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		<title>Titre du channel</title>
		<link>http://www.monsite.com</link>
		<description>Description du channel</description>
		<item>
			<title>condoléances aux proches et aux amis de Michel Germaneau</title>
			<link>http://www.liberez-les.info/breves-50.html</link>
			<pubDate>26/07/2010 GMT</pubDate>
			<description>Michel  Germaneau aurait Ã©tÃ© exÃ©cutÃ© par ses ravisseurs et le ComitÃ©  Â«Â LibÃ©rez-lesÂ !Â Â» tient Ã  s'associer Ã  la douleur de ses proches, de ses  amis et de ses voisins pour cette disparition tragique.
La situation de Michel Germaneau, enlevÃ© le 20 avril dernier au Niger, Ã©tait restÃ©e longtemps inconnue du public.
Â La  diplomatie et le coup de force ratÃ© des forces militaires spÃ©ciales  n&amp;rsquo;ont pas sauvÃ© Michel Germaneau qui n&amp;rsquo;Ã©tait pas un barbouze de 78 ans  mais un honnÃªte homme emprunt d&amp;rsquo;humanitÃ©.
Â Comme  pour chaque affaire Ã  l&amp;rsquo;Ã©tranger, les AutoritÃ©s FranÃ§aises par crainte  des retombÃ©es mÃ©diatiques et diplomatiques, ont rÃ©clamÃ© une absolue  discrÃ©tion aux mÃ©dia.
Â Mais,  ceci est une erreur, car comme le ComitÃ© de Soutien Ã  HervÃ© GhesquiÃ¨re  et StÃ©phane Taponier, journalistes de FR3, qui s'est battu pendant de  longs mois pour que l'on parle enfin de ces deux franÃ§ais,Â  comme tous  les comitÃ©s et collectifs de soutien aux prisonniers, la meilleure des  solutions est qu'on en parle, que les citoyens lambda connaissent la  rÃ©alitÃ© et les exactions militaires et politiques.... toutes les vÃ©ritÃ©s  sont bonnes Ã  savoir, mÃªme les plus cruelles...
Â Le  comitÃ© Â«Â LibÃ©rez-lesÂ !Â Â» milite depuis des annÃ©es contre les peines de  mort lente infligÃ©es aux prisonniers politiques: Jean-Marc Rouillan,  Georges Ibrahim Abdallah et de nombreux prisonniers politiques en sont  des exemples concrets, ils sont enfermÃ©s depuis des dÃ©cennies alors  qu&amp;rsquo;ils sont libÃ©rables depuis des annÃ©es&amp;hellip; mais la haine est plus forte  que la raison... la dictature des experts politiques est plus forte que  la vie d'hommes et de femmes qui combattent ou ont combatu pour la  libertÃ© des peuples !
Â Nous  sommes en droit de considÃ©rer que la vie des prisonniers politiques ou  humanitaires est plus importante que l&amp;rsquo;image que veut se donner l&amp;rsquo;Etat  FranÃ§ais, qui par sa collaboration avec ses alliÃ©s  impÃ©rial-colonialistes, par ses relations et ses opÃ©rations  barbouzardes&amp;hellip; enveniment la Paix dans le monde et entravent les Peuples Ã   disposer d'eux-mÃªmes.
Â Les  guerres que mÃ¨nent les occidentaux Ã  travers le monde pour coloniser ou  dÃ©truireÂ  des peuples au nom de leur dÃ©mocratie et de la Paix, ne  portent en elles que la haine et la rÃ©sistance, mÃªme la plus barbare,  que l&amp;rsquo;on ne saurait cautionner mais qui est un fait.
Â SincÃ¨res condolÃ©ances Ã  la famille, aux proches et amis de Michel Germaneau.</description>
		</item>
		<item>
			<title>soutien à Yvan Colonna</title>
			<link>http://www.liberez-les.info/breves-49.html</link>
			<pubDate>03/07/2010 GMT</pubDate>
			<description>Quand un 30 juin, la  Cour de cassation annule la condamnation Ã  perpÃ©tuitÃ© d&amp;rsquo;un prisonnier  politique, Â«Â LibÃ©rez-lesÂ !Â Â» en tant que ComitÃ© de soutien aux  prisonniers et rÃ©fugiÃ©s politiques, se devait de faire un bilan sur le  jugement hasardeux et politique de la cour d'assises spÃ©ciale composÃ©e  uniquement de magistrats professionnels.
Le 27 mars 2009,  Yvan Colonna avait Ã©tÃ© condamnÃ© par la cour d'assises spÃ©ciale Ã  la  rÃ©clusion criminelle Ã  perpÃ©tuitÃ© avec une pÃ©riode de sÃ»retÃ© de 22 ans.
Le 30 juin 2010, la  Cour de cassation a Ã©mis un avis qui fera date puisqu&amp;rsquo;elle a mise en  doute le bon dÃ©roulement des procÃ¨s qui ont condamnÃ©s par deux fois Yvan  Ã  la perpÃ©tuitÃ©, et notamment le manque de preuve et d&amp;rsquo;objectivitÃ© de  la Justice.
Quand une Cour de  cassation prend une telle dÃ©cision, Yvan Colonna ayant Ã©tÃ© jugÃ© pour  avoir commis Â«Â l&amp;rsquo;assassinatÂ Â» d&amp;rsquo;un PrÃ©fet, haut fonctionnaire de la  rÃ©publique, avec tout le tintamarre mÃ©diatico-politico-policier autour  de cette histoire Ã  rebondissement complet, c&amp;rsquo;est qu&amp;rsquo;elle a les  arguments solides pour Ã©tayer son ordonnance, surtout avec un sarkozy  qui avait jurÃ© de le faire mourir en prison.
Le comitÃ©  Â«Â LibÃ©rez-lesÂ !Â Â» tient Ã  apporter toute sa solidaritÃ© et son soutien  avec le camarade Yvan Colonna, ses proches et ses amis.
Yvan Colonna dont le  jugement vient d&amp;rsquo;Ãªtre cassÃ© doit Ãªtre remis en libertÃ© car les 7 annÃ©es  de prison prÃ©ventives qu&amp;rsquo;il vient de subir sont 7 annÃ©es de trop dans  cette affaire oÃ¹ aucune preuve n&amp;rsquo;a pu Ãªtre Ã©tablie pour dÃ©montrer sa  culpabilitÃ©. Â 
Quand le doute  subsiste, la loi est Ã  la faveur de l&amp;rsquo;accusÃ©Â !
Yvan, on est avec  toi et avec tous les prisonniers politiques indÃ©pendantistes et  anticolonialistes corses et d&amp;rsquo;ailleursÂ !
LibÃ©rez-lesÂ !
le 1er juillet 2010</description>
		</item>
		<item>
			<title>de la novlangue impériale-sioniste par Rudolf</title>
			<link>http://www.liberez-les.info/breves-48.html</link>
			<pubDate>07/06/2010 GMT</pubDate>
			<description>crime d'Etat
Â  L'arraisonnement de la flottille de la paix, lundi 31 mai est un crime d'Etat. Mais ce crime s'inscrit dans une longue suite de crimes.
DÃ¨s que le mouvement sioniste a dÃ©cidÃ© de construire l'Etat juif en Palestine, il choisissait la voie de la violence, violence de la conquÃªte d'abord, violence d'Etat ensuite pour s'opposer Ã  toute rÃ©sistance de la part des habitants expulsÃ©s de leur pays. L'Etat d'IsraÃ«l se trouve ainsi depuis avant sa naissance dans un Ã©tat de guerre permanente, lequel marque la politique israÃ©lienne.
Si le sionisme s'est voulu originellement une rÃ©action Ã  l'antisÃ©mitisme europÃ©en, il s'est transformÃ© lorsqu'il a dÃ©cidÃ© de construire l'Etat juif sur la terre palestinienne aux dÃ©pens des habitants de ce pays ; loin d'Ãªtre le mouvement de libÃ©ration des Juifs victimes de l'antisÃ©mitisme europÃ©en, il est devenu un mouvement de conquÃªte au service d'un idÃ©ologie nationaliste. Jabotinsky, le pÃ¨re de la droite israÃ©lienne, le savait et l'Ã©crivait, l'Etat ne pouvait naÃ®tre que de la guerre opposant ceux qui voulaient s'emparer de la terre considÃ©rÃ©e, Ã  tort ou Ã  raison, comme une part de leur hÃ©ritage historique, et ceux qui vivaient sur cette terre et pour qui le fait de vivre sur cette terre marquait leur droit Ã  y rester. Plus sournoise Ã©tait la position de l'autre pÃ¨re fondateur, Ben Gourion, qui, ayant la mÃªme ambition de conquÃ©rir a terre, masquait cette ambition sous un discours socialisant. Ainsi les deux grands courants du sionisme, celui de la droite et celui de la gauche, se retrouvaient dans un nationalisme intransigeant. Pour les sionistes les habitants de la Palestine devenaient des Ã©trangers dans leur propre pays, Ã©trangers dont il fallait se dÃ©barrasser, ce qui a conduit Ã  dÃ©velopper l'idÃ©e du transfert de ces habitants pour laisser la place Ã  ceux qui proclamaient appartenir Ã  ce pays[1]. Il est vrai que certains sionistes se rappelant les paroles de la Torah qui disent :
Â &quot;accueille l'Ã©tranger car souviens-toi que tu as Ã©tÃ© Ã©tranger au pays d'Egypte&quot;
Â ont jouÃ© Ã  inverser les rÃ´les.
Â Loin d'Ãªtre un simple mouvement colonial, le sionisme est d'abord un mouvement de conquÃªte, mouvement de conquÃªte de la Palestine pour en faire le territoire d'un Etat juif, &quot;aussi juif que l'Angleterre est anglaise et que la France est franÃ§aise&quot;, comme le dit l'adage, ce qui implique l'expulsion de sa population. La crÃ©ation de l'Etat juif concrÃ©tise cette volontÃ© d'unification ethnique qui se caractÃ©rise par l'expulsion de la majoritÃ© de population palestinienne.
Dans ces conditions le nationalisme israÃ©lien ne pouvait Ãªtre que militaire et l'armÃ©e devenait la principale institution du pays. Nombre de chefs de gouvernements furent des gÃ©nÃ©raux et ceux qui ne l'Ã©taient pas, Ã  commencer par le fondateur de l'Etat Ben Gourion, savaient se comporter en chef de guerre.
Peut-on parler de paix dans ces conditions ? Pour l'Etat d'IsraÃ«l la seule paix possible suppose l'acceptation par les Palestiniens de la perte de leur pays. Or les Palestiniens ne l'ont pas acceptÃ©, et lorsque, quarante ans aprÃ¨s la crÃ©ation de l'Etat d'IsraÃ«l, Yasser Arafat a proposÃ© de reconnaÃ®tre le principe de co-existence de deux Etats, l'israÃ©lien sur 78% du territoire, le palestinien sur les 22% restant, cette concession, qui reste jusqu'Ã  aujourd'hui la seule ouverture de paix entre IsraÃ«l et les Palestiniens, n'a reÃ§u aucune rÃ©ponse israÃ©lienne.
Depuis on voit se mettre en place une litanie de processus de paix, chacun de ces processus n'ayant d'autre objectif que celui de rester un processus, l'Ã©chec du processus devantÂ  apparaÃ®tre comme Ã©tant de la responsabilitÃ© des seuls Palestiniens comme cela fut le cas Ã  Camp David.
Â Pendant ce temps l'occupation et l'oppression continuent sous l'&amp;oelig;il plus ou moins bienveillant des alliÃ©s occidentaux d'IsraÃ«l, bienveillance d'autant plus importante qu'elle joue un double rÃ´le. Sur le plan idÃ©ologique, cette bienveillance apparaÃ®t comme une faÃ§on de se dÃ©douaner de l'antijudaÃ¯sme de la ChrÃ©tientÃ© europÃ©enne et de l'antisÃ©mitisme qui s'est dÃ©veloppÃ© avec le dÃ©veloppement de la sÃ©cularisation en Europe. Sur le plan politique, cette bienveillance s'inscrit dans le dÃ©veloppement de l'impÃ©rialisme occidental, l'Etat d'IsraÃ«l devenant le bastion de l'Occident aux portes de la barbarie pour reprendre les termes de Herzl. Il est vrai que de l'utopie de Herzl ne reste que le bastion.
Si certains ont pu croire que les Accords d'Oslo de 1993 ouvraient la voix vers la paix, ils n'ont pas compris que pour IsraÃ«l l'objectif restait le contrÃ´le du territoire palestinien. La question d'un Etat palestinien n'a jamais Ã©tÃ© posÃ©e[2] et l'AutoritÃ© Palestinienne mise en place Ã  la suite de ces Accords n'avait aucun pouvoir rÃ©el. D'autant que la colonisation, ce terme ambigu pour dÃ©signer l'annexion rampante du territoire[3], a continuÃ© dÃ©coupant la Cisjordanie en petits morceaux rendant impossible la crÃ©ation d'un Etat palestinien.
Quant aux fameuses nÃ©gociations, elles se rÃ©duisaient Ã  la rÃ©pÃ©tition des exigences israÃ©liennes et l'AutoritÃ© Palestinienne n'a jamais pu prÃ©senter Ã  son actif le moindre acquis qui aurait pu convaincre de l'intÃ©rÃªt de ces nÃ©gociations. C'est dans ces conditions que lors des Ã©lections de 2005 le HAMAS gagnait les Ã©lections au Parlement palestinien. Elections reconnues comme exemplaires par les observateurs, elles avaient cependant un dÃ©faut, le gagnant n'Ã©tait pas le bon.
Les grandes man&amp;oelig;uvres qui ont suivi ont conduit au clash entre le HAMAS et le FATAH et un partage territorial, GAZA entrant dans le giron du HAMAS alors que le FATAH restait maÃ®tre (!) de la Cisjordanie. Entre temps IsraÃ«l s'Ã©tait retirÃ© de Gaza ce qui allait lui permettre de dÃ©truire peu Ã  peu l'infrastructure du territoire jusqu'Ã  l'agression de l'hiver 2009/2009 qui fit 1400 victimes palestiniennes. Pour accompagner cette destruction continue de Gaza, IsraÃ«l soumettait la population Ã  un blocus qui la privait des produits nÃ©cessaires Ã  la vie quotidienne et qui, aprÃ¨s la guerre de l'hiver 2008/2009, interdisait l'entrÃ©e des matÃ©riaux nÃ©cessaires Ã  la reconstruction.
Â C'est dans ce contexte que des ONG ont dÃ©cidÃ© de forcer le blocus en envoyant des navires apporter du matÃ©riel aux Gazaouis. A chaque fois la marine israÃ©lienne a menacÃ© d'intercepter ces navires et si certains ont pu passer, d'autres n'ont pu le faire. La dÃ©cision a Ã©tÃ© prise rÃ©cemment d'envoyer une flottille transportant environ 700 militants et 10 000 tonnes de marchandises. Des navires de plusieurs pays participaient Ã  cette flottille, le plus important d'entre eux Ã©tant un navire turc parti d'Istanbul. A ces militants devaient s'adjoindre des dÃ©putÃ©s europÃ©ens.
C'est cette flottille que la marine israÃ©lienne a agressÃ©e lundi 31 mai tuant dix personnes sur l'un des navires, peut-Ãªtre plus, et faisant de nombreux blessÃ©s.Â  L'agression a eu lieu dans les eaux internationales ce qui constitue un acte de piraterie, piraterie organisÃ©e par un Etat. Un tel acte doit Ãªtre condamnÃ© sans appel et le gouvernement qui en est responsable doit Ãªtre jugÃ© par un tribunal international.
Il ne s'agit en rien d'une bavure ou d'une intervention qui aurait mal tournÃ©e, d'un acte disproportionnÃ© comme certains se sont complut Ã  le dire, disproportionnÃ© par rapport Ã  quoi.
Quels dÃ©lits auraient commis les organisateurs de la flottille ? Leur objectif Ã©tait de lutter contre un blocus qui est la dÃ©cision arbitraire d'un Etat et qui n'a aucune lÃ©galitÃ© internationale. Le blocus est un acte de guerre et l'action menÃ©e contre la flottille est un crime.
AprÃ¨s l'Ã©motion du premier moment qui a conduit Ã  une condamnation presque unanime de l'intervention israÃ©lienne, les alliÃ©s d'IsraÃ«l commencent Ã  tenir un discours diffÃ©rent. C'est ainsi qu'aprÃ¨s une longue dÃ©libÃ©ration le Conseil de SÃ©curitÃ© a demandÃ© une enquÃªte internationale impartiale sans condamner IsraÃ«l laissant entendre que les responsabilitÃ©s sont partagÃ©es. C'est ainsi que, reprenant les arguments israÃ©liens, certains dÃ©noncent dans la flottille une opÃ©ration politique organisÃ©e par des islamistes turcs proches du HAMAS. Ainsi le &quot;bon&quot; humanitaire cacherait un &quot;mÃ©chant&quot; politique puisque, comme chacun sait, si l'humanitaire est acceptable, le politique, lorsqu'il va Ã  l'encontre de la pensÃ©e dominante, ne peut Ãªtre que condamnable. Il faut sur ce point Ãªtre clair. Forcer le blocus de Gaza par IsraÃ«l est un acte politique et c'est en tant qu'acte politique qu'il faut le revendiquer, politique parce qu'il s'inscrit dans la dÃ©fense du droit des Palestiniens Ã  se libÃ©rer de l'oppression qu'ils subissent.
Â Quelques jours plus tard, le samedi 5 juin, la marine israÃ©lienne interceptait le dernier navire de la flottille qui n'avait pu partir avec les autres, le Rachel Corrie[4]. Comme l'explique le gouvernement israÃ©lien suivi par certains mÃ©dias, l'arraisonnement s'est dÃ©roulÃ© sans violence, cela pour dire que les passagers et l'Ã©quipage n'ont pas rÃ©sistÃ© aux soldats israÃ©liens arraisonnant le navire. Comme si l'arraisonnement n'Ã©tait pas un acte de violence, comme si la seule violence ne pouvait Ãªtre que la rÃ©sistance de ceux qui sont agressÃ©s.
Une novlangue s'est construite autour d'IsraÃ«l et des Palestiniens qui transforment les victimes d'une injustice en agresseurs lorsqu'elles rÃ©sistent Ã  l'injustice et qui oublie la violence des conquÃ©rants. 
Comme s'il fallait inventer une langue spÃ©ciale pour nier les rÃ©alitÃ©s qu'on ne veut pas voir[5].
Rudolf Bkouche
membre de l'UJFP (Union Juive FranÃ§aise pour la Paix) et de IJAN (International Jewish AntiZionists NetWork)
Â 

[1]Dans un texte intitulÃ© &quot;Le droit Ã  la terre ou comment lÃ©gitimer le lien entre le peuple juif et la terre d'IsraÃ«l&quot;, Michael Ben Zvi distingue entre le lieu et la demeure. Si la Palestine est le lieu oÃ¹ habitent les Palestiniens, elle est la demeure du peuple juif signifiant ainsi que le peuple juif appartient Ã  cette terreÂ  in Le Sionisme face Ã  ses DÃ©tracteurs, sous la direction de Schmuel Trigano, Ã©ditions RaphaÃ«l, Paris 2003, p. 63-78.
[2]Rappelons qu'avant la grande fÃªte de Washington qui scellait les Accords d'Oslo, alors que Yasser Arafat reconnaissait le droit Ã  l'existence de l'Etat d'IsraÃ«l, Rabin se contentait de reconnaÃ®tre l'OLP comme interlocuteur.
[3]Rappelons qu'en anglais on utilise le terme &quot;settlement&quot; que l'on peut traduire par &quot;implantation&quot;, terme plus pertinent pour marquer la volontÃ© d'annexion israÃ©lienne.
[4]Rachel Corrie est le nom d'une militante amÃ©ricaine tuÃ©e Ã  Gaza par un bulldozer israÃ©lien alors qu'elle tentait de s'opposer Ã  la dÃ©molition d'une maison palestinienne.
[5]Nous renvoyons ici Ã  l'ouvrage de Victor Klemperer, La LTI, la langue du IIIe Reich (&quot;AGORA&quot;, Albin Michel, Paris 1996) et Ã  celui d'Eric Hazan, LQR la propagande au quotidien (Raison d'Agir, Paris 2006).</description>
		</item>
		<item>
			<title>Permis de tuer, par Nabil El-Haggar</title>
			<link>http://www.liberez-les.info/breves-47.html</link>
			<pubDate>01/06/2010 GMT</pubDate>
			<description>Permis de  tuer Cela dure depuis plus de soixante-deux ans ! Par Nabil El-Haggar Universitaire
Depuis sa crÃ©ation,  l&amp;rsquo;Ã‰tat d&amp;rsquo;IsraÃ«l s&amp;rsquo;est octroyÃ© un permis de tuer, un permis de dÃ©molir,  de confisquer et d&amp;rsquo;expulser.C&amp;rsquo;est un permis d&amp;rsquo;exception dans un  siÃ¨cle de dÃ©mocratie oÃ¹ les anciens colonisÃ©s exigent et obtiennent des  excuses des anciens colonisateurs. Il est d&amp;rsquo;exception dans un monde oÃ¹  l&amp;rsquo;humain se veut respectueux de l&amp;rsquo;autre.Un permis d&amp;rsquo;exception pour  un Ã‰tat d&amp;rsquo;exception bÃ©nÃ©ficiant de la bÃ©nÃ©diction d&amp;rsquo;un Occident puissant  et de la soumission d&amp;rsquo;un Orient arabe dÃ©chirÃ© et rÃ©trograde.Le  permis vient d&amp;rsquo;autoriser la tuerie d&amp;rsquo;une vingtaine (dit-on au moment de  l&amp;rsquo;Ã©criture de ce texte) d&amp;rsquo;humanitaires dans les eaux internationales.Rien  de nouveau sous le soleil d&amp;rsquo;Orient, me direz-vous ! En effet, des  milliers de palestiniens ont Ã©tÃ© tuÃ©s en direct sur les Ã©crans de  tÃ©lÃ©visions, il y a moins de deux ans. La question que se posent des  millions d&amp;rsquo;Ãªtres pensants est : pourquoi la communautÃ© internationale,  la France, l&amp;rsquo;Europe n&amp;rsquo;ont rien fait ?Si on considÃ¨re qu&amp;rsquo;un minimum  d&amp;rsquo;Ã©thique subsiste encore derriÃ¨re les dÃ©cisions politiques dans les  palais des puissants de ce monde, il ne restera qu&amp;rsquo;une seule rÃ©ponse  possible Ã  cette question : quand il s&amp;rsquo;agit d&amp;rsquo;IsraÃ«l, le politique  occidental perd la Raison ! Ce faisant, IsraÃ«l constitue de facto un  vÃ©ritable danger pour les valeurs qui ont fondÃ© la modernitÃ©  occidentale.Si l&amp;rsquo;Occident, crÃ©ateur du monstre guerrier, ne le  stoppe pas, il sera trop tard, non seulement pour les Palestiniens qui  se savaient sacrifiÃ©s, mais aussi pour que la haine &amp;ndash; dÃ©jÃ  trop grande  entre Orient et Occident &amp;ndash; disparaisse.Quand la dÃ©mocratie  vÃ©nÃ¨re l&amp;rsquo;exception, elle acte sa propre rÃ©gression !</description>
		</item>
		<item>
			<title>retour de la guerre sale ?</title>
			<link>http://www.liberez-les.info/breves-46.html</link>
			<pubDate>15/05/2010 GMT</pubDate>
			<description>
L&amp;rsquo;expression Â«Â guerre saleÂ Â» est trompeuse parce qu&amp;rsquo;elle laisse entendre qu&amp;rsquo;il existerait des guerres propres. Or, ce qu&amp;rsquo;on dÃ©signe gÃ©nÃ©ralement par ce terme, ce sont des techniques de guerre dans la population, de guerre contre le peuple, de guerre intÃ©rieure. L&amp;rsquo;armÃ©e franÃ§aise est mondialement connue pour son excellence dans ce domaine depuis qu&amp;rsquo;elle a expÃ©rimentÃ© la doctrine de la guerre contre-rÃ©volutionnaire en Indochine, au Maroc et en AlgÃ©rie dans les annÃ©es 1950.
Il s&amp;rsquo;agit d&amp;rsquo;un systÃ¨me de techniques cherchant (en vain, l&amp;rsquo;histoire l&amp;rsquo;a montrÃ© Ã  plusieurs reprises) Ã  contrÃ´ler totalement la population en la soumettant par la peur, en lui dÃ©signant massivement des ennemis intÃ©rieurs Ã  isoler et purger, en employant la manipulation, la provocation, le fichage et la surveillance, le quadrillage et l&amp;rsquo;internement, la criminalisation et la coercition. Il s&amp;rsquo;exprime gÃ©nÃ©ralement par une militarisation du contrÃ´le et la prolifÃ©ration industrielle contre la population colonisÃ©e d&amp;rsquo;agressions, de tortures, d&amp;rsquo;assassinats et de disparitions.
Naissance du systÃ¨me sÃ©curitaire
Ce systÃ¨me est aussi appelÃ© contre-insurrection, la police franÃ§aise se l&amp;rsquo;est appropriÃ© dÃ¨s les annÃ©es 1950, en tentant de l&amp;rsquo;appliquer au contrÃ´le des communistes et des colonisÃ©s. A partir de 1968, l&amp;rsquo;Ã‰tat franÃ§ais comme nombre des Ã‰tats ayant adoptÃ© ces techniques dans leurs armÃ©es a commencÃ© Ã  transformer ce rÃ©pertoire pour tenter de l&amp;rsquo;employer pour le contrÃ´le social de la population en gÃ©nÃ©ral et des classes populaires en particulier. C&amp;rsquo;est l&amp;rsquo;un des actes de naissance du systÃ¨me sÃ©curitaire.
Depuis, ces pratiques se dÃ©veloppent et se transforment lÃ  oÃ¹ l&amp;rsquo;Ã‰tat perÃ§oit qu&amp;rsquo;il ne dispose plus du monopole de la violence lÃ©gitime. Dans les quartiers populaires, contre les mouvements rÃ©volutionnaires et les rÃ©sistances sociales, contre les peuples en lutte pour leur autodÃ©termination, ces mÃ©thodes s&amp;rsquo;appliquent de maniÃ¨res diffÃ©rentes mais un schÃ©ma persisteÂ : immuniser la population contre la subversion, faire participer la population Ã  son propre contrÃ´le, Ã©craser toute forme d&amp;rsquo;insoumission.
On retrouve nombre de ces Ã©lÃ©ments dans les derniÃ¨res opÃ©rations politico-policiÃ¨res contre des militants basques depuis un anÂ : la disparition de Jon Anza, les rafles du 27 et 29 juin 2009 puis celles de la fin mars 2010 contre des militants de SEGI et de la gauche abertzale, des tortures et des menaces de torture Ã  l&amp;rsquo;encontre de personnes interpellÃ©es au cours de ces rafles, des interrogatoires violents (avec menaces, mensonges et pressions), des incarcÃ©rations sous mandat anti-terroriste pour empÃªcher toute dÃ©fense, des mises sous contrÃ´le judiciaire pour briser la vie sociale, un matraquage mÃ©diatique de figures du Â«Â terroriste nationalisteÂ Â».
La fabrication de l&amp;rsquo;ennemi intÃ©rieur
Dans le cas des Â«Â Irlandais de VincennesÂ Â» en 1983, des Â«Â islamistes de FolembrayÂ Â» en 1994, des Â«Â anarcho-autonomes de TarnacÂ Â» en 2008 ou des Â«Â terroristes basquesÂ Â» cette annÃ©e, on assiste Ã  un mÃªme type de montage mÃ©diatico-policierÂ : la construction mÃ©diatique et politique d&amp;rsquo;une Â«Â menace terroriste cachÃ©e dans la populationÂ Â» puis un Â«Â coupÂ Â», en l&amp;rsquo;occurrence une rafle mÃ©diatisÃ©e oÃ¹ le pouvoir se prÃ©sente comme un sauveur.
Dans de nombreux quartiers populaires encore, la police pratique une forme de Â«Â guerre larvÃ©eÂ Â»(1) qui se manifeste par une surveillance et une rÃ©pression permanente, des pressions, intimidations et provocations quotidiennes et des assassinats (dix en moyenne chaque annÃ©e). Cette annÃ©e, de Villiers-le-Bel Ã  Tremblay en France, des stratÃ©gies d&amp;rsquo;occupation du territoire et de quadrillage militaro-policier ont fait face Ã  des rÃ©voltes populaires. LÃ  aussi, les mÃ©dias dominants jouent un rÃ´le fondamental pour prÃ©senter les principales victimes de la domination capitaliste comme les responsables du racisme, de la violence policiÃ¨re et de la misÃ¨re.
Ce systÃ¨me de contention est couplÃ© Ã  une industrie de l&amp;rsquo;incarcÃ©ration. L&amp;rsquo;arsenal juridique de la sÃ©curitÃ© intÃ©rieure brise les vies de familles entiÃ¨res et remplit les prisons de pauvres issus de la colonisation. Les quartiers populaires comme les territoires colonisÃ©s servent en quelque sorte de rÃ©serves de chasse, de vitrines et de laboratoires. Dans la ZUP de Bayonne comme Ã  l&amp;rsquo;encontre des jeunes de SEGI, le pouvoir se dÃ©voile sur le mode de la guerre dans le peuple.
Le renouveau de la rÃ©pression au Pays Basque rappelle la campagne d&amp;rsquo;extermination menÃ©e au dÃ©but des annÃ©es 1980 par les GAL (groupes para-policiers espagnols) et la complicitÃ© de l&amp;rsquo;Ã‰tat franÃ§ais parce qu&amp;rsquo;il en dÃ©rive. Ce sont les techniques de contre-insurrection employÃ©es contre ETA qui alimentent dÃ©sormais le modÃ¨le d&amp;rsquo;encadrement politique du peuple basque.
LÃ  comme ailleurs, lorsque le systÃ¨me sÃ©curitaire fait face Ã  des oppositions, des pratiques d&amp;rsquo;entraide et d&amp;rsquo;autonomie, il redÃ©ploie le rÃ©pertoire de la contre-insurrection. Les diffÃ©rentes formes de la fÃ©rocitÃ© policiÃ¨re dÃ©rivent bien d&amp;rsquo;un mÃªme systÃ¨me de domination. Celui-ci tient en divisant les forces qui lui rÃ©sistent.
La violence policiÃ¨re dans les quartiers assure l&amp;rsquo;encadrement et la sÃ©paration des surexploitÃ©s et des sur-opprimÃ©s issus de la colonisation, celle que la police applique contre Â«Â l&amp;rsquo;ultra-gaucheÂ Â» et les Â«Â terroristes nationalistesÂ Â» permet de tenir en joug les classes populaires et petites-bourgeoises Â«Â blanchesÂ Â». Mais comprenons bien qu&amp;rsquo;un mÃªme systÃ¨me d&amp;rsquo;exploitation et d&amp;rsquo;oppression produit et entretient ce rÃ©gime de violence, car aujourd&amp;rsquo;hui comme hier, la solidaritÃ© entre les opprimÃ©Es dÃ©termine leurs libÃ©rations respectives.
Mathieu Rigouste
Docteur en socio-histoire, chercheur Ã  l&amp;rsquo;universitÃ© Paris 8 Saint-Denis, il est Ã©galement l&amp;rsquo;auteur de L&amp;rsquo;ennemi intÃ©rieur. La gÃ©nÃ©alogie coloniale et militaire de l&amp;rsquo;ordre sÃ©curitaire dans la France contemporaine, La DÃ©couverte, 2009.
(1) Entretien rÃ©alisÃ© par l&amp;rsquo;auteur avec l&amp;rsquo;amiral Bernard Norlain, directeur de l&amp;rsquo;Institut des Hautes Ã‰tudes de DÃ©fense Nationale en 2007.
SOURCEÂ : www.paysbasqueinfo.com

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