marc Rouillan incarcéré depuis 1987.
- aux arrêtés Italiens du « 12 février 2007 ».
- aux prisonniers Basques, Corses, Kurdes et Turcs.
- à Ahmad Sadaat, dirigeant du FPLP et aux 11000 prisonniers palestiniens.
- à Salah Hamouri, Franco-palestinien enfermé en Israël depuis 2005.
- à Georges Ibrahim Abdallah, communiste libanais détenu en France depuis 27 ans.
- Aux cinq patriotes Cubains incarcérés aux Etats-Unis depuis 1998 pour avoir infiltré des réseaux terroristes de la mafia cubaine de Miami…à Mumia Abu Jamal et Léonard Pelletier.
Nous, signataires, exigeons qu’on reconnaisse le statut de prisonniers politiques à tous ces militants et militantes.
Nous, signataires, appelons tous les militants, les citoyens engagés, les défenseurs de la liberté et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, les anticolonialistes, les anti-impérialistes, les antifascistes, les antisionistes, à participer activement à ces 2 journées de solidarité internationaliste.
Expos-tables de lecture-musique-rafraichissements