Financement du cinéma et de l’audiovisuel

Posted by on Août 16, 2018 in Finance

Financement du cinéma et de l’audiovisuel

 

La production audiovisuelle française et son financement

En dehors des apports des producteurs français, on trouve les préfinancements issus des mandats distributeurs (minimum garanti sur recettes ou à-valoir) pour les différents supports d’exploitation des films : centrales d’achat DVD, salles de cinéma, distributeurs pour les ventes à l’étranger, plateformes de VAD (Vidéo à la demande, chaînes de télévision, qui financent 40 des films d’initiative française en 2018 soit 860 millions d’euros, la seconde valeur la plus haute de la décennie en 2018).
Ces préfinancements constituent une pratique courante de l’industrie. Plus de 82 % des films d’initiative française ont ainsi reçu un préfinancement des distributeurs sur l’un des supports d’exploitation en 2018. Les financements publics encadrés pour les films d’initiative française : soutiens sélectifs, soutien automatique et les aide régionales, (hors crédit d’impôt inclus dans la rubrique : apports des producteurs français), représentent 9. 6 % des financements et sont en hausse de 2. 6 points.

Comment les SOFICA (Sociétés de Financement du Cinéma et de l’Audiovisuel) financent le cinéma français ?

Les SOFICA ont été créées en 1990 pour permettre aux particuliers d’investir dans le cinéma. La SOFICA est un produit unique permettant aux particuliers de financer la création cinématographique française. Depuis presque 40 ans, les SOFICA ont participé aux financements de nombreux films français.
La part des SOFICA dans le financement des films d’initiative française s’élève à 11. 6 % en 2018. Par ailleurs, la structure de financement des films d’initiative française en 2018 n’est pas uniforme en fonction du devis. Les préfinancements provenant des mandats distributeurs représentent 38. 9 % du financement des films de plus de 15 millions d’euros et seulement 12. 3 % des films de moins de quatre millions d’euros.

Le rôle compensateur des aides publiques (aides régionales, soutiens sélectifs et soutien automatique) fonctionne : leur part croît de 3. 9 % du financement pour les films dont le devis est supérieur à 15 millions d’euros à 26. 9 % du financement pour les films dont le devis est inférieur à 12. 3 millions d’euros. Cependant, il est insuffisant pour équilibrer le déficit de préfinancement observé notamment pour les films dont le devis est inférieur à trois millions d’euros. Dès lors, pour de nombreux producteurs indépendants, la nécessité de solliciter des investisseurs privés (des sociétés de gestion, des PME Cinéma…) pour apporter un financement compatible, stable et complémentaire avec la chronologie des médias et transférer une petite partie de leur risque financier peut devenir un enjeu considérable pour leur développement.

Les SOFICAS, les fonds de Private Equity et les PME Cinéma sont construits pour répondre à ces besoins. A Plus Finance (une société de gestion indépendante) assure auprès des SOFICA (Sociétés de Financement du Cinéma et de l’Audiovisuel) le suivi financier et administratif de leurs activités à travers la mise à disposition d’un soutien technique et logistique. Elle assure également une mission de conseils et d’ingénierie financière, d’assistance comptable, administrative et juridique pour les SOFICA A Plus Image. A Plus Finance accompagne les PME déjà établies dans leurs activités.

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